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Devon Matthews INT Tom Allen Indiana Hoosiers vs Michigan Week 10 2020
(Crédit photo : Rich Janzaruk - Bloomington Herald-Times)

“Best Team of the Week” : Indiana rompt enfin la malédiction face à Michigan

A chaque semaine de cette saison de football, la rédaction décernera le titre de “Best Team of the Week” à une équipe. Ce ne sera pas forcément la meilleure équipe, mais, aussi celle qui nous a fait la meilleure impression. Le lauréat de la Week 10 : Indiana.

Il existe de nombreux running gags en Big Ten. Le rôle de punching bag des Hoosiers face aux bluebloods de la conférence attire les gros titres en football universitaire depuis des décennies. Et, surtout, ils mettent du coeur à l’ouvrage afin de maintenir une telle réputation en vie.

Indiana a débuté la saison avec un record combiné de 2-61 depuis 1968 face à Penn State et Michigan.

3 matchs joués plus tard ?

Les Hoosiers ont exorcisé leurs démons et vaincu la malédiction face à leurs tyrans de toujours.

Une victoire dans la douleur en ouverture de saison face aux Nittany Lions, sur un exploit controversé de Michael Penix Jr. en prolongations, et une démonstration de force face aux Wolverines. Oui. Indiana s’est imposé face à Michigan. Cette victoire met fin à une disette de 24 rencontres face à l’université située à Ann Arbor, qui s’était adjugée la série sans interruption depuis 33 ans (en 1987) et qui restait sur 39 succès en 40 matchs.

C’était la fête au moment où on est entré dans les vestiaires. On a battu Michigan. Je ne sais plus quand c’est la dernière fois que l’on a battu Michigan. Personnellement, je sais que beaucoup [d’entre nous] n’étaient même pas nés. On devait le faire.

explique le cornerback des Hoosiers, Reese Taylor, à l’Indystar.

Et si les Hoosiers se trouvaient déjà sur le chemin de leur meilleure saison depuis 1967 (!), année de leur seul et dernier titre de conférence Big Ten et de leur unique participation au Rose Bowl ?

Une collection d’armes offensives dirigée par Michael Penix Jr.

Le head coach d’Indiana, Tom Allen, est un entraineur défensif de formation. Il a pris la direction des Hoosiers après avoir été leur coordinateur défensif, en 2016. Il a d’ailleurs réalisé cette année-là un superbe turnover défensif, qui les a propulsé sur leur trajectoire actuelle.

Certes, l’équipe s’est mis en valeur ces dernières saisons grâce à une efficacité défensive remarquable. Mais, à l’heure actuelle, l’attaque porte les espoirs d’Indiana.

Il suffit simplement de regarder dans les détails de la prestation face à Michigan.

  • 460 yards offensifs au bout de 60 minutes.
  • Un large avantage en terme de possession de balle (38min50 contre 21min10).
  • Une série inaugurale de 11 actions, 74 yards et convertie par une passe de touchdown.
  • 3 passes de touchdown lancées en 1ère mi-temps afin de prendre une avance de 24-7.
  • Un total de 9/18 sur 3rd down en fin de partie.

Indiana a souvent eu du mal à être compétitif en attaque parce qu’il leur manquait un solide quarterback. Entrez Michael Penix Jr. dans l’équation. Et les Hoosiers peuvent enfin se reposer sur un signal-caller de qualité.

Le quarterback sophomore a connu des hauts et des bas face à Penn State et Rutgers. Toutefois, il a sorti sa meilleure performance en carrière face aux Wolverines. 30/50 de réussite, 342 yards (record en carrière) et 3 TDs lancés. Michael Penix Jr. n’a pas connu de retard à l’allumage ; ce qui était son défaut jusque-là. Il a lancé la sauce dès les premières minutes et termine la première mi-temps avec 254 yards à la passe. Contre Rutgers, la semaine précédente ? Il s’était arrêté avec 238 yards au bout de 4 QTs.

Il a disséqué la défense de Don Brown pendant 60 minutes. En exposant l’inexpérience des defensive backs sans grande difficulté et en profitant d’un front-seven en manque criant de talents pour prendre tout son temps dans la poche.

Michael Penix Jr. s’est bien évidemment aidé de ses receveurs ; et, eux-aussi sont en pleine bourre. Les seniors Ty Fryfogle et Whop Philyor se révèlent, semaine après semaine, comme de très bonnes cibles explosives et ils se sont à nouveau mis en avant contre Michigan.

7 réceptions, 142 yards et 1 TD pour Fryfogle.

11 réceptions et 79 yards pour Philyor.

Sans oublier le tight end junior Peyton Hendershot, une excellente cible pour obtenir une nouvelle série de tentatives ou inscrire des touchdowns dans l’en-but (3 TDs en 2 semaines).

D’ailleurs, en parlant de succès dans la red-zone, l’attaque construite par le nouveau coordinateur offensif Nick Sheridan est incroyablement efficace quand il s’agit de marquer des points. En 16 visites dans la red-zone depuis le début de la saison, Indiana a convertit ses incursions en points à chaque fois et a marqué 12 TDs.

Honnêtement, toutes les planètes se sont alignées en faveur des Hoosiers contre Michigan.

Indiana ne connait pas autant de succès à la passe en règle générale et se repose davantage sur l’efficacité du jeu de course, pour un succès en dents de scie. Et, lors d’une partie où l’animation aérienne a excellé, le jeu au sol s’est ajouté à la fête lorsqu’il a fallu conclure cette victoire historique. Une telle association n’est pas monnaie courante à Bloomington.

Le running back Stevie Scott III a pris le relais en seconde période.

Alors que les Wovlerines étaient revenus à 10 points de retard (14-24), il a fini le boulot avec des conversions cruciales sur 3rd down et 2 TDs à la course. 49 des 118 yards accumulés au sol par les Hoosiers sont apparus lors du 4ème QT. Indiana a conservé le ballon dans ses mains, a doucement dévoré l’horloge et a inscrit des points pour maitriser l’issue de la rencontre.

Michigan a essayé de répondre.

Mais, la défense des Hoosiers a fini de plier la partie.

Indiana, 2ème meilleure équipe de Big Ten

L’attaque mérite de recevoir les lauriers du succès. A juste titre. Toutefois, il serait faux de penser que la défense des Hoosiers n’a pas participé à la démonstration. Celle-ci a tout autant maitrisé les tentatives des Wolverines.

Encore une fois, il suffit de regarder aux détails pour comprendre.

Michigan a été limité à 13 yards à la course en 18 portées. Soit, une moyenne abyssale de 2.2 yards par portée, si l’on enlève les 3 sacks conclus par Indiana. Le plus petit total autorisé par Indiana depuis 2002 (-32 yards face à William & Mary), et, depuis 2001 en conférence Big Ten (-8 yards face à Purdue).

La front-seven y est pour beaucoup. Mais; il ne faut pas oublier l’apport des defensive backs dans les moments chauds.

Les 2 dernières séries de Michigan ?

Interception.

Interception.

La première, attrapée par le cornerback Jaylin Williams, a permis aux Hoosiers d’inscrire le touchdown de la victoire. La seconde, volée par le safety Devon Matthews, a définitivement scellé l’issue de la partie. Joe Milton a par moments pris l’avantage sur le secondary ; cependant, ce dernier a eu le dernier mot lorsque cela comptait réellement.

Indiana compte 7 interceptions depuis le début de saison et reste sur 4 matchs consécutifs avec 2+ interceptions.

Au sein d’une conférence où le milieu de tableau est très homogène (à des années lumière de Ohio State), les Hoosiers se reposent sur une association dévastatrice entre une attaque très efficace et une défense qui joue toujours à haut niveau. Peu d’universités peuvent s’en targuer. Et c’est pourquoi Indiana peut se placer en seconde position derrière les Buckeyes.

Qui peut rivaliser avec eux ?

Penn State ? Ils ont déjà pris l’eau au bout d’un mois.

Michigan ? Les Wolverines arrivent clairement en bout de course sous Jim Harbaugh.

Wisconsin ? Une épidémie de COVID-19 dévaste une saison prometteuse.

Quoi qu’il en soit, les Hoosiers affichent un record de 3-0 pour la première fois depuis 1988 et ont (enfin) effacé la série de 24 défaites face à Michigan qui hantait l’université depuis des décennies. Cette saison est déjà réussie. Mais il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

Ce n’est que le début.

prévient le quarterback des Hoosiers, Michael Penix Jr.
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