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Kenneth Murray Oklahoma vs Texas 2019
(Crédit photo : Kevin Jairaj - USA TODAY Sports)

Oklahoma tient-il enfin la défense digne d’un champion national ?

La défense d’Oklahoma a porté les Sooners dans le choc de la saison, face au plus grand rival, Texas, qui possède l’un des cinq meilleurs quarterbacks du pays.

On n’aurait jamais imaginé dire cela rien que l’an passé.

Personne ne doute de l’attaque des Sooners ; c’est grâce à elle que l’université a pu atteindre le College Football Playoff ces deux dernières saisons. Mais à chaque fois, les hommes de Lincoln Riley ont buté face à plus fort : Georgia puis Alabama.

Est-ce enfin l’année des Sooners ? En voyant la performance défensive face aux Longhorns (34-27), Oklahoma se place parmi les grands favoris pour le titre national.

Le programme a déjà montré de belles choses depuis la première semaine, mais il manquait un match référence. Celui-ci a eu lieu lors du “Red River Showdown”.

  • 3 petits points encaissés à la mi-temps
  • 310 yards encaissés (210 à la passe et 100 à la course)
  • 9 sacks
  • 71 placages
  • 15 placages pour pertes

Deux mots : vitesse et agressivité

C’était la volonté du nouvel coordinateur défensif d’Oklahoma, Alex Grinch.

Insipide la saison passée, la défense des Sooners s’est trouvée une identité et une marque de fabrique. Les systèmes sont simples. Inutile de faire compliquer en Big 12.

Il suffit d’être concentré, appliqué et sortir le bon jeu au bon moment.

Alors qu’ils semblaient souvent en contre-temps sur l’exécution, les Sooners sont en rythme cette saison. Les 2 ou 3 mètres qu’il manquait la saison passée pour sacker le quarterback adverse sont désormais comblés car les jeux sont réalisés plus rapidement.

La ligne défensive a pris le dessus sur la ligne offensive des Longhorns tôt dans le match. Le nose tackle Neville Gallimore, qui réalise ici un jeu parfait, et ses coéquipiers ne courent plus après l’adversaire. Ce sont eux qui prennent l’avantage dès le kickoff.

La pression est désormais constante. Avec 9 sacks, les Sooners ont d’ailleurs égalé le record de l’école sur un match et ont empêché Sam Ehlinger (26/38, 210 yards) de rentrer dans son match, tout du moins à la passe.

On peut défendre à Oklahoma et on l’a largement prouvé sur ce match. Mais je suis certain que ce n’est pas notre meilleur match de la saison.

estime Lincoln Riley à la suite du Red River Showdown.

Lincoln Riley n’a sûrement pas tort.

Plus les matchs passent, plus les joueurs progressent. Le danger peut venir de partout. Les joueurs n’apportent pas de l’agressivité chacun leur tour, mais ensemble. Les espaces sont plus nombreux, comme ici, avec le redshirt freshman Jalen Redmond.

Les prochaines rencontres face à West Virginia, Kansas State et Iowa State seront l’occasion de confirmer contre des lignes offensives moins perméables que celle de Texas.

Kenneth Murray, l’homme clé d’Oklahoma

Vous tenez un candidat sérieux pour le Butkus Award, récompensant le meilleur linebacker de la saison en football universitaire. On pensait le junior capable d’exploser cette saison et il ne déçoit pas.

Physiquement, il gagne tous ses duels face à des joueurs de ligne moins mobiles. Même s’il est souvent confronté à des prises à deux, il presse le quarterback constamment et il totalise 20 pressions en 6 rencontres.

Kenneth Murray déborde d’énergie. Déçu de pas avoir mis à terre le quarterback, il revient toujours plus fort sur le jeu suivant.

Il est également impressionnant en lecture de jeu.

Ici, il anticipe très rapidement le jeu et ses qualités athlétiques font le reste pour plaquer le receveur adverse. Mais sa rapidité de déplacement en deuxième lecture est aussi phénoménal. A l’instant où le quarterback sort de sa poche, il sera le premier pour mettre de la pression.

Alex Grinch n’est toujours pas entièrement satisfait

Décrié ces dernières saisons, le secondary d’Oklahoma fait également des efforts. Même si les un-contre-un provoquent toujours des frayeurs aux fans des Sooners (les cornerbacks ne sont pas exempt de tout reproche), la couverture dans sa globalité a progressé.

Reste-t-il encore à pousser l’adversaire à la faute. Alex Grinch l’a mentionné en fin de match : il n’est pas encore satisfait.

On peut obtenir de bons résultats et être insatisfait. Ils (Texas) ont provoqué deux turnovers, nous aucune.

Le coordinateur défensif avait annoncé en début de saison les objectifs : deux turnovers par match. Ce n’est pas encore le cas. Les gros jeux, si important afin de creuser rapidement un écart au score, sont rares.

Après six journées de compétition, les Sooners ont perdu autant de ballons qu’ils n’en ont gagné. La balance est donc équilibrée, mais ce n’est pas suffisant pour viser le titre.

A titre d’exemple, la marge de turnovers des dix derniers champions : seul Clemson fait figure d’exception en 2017.

  • Clemson (+7, 29e) en 2019
  • Alabama (+14, 5e) en 2018
  • Clemson (-1, 71e) en 2017
  • Alabama (+10, 21e) en 2016
  • Ohio State (+7, 33e) en 2015
  • Florida State (+17, 3e) en 2014
  • Alabama (+14, 14e) en 2013
  • Alabama (+8, 23e) en 2012
  • Auburn (+5, 33e) en 2011
  • Alabama (+19, 4e) en 2010

Absente dans les moments clés en 2018, la défense des Sooners répond aujourd’hui présente sur le terrain. La statistique la plus parlante concerne sûrement le taux de conversions encaissés sur troisième tentative : celui-ci est passé de 46,38% à 27,85%.

Des ratios de champions que Oklahoma doit confirmer jusqu’en janvier.

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