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Alex Grinch Oklahoma Coordinateur Défensif

#CFBPreview : les 10 meilleures embauches de l’intersaison (HC, OC et DC inclus)

Avec la Week 0 dans notre rétroviseur, on peut (enfin) se dire qu’une nouvelle saison de football universitaire est en route. Et, à cette occasion, Midnight on Campus propose une mini-série pour assimiler les principales informations de l’intersaison à l’aube de la Week 1.

Aujourd’hui, troisième épisode : les 10 meilleures embauches d’entraineurs à l’aube de cette nouvelle saison (et on inclue head coaches et coordinateurs).

Autres épisodes :

10. Dan Enos (OC, Miami)

Attendu pour reprendre le poste vacant de coordinateur offensif à Alabama, Dan Enos a préféré s’en aller pour la soleil de Miami (FL) afin de diriger l’attaque des Hurricanes pour les débuts de Manny Diaz. Et, là-bas, il possède les clés pour installer sa propre vision offensive sans (vraies) limites.

Inutile de présenter le succès de l’attaque du Crimson Tide l’an passé avec l’émergence de Tua Tagovailoa (et d’une nouvelle vague de jeunes pousses talentueuses). Par contre, à Arkansas de 2015 à 2017, il a dirigé des attaques plus que solides et notamment lors de sa première saison : deuxième meilleure attaque en SEC avec 466 yards parcourus et 36 points de moyenne par match.

Bien que Manny Diaz aurait pu être présenté dans cette liste, Dan Enos apporte quant à lui une véritable plus-value à Miami (FL). L’attaque est le point faible des Hurricanes depuis plusieurs saisons et, avec son expérience d’entraîneur des QBs, il est l’homme de la situation pour dénicher le nouveau quarterback de l’équipe.

9. Rich Rodriguez (OC, Ole Miss)

Head coach à West Virginia, Michigan et Arizona depuis 17 ans, Rich Rodriguez retrouve un poste de coordinateur offensif ; mais c’est possiblement une bonne chose pour lui. Il est considéré comme l’un des esprits offensifs les plus innovants de la ligue et il obtient un terrain de jeu parfait à Ole Miss.

La “read-option” n’a plus de secrets pour lui et il a même perfectionné un tel système depuis longtemps. Bonne nouvelle : les Rebels utilisent une philosophie similaire et Rich Rodriguez tient dans ses mains l’attaque la plus talentueuse de sa carrière d’entraineurs avec la puissance de feu d’une école de conférence SEC.

Il devrait faire des étincelles, surtout s’il se focalise uniquement sur ce qu’il sait faire de mieux. Cependant, avec le départ de 3 receveurs pour la NFL et du quarterback titulaire, les miracles ne devraient pas se produire dès cette première saison à Oxford.

8. Matt Wells (HC, Texas Tech)

A la tête de Utah State, Matt Wells a démontré qu’il était un head coach capable d’apporter un succès offensif remarquable autant qu’une philosophie défensive rugueuse. Et Texas Tech, qu’il l’a embauché à l’intersaison, a cruellement besoin de ces deux points pour exister en conférence Big 12.

Il a accompli 2 saisons à plus de 10 victoires avec les Aggies, que ce soit avec la 12ème meilleure défense nationale en 2014 (19.7 points alloués en moyenne) ou que ce soit avec la 3ème meilleure attaque nationale en 2018 (47.5 points marqués de moyenne). Et puis, Matt Wells a pris la succession de Gary Andersen sans temps de latence, empochant 19 victoires lors de ses 2 premières saisons.

Matt Wells Texas Tech Head Coach
(Crédit photo : Texas Tech Athletics)

L’efficacité offensive des Red Raiders n’est pas à débattre avec la nouvelle direction, surtout que son précédent coordinateur offensif à Utah State, David Yost, le suit jusqu’à Lubbock. La question est de savoir si, enfin, Texas Tech peut éviter de couler à cause de sa défense.

Là encore, son dernier coordinateur défensif, Keith Patterson, fait partie du package des entraineurs tirés des Aggies. Le vétéran (en charge d’une défense depuis 2006) apporte son expérience à une escouade qui ressemblait à une passoire sous Kliff Kingsbury. Et, avec l’identité défensive amenée par Matt Wells, on peut légitimement espérer que Texas Tech réalise un pas vers l’avant.

7. Neal Brown (HC, West Virginia)

L’énigme des dernières valses d’entraineurs était l’oubli récurrent de Neal Brown pour un poste de head coach en “Power Five”. Cette fois-ci, West Virginia n’a pas laissé sa chance et compense le départ de Dana Holgorsen de fort belle manière avec l’ancien head coach de Troy.

En seulement 4 ans chez les Trojans, il a accumulé un record de 35-16 et une moisson impressionnantes de 2016 à 2018 : un record de 31-8, 3 saisons à plus de 10 victoires, 3 Bowls remportés et 2 titres de conférence Sun Belt. Et, cerise sur le gateau, Neal Brown s’est même payé le luxe de renverser LSU à Baton Rouge (2017) et de battre Nebraska à Lincoln (2018).

Le nouvel head coach des Mountaineers s’inscrit parfaitement dans la culture de l’université : bien loin de l’Air Raid de son prédécesseur, Neal Brown apporte les préceptes d’une équipe dure au mal, en combinant une puissante attaque au sol et une défense agressive qui ne laisse aucun répit.

6. Dana Holgorsen (HC, Houston)

En parlant de Dana Holgorsen, il n’a pas quitté West Virginia pour nulle part : Houston a ouvert le portefeuille et a débauché le fantasque et énergétique head coach pour diriger les Cougars. Le nouveau challenge est curieux mais il pourrait payer très rapidement.

La densité de joueurs talentueux est possiblement plus importante à Houston avec l’apport des recrues locales (au niveau de certaines équipes du “Power Five”). De plus, Dana Holgorsen pourra s’amuser avec un excellent quarterback en D’Eriq King, qui doit exploser cette saison après une subite montée en puissance l’an passé, au sein d’une attaque expérimentée.

On n’attendait pas à ce qu’il quitte la Big 12 pour l’AAC, mais, Dana Holgorsen a obtenu le meilleur job du “Group of Five” avec le soutien inconditionnel de l’administration. La promesse formulée est de rivaliser avec la crème du paysage universitaire ; et si on ne se fait pas de soucis pour l’attaque, il faudra absolument résoudre les périls défensifs en premier lieu.

5. Sean Gleeson (OC, Oklahoma State)

Si vous êtes des entraineurs avec un excellent esprit offensif, il existe de grandes chances que Mike Gundy ait jeté un coup d’oeil à votre CV. Le head coach de Oklahoma State frappe à nouveau en débauchant le coordinateur offensif de Princeton (FCS), Sean Gleeson.

6 ans après l’embauche de Mike Yurcich de Shippensburg (Division II), qui s’est envolé pour Ohio State, les Cowboys puisent encore à des endroits inattendus. Mais, si l’on se base sur le succès offensif impitoyable à Oklahoma State, où réside une des attaques les plus productives du pays, Sean Gleeson est destiné à réussir son baptême du feu en FBS.

Sean Gleeson Oklahoma State Coordinateur Offensif

Le précédent coordinateur offensif de Princeton a mené les Tigers à un record immaculé de 10-0 en 2018 avec l’aide de la meilleure attaque alignée en FCS : premier rang national en terme de points marqués (47 points de moyenne) et second rang national en terme d’attaque globale (536.8 yards de moyenne).

L’inclusion de Sean Gleeson à l’attaque “spread” des Cowboys se fera sans problème. Mieux, il apporte des concepts de “run option” qui iront comme un gant au nouveau quarterback, Spencer Sanders. Et si l’on ajoute à l’équation le running back Chuba Hubbard, qui a impressionné en tant que freshman, et l’un des meilleurs receveurs du pays en Tylan Wallace, Oklahoma State devrait retrouver les actions excitantes qui se sont perdues en chemin l’an dernier.

4. Jay Bateman (DC, North Carolina)

Difficile de considérer l’arrivée de Mack Brown comme l’une des meilleures embauches d’entraineurs de l’intersaison. Ceci dit, il tente de recréer à North Carolina ce qui a fonctionné si longtemps à Texas : lui au poste d’administrateur et les clés de l’attaque et de la défense aux meilleurs coordinateurs du pays.

Jay Bateman prend en charge la défense des Tar Heels après s’être illustré à l’Army en tant que catalyseur de la résurgence des Black Knights. Il a construit de zéro l’une des défenses les plus efficaces du pays (elle a terminé dans le top-10 national en 2016 et 2018) afin de conclure avec 21 victoires en 2 ans.

On ne peut pas dire que la force de North Carolina est la défense. Mais, Jay Bateman est un des esprits défensifs les plus brilliants et prometteurs de la ligue et de meilleures performances défensives ne font aucun doute. Il faudra juste que l’attaque de Phil Longo maitrise le ballon aussi bien que la “triple-option” de l’Army.

3. Geoff Collins (HC, Georgia Tech)

En se séparant de Paul Johnson, Georgia Tech a quitté le giron de la “triple-option” pour de bon. Et en débauchant Geoff Collins de Temple, après 2 saisons à 7 et 8 succès, les Yellow Jackets se sont accaparés l’un des entraineurs les plus étincelants de la jeune génération.

Mais ce qui donne encore plus de confiance à cette arrivée est le background de Geoff Collins : il est originaire d’Atlanta, il connait le Sud des Etats-Unis par coeur (en poste à Alabama, UCF, FIU, Mississippi State et Florida) et il s’est révélé en tant que recruteur exceptionnel ; ce qui est une aubaine dans une zone fertile en talents comme Atlanta.

Peut-il gagner autant de matchs que Paul Johnson ? La transition entre la “triple-option” et une attaque “pro-style” devrait prendre du temps, tout comme la mise en place d’une philosophie défensive plus rugueuse. Mais une fois ces éléments en place, Georgia Tech possède tous les éléments pour retrouver une place de choix sur la scène nationale.

2. Scott Satterfield (HC, Louisville)

Charlie Strong a construit à Louisville un programme de football compétitif à l’échelle nationale et Bobby Petrino a pérennisé le succès. Mais tout s’est écroulé en un rien de temps et les Cardinals doivent repartir du début. Pas de panique : Scott Satterfield est clairement l’homme de la situation.

Le head coach a réalisé une transition parfaite entre FCS et FBS avec Appalachian State, remportant 11 victoires dès la seconde saison des Mountaineers dans l’élite universitaire. Au total, il a empoché un record de 51-24 et 3 titres de conférence Sun Belt en l’espace de 5 saisons, tout en montant une des équipes les plus compétitives du “Group of Five”.

Scott Satterfield Louisville Head Coach
(Crédit photo : Louisville Athletics)

Appalachian State est devenu l’équipe à abattre dès son arrivée et il obtient un terrain de jeu à sa mesure à Louisville. La reconstruction de l’effectif des Cardinals ne peut se faire instantanément, surtout avec le delta de talents avec le reste de la division ACC Atlantic et son manque d’expérience au plus haut niveau.

Scott Satterfield doit recruter au plus vite et reconstruire une défense à l’agonie, une situation catastrophique chez les quarterback et une ligne offensive inexistante (pour souligner une sélection de problèmes). Mais il a déjà rencontré cette situation avec les Mountaineers et il s’en est plutôt bien sorti.

1. Alex Grinch (DC, Oklahoma)

Lincoln Riley n’a plus rien à prouver à Oklahoma au niveau de l’attaque. Celle-ci a produit les deux derniers Heisman Trophy et a porté les Sooners jusqu’au College Football Playoff en 2017 et 2018. A l’inverse, l’escouade défensive n’est pas exempte de tout reproche.

Alex Grinch arrive sur le campus de Norman avec le costume de sauveur. Il doit empêcher Oklahoma de finir dernier (130ème !) en terme de défense contre la passe et il doit raviver la flamme de l’agressivité, qui a disparu depuis le départ de Bob Stoops. La bonne chose est que l’intensité et la création de turnovers sont les points forts des défenses d’Alex Grinch.

Le coordinateur défensif a démontré sa valeur lors de 3 saisons plus que convaincantes à Washington State, avant de partager la charge défensive de Ohio State avec Greg Schiano pour des résultats mitigés. Maintenant, il doit user de sa crédibilité pour remettre à flot des Sooners qui sont très (trop) souvent apparus perdus sur le terrain.

Par chance, il peut se reposer sur un effectif presque intact : le linebacker junior Kenneth Murray possède le potentiel d’une future star, la ligne défensive revient au complet et 5 defensive backs sont retour (bien qu’ils soient les principaux fautifs des déboires défensifs). La nouvelle voix d’Alex Grinch paiera-t-elle ? C’est ce que tout le monde veut croire.

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