Brandon Joseph Northwestern Wildcats vs Ohio State Interception 2020
(Crédit photo : Northwestern Wildcats Athletics)

“CFB Preview” : les meilleurs sophomores de la saison de football en 2021

Même si la tendance change depuis quelques années, la ou les premières années en football universitaire sont consacrées en priorité à l’apprentissage du playbook, à la construction d’un physique adapté aux exigences de la NCAA et aux premiers tours dans les salles de classe. La donne change pour les sophomores.

Les plus talentueux obtiennent de réelles opportunités et/ou s’installent comme des pièces maîtresses de leur équipe au cours de leur seconde saison universitaire.

Et c’est à ce moment-là que certains explosent aux yeux du grand public.

Aussi bien les promesses d’une première saison réussie que la propulsion attendue vers un poste majeur se concrétisent, de plus en plus, pour les sophomores. Et les head coaches sont également de moins en moins frileux à prendre des risques avec de jeunes joueurs prêts pour la bataille.

Donc, qui seront les sophomores attendus pour occuper les premières pages des journaux en 2021 (pour les bonnes raisons) et jouer un rôle prépondérant autant pour leur équipe que sur le plan national ?

(La liste de sophomores ci-dessous est agencée selon l’ordre alphabétique de leur université actuelle.)

Les têtes de liste : quels sophomores joueront les premiers rôles ?

LB Will Anderson (Alabama)

Récemment, l’attaque d’Alabama a été davantage récompensée que la défense et a mené les troupes du Crimson Tide jusqu’au titre national. Que les puristes ne s’inquiètent pas. Un retour à la normale devrait se produire en 2021 ; et, Will Anderson en sera le principal protagoniste.

La réussite défensive est toujours allée de paire avec le niveau du groupe des linebackers (bien que les autres positions ont aligné les athlètes de grand talent).

Et, cette saison, Alabama peut se reposer sur le meilleur groupe de linebackers du pays.

Ce n’est pas une inquiétude que le centre du terrain soit bouché à tous les postes. Chacun possède sa propre utilité. Pour sa part, Will Anderson est le spécialiste du pass-rush pour le Crimson Tide ; et, dès son année de freshman, il a montré qu’il était une terreur à cette occupation. 52 plaquages, 7 sacks et 8 pressions du quarterback adverse additionnelles. Résultat ? La récompense de FWAA “National Freshman of the Year” et le surnom de “The Terminator”.

Il est déjà l’un des meilleurs pass-rushers de la ligue… et il n’était que true freshman. Il est fort probable que sa production explose en tant que sophomore. Et, ne soyez pas surpris s’il termine dans la sélection finale du Heisman Trophy.

QB D.J. Uiagalelei (Clemson)

Vivre dans l’ombre de Trevor Lawrence peut autant être un fardeau qu’une bénédiction. Il faut croire qu’il s’agit plutôt de la seconde situation pour D.J. Uiagalelei. Les attentes sont (extrêmement) élevées pour atteindre le même niveau que son prédécesseur ; mais, le jeune quarterback a montré qu’il en était capable.

Le Californien d’origine samoane a déjà brillé en relève du dernier premier choix de la NFL Draft, lorsque celui-ci a été forcé de manquer 2 matchs à cause du COVID-19.

Notamment, sur le terrain de Notre Dame. 29/44, 439 yards, 3 TDs (2 à la passe et 1 au sol), 0 INT. Aucun quarterback adverse n’avait accumulé autant de yards dans l’histoire du Fighting Irish ; et, en prime, record de yards pour un QB freshman de Clemson.

Il est désormais attendu au tournant avec la responsabilité de l’attaque des Tigers.

L’héritier peut-il dépasser le maitre ? Dans l’immédiat, non.

Mais D.J. Uiagalelei devrait s’en rapprocher très vite. Il a démontré une certaine maturité dès ses premiers ballons et les performances devraient exploser dès que Justyn Ross a retrouvé la cadence d’une saison manquée et que le backfield true freshman a pris ses marques.

QB Grayson McCall (Coastal Carolina)

Il ne faut pas se leurrer : personne n’imaginait que Grayson McCall devienne la révélation de cette dernière saison de football universitaire.

Et le quarterback freshman a tracté l’équipe de Coastal Carolina dans son sillon.

Les Chanticleers ont réalisé une saison merveilleuse, de la première à la dernière semaine, pour la conclure avec 11 victoires de très belle facture (à Kansas, à Louisiana, contre Appalachian State et BYU). La belle histoire s’est malheureusement terminée en overtime lors du Cure Bowl, perdu de justesse face à Liberty. Mais, Jamey Chadwell peut remercier son quarterback.

Grayson McCall était l’âme des Chanticleers. Et, ses excellentes performances ne sont pas le fruit d’une faible compétition, au contraire. Le quarterback était un playmaker fabuleux et jouait à son meilleur niveau dans les moments les plus chauds. 68.8% de passes complétées, 2.488 yards, 26 TDs, 3 INTs avec 569 yards et 7 TDs à la course. Ce n’est pas anodin.

Coastal Carolina ne peut plus être considéré comme une surprise. Grayson McCall, non plus. Et c’est tant mieux : ils pourront reproduire une saison identique avec d’autant plus de lumière.

Grayson McCall QB Coastal Carolina Chanticleers 2019
(Crédit photo : Coastal Carolina Chanticleers Athletics)

S Brandon Joseph (Northwestern)

Pat Fitzgerald est réputé pour la qualité de ses défenses au fil des saisons à Northwestern. Par contre, les Wildcats n’ont pas l’habitude de lancer des true freshmen dans le grand bain. Et c’est encore moins commun quand ceux-ci font partie des meilleurs joueurs du pays à leur poste.

Brandon Joseph a réalisé un tel exploit pour ses débuts et a crevé l’écran avec 6 interceptions en à peine 9 rencontres. Meilleur total de la ligue en 2020.

Le safety s’est même permis le luxe de s’introduire dans la First-Team All-American (en plus d’une litanie d’autres récompenses). Le jeune texan, expatrié en conférence Big Ten, possède clairement le talent pour figurer parmi les meilleurs defensive backs de la ligue. Certes, il n’est pas le plus grand ou le plus physique, mais ses qualités de vitesse et ses instincts sont incroyablement redoutables.

Vous avez entrevu le potentiel de Brandon Joseph lors du Big Ten Championship Game avec une interception improbable à une main dans l’en-but sur une passe de Justin Fields.

Plus de 6 interceptions ? Difficile. Une confirmation à haut niveau au-delà des sophomores ? Fort possible.

RB Kyren Williams (Notre Dame)

Le succès de la saison de Notre Dame, terminée au College Football Playoff, peut être imputé à Ian Book. Toutefois, qu’en partie. Kyren Williams s’est imposé dès ses premières portées comme un superbe running back et a porté le Fighting Irish à plus d’une reprise.

6 matchs à plus de 100 yards, 1.125 yards, 13 TDs et un titre de ACC “Rookie of the Year”.

Les hommes de Brian Kelly n’aurait jamais pu accomplir la même saison sans lui.

Et il devrait sans aucun doute prendre encore plus de galon avec le départ de Ian Book. Les rennes de l’attaque lui ont été remis et il pourra également profiter de l’arrivée de l’explosif Chris Tyree dans la rotation pour souffler et être d’autant plus efficace.

Les rennes de l’attaque, rien que cela ?

Sans faire offense à Jack Coan, nouveau quarterback arrivé à l’intersaison à South Bend, il n’impose pas le même poids dans le backfield du Fighting Irish. Brian Kelly doit le savoir. Il a toujours possédé un très bon running back derrière lui à Wisconsin et, avec Kyren Williams, il retrouve une situation identique. Pourquoi changer une recette qui a (relativement) fonctionné ?

Kyren Williams RB Notre Dame Fighting Irish vs Clemson Week 10 2020
(Crédit photo : Matt Cashore – USA TODAY Sports)

QB Spencer Rattler (Oklahoma)

Les sophomores attendus de pied ferme en 2021 sont légion. Ceci dit, aucun joueur n’est autant attendu que Spencer Rattler. Le quarterback d’Oklahoma est inclus dans la short-list pour le Heisman Trophy avant le début de saison ; rien que cela.

Et c’est complètement mérité.

Il est tout de même revenu de loin après un début de saison freshman compliqué avec 5 interceptions lancés en 4 matchs ; d’autant plus qu’il suit Baker Mayfield, Kyler Murray et Jalen Hurts, 2 précédents vainqueurs du Heisman Trophy et 3 titulaires en NFL. Malgré tout, Spencer Rattler a rebondi tel un vétéran avec 8 victoires consécutives, un ratio de 15 TDs pour 2 INTs lors des 9 derniers matchs et une inclusion dans la Freshman All-American Team.

Il a montré qu’il était l’homme de la situation, malgré les premières difficultés, pour mener l’attaque de Lincoln Riley. Bonne nouvelle, il ne fait absolument aucun doute que Spencer Rattler progresse encore. Il a déjà démontré de superbes capacités de lanceur (dans la poche ou en pleine course) et son bras est digne des meilleurs. Sans oublier que le développement du protégé de Linoln Riley, véritable gourou des quarterbacks, ne fait que débuter.

Une autre bonne nouvelle en vue d’une progression : l’attaque ne bouge pas des masses.

La ligne offensive devrait demeurer excellente, le groupe des running backs sera une réelle menace avec un combo létal et, encore mieux, la continuité est de mise chez les receveurs et ceux-ci sont aussi jeunes (sophomores) que talentueux.

Bref, tout cela pour dire que Spencer Rattler joue (déjà) dans la cour des grands et se positionne (réellement) en favori pour le Heisman Trophy.

RB Bijan Robinson (Texas)

Tom Herman a mis du temps avant de faire confiance à Bijan Robinson. Il peut se mordre les doigts. Le running back freshman a littéralement explosé dans les ultimes semaines de la saison et a pris la direction offensive des Longhorns avec autorité.

Et, Tom Herman a payé le prix cher de cette erreur… en prenant la porte.

C’est plutôt une bonne nouvelle pour Bijan Robinson, d’ailleurs. L’arrivée de Steve Sarkisian, excellent stratège offensif, reprend les rennes de Texas et amène son assistant en charge de la ligne offensive à Alabama, Kyle Flood, dans ses valises pour y devenir le coordinateur offensif. Le jeune running back ne pouvait pas rêver mieux.

Pourquoi l’avenir est-il radieux ? Quand utilisé à bon escient, Bijan Robinson a accumulé 443 yards offensifs et 6 touchdowns lors des 2 dernières rencontres. Et, plus important encore, il termine la saison avec une moyenne absurde de 8.2 yards par portée. Sans oublier qu’il se retrouve avec un entraineur qui comprend et utilise les bons préceptes offensifs.

Tous les voyants sont au vert pour qu’il s’impose comme un des playmakers les plus excitants du pays ; et bien mieux que les autres sophomores.

Les surprises : quels sophomores exploseront sans prévenir ?

DL Bryan Bresee/Myles Murphy (Clemson)

Il faut considérer les deux lineman sophomores de Clemson tel un package. Bryan Bresee et Myles Murphy étaient les deux meilleurs linemen de leur classe de recrutement… et ils sont directement devenus les deux plus grands dangers de la ligne défensive des Tigers.

En 12 matchs, ils ont cumulé 8 sacks, 11 TFLs et 19 pressions additionnelles sur les quarterbacks adverses.

Chacun avait des qualités bien particulières au-delà de ces statistiques pures. Positionné au centre de la ligne, Bryan Bresee s’est révélé être un superbe pass-rusher alors que Myles Murphy s’est surtout positionné en tant que meilleur défenseur contre la course de la ligne (sans oublier ses excellentes qualités de pass-rusher). Et dire que la paire n’était que true freshman était absolument effrayant. Clemson devrait très rapidement se retrouver avec la meilleure ligne défensive de la ligue. Zéro doute.

Aussi bien l’un que l’autre se trouve sur le chemin de devenir une superstar.

La paire de sophomores, en plus de leur progression naturelle, devrait qui plus est évoluer au sein d’un front-seven intact qui revient avec 9 titulaires (et pas des plus mauvais, au contraire). Le meilleur de la ligue ? Possible.

Qualifier Bryan Bresee et Myles Murphy de “surprises” est un peu osé.

Toutefois, étant des defensive linemen, ils ne sont pas aussi connus que d’autres joueurs à d’autres positions. Leur explosion au plus haut niveau en tant que sophomores devrait permettre de régler cette injustice. Et, cette fois-ci, vous êtes prévenus.

WR Jaxon Smith-Njigba (Ohio State)

Lui-aussi a réalisé une réception spectaculaire ; peut-être la plus spectaculaire de la dernière saison de football universitaire. Cependant, il s’agit du seul highlight de l’année pour Jaxon Smith-Njigba.

10 réceptions pour 49 yards et 1 seul TD.

Ce maigre bilan n’est pas du tout représentatif du talent immense du receveur de Ohio State.

En tant que true freshman, il ne devait pas être encore prêt et n’a pas beaucoup vu le terrain. Attendez-vous à ce que la chanson soit quelque peu différence en 2021. Il revient avec du galon et l’un des meilleurs duos de receveurs de la ligue, Chris Olave et Garrett Wilson, reste présent pour l’épauler… et lui ouvrir des brèches au coeur des défenses adverses.

Rien n’est assuré au regard de la dernière saison. C’est un réel pari. Mais, si vous cherchez un receveur méconnu capable de se révéler au grand jour, Jaxon Smith-Njigba est un candidat idéal.

Jaxon Smith-Njigba WR Ohio State Buckeyes Training Camp 2021
(Crédit photo : Jay LaPrete – AP Photo)

WR Marvin Mims (Oklahoma)

Oklahoma possédait tellement de cibles peu expérimentées et connues qu’elles se sont diluées dans la masse. Et les débuts de Spencer Rattler occupaient toute l’attention. Cependant, les quelques éclats de Marvin Mims ne sont pas passés inaperçus.

Le receveur true freshman n’a pas terminé dans la Second-Team All-Big 12 pour rien.

Extrêmement électrique et rapide avec un physique de poche, il a explosé aux yeux des experts avec 2 matchs à plus de 100 yards, 9 touchdowns sur la saison et, surtout, des réceptions spectaculaires à (presque) chaque rencontre. Il a réussi cette performance parce qu’il arrivait constamment à être ouvert dans le dos de la défense ; et, Spencer Rattler n’a pas manqué de comprendre cela.

Marvin Miss n’était certainement pas le receveur le plus productif.

Mais, ne vous inquiétez qu’il le devienne au plus tôt… avec les highlights qui vont avec.

Peut-on même l’inscrire dans la course pour le Biletnikoff Award ? S’il explose au cours de son année de sophomore et que Spencer Rattler fait de même dans la course au Heisman Trophy, il ne fait aucun doute. Rares sont les jeunes receveurs plus prometteurs que lui à l’heure actuelle.

LB Noah Sewell (Oregon)

Si le nom de Noah Sewell vous parle, ce n’est pas surprenant. Il est le frère de Penei Sewell (ancien offensive lineman d’Oregon et actuel joueur des Detroit Lions) et, même s’il ne joue pas du même côté de la balle, il est aussi dominant que son ainé.

Il a pris place au coeur de la défense des Ducks en tant que true freshman et a dominé celle-ci dès ses premiers pas.

Pac-12 Defensive Freshman of the Year et meilleur plaqueur d’Oregon avec 45 plaquages, il a surtout été remarqué par ses qualités de défenseur à distance de la ligne de scrimmage, notamment en couverture au centre du terrain. Noah Sewell attaque ses adverses avec violence et, avec davantage de poids et d’expérience, il peut devenir une véritable machine en protection du second niveau ou à l’attaque du backfield adverse.

Mario Cristobal a trouvé la fondation de sa défense et le linebacker 5-étoiles devrait progresser à vitesse grand V. Il n’a pas fini d’occuper les gros titres. Pensez à une version moderne de Manti Te’o.

Les sous-côtés : quels sophomores moins connus méritent plus d’attention ?

RB Camerun Peoples (Appalachian State)

Avec 4 titres consécutifs de conférence Sun Belt, Appalachian State a été forcé de concéder la première place à Coastal Carolina en 2020. Les Mountaineers pourraient bien prendre leur revanche cette saison ; et il faudra s’en remettre au potentiel d’une excellente attaque menée par Camerun Peoples.

Avec 29 courses de plus de 10 yards (dont 7 se sont terminées en touchdown), le running back possède la capacité à retourner un match avec ses courses longue distance.

Il reçoit le renfort de Jahmir Smith, précédemment à Notre Dame, et l’ensemble des receveurs revient pour une saison supplémentaire. De plus, l’arrivée de l’ancien quarterback de Clemson et Duke, Chase Brice, pour remplacer Zac Thomas, offrira encore plus de responsabilités à Camerun Peoples afin de tracter l’attaque vers l’avant.

Bref, ses courses dévastatrices devraient monopoliser l’attention de la Sun Belt… et du Group of Five.

RB Deuce Vaughn (Kansas State)

Meilleur coureur et meilleur receveur de Kansas State dès sa saison de true freshman, Deuce Vaughn a crevé l’écran en tant que couteau-suisse de luxe.

Il a terrassé Oklahoma à (presque) lui-seul en début de saison et a continué dans sa lancée avec 3 rencontres à plus de 100 yards au sol, malgré le marasme ambiant des Wildcats. 642 yards à la course et 434 yards à la réception. Cela définit bien son impact prépondérant au sein de l’équipe et son statut mérité de playmaker dual-threat d’élite. Avec plus d’expérience ? Des frissons.

Il n’est pas grand et puissance ; mais, c’est ce qui fait sa force. L’agilité et la rapidité de Deuce Vaughn font de lui une arme de destruction massive quand le terrain s’ouvre devant lui et qu’il rencontre des situations de un-contre-un.

Couplez sa présence avec l’appui de Skylar Thompson, un des dual-threat quarterbacks les plus efficaces de la ligue, et Kansas State devient une équipe (très) dangereuse en attaque.

Deuce Vaughn RB Kansas State Wildcats vs Oklahoma Week 4 2020
(Crédit photo : David Stacy – Icon Sportswire via Getty Images)

TE Michael Mayer (Notre Dame)

L’attaque de Notre Dame n’est pas nécessairement la plus effrayante. Cependant, la situation dans laquelle elle se trouve devrait bénéficier à Michael Mayer.

Malgré le départ de Ian Book et la prépondérance de Kyren Williams, l’ancienne recrue 5-étoiles demeure la seule cible aérienne de qualité pour Jack Coan. Le nouveau quarterback n’est pas aussi talentueux que son prédécesseur ; et, se reposer sur un talent au grand gabarit permet d’assurer des passes et de prolonger des possessions.

Michael Mayer est une star en puissance, cela n’est pas une question.

Il suffit au Fighting Irish de trouver une autre cible pour relâcher la pression et son explosion n’est qu’une question de temps. D’autant plus que Notre Dame est connu pour développer d’excellents tight ends avec régularité.

RB Devon Achane (Texas A&M)

Bloqué par Isaiah Spiller dans le backfield de Texas A&M ? Ce serait avoir une vision très réductrice de l’apport d’un joueur en attaque. D’autant plus que Devon Achane est un athlète hors-norme.

Très bon sprinteur avec le programme d’athlétisme des Aggies (20.31s sur 200m), il peut devenir un H-back extrêmement dangereux lorsqu’il ne prend pas la relève de Isaiah Spiller derrière le quarterback. De plus, la présence d’une autre pile électrique, Ainias Smith, au poste de receveur promet un couple de sophomores dévastateur dans le terrain des défenses adverses.

“Pick your poison”, comme on dit.

Peut-il devenir l’arme la plus dangereuse de Texas A&M ? Compliqué. Mais son explosion pourrait se traduire en succès au plus haut niveau pour les Aggies. Surtout dans la course au College Football Playoff.