Poursuivez la conversation avec notre communauté sur Discord !
Fiesta Bowl Clemson vs Ohio State 2016
(Crédit photo : Christian Petersen - Getty Images)

#2 Ohio State ou #3 Clemson : quelle équipe pour remporter le Fiesta Bowl ?

Le College Football Playoff ré-ouvre ses portes ce week-end pour notre plus grand plaisir. Entre le Peach Bowl, avec #1 LSU contre #4 Oklahoma (22h), et le Fiesta Bowl, avec #2 Ohio State contre #3 Clemson (2h), ces demi-finales s’annoncent comme les plus belles depuis la création du CFP.

Le Fiesta Bowl entre Clemson et Ohio State est possiblement la demi-finale la plus anticipée entre 2 équipes invaincues. Présentation complète de la première demi-finale de cette saison de football universitaire.

Clemson Tigers (13-0)

Quand une saison sans défaite passe inaperçue

Il ne faisait quasiment aucun doute que Clemson soit dans la course pour une place au College Football Playoff. Sous l’égide de Dabo Swinney, les champions nationaux en titre (et double champions en 3 ans) ont émergé en tant que superpuissance inébranlable.

Sauf que, surprise, la saison immaculée des Tigers est largement passée sous les radars.

D’une part, la conférence ACC n’a opposé aucune résistance concrète. Le seul accroc de la saison s’est déroulé à North Carolina (21-20), pour la seule victoire de moins de 14 points de la saison. Et, d’autre part, Clemson a purement et simplement déroulé depuis le mois d’août et n’a pas eu à forcer son talent pour terminer la saison régulière invaincu.

  • 10 matchs à plus de 40 points marqués.
  • 7 matchs à plus de 50 points marqués.
  • 2 adversaires à plus de 14 points marqués.
  • 10 victoires à plus de 30 points d’écart.

L’ultra-domination de Clemson a endormi l’attroupement médiatique qui se focalise sur le programme de Caroline du Sud depuis son émergence dans l’élite du football universitaire. Bon, il faut dire que le calendrier n’avait rien de sexy, non plus, avec la passe compliquée que connait la conférence ACC.

La réception de Texas A&M (24-10) est passée comme une lettre à la poste. La rivalité contre Florida State a fini en bain de sang (45-14). La deuxième partie de saison régulière était une démonstration et la finale de conférence contre Virginia n’a laissé aucune place aux doutes (62-17).

Bref, la saison de Clemson ne pouvait pas être plus parfaite que celle-ci et pourtant, ils ont reculé de la 1ère à la 3ème place de l’AP Top 25 au fil des semaines.

Un manque de considération ou le public se lasse-t-il de la domination outrageuse des Tigers ?

Ohio State Buckeyes (13-0)

L’histoire d’un head coach débutant

Le départ brutal de Urban Meyer avait laissé un vide intersidéral à Ohio State, du jour au lendemain. Ryan Day s’est ainsi retrouvé avec une tâche énorme sur les épaules et de nombreuses questions émergeaient.

Le précédent coordinateur offensif des Buckeyes n’avait aucune expérience à la tête d’un programme, et, encore moins, à la tête d’un programme aussi influent et puissant que celui de Ohio State. Malgré tout, Ryan Day a réalisé un exploit : faire oublier Urban Meyer sans pour autant connaitre une baisse de niveau.

Mieux, les Buckeyes sont apparus meilleurs que jamais.

L’attaque s’est révélée comme l’une des meilleures de la ligue avec l’apport de Justin Fields et des playmakers habituels aux postes de running backs et receveurs. Lors des 10 premiers matchs de la saison, Ohio State n’a pas marqué moins de 34 points (et les 28 points contre Penn State est le plus faible total de points marqués).

76-5. Le score final face à Miami (OH) indique ce qu’il faut savoir de cette équipe.

Une attaque sans peur et sans reproche associée à une défense terrifiante. Cincinnati (10-3) n’a marqué aucun point, Nebraska n’a inscrit que 7 points à la maison (avec le plateau de College Gameday sur le campus) et Wisconsin (10-3) a été bloqué à 7 points, aussi, en cours de saison.

Les Badgers ont tout de même marqué 21 points en finale de conférence Big Ten et ils ont donné du fil à retordre aux Buckeyes. Mais l’autre force des hommes de Ryan Day en 2019 réside dans leur force mentale.

Même poussé dans leurs retranchements, ils trouvent une solution pour enterrer leurs adversaires et marquer les points nécessaires au bon moment. Demandez à Penn State, Michigan et Wisconsin ce qu’ils en pensent.

Les clés du Fiesta Bowl :

  • Le Trevor Lawrence de la fin de saison (et pas du début)

Après avoir mené les Tigers au titre du College Football Playoff dès son année de freshman, la barre était haute pour Trevor Lawrence. Et, malheureusement, le quarterback a éprouvé des difficultés à rentrer dans sa seconde saison en NCAA : il a lancé 5 interceptions lors des 3 premières matchs.

Trevor Lawrence n’avait lancé que 4 interceptions sur l’ensemble de la saison précédente.

Mais, le quarterback blond aux cheveux longs a haussé son niveau de jeu et n’a lancé aucune interception depuis le 19 octobre. Le score des rencontres (et victoires) depuis ce jour ? 54-9 en faveur de Clemson.

Une coïncidence ? Je ne crois pas.

Trevor Lawrence Clemson vs Boston College 2019
(Crédit photo : AP Photo – Richard Shiro)

Les Tigers n’ont pas toujours eu besoin de Trevor Lawrence pour s’imposer. Sauf qu’ils auront besoin d’un leader au sommet de son art face à une superpuissance telle que Ohio State.

Cependant, à la sortie d’une saison à plus de 3.000 yards, 34 TDs, 8 INTs et d’une campagne réussie lors du dernier College Football Playoff, il est difficile de s’inquiéter de la présence de Trevor Lawrence.

  • Un pass rusher à Clemson pour rivaliser avec Chase Young

Chase Young est possiblement le meilleur joueur du Fiesta Bowl en terme de talent pur. Le defensive end des Buckeyes peut faire basculer n’importe quel match à n’importe quel moment.

Clemson possède-t-il un défenseur de cet acabit ?

Un pass rusher doit se révéler afin d’affecter Justin Fields dans ses déplacements et sa présence dans la poche. Le quarterback de Ohio State a sorti une saison presque parfaite (près de 3.000 yards, 40 TDs et 1 INT) et, sans pression, il peut soit ajuster avec son bras puissant ou désosser la défense adverse avec des courses bien placées.

Les Tigers peuvent compter sur Tyler Davis, Justin Foster, Xavier Thomas et Nyles Pinckney. Le linebacker Isaiah Simmons (14.5 TFLs et 7 sacks) est le meilleur playmaker du front-seven, mais, avec la panoplie de receveurs des Buckeyes, il devrait être occupé au centre du terrain. Un lineman doit absolument émerger.

Ont-ils la carrure digne de Clellin Ferrell ou Dexter Lawrence ?

  • Le front-seven de Ohio State face à Travis Etienne

Si l’animation offensive de Clemson tourne à plein régime en 2019, c’est bien grâce à l’efficacité de Travis Etienne.

Le running back junior est la pièce maitresse des Tigers : les 1.500 yards et 17 TDs (8.24 yards par portée de moyenne) sont sans aucun doute la raison principale de cette saison invaincue. La ligne offensive a également un rôle important, pour ouvrir des brèches et protéger Trevor Lawrence (seulement 13 sacks en 13 matchs).

Et c’est ainsi que le front-seven des Buckeyes doit absolument limiter l’apport de Travis Etienne pour garder une chance de se qualifier pour la finale nationale.

Ohio State Front Seven vs Wisconsin Big Ten Championship 2019
(Crédit photo : Andy Lyons – Getty Images)

Ohio State possède les armes pour contrer les escarmouches du running back. Il faudra compter sur une excellente ligne défensive, des linebackers rapides (et sous-côtés) ainsi que le meilleur secondary du pays contre la course.

Jeffrey Okudah et Damon Arnette n’ont pas peur de plaquer et apportent une réelle présence si les coureurs visent les extérieurs du terrain.

Les facteurs X du Fiesta Bowl :

Braden Golloway (Clemson)

Braden Golloway était suspendu pour la saison régulière à la suite d’un contrôle positif à un dépistage de drogues pour le dernier Cotton Bowl. Cette suspension prend fin et le tight end de Clemson ajoute une nouvelle cible aérienne.

Les receveurs Tee Higgins et Justyn Ross rentrent dans la lignée des receveurs de grand talent des Tigers et sont capables d’attraper un ballon impossible dans les moments cruciaux de la partie. Amari Rodgers est également un très bon contributeur et les trois hommes forment l’un des groupes de receveurs les plus athlétiques de la ligue.

L’ajout de Braden Golloway peut faire basculer le cours du Fiesta Bowl, surtout au centre du terrain, dans le dos des linebackers, lorsque le secondary est occupé à couvrir les receveurs.

Davon Hamilton (Ohio State)

La bataille des tranchées est primordiale dans chaque match de grande envergure, surtout au College Football Playoff. La donne ne change pas au Fiesta Bowl.

Ohio State semble partir avec une longueur d’avance. Outre la présence évidente de Chase Young sur un côté de la ligne défensive, l’ancre de celle-ci est opérée par le nose tackle Davon Hamilton. Et le succès de la défense des Buckeyes passe par son propre succès.

Il bouche les lignes de course au centre du front-seven et c’est ainsi que les attaques adverses se cassent les dents, au sol, face à Ohio State.

Les Buckeyes prendraient un avantage sérieux s’ils pouvaient contenir les incursions de Travis Etienne. Avec un jeu de course limité, la dimension offensive des Tigers disparait et Trevor Lawrence devrait se trouver en difficulté.

Les pronostics du Fiesta Bowl :

Julien : Clemson 31-21 Ohio State

Aloïs : Ohio State 38-35 Clemson

Hugo : Clemson 24-21 Ohio State

Jean : Ohio State 28-24 Clemson

Plus de lecture ?
Ohio State Buckeyes Big Ten Championship Game 2019
Big Ten et Pac-12 se limitent à leurs matchs de conférence : quels impacts sur la saison de football ?