Tre Williams Sack Arkansas Razorbacks vs Texas A&M Week 4 2021
(Crédit photo : Jerome Miron - USA TODAY Sports)

“Monday Takeaways” : nos 14 faits marquants de la Week 4 de football

La saison de football universitaire rentre doucement dans le vif du sujet et les premiers grands enseignements apparaissent au fil que les blockbusters se déroulent. Des favoris trébuchent, des outsiders confirment et des acteurs tapent à la porte. Du coup, avec un week-end chargé, les “takeaways” de la rédaction sont de mise.

Quels sont les faits marquants de la Week 4 qui ont capté notre attention ?

Que faut-il retenir absolument (ou pas) de la dernière semaine de compétition en date ?

On a passé les événements de la Week 4 au peigne fin et on ressort ce qu’il faut prendre en compte… en 14 points. Attention, ceux-ci ne sont pas classés par ordre d’importance. Tout est important ; ou ne l’est pas. Cela dépend évidemment de ce que l’on veut en faire.

Cliquez ici pour découvrir l’ensemble des résultats de la Week 4 de football.

1. Arkansas confirme, semaine après semaine, qu’ils sont des challengers légitimes en SEC. 

Désormais, on ne peut plus qualifier les Razorbacks de “one-shot”.

Après un succès marquant face à Texas, Arkansas continue la trilogie texane avec une démonstration de force face à Texas A&M à Arlington… dans l’antre de son alumnus le plus célèbre, Jerry Jones. Les hommes de Sam Pittman étaient la meilleure équipe sur le terrain et les Aggies, surclassés de bout en bout, n’ont rien pu faire.

Une ligne offensive physique et dominante pour protéger K.J. Jefferson et ouvrir des lignes de course. Une ligne défensive qui a harassé les Aggies avec un three-man rush (!) pendant 60 minutes. Treylon Burks en exhibition sur les ailes pour des big plays spectaculaires.

Même les blessures n’ont altéré la dynamique des Hogs. Blessé au genou gauche, K.J. Jefferson a laissé sa place à Malik Hornsby en 2ème période et le jeune quarterback a continué à tirer l’attaque vers l’avant ; même si les difficultés étaient plus importantes, faut-il avouer.

Arkansas a réussi chaque test sur le premier mois de compétition avec brio.

Et les Razorbacks s’invitent dans la course au titre de conférence SEC avec une réelle légitimité. Vous avez trouvé votre outsider à Alabama et Georgia.

2. Georgia a (presque) marqué plus de points que Vanderbilt n’a accumulé de yards. 

Georgia : 62 points.

Vanderbilt : 77 yards.

La meilleure série offensive de la rencontre des Commodores était un field goal manqué après 44 yards accumulés (et la seconde a péniblement atteint 11 yards dans le garbage time). Est-ce un testament de la magnificence de l’attaque des Bulldogs… ou du niveau absolument terrifiant de l’équipe dirigée par Clark Lea ? Les deux, peut-être.

Georgia a envoyé un message fort dès lors qu’ils menaient 35-0 à la fin du premier quart-temps.

2 TDs “classiques” sur les 2 premières séries suivis de 2 turnovers (fumble sur un kickoff et interception) convertis en TDs courte distance dans la foulée, en l’espace de 30 secondes.

Et, rideau, quelle que soit la rotation employée par Kirby Smart.

3. Auburn, il est temps de faire ses adieux à Bo Nix… pour de bon. 

Georgia State était lancé sur la route de l’upset jusque dans les toutes dernières secondes.

Les Panthers avaient maitrisé la rencontre, sur le terrain d’Auburn, avant que les Tigers prennent les devants pour la première fois à 45 secondes de la fin. Un “pick-six” de Smoke Monday pour souffler les dernières bougies et terminer avec 10 points d’avance.

Mais, en tout cas, le comeback de la victoire ne peut être attribué à Bo Nix… puisqu’il a été benché en faveur de T.J. Finley alors que Auburn était au fond du trou (12-24). Bryan Harsin a eu besoin de voir la mort droit dans les yeux pour se rendre à l’évidence.

Bo Nix n’est pas la solution à Auburn (et est peut-être la source des maux de l’équipe).

Hormis les 4 FGs réussis par Anders Carlson, le seul touchdown offensif des Tigers est à mettre au crédit de T.J. Finley, dans le money-time, à la suite d’une série de 98 yards… qui se résume au seul battement de coeur de l’attaque sur l’ensemble de la rencontre. Les lacunes de Bo Nix, que ce soit vis-à-vis de son manque de précision à la passe ou de ses décisions douteuses, s’avèrent être un frein pour les performances d’Auburn.

Le vérité ne peut plus être caché par une action plus ou moins pétillante de temps à autre (et par son patronyme).

4. Casey Thompson semble être la réponse au poste de QB à Texas. 

A l’inverse, après quelques tergiversations, Casey Thompson apparait être comme le QB titulaire qu’il faut à l’attaque de Texas. Les 70 points engrangés face à Texas Tech ne mentent pas. Et ce n’était que sa première titularisation officielle.

18/23, 303 yards, 5 TDs, INT.

En sachant que le jeu au sol a porté la balle à 52 reprises (pour un total de 336 yards et 4 TDs).

Casey Thompson a disséqué la défense plutôt solide des Red Raiders à son bon vouloir. Et, en 26 séries offensives qu’il a dirigé depuis son entrée lors du dernier Alamo Bowl, 23 se sont terminés avec des points. 21 TDs et 2 FGs. Il n’est pas le seul maitre à bord de l’attaque avec Bijan Robinson, certes, mais une telle efficacité n’est pas anodine.

Il en est à 42/54 pour 565 yards, 8 TDs et 2 INTs depuis le début de saison, d’ailleurs.

5. A l’inverse, Spencer Rattler commence à être hué par les fans d’Oklahoma. 

Où est passée la fabuleuse attaque d’Oklahoma ? Excellente question.

Qu’en est-il devenu du Spencer Rattler qui était le grand favori pour le Heismain Trophy à l’intersaison ? Aucune idée.

Les Sooners ne sont plus que l’ombre d’eux-même en attaque en 2021. Une victoire étriquée face à Tulane, une performance compliquée face à Nebraska et, maintenant, une sortie déroutante face à West Virginia. Le record est toujours immaculé à 4-0 (et c’est le plus important). Mais, il faut sérieusement se poser des questions sur l’animation offensive de Lincoln Riley.

Pourquoi Spencer Rattler n’est plus aussi décisif que l’an passé ? Pourquoi les Sooners éprouvent d’énormes difficultés à marquer des points ou, même, à avancer sur le terrain ? Pourquoi le jeu de course est désormais inexistant ?

Une réponse : la ligne offensive est décevante.

Celle-ci avait pour habitude d’être la meilleure de la ligue ; mais, elle ne l’est plus. Le pilier qui soutenait l’ensemble de l’attaque s’est effondré et Lincoln Riley n’a pas encore trouvé de solution. Par contre, huer le quarterback et lancer des grands “We want Caleb [Williams]” n’est pas la solution, chers fans.

6. Il est temps pour Wisconsin de déposer Graham Mertz sur le banc…

Ses débuts fantastiques face à Illinois, la saison passée, semblent à des années lumières.

J’étais le premier à être élogieux envers Graham Mertz ; mais, il faut voir la vérité en face. Il n’est pas l’homme que l’on espérait qu’il devienne. Et chaque partie disputée à la tête de l’attaque de Wisconsin allonge son chemin de croix. Le quarterback des Badgers a perdu toute confiance et enchaine les performances catastrophiques.

Tout du moins, c’est le mot adéquat pour la confrontation face à Notre Dame.

18/41, 240 yards, 1 TD et 4 INTs. 2 “pick-six” sur les 2 dernières passes de la rencontre.

La conclusion de cette rivalité était déchirante et insoutenable. On ne demandait qu’une seule chose (pour son bien) : qu’il sorte du terrain pour mettre un terme à un massacre. Graham Mertz ne se trouve plus en position de tenir le poste de QB titulaire, que ce soit pour ses qualités de joueur très médiocres et, surtout, pour un mental en petites miettes.

Le feu de paille a désormais fini de brûler et il ne reste plus rien à retirer des décombres.

7. … et la ligne offensive de Notre Dame est un RÉEL problème pour leurs ambitions. 

La puissance défensive de Notre Dame a de nouveau été mise en avant face à Wisconsin.

Ceci dit, ce fut la même chose pour les déboires chroniques de la ligne offensive.

La force historique du Fighting Irish en attaque est devenue le point faible ; et, pour l’instant, la tendance n’est pas forcément à la progression. Elle est incapable de protéger la vie de Jack Coan, qui a été sacké à 5 reprises et est sorti sur blessure en cours de partie. On en est à 20 sacks en 4 matchs… alors que Notre Dame n’en a autorisé que 25 sur les 12 matchs de la saison dernière.

Sans protection, Notre Dame ne peut pas se reposer sur une animation aérienne décente. Et, sans ouverture au sol, les running backs ne peuvent pas non plus compenser à la course et porter les espoirs du Fighting Irish.

Un total de 9 yards à la course (en comptant les sacks subis).

Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. La ligne offensive (et tout l’attaque) ne peut pas continuer de la sorte si l’équipe vise le College Football Playoff.

8. Le bateau de P.J. Fleck ne flotte plus à Minnesota. 

La courte défaite en ouverture de saison face à Ohio State était plutôt positive.

Le large succès sur le terrain de Colorado (30-0) donnait encore un peu plus de baume au coeur.

Cependant, tout est passé à la trappe avec un upset monumental subi à la maison face à Bowling Green, l’une des plus mauvaises équipes de FBS. Aucune excuse. C’est inacceptable. Quel que soit le score final ou la forme. Et les doutes s’installent de plus en plus quand on regarde le niveau de jeu de Minnesota : Tanner Morgan n’est plus que l’ombre de lui-même et les Gophers se reposent en priorité sur un jeu de course insipide.

On se demande alors si P.J. Fleck est la bonne solution pour cette équipe.

9. L’ACC est, déjà, au bout du rouleau… et Clemson ne peut plus sauver la conférence. 

Clemson, UNC et Miami (FL) ont tous subi 2 défaites et aucune d’entre elle ne porte à débat.

Florida State se trouve toujours en quête d’un premier succès.

Boston College et Wake Forest sont les seules équipes invaincues de la conférence.

L’équipe la mieux classée à l’AP Top 25 est NC State… en 23ème position.

Il est facile de taper sur les performances de conférence Pac-12 depuis quelques temps. Mais, celles de la conférence ACC ne sont pas meilleures. Bien au contraire. Elle n’inspire pas à la confiance et l’arbre qui cache la forêt (Clemson) connait un début de saison cataclysmique. Sans les Tigers en lice pour le Playoff, il n’est plus possible de détourner le regard : la conférence est juste mauvaise.

10. D’ailleurs, on ne parle pas assez des énormes problèmes offensifs de Clemson. 

L’attaque de Clemson est abominable. N’ayons pas peur des mots.

Face à NC State, hormis une série de 80 yards en début de partie et une autre en fin de partie, les Tigers ont été anémiques. 7 “three-and-outs” et 2/11 sur 3rd downs. 22 yards en 14 portées à la fin du 3ème quart-temps. D.J. Uiagalelei ne semble pas du tout à l’aise dans la configuration actuelle de Clemson en attaque. La ligne offensive est dominée. Et, le jeu de course est inexistant sans Travis Etienne pour tenir les murs.

En résumé : rien ne va. Et cela se voit sur le terrain.

NC State a essayé de gâcher un upset offert sur un plateau ; mais, le Wolfpack s’est tout de même imposé en overtime. Une victoire méritée tant Clemson paraissait comme l’équipe la moins forte.

Dabo Swinney doit trouver une solution pour rétablir la valeur de son attaque. Et celle-ci pourrait bien être le remplacement de D.J. Uiagalelei. Extrêmement décevant, le quarterback ressemble à un chevreuil en pleine nuit devant les phares d’une voiture à pleine vitesse. Terrifié.

11. Ne prêtez plus attention à Florida State jusqu’à nouvel ordre. 

Florida State possède un record de 0-4, soit, le pire départ de l’université depuis 1974.

Des défaites face à Notre Dame, Jacksonville State (FCS), Wake Forest et Louisville.

Les Seminoles n’ont pas le niveau de leur nom à l’heure actuelle et ne méritent pas votre attention jusqu’à ce que Mike Norvell trouve une solution. Celle-ci ne devrait certainement pas intervenir avant la fin de saison. Faites comme les fans au Dock Campbell Stadium : prenez un livre ou ne posez même pas un pied dans le stade pour une rencontre.

Cela vous évitera de saigner des yeux.

12. UConn a gagné. 

Non, c’est faux.

C’est seulement pour voir si vous suiviez.

Mais, en tout cas, UConn n’a jamais été aussi de proche de gagner depuis 2 ans. Les Huskies ont échoué sur une conversion à 2-pts, dans les ultimes secondes, qui avaient le potentiel d’égaliser face à Wyoming. Les Cowboys s’en sortent sains et saufs.

13. Et si SMU était l’une des meilleures équipes du Group of Five ?

SMU pointe à 4-0 avec une victoire de marque face à TCU, désormais. 56, 35, 39 et 42 points marqués lors des victoires enregistrées. Les Mustangs ne possèdent pas un record invaincu par erreur et affichent un niveau de jeu fabuleux, surtout, en attaque.

Il faut leur donner la crédibilité qu’ils méritent.

Sonny Dykes exploite à merveille les playmakers offensifs qu’il a à disposition et chacun d’entre eux s’est mise en avant lors de la bataille pour l’Iron Skillet face aux Horned Frogs. Tanner Mordecai confirme sa position en tant que leader de la ligue en terme de TDs (20 TDs), même s’il n’a pas dépassé la barre des 300 yards pour la première fois de la saison (17/28, 245 yards, 4 TDs, 3 INTs). Ulysses Bentley IV s’affirme, encore, comme l’un des tous meilleurs running backs (153 yards en 20 portées). Et, le duo de receveurs entre Reggie Roberson et Danny Gray est l’une des plus dynamiques du pays à l’heure actuelle.

Citez-moi de meilleures équipes du Group of Five que SMU, en 2021. Elles ne dépassent pas les 5 doigts de la main.

14. Avec un upset contre Memphis, UTSA tape à la porte et demande de l’attention. 

Sans faire de bruit, UTSA affiche un record invaincu à 4-0.

Et les Roadrunners ont déjà conclu 2 upsets à l’extérieur à Illinois et, ce week-end, à Memphis.

La valeur de cette équipe est d’autant plus marquante qu’ils étaient menés de 21 points face aux Tigers avant de revenir au score, de marquer les 17 derniers points et de taper le field goal de la victoire alors que l’horloge égrenait ses dernières secondes. Ce n’est pas anodin. UTSA est une équipe avec de réelles qualités.

Un homme se détache des Roadrunners : le running back Sincere McCormick.

Avec 184 yards et 3 TDs accumulés en 42 portées lors de l’upset face à Memphis, il se révèle comme l’âme des Roadrunners depuis le début de saison. Il s’agit de sa 3ème sortie à plus de 100 yards et la 2ème avec plus de 30 portées à son actif. Et il est sorti de sa boite lors de la 2ème période, où il était la réponse à chaque question de UTSA.

Cette prestation est d’autant plus impressionnante que la force des Tigers était la défense contre la course.

Pour faire simple : Jeff Traylor amène aux Roadrunners la plus belle victoire de leur courte histoire.