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Ian Book QB Notre Dame Fighting Irish Camping World Bowl 2019
(Crédit photo : Rick Kimball - Irish Sports Daily)

“CFB Preview” : présentation de Notre Dame, BYU et des équipes indépendantes

La saison de football universitaire sera exceptionnelle en 2020. Tant au niveau du calendrier que dans les stades en raison de l’épidémie du COVID-19. Mais, à Midnight on Campus, on ne change pas nos habitudes. La série des #CFBPreviews reprend afin d’être prêt à vivre une saison de football. Le volet du jour : Notre Dame et le reste des équipes indépendantes en FBS.

Projections de Notre Dame et des équipes indépendantes, selon SP+ :

Bill Connelly développe depuis 2008 (chez Football Outsiders puis chez ESPN) une base de données statistiques, appelée SP+, afin de classer les 130 équipes inscrites de FBS selon une mesure prédictive de l’efficacité du niveau de jeu, ajustée selon plusieurs critères évolutifs.

Avant chaque saison, il publie un classement de pré-saison afin de projeter le niveau de jeu de chaque équipe. Celui-ci est principalement composé de 3 facteurs prédictifs : le retour de production, le niveau de recrutement récent et l’histoire récente des performances en match.

Le classement des équipes indépendantes selon SP+ :

 
Projections de pré-saison (SP+) – 2020
Classement Equipe Général Attaque Défense
#12 Notre Dame 18.5 37.6 (13) 19.1 (24)
#53 BYU 2.7 29.7 (54) 27.0 (59)
#104 Army -8.9 26.6 (77) 35.5 (110)
#105 Liberty -9.8/td> 24.4 (92) 34.2 (105)
#126 UConn -21.4 17.4 (123) 38.9 (119)
#128 New Mexico State -23.3 19.1 (115) 42.4 (128)
#129 UMass -29.6 18.0 (120) 47.6 (130)
 

Présentation des équipes indépendantes :

Notre Dame dans la course au College Football Playoff ?

Il est temps de considérer Brian Kelly tel que l’un des meilleurs head coaches de l’histoire du Fighting Irish. Au cours d’une ère où la compétitivité n’a jamais été aussi intense, il n’a pas connu de saison en-deçà des 8 victoires depuis 2010 (si l’on enlève la sortie de route en 2016) et il reste sur 3 saisons consécutives à plus de 10 victoires.

Et Notre Dame est clairement parti pour la passe de quatre.

Mieux que cela, Brian Kelly ne semble pas se satisfaire d’un bon niveau et veut ramener l’équipe de South Bend au sein de l’élite du football universitaire. Bien que l’attaque était plus que solide, il s’est séparé de Chip Long pour donner la place de coordinateur offensif à Tommy Rees, précédemment en charge des quarterbacks.

Ce n’est pas un hasard. En plus d’être un des entraineurs les plus prometteurs à l’heure actuelle, il est l’alter ego du plus important atout du Fighting Irish : Ian Book.

Le quarterback est revenu à Notre Dame pour conclure sa carrière universitaire en tant que senior. Comptez-le dans la course au Heisman Trophy. Il n’a peut-être pas impressionné les observateurs outre mesure (19ème meilleur QBR, 3.034 yards lancés, 34 TDs et 6 INTs en 2019), mais s’il peut apporter une pression constante avec l’aide d’un jeu de course dangereux, il peut se transformer en réelle arme de destruction.

Pourquoi ? Il possède l’un des meilleurs duos de tackles du pays pour le protéger, avec Liam Eichenberg et Robert Hainsey, et la ligne offensive retrouve 6 hommes d’expérience pour un total de 115 titularisations.

La relève de Tony Jones Jr. au poste de running back apparait plutôt solide. Les 3 remplaçants sont revenus et le freshman 4-étoiles (#69, #1 All-Purpose RB) Chris Tyree pourrait creuser son trou dès ses premiers pas.

La situation est un peu plus mystérieuse du côté des receveurs. Les superstars Chase Claypool et Cole Kmet se sont envolés pour la NFL et laissent un vide énorme. Cependant, les autres contributeurs majeurs n’ont pas quitté le campus de South Bend, l’ancien receveur de Northwestern Ben Skowronek est arrivé sur “grad transfer” et les recrues Jordan Johnson (#36, #6 WR) et Michael Mayer (#31, #2 TE) peuvent frapper d’entrée.

La défense du Fighting Irish, généralement très bonne, devrait rester sur les mêmes bases.

Avec des defensive tackles qui ne connaissent pas de pertes majeures et le retour des linebackers Jeremiah Owusu-Koramoah (80 plaquages, 13.5 TFLs, 5.5 sacks) et Drew White (80 plaquages, 8 TFLs, 2 sacks), la défense contre la course devrait progresser pour devenir presque infranchissable. A l’inverse, le pass-rush ne devrait plus être aussi incisif avec la perte des 2 meilleurs pass-rushers.

Est-ce que cela aura un impact sur la défense aérienne ? Ce n’est même pas certain, malgré la perte de 3 titulaires indiscutables.

Le safety sophomore Kyle Hamilton peut exploser à tout moment (4 INTs en tant que freshman) et il semble être accompagné par Isaiah Pryor, un “grad transfer” en provenance de Ohio State. Autre “grad transfer” d’importance, Nick McCloud (2 INTs et 8 passes défendues en 2018) arrive de NC State pour occuper une place de titulaire.

Notre Dame est en position légitime de remporter tous les matchs de son calendrier. La réception de Clemson à South Bend, comprise. Il est inutile d’être un génie de mathématiques pour deviner que le Fighting Irish peut jouer une place au College Football Playoff.

D’autant plus avec un quarterback de (grand) talent tel que Ian Book, qui marque le début et la fin des espoirs nationaux de Notre Dame.

Est-ce enfin la fin des déceptions pour BYU ?

Les Cougars n’ont pas été épargnés par les blessures en 2019. Cela veut généralement dire deux choses : des résultats en dents de scie (record final de 7-6 avec des victoires/défaites au cordeau tout au long de la saison) avant une progression grâce au retour d’un effectif profond et expérimenté.

La phase numéro 2 d’un tel plan pourrait bien avoir lieu à BYU.

Les “et si” ne manquent pas depuis la prise de pouvoir de Kalani Sitake. L’an passé, l’issue finale de la saison aurait pu être totalement différente si le quarterback Zach Wilson n’avait pas été gangréné par les blessures. Bonne nouvelle : le junior est toujours le patron de l’attaque (2.382 yards à 62%, 11 TDs, 9 INTs) et les 2 remplaçants qui ont bien tenu la baraque, Baylor Romney et Jaren Hall, sont également de retour à Provo. Aussi bien la compétition entre eux que l’assurance d’une option viable seront bénéfiques.

En support, les Cougars perdent les 3 meilleurs receveurs de la saison dernière mais le tight end senior Matt Bushman (688 yards, 4 TDs) est l’un des tous meilleurs du pays et la profondeur des receveurs n’est pas horrible. Le comité de running backs demeure toujours un peu flou, mais, pas moins de 7 joueurs expérimentés composent la ligne offensive. Ce devrait être une excellente nouvelle pour la stabilité offensive.

L’escouade défensive est elle-aussi très expérimentée, avec un effectif potentiellement composé de redshirt juniors ou de redshirt seniors. Autant dire que la montagne de contributeurs, blessés ou remplaçants, apporte un profondeur très intéressante.

Kalani Sitake est un très bon entraîneur défensif et, sans chamboule-tout causé par les blessures, la défense de BYU devrait retrouver de sa rudesse sans plus attendre.

Les “et si” de la saison, alors ?

Si Zach Wilson peut mener une animation offensive des plus solides et si les Cougars peuvent remporter une majorité de matchs à une possession d’écart, BYU possède une bonne partie des éléments pour causer des dégâts et retrouver sa place pérenne dans le Top-25.

L’Army encore et toujours à un quarterback des 10 victoires ?

Les problèmes des académies militaires sont aussi simples qu’ils sont compliqués. La performance de la triple-option ne tient qu’au quarterback et un excellent joueur peut faire une différence monstrueuse. Mais, encore faut-il le trouver.

L’Army a mis la main sur Kelvin Hopkins Jr. et les Black Knights ont franchi le plateau des 11 victoires pour la première fois de leur histoire en 2018. Sans éligibilité, il faut désormais trouver son remplaçant. Et pour continuer à titiller les 10 succès annuels, les principaux prétendants pour mener la danse de cette fameuse triple-option sont le junior Christian Anderson et le sophomore Jabari Laws.

La baisse de niveau apparait inévitable avec la perte de l’un des meilleurs quarterbacks de l’histoire du programme. Et puis il faut à nouveau trouver des solutions solides aux postes de fullback et tailback.

Quoi qu’il en soit, l’Army se repose également sur une défense exceptionnelle depuis quelques saisons et plusieurs playmakers devraient maintenir le niveau à une barre élevée.

Le meilleur plaqueur et leader des Black Knights, Cole Christiansen (112 plaquages), ainsi que le defensive back couteau-suisse Elijah Riley (79 plaquages, 8 TFLs, 4 sacks, 3 INTs, 6 passes défendues) laissent un vide énorme. Toutefois, le linebacker Arik Smith (83 plaquages, 4 TFLs, 2.5 sacks) entre dans une saison de junior avec le label de futur leader. De plus, le defensive tackle Kwabena Bonsu a sorti une saison freshman intéressante (6 TFLs, 2 sacks) et le pass-rusher Edriece Patterson pourraient bien mener une ligne défensive oppressante. Le secondary possède moins de certitudes, et, face à des équipes qui passent plus que jamais face aux Black Knights, cela pourrait devenir un fardeau.

En somme, si la défense conserve un excellent niveau de jeu et que Todd Monken trouve un nouveau quarterback pour diriger la triple-option à la perfection, l’Army est capable de tomber dans les rails des 10 victoires. Mais, c’est beaucoup demandé.

Hugh Freeze peut-il répéter une saison à succès avec Liberty ?

Si l’on met de côté pour un instant les déboires médiatiques de Liberty et les frasques extra-sportives de Hugh Freeze, les Flames ont définitivement réussi leur transition du FCS au FBS.

En 2019, ils ont obtenu leur première qualification à un Bowl, qu’ils ont remporté face à Georgia Southern, afin de conclure une saison historique avec un record de 8-5. La recette du succès s’est révélée plutôt simple : Hugh Freeze a réussi à implémenter sa fantastique attaque aérienne “up-tempo”. Le quarterback Stephen Calvert (3.663 yards à 58%, 28 TDs et 7 INTs) et le receveur Antonio Gandy-Golden (79 réceptions, 1.396 yards et 10 TDs) ont magnifiquement fini le travail sur le terrain.

Par contre, les deux protagonistes ont épuisé leur éligibilité et il faut désormais trouver des remplaçants à la hauteur.

Hugh Freeze a le choix entre les transferts Malik Willis (Auburn) et Chris Ferguson (Maine). Nul doute qu’il saura trouver la bonne façon de les employer ; mais, il semble compliqué d’éviter une chute des performances offensives. Le running back Joshua Mack devrait obtenir les rennes en solo à la course tandis que les receveurs D.J. Stubbs, Kevin Shaa et Noah Frith (1.038 yards et 8 TDs combinés) peuvent au moins comblés les pertes engendrées par le départ de Gandy-Golden.

Même si l’attaque est bien parti pour rouler sur l’inertie de la saison passée, le même sort n’est pas nécessairement voué à la défense.

Elle conserve une bonne partie des contributeurs majeurs et les upperclassmen composent en majorité les trois niveaux défensifs. Cependant, la perte du pass-rusher Jessie Lemonier (15.5 TFLs, 10.5 sacks) ainsi que le départ des 2 meilleurs plaqueurs heurtent grandement cette escouade. A voir si la stratégie des transferts peut être payante.

Une attaque centrée sur la passe en quête de quarterback et une défense qui doit composer sans ses playmakers attitrés ? Peu de chances que Liberty accède à nouveau à un Bowl.

UConn, New Mexico State et UMass : punching-balls des puissances nationales ?

Randy Edsall n’a montré aucun progrès à UConn en 3 saisons et les Huskies ont gentiment pris la porte de la conférence AAC. L’attaque ne provoque aucune excitation. La défense est abyssale et joue année après année avec des records historiques de médiocrité. La quasi-totalité de l’effectif est freshman ou sophomore.

Autant dire que les raisons de regarder UConn en 2020 sont… minces.

Et la même chose se profile pour New Mexico State et UMass.

Certes, les Aggies ont perdu leur quarterback titulaire et la moitié de la défense doit subir une reconstruction. Mais une armée de joueurs en provenance du JUCO arrive et les pièces défensives restantes démontrent un certain physique. (On cherche les points positifs.)

De leur côté, les Minutemen se sont lancés dans un projet de reconstruction à long terme et les meilleurs athlètes de la saison passé ont quitté le campus sur transfert. Ce n’est pas cette année qu’un miracle est prévu.

Nos pronostics pour les équipes indépendantes :

 
Pronostics des Independants – 2020
Classement Equipe Victoires ?
Tier 1 #1 Notre Dame 9 à 11 victoires
Tier 2 #2 BYU 7 à 9 victoires
Tier 3 #3 Army 5 à 7 victoires
#4 Liberty 5 à 7 victoires
Tier 4 #5 UConn 2 à 3 victoires
#6 New Mexico State 2 à 3 victoires
#7 UMass 2 à 3 victoires
 
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