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Justin Fields QB Ohio State Buckeyes Fiesta Bowl 2019 vs Clemson
(Crédit photo : Ralph Freso - Getty Images)

“CFB Preview” : présentation complète de la conférence Big Ten

La saison de football universitaire sera exceptionnelle en 2020. Tant au niveau du calendrier que dans les stades en raison de l’épidémie du COVID-19. Mais, à Midnight on Campus, on ne change pas nos habitudes. La série des #CFBPreviews reprend afin d’être prêt à vivre une saison de football. Le volet du jour : la conférence Big Ten.

Projections du classement en Big Ten, selon SP+ :

Bill Connelly développe depuis 2008 (chez Football Outsiders puis chez ESPN) une base de données statistiques, appelée SP+, afin de classer les 130 équipes inscrites de FBS selon une mesure prédictive de l’efficacité du niveau de jeu, ajustée selon plusieurs critères évolutifs.

Avant chaque saison, il publie un classement de pré-saison afin de projeter le niveau de jeu de chaque équipe. Celui-ci est principalement composé de 3 facteurs prédictifs : le retour de production, le niveau de recrutement récent et l’histoire récente des performances en match.

Le classement des équipes de conférence Big Ten selon SP+ :

 
Projections de pré-saison (SP+) en conférence Big Ten – 2020
Classement Equipe Général Attaque Défense
#2 Ohio State 29.7 44.2 (3) 14.5 (5)
#5 Penn State 23.8 39.0 (11) 15.3 (11)
#9 Wisconsin 21.6 36.0 (17) 14.3 (4)
#16 Michigan 16.1 32.4 (31) 16.4 (14)
#20 Minnesota 13.9 40.8 (6) 26.9 (58)
#25 Nebraska 12.5 39.2 (10) 26.7 (55)
#27 Indiana 11.6 34.4 (22) 22.7 (39)
#29 Iowa 11.0 27.7 (65) 16.6 (16)
#45 Michigan State 4.6 22.1 (106) 17.4 (21)
#46 Purdue 4.2 32.8 (29) 28.5 (70)
#50 Northwestern 3.8 20.6 (110) 16.8 (17)
#61 Illinois 0.5 26.3 (81) 25.8 (51)
#66 Maryland -1.4 28.4 (59) 29.9 (78)
#102 Rutgers -8.4 19.7 (113) 28.1 (68)
 

Les équipes qui peuvent jouer le titre en Big Ten :

1. Justin Fields suffira-t-il à Ohio State pour soulever le titre national ?

La nouvelle ère de Ryan Day à Ohio State a débuté sur les chapeaux de roue après le départ précipité de Urban Meyer. Et, pourtant, celui qui n’était pas forcément pressenti pour prendre la casquette de head coach fait aujourd’hui des Buckeyes un des trois grands favoris pour le titre avec Clemson et Alabama. 

En 2020, Ohio State ne perd pas énormément de joueurs… mais la plupart de ses playmakers/leaders, à commencer en défense par Chase Young et Jeff Okudah. 

La présence de Justin Fields rassure tout le monde tant le quarterback double-menace est exceptionnel. Sa relation avec Chris Olave sera une attraction nationale sans l’ombre d’un doute et il risque de faire également des étincelles au sol.

Les Buckeyes n’étaient pas loin d’un College Football Playoff Championship Game en 2019. Ils peuvent prétendre au titre cette saison… si :

  • L’escouade de receveurs se trouve de nouvelles mains fiables. 
  • Le pass-rush limite le départ de Chase Young. 
  • Shaun Wade n’est pas isolé dans le secondary. 

Au moins, Ryan Day sait dans quelle direction se diriger.

Toutefois, est-ce que ce sera suffisant pour retrouver le College Football Playoff ? Seul l’avenir nous le dira.

Retrouvez la présentation complète de Ohio State à cette adresse.

2. Pour Penn State, les promesses sont aussi élevées que les objectifs

Une jeune équipe de Penn State s’est présentée à maturité en 2019. Elle a survécu à Iowa, Michigan et Michigan State en 3 semaines et se déplaçait à Minnesota avec un record de 8-0 et une place dans le Top-5 de l’AP Top 25. 

Une défaite de haute voltige s’en est suivie contre les Golden Gophers ; mais, leurs espoirs de titre en Big Ten n’étaient pas morts. Ceux-ci ont définitivement disparu quand Sean Clifford s’est blessé et que Penn State n’a pas réussi à renverser les (vrais) patrons de la conférence, Ohio State. 

La prochaine marche est celle-là même : battre Ohio State

Il s’agit d’un passage obligé pour remporter la division East et conserver une grande chance de s’adjuger la finale de conférence. En 6 ans, James Franklin n’a battu les Buckeyes qu’à une seule reprise. En 2016. L’année de leur dernier titre en Big Ten. 

Ce n’est pas une coïncidence. Tout en sachant que, en 2020, Ohio State doit voyager en plein coeur de la “Happy Valley”. 

Pour arriver à leurs fins, les réponses sont simples : trouver des cibles aériennes à Sean Clifford, conserver le même pass-rush et limiter les gains aériennes en défense. Et tous les joueurs attendus à ces tâches-ci sont pleins de promesses… et tout aussi inexpérimentés. 

Si les nouveaux contributeurs intègrent leur rôle à la perfection, un titre de division East est une réelle possibilité. Comme un titre de conférence Big Ten et, pourquoi pas, une place au College Football Playoff.

Retrouvez la présentation complète de Penn State à cette adresse.

3. Wisconsin, nouveau look pour une nouvelle vie

Pour obtenir un bilan flatteur en 2020, Wisconsin devra batailler avec les forces de la conférence Big Ten. 

Sur le papier, et uniquement sur le papier, nous savons tous ce que cela vaut. 

Wisconsin apparaît comme l’une des meilleures équipes de la conférence. Malheureusement, le pandémie du COVID-19 a conduit à l’annulation des rencontres hors-conférence et les Badgers devront croiser le fer avec Michigan dès le deuxième match, après un tour de chauffe face à Indiana. Dommage, pour une équipe qui aura besoin de temps pour trouver des repères collectifs, avec la perte de 5 titulaires.

Point positif : ce même COVID-19 empêche les Badgers d’affronter Appalachian State et Notre Dame, deux matchs plus que pièges. Il faudra, donc, venir à bout de Minnesota, Nebraska et Iowa afin d’espérer disputer un Bowl de fin de saison, a minima. 

Les Badgers semblent en être capable. 

Retrouvez la présentation complète de Wisconsin à cette adresse.

4. Et si Michigan enchainait les défaites ?

Bien qu’il ait été modifié par la conférence Big Ten pour répondre aux impératifs (sanitaires et sécuritaires) causés par le COVID-19, le calendrier qui attend les Wolverines a de quoi faire peur.

Même sans un déplacement à Seattle pour y affronter les Huskies de Washington. 

Michigan devait, en toute logique, empocher deux victoires hors-conférence face à Ball State puis Arkansas State pour ouvrir la saison. Il n’en sera rien. À la place, l’ouverture (programmée) de saison contre Purdue peut devenir un piège avant un voyage périlleux à Minnesota et la réception encore plus dangereuse de Penn State. Et, deux semaines plus tard, il faudra jouer la rivalité face à Michigan State. 

La suite ? Un enfer pour les Wolverines. 

Deux déplacements consécutifs à Indiana (où Michigan rencontre souvent des soucis) puis à Ohio State pour “The Game”. Il faut remonter à 2000 pour trouver la dernière victoire de Michigan à Columbus. Voilà. Et la réception de Wisconsin en dernière étape d’un triptyque rend les mois d’octobre-novembre complètement dantesque. 

Si l’attaque ne trouve pas son rythme, il existe un monde dans lequel Michigan enchaîne les défaites. La goutte de trop pour Jim Harbaugh ?

Retrouvez la présentation complète de Michigan à cette adresse.

Les outsiders sérieux en Big Ten :

5. Minnesota ne devrait pas répéter une saison à plus de 10 victoires

Après Western Michigan, P.J. Fleck a réalisé son deuxième miracle en football universitaire avec Minnesota. Il a amené les Golden Gophers à un record de 9-0 (pour la première fois depuis 1941) après la victoire retentissante face à Penn State (pour une première victoire à domicile face à une équipe du Top-5 depuis 1977).

Malheureusement, le titre de division Big Ten West leur a filé entre les doigts à la suite de revers contre Iowa et Wisconsin, en novembre. Rageant. Minnesota s’est tout de même vengé lors de l’Outback Bowl, en infligeant une fessée à Auburn (!), 31 à 24.

Record final : 11-2. Personne n’avait vu venir un tel niveau de succès. Par contre, le résultat ne devrait pas être aussi fameux en 2020.

Tanner Morgan s’est révélé en tant que sophomore (3.253 yards, 30 TDs, 7 INTs) et le quarterback revient pour diriger une attaque menaçante, derrière une très bonne ligne offensive qui revient avec les 5 mêmes titulaires. Il n’est pas le plus flashy, mais, il est certainement l’un des meilleurs QBs de la conférence. Et il sera très bien protégé. Et le running back Mohamed Ibrahim (604 yards, 7 TDs) est un solide remplaçant à Rodney Smith.

Toutefois, les déboires débutent à partir de cet instant.

En attaque, Tanner Morgan se retrouve sevré de ses meilleures cibles aériennes. Le receveur vedette Tyler Johnson a épuisé son éligibilité tandis que la fantastique Rashod Bateman a préféré se retirer de la compétition en raison du COVID-19. Chris Autman-Bell (371 yards, 5 TDs en tant que 3ème option) devient automatiquement le meilleur receveur des Gophers ; mais, il est bien esseulé.

En défense, le front-seven est dévasté par les départs et cela commence par le defensive end Carter Coughlin et le linebacker Kamal Martin. Autant dire que la défense contre la course et le pass-rush, qui n’étaient déjà pas les gros points forts défensifs de Minnesota, vont largement reculer. Pire encore : le meilleur défenseur de l’équipe, le cornerback Antoine Winfield Jr. (First-Team All-American avec 7 INTs), s’est envolé pour la NFL.

Les retours de Coney Durr, Benjamin Saint-Juste et Jordan Howden (26 passes défendues, 2 INTs combinées) dans le secondary devraient tout de même maintenir la défense à flot. Mais, sans pass-rush adéquat, il sera presque mission impossible pour contrer les meilleures attaques de la conférence Big Ten.

Et pour cela que Minnesota ne répétera pas une saison à plus de 10 victoires. Cependant, sur un malentendu, les Gophers peuvent voler le titre de division West.

6. Et si Indiana écrivait l’histoire pour une seconde saison de suite ?

Tom Allen est sur la bonne voie de la construction d’une véritable équipe de Big Ten à Indiana. Ce n’est pas pour rien que les Hoosiers ont terminé la saison passée avec 8 victoires et un record positif en conférence pour la première fois depuis 1993.

Et, avec le retour de 17 (!) titulaires, les espoirs les plus fous sont de mise à Bloomington.

Le coordinateur Kalen DeBoer est retourné à Fresno State, mais, il laisse la main à l’assistant des quarterbacks en place depuis 3 ans, Nick Sheridan. Le ralentissement ne devrait pas être sévère ; au contraire. Le prometteur Michael Penix reprend le poste de quarterback titulaire à la suite d’une saison freshman gâchée par les blessures. Son association avec le running back sophomore Stevie Scott (845 yards, 10 TDs) promet énormément dans l’un des backfields les plus performants en Big Ten.

De plus, Michael Penix retrouve les 3 meilleurs cibles aériennes de l’an passé avec les receveurs seniors Whop Philyor, Ty Fryfogle (1.606 yards, 8 TDs) et le très bon tight end junior Peyton Hendershot (622 yards, 4 TDs).

Posséder une attaque efficace en Big Ten est un bon point. Mais, le plus important reste une défense intraitable et les Hoosiers s’en rapprochent doucement.

L’escouade défensive ne perd que 2 titulaires, les nouvelles têtes ont déjà connu le terrain et la totalité des titulaires sont juniors ou seniors. Tant d’expérience est un réel avantage (surtout avec une saison perturbée par la pandémie du COVID-19). Le defensive tackle senior Jerome Johnson (5 sacks) peut devenir la star de la ligne défensive alors que le leader défensif, Micah McFadden (61 plaquages, 10 TFLs, 3 passes défendues), revient pour une saison de junior au poste de middle linebacker.

Autrement dit : il s’agit potentiellement de la meilleure défense de Tom Allen à Indiana et l’attaque conserve une dynamique des plus intéressantes.

Les Hoosiers ont connu une saison historique avec 8 victoires en 2019. Et, aussi incroyable soit-il, ils peuvent réitérer un tel exploit en 2020. Si c’est encore mieux.

Certes, ce sera compliqué de rivaliser avec Ohio State ou Penn State dans la division Big Ten East. Toutefois, une première victoire à un Bowl depuis 1991 est sur les bons rails.

7. Iowa doit se trouver un nouveau quarterback

Chaque saison, il est insensé de discréditer Iowa de la course au titre de division Big Ten West. Les Hawkeyes y sont toujours des prétendants, d’une façon ou d’une autre.

Et 2020 ne devrait pas déroger à la règle.

L’expérience sous la main de Kirk Ferentz est à peu près équivalente aux dernières années, avec 12 titulaires de retour des deux côtés du terrain. Ceci dit, les pertes sont extrêmement lourdes : il faut remplacer un quarterback titulaire depuis 3 ans (Nate Stanley) et un defensive end All-American avec 11.5 sacks (E.J. Epenesa).

La plus grande question reste l’identité du nouveau quarterback. Le sophomore Spencer Petras semble tenir la pole position ; mais, il est totalement inexpérimenté et ce n’est pas très bon dans le système de jeu compliqué de Iowa. L’heureux élu sera tout de même bien aidé par le reste de l’attaque. La ligne offensive conserve 108 titularisations en carrière (malgré la perte de l’excellent right tackle Tristan Wirfs) alors que Tyler Goodson et Mekhi Sargeant (1.201 yards, 9 TDs) sont toujours présents au poste de running back.

Bonne surprise : le groupe de receveurs est plus que décent et celui-ci garde ses 5 meilleures cibles. Le senior Ihmir Smith-Marsette (722 yards, 5 TDs), en plus d’être le leader offensif des Hawkeyes, est également un superbe kick returner (2 TDs) capable de renverser un match sur équipes spéciales.

La situation offensive est un peu plus inquiétante, à l’inverse.

Iowa doit remplacer 3 titulaires sur la ligne défensive dont E.J. Epenesa, le meilleur linebacker en Kristian Welch (87 plaquages, 9 TFLs) ainsi que ses deux meilleurs defensive backs, à commencer par le très bon Michael Ojemudia (12 passes défendues, 3 INTs). Ce n’est pas une tâche facile. Mais, à la décharge des Hawkeyes, ils arrivent à raviver leurs forces sur une base annuelle.

Le secondary se retrouve toujours avec 2 playmakers d’expérience, entre le safety junior Jack Koerner (81 plaquages, 6 passes défendues) et le cornerback senior Matt Hankins (9 passes défendues, 2 INTs). Même situation chez les linebackers. Le senior Nick Niemann et le junior Djimon Colbert sont également présents pour garder la défense à un très bon niveau.

Toutefois, la ligne défensive devrait être un boulet assez lourd à tirer.

Le defensive end senior Chauncey Gholston devrait faire des vagues plus ou moins fortes en tant que pass-rusher principal. Quid du reste ? Un redshirt freshman recruté en tant que tight end à l’opposé et deux defensive tackles sans vraie expérience du haut niveau universitaire (Junior College et “grad transfer” de Northern Illinois).

Rendez-vous en novembre, face à Wisconsin, pour savoir si Iowa peut piquer un nouveau titre de division Big Ten West et atteindre le plateau des 10 victoires.

8. Tous les yeux sont rivés sur la ligne défensive à Nebraska

Arrivé depuis 2 ans sur le campus de Lincoln, Scott Frost parle beaucoup mais les résultats sont toujours attendus. Nebraska devait progresser en 2019. Mais, comme depuis quelques saisons, les Cornhuskers ont déçu avec un record de 5-7.

Il est temps d’égaler les annonces sur le terrain.

Le quarterback junior Adrian Martinez est lui-aussi attendu au tournant. Son excellente saison de freshman est tombée dans l’oubli après une année décevante (1.956 yards, 10 TDs, 9 INTs) et dérangée par les blessures. Toutefois, il demeure un joueur talentueux et un QB dual-threat parfait pour les plans offensifs de Scott Frost.

Le backfield offensif devrait montrer des progrès significatifs avec le retour de Derrick Mills (745 yards, 10 TDs) pour une ultime année universitaire ainsi que l’apport de deux redshirt freshmen 4-étoiles, Rahmir Johnson et Ronald Thompkins. D’autant plus que la ligne offensive revient avec les 5 mêmes titulaires et un total de 105 titularisations. Ils ont, d’ailleurs, tous joué les 12 matchs en 2019 avec le même alignement.

A l’inverse, la situation des receveurs n’est pas aussi bonne.

Bien que Scott Frost souhaite remettre le jeu de course au goût du jour, Adrian Martinez a besoin de cibles aériennes. Il peut se reposer sur le sophomore Wan’Dale Robinson, qui peut donner un coup de main au sol et qui est le punt/kick returner attitré des Huskers. Mais, au-delà du couteau-suisse, l’expérience est faible. Omar Manning arrive tout droit de JUCO et l’ancienne recrue 4-étoiles, Chris Hickman, bien que prometteur, n’est que redshirt freshman.

La défense vit, de son côté, sur le fil du rasoir.

Le secondary devrait se révéler comme la force défensive de cette équipe, avec les retours du safety Cam Taylor-Britt (49 plaquages, 4 TFLs, 6 passes défendues, 3 INTs) et de deux autres titulaires. Il faudra tout de même composer avec le départ du cornerback Lamar Jackson (15 passes défendues, 3 INTs), et, ce n’est pas rien.

Autre perte significative : le linebacker et meilleur plaqueur de Nebraska, Mohamed Barry, n’est plus présent pour tenir les rangs au milieu du terrain. L’avenir ne devrait pas être très sombre, ceci dit. Les seniors Collin Miller et Jojo Domann (11.5 TFLs, 6 passes défendues) ont le potentiel de faire mieux avec plus d’espace.

La zone d’ombre majeure de cette défense réside sur la ligne défensive. Et elle peut détruire les progrès envisagés au niveau du back-seven.

Les trois titulaires ont disparu de la circulation à l’intersaison, à commencer par le defensive end Khalil Davis (8 sacks, 12 TFLs). Les linemen Ben Stille et Jordon Riley peuvent être de belles révélations. Mais, rien n’est moins sûr avec le peu d’expérience qu’ils proposent. Si le pass-rush recule et si la défense au sol s’effondre, l’escouade défensive toute entière peut être déstabilisée.

Une onde de choc qui peut se répercuter à l’ensemble de l’équipe et ruiner, à nouveau, les espoirs de reconquête à Lincoln. Scott Frost ne peut se permettre une nouvelle désillusion.

Les équipes de seconde zone en Big Ten :

9. Northwestern, le choix parfait pour un upset

En 2019, Northwestern est passé d’un titre de champion de division Big Ten West à un record de 3-9. Plusieurs facteurs mènent à penser que, si tous les éléments s’emboitent parfaitement, l’ascenseur peut remonter les Wildcats jusqu’au sommet de la conférence.

Tout d’abord, faut-il encore pouvoir répondre aux questions posées.

Northwestern n’a remporté que 3 succès à cause de l’affreuse pagaille en attaque. Mike Bajakian arrive au poste de coordinateur offensif pour repartir de zéro. Et il peut compter sur 4 quarterbacks avec de l’expérience : Peyton Ramsey arrive d’Indiana à la suite d’une saison très solide, Hunter Johnson (ancienne recrue 5-étoiles de Clemson) a déçu pour ses premiers pas à Evanston tandis que Aidan Smith et Andrew Marty ont relevé le challenge en fin de saison dernière. Quel que soit le titulaire, l’efficacité de l’attaque ne peut qu’aller de l’avant.

De plus, la ligne offensive devrait très solide malgré l’arrivée d’un centre freshman (et recrue 4-étoiles), le comité de running backs est intacte et le groupe de receveurs retrouve 8 contributeurs avec de l’expérience.

Et la défense devrait se révéler comme l’une des toutes meilleures de la ligue.

9 (!) titulaires reviennent dans une escouade qui dominait déjà son art en 2019. Tous sont juniors ou seniors. 4 joueurs à plus de 75 plaquages continueront de découper les adversaires. Les juniors Greg Newsome et Cameron Ruiz composent l’un des meilleurs duos de cornerbacks de la conférence.

Il faut juste trouver un remplaçant au pass-rusher Joe Gaziano (17 TFLs, 9 sacks).

Mais, hormis cela, cette défense peut limiter n’importe quelle équipe en Big Ten. Et c’est un excellent début pour empocher des upsets, les uns après les autres, et titiller la première place de la division Big Ten West.

10. Préparez-vous (déjà) à un record négatif à Michigan State

Le succès des Spartans depuis 15 ans doit largement être attribué à Mark Dantonio. Des Bowls du Nouvel An, des saisons terminées dans le Top-10 et, même, une qualification pour le College Football Playoff. Sauf que le head coach est parti à la retraite du jour au lendemain, juste après le “National Signing Day”.

Mel Tucker reprend la main d’un vestiaire qu’il n’a pas recruté et les quelques titulaires de retour (10) ne sont pas forcément acquis à sa cause. Cerise sur le gâteau : Michigan State n’a connu aucun entrainement à cause de la pandémie du COVID-19.

Le futur proche des Spartans ne s’annonce pas glorieux.

Le quarterback junior Rocky Lombardi prend la relève de Brian Lewerke derrière une ligne offensive expérimentée et en meilleure santé que l’an passé. Il existe plus de chances que cela se déroule bien que mal. Surtout que le prometteur Elijah Collins (988 yards, 5 TDs) revient à ses côtés dans le backfield. Toutefois, les receveurs sont tous jeunes et inexpérimentés et ce n’est pas forcément une bonne recette.

A cela, il faut ajouter la destruction d’une superbe défense.

Déjà qu’elle a bien régressé en 2019, elle doit aujourd’hui composer avec la perte de 8 titulaires et notamment ses joueurs stars, tels que Kenny Willekes, Joe Bachie et Josiah Scott. Seuls le linebacker Antjuan Simmons (90 plaquages, 16 TFLs) et le cornerback Xavier Henderson (7 passes défendues, 2 INTs) sont là pour tenir la baraque. Le reste n’est qu’un mélange de remplaçants de longue date et de jeunes sophomores.

Le mieux est d’attendre une saison de reconstruction et un record négatif à Michigan State. Histoire de ne pas être déçu une fois l’automne venu.

11. Que vaut Purdue sans Rondale Moore ?

On s’attendait tous à ce que Purdue retrouve une place décente en conférence Big Ten avec le retour en pleine santé du receveur superstar Rondale Moore. Mais, il s’est retiré de la compétition à cause du COVID-19 et a annoncé son intention de rejoindre la NFL Draft.

Les Boilermakers doivent maintenant se trouver un nouvel homme fort.

Celui-ci pourrait bien être un autre receveur, en la personne de David Bell. Le sophomore a sorti une excellente saison inaugurale (1.035 yards, 7 TDs) et a été nommé dans la First-Team All-Big Ten. Faut-il encore trouver un quarterback capable de lancer avec constance et efficacité. Jack Plummer et Aidan O’Connell n’ont pas complètement satisfait l’an dernier et ils se battent toujours pour le poste de titulaire. A voir si une année de plus sous la houlette de Jeff Brohm peut créer un déclic.

Des progrès sont attendues en défense… et celle-ci retrouve la quasi-totalité de ses titulaires. Il faut remplacer le meilleur plaqueur de l’équipe, Ben Holt, et c’est tout.

Le linebacker junior Derrick Barnes (7.5 sacks, 11 TFLs) et le defensive end sophomore George Karlaftis (7.5 sacks, 17 TFLs) restent tout de même les meilleurs défenseurs de Purdue et peuvent mener une révolution.

Si un quarterback propose un jeu solide et si la défense progresse (voire même agresse), les Boilermakers peuvent clairement viser un Bowl en fin de saison.

Les équipes… au fond du trou en Big Ten :

12. Dommage que la défense d’Illinois perde ses armes

La compétition dans la division Big Ten West est terrible et il est difficile pour Illinois d’exister. Mais, tout peut arriver. C’est ainsi que les Fighting Illini de Lovie Smith ont sorti plusieurs comebacks afin d’arracher une qualification pour un Bowl en 2019.

Il ne faut pas enterrer cette équipe trop tôt. Mais, le chemin semble très périlleux.

L’ancien quarterback de Michigan Brandon Peters a trouvé sa place à Illinois et le senior entame une dernière saison universitaire avec des attentes élevées. Il retrouve en plus son receveur favori en Josh Imatorbhebhe (634 yards, 9 TDs) et il reçoit l’aide de l’ancien tight end 5-étoiles de Georgia, Luke Ford. Un potentiel offensif existe bel et bien à Urbana-Champaign.

Malheureusement, seuls 5 défenseurs reviennent parmi les titulaires et cela devrait être compliqué à surmonter. Surtout avec le départ de la machine à plaquer Dele Harding (153 plaquages, 14.5 TFLs) et du pass-rusher Oluwole Betiku (9 sacks, 13 TFLs). Le secondary demeure tout de même une entité dense et expérimentée.

Suffisant pour amortir la casse ? Rien n’est moins certain.

13. La reconstruction continue à Maryland

Tant que les Terrapins d’auront pas régler leurs soucis offensifs, il ne faudra pas s’attendre à des miracles en conférence Big Ten. Et ces mêmes questions reviennent à nouveau sur la table cette saison.

Le quarterback junior Josh Jackson arrivera-t-il à briser le plafond de verre ou est-ce que le redshirt freshman Lance LeGendre peut faire mieux ? La recrue freshman 5-étoiles Rakim Jarrett peut-il devenir le “go-to-guy” tant attendu (au sein d’une escouade de receveurs plutôt profonde) ? La ligne offensive peut-elle enfin tenir son rang et aider l’attaque plutôt que la desservir ?

Et, à cela, il faut aujourd’hui ajouter la refonte du jeu de course, qui était l’élément principal de la “réussite” de Maryland. Jason Leake et Anthony McFarland sont partis avec 1.350 yards et 16 TDs dans leurs poches. Le running back senior Tayon Fleet-Davis et/ou le freshman 4-étoiles Penny Boone peuvent-ils faire mieux que leurs prédécesseurs ? Si possible, avec plus de régularité ?

La défense, de son côté, connait une 2ème vague de purge depuis l’arrivée de Mike Locksley et perd la moitié de ses titulaires par rapport à l’an passé. Et, notamment, son meilleur joueur en Keandre Jones (74 plaquages, 7 sacks, 13 TFLs).

Avec les jeunes pousses lancées sur le devant de la scène en attaque et une reconstruction forcée en défense, ne vous attendez pas à des exploits immédiats à Maryland.

14. N’en demandons pas trop à Rutgers

Le héros est de retour à la maison. Greg Schiano, qui a construit un programme de Rutgers compétitif au plus haut niveau dans les années 2000, revient à Piscataway pour remettre de l’ordre dans la maison.

Cependant, les Scarlet Knights étaient si loin de leur compétition en conférence Big Ten que la reconstruction demandera un certain temps avant des résultats probants (s’il y en a).

Le point positif : Greg Schiano est un très bon entraineur défensif et l’escouade défensive de Rutgers ne perd quasiment aucun contributeur majeur. Le leader, Tyson Fogg, est toujours ancré au poste de middle linebacker et le secondary est un groupe plutôt solide, qui obtient le renfort du senior Brendon White, aussi connu pour avoir été le MVP du Rose Bowl en 2018 avec Ohio State.

Le point négatif : l’attaque a creusé un trou si profond qu’en sortir devrait être une tâche des plus compliquées. Toutefois, l’ancien quarterback de Nebraska, Noah Vedral, arrive pour stabiliser quelque peu l’animation offensive avec un comité de running backs plutôt décents mené par le junior Isaiah Pacheco.

Bref, le retour à la compétitivité n’est pas pour tout de suite. Un upset ou deux n’est pas hors de portée comme par le passé, ceci dit.

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