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(Credit photo : Joe Nicholson-USA TODAY Sports)

CFB Preview : quelle sera l’issue finale de la conférence Pac-12 ?

Une nouvelle saison de football universitaire s’approche et Midnight on Campus vous propose un stage de préparation adéquat. Avec l’aide des travaux de Bill Connelly et de Phil Steele, plongez au coeur des principales équipes et conférences grâce à une foule de présentations complètes et précises.

Les favoris au titre de la conférence Pac-12 :

1. USC

2. Washington

3. Stanford

La conférence Pac-12 délivre régulièrement une dose d’inconnue et de folie concernant les forces en présence ou bien les scénarios sur le gazon. Mais il n’y a rien de fou à dire que USC et Washington sont les deux (grands) favoris pour empocher le titre, bien au contraire. Les équipes se positionnent même à l’heure actuelle comme de sérieux prétendants pour une qualification au College Football Playoff ; les Huskies en sortent tout juste tandis que les Trojans ont terminé la saison sur une note majeure, s’imposant lors du Rose Bowl au terme d’une rencontre incroyable. Mieux encore : les acteurs des deux équipes ne changent quasiment pas.

Les quarterbacks Sam Darnold et Jake Browning sont qui plus est en lice pour s’adjuger le Heisman Trophy, une bataille secondaire qui devrait pimenter la rivalité entre les deux écoles. USC devait traverser une saison de transition mais Clay Helton n’a eu besoin que d’un mois pour trouver son rythme de croisière ; et quel rythme ! Les Trojans possèdent une défense au potentiel illimité qu’ils peuvent associer à une attaque surpuissante, dotée d’un des meilleurs backfields du pays. Tiens, Washington peut aussi se targuer d’avoir un backfield au talent remarquable ainsi qu’une animation offensive tout aussi transcendante. Mais les nouveaux visages au sein du secondary laissent émerger quelques questions en vue des futures performances défensives.

Quelle université sera couronnée championne de la conférence Pac-12 ? Tout porte à croire que USC et Washington se rencontrent à Santa Clara au mois de décembre dans le cadre d’une rencontre qui pourrait endosser des conséquences majeures.

Les deux écoles ont une vraie possibilité de se présenter avec un record vierge de défaite, ou tout du moins avec un seul revers, d’autant plus qu’elles s’évitent au cours de la saison régulière. Un télescopage à pleine vitesse semble implacable et l’équipe gagnante aura de grandes chances de se qualifier pour le College Football Playoff.

Toutefois, il ne faut pas enterrer Stanford trop tôt non plus. Le Cardinal s’apprête à (re)vivre une excellente saison avec une défense retrouvée et malgré le départ d’un certain Christian McCaffrey. Caché par l’ombre de Washington, David Shaw est prêt à bondir sur son adversaire de la division North avec un effectif qui arrive à maturation. L’Université de Palo Alto reçoit par ailleurs Washington sur son campus (ainsi que Oregon et Notre Dame), un avantage compensé par le déplacement à Los Angeles pour y affronter USC. Il ne faut pas grand chose à Stanford pour surprendre.


Les outsiders :

4. Oregon

5. Washington State

6. Utah

7. Colorado

Là est la tâche la plus difficile au sein de la conférence Pac-12 : séparer les équipes de milieu de classement. Celui-ci est incroyablement dense et chaque université peut en faire tomber une autre lors de n’importe quelle semaine.

La recette concoctée par Mike Leach à Washington State a enfin pris et les Cougars sont devenus de réels adversaires grâce à leur fameuse attaque Air Raid (et une défense en progression). Ils se sont révélés comme des surprises l’an dernier, à l’instar de Colorado, qui s’est même adjugé le titre de division South au nez de USC. Les Buffaloes affrontent aujourd’hui une confirmation très importante, qui pourrait prendre une tournure dramatique si le quarterback Steven Montez ne brille pas. Cependant, on ne peut pas écarter les deux équipes de la compétition pour chacune des divisions du fait de leur dynamique et de leurs atouts sur le bord du terrain, que ce soit Mike Leach ou Mike McIntyre.

La situation d’Oregon est elle-aussi plutôt intéressante. L’ère de Mark Helfrich s’est terminée en eau de boudin et Willie Taggart prend la relève d’un effectif (aujourd’hui) expérimenté et toujours aussi talentueux. L’animation offensive est capable de surprendre beaucoup de monde, grâce au quarterback Justin Herbert et aux très bonnes armes offensives autour de lui. De plus, la défense devrait rebondir d’une saison exécrable dans un premier temps avec l’apport du coordinateur défensif Jim Leavitt. Un tel turnover au sein du staff repoussera le retour à l’élite des Ducks, d’autant plus que des voyages à Stanford et Washington ; mais l’ascension d’Oregon débute dès maintenant.

On oublierait presque dans le flot de l’intersaison que Kyle Whitthingham joue à la roulette russe. Utah est devenu une force constante de la division Pac-12 South avec une défense incroyablement forte, des équipes spéciales affolantes et une attaque portée sur la gestion du temps avec un jeu au sol des plus efficaces. Sauf que ce dernier point vit un changement drastique : on passe désormais à une animation offensive portée sur la passe, un rythme plus élevé et des concepts spread. Une inconnue certaine pour Utah qui ne possède pas forcément les pièces adéquates pour l’heure.


Les poisons :

8. UCLA

9. Arizona State

10. Arizona

Est-ce que UCLA possède les (bons) éléments pour rebondir ? A la suite d’une saison catastrophique, terminée avec 4 petits victoires, les Bruins cherchent à retrouver un niveau décent. La présence de Josh Rosen au poste de quarterback, soigné de multiples blessures, est une très bonne chose pour une attaque à la dérive. Malheureusement, on ne sait pas si le jeu de course peut se relever d’une performance abyssale. En revanche, une défense expérimentée et potentiellement excellente devrait permettre à UCLA de se révéler compétitif. La question finale devenant : est-ce que Jim Mora peut sauver sa tête avec, disons, une saison dans le positif ?

Les deux universités de l’Etat d’Arizona ont, doucement mais surement, régressé jusqu’à toucher le fond (?) l’an dernier. L’heure de la remontée en surface est venue, notamment grâce à deux attaques très dangereuses à leur façon. Arizona State doit absolument trouver une solution pour résoudre ses soucis récurrents en défense, tandis qu’Arizona doit éviter les blessures et se dégoter une profondeur d’effectif un tant soit peu correcte.

La constance ne sera pas le fort de ces trois équipes, mais quoi qu’il en soit, elles pourraient toutes créer des surprises et renverser des dynamiques à un moment ou un autre de la saison.


Les souffre-douleurs :

11. Oregon State

12. California

Gary Andersen rentre dans son troisième année à la tête d’Oregon State, ce qui indique souvent le potentiel de l’équipe. Les Beavers possèdent certainement un des meilleurs groupes de running backs de la conférence Pac-12 avec Ryan Nall en tête de gondole ; cependant, une défense toujours en grande difficulté, un taux faible de contributeurs connus et un calendrier extrêmement compliqué s’annoncent néfastes pour les espoirs autour du programme. Il ne faut tout de même pas les oublier pour créer quelques upsets au cours de la saison si les principales questions sont résolues.

Avec le départ de Sonny Dykes vers d’autres prairies, California s’est engagé dans une reconstruction massive de son effectif en parallèle de la signature de Justin Wilcox au poste de head coach. Il apporte une identité plus défensive, l’expérience n’est pas vraiment au rendez-vous et son nouveau coordinateur offensif trempe ses pieds pour la première fois au niveau FBS. La première année des Golden Bears sera rude, à coup sur.

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