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Elijah Childs Bradley Braves vs Northwestern Fort Myers Tipoff 2020
(Crédit photo : Bradley Braves Athletics)

“Zooming On” : les jeunes de Bradley croquent dans la MVC à pleines dents

Cinquième épisode de “Zooming On” : lumière sur Bradley, qui ne s’inscrivait pas dans les favoris au titre en MVC et qui fait mieux que résister avec ses jeunes pousses.

Direction la Missouri Valley Conference.

Drake, Loyola Chicago ou encore Illinois State sont désignés, année après année, comme les candidats pour enfiler la couronne de champion. Sauf que Bradley possède un avenir radieux. Et ses jeunes pousses font bien mieux que résister durant cette saison particulière.

Les Braves offrent de belles promesses pour le futur… et dès cette année.

Bradley sort un début de saison plus qu’intéressant

Après un exercice tout simplement incroyable en 2019-20, avec une victoire lors du tournoi de conférence MVC et l’obtention d’un ticket pour la March Madness, cette nouvelle saison s’annonçait un peu plus difficile pour les Braves.

3 joueurs cadres ne sont plus sur le campus.

Le leader Darrell Brown, Nate Kennell et Koch Bar.

Fort heureusement, le talentueux ailier Elijah Childs est lui de retour pour son ultime saison en basketball universitaire. Il doit assumer un nouveau rôle de leader. Et, pour l’encadrer, le coaching staff a fait le pari de la jeunesse et sur le marché des transferts.

On prédisait au moins un début de saison délicat. Cependant, Bradley a réalisé des belles performances : un bilan de 6 victoires pour 2 petites défaites. Et quand on voit les deux revers, face à la 3ème meilleure équipe de Big East, Xavier (51-50), et face à un membre du Top-25, Missouri (54-53), il y a pire. Tout en sachant que la physionomie a été la même sur les deux rencontres. Avec un peu de réussite, le résultat peut être bien différent à chaque fois.

Certes, ces 2 défaites sont frustrantes mais elles mettent en valeur le potentiel du groupe. Celui-ci est capable, au final, de rivaliser avec des formations qui se qualifieront pour la March Madness.

De quoi entrevoir une saison plus rayonnante.

Malheureusement, le début des matchs de conférence débute mal avec une défaite à Northern Iowa (78-72).

Ensuite, Bradley déroule avec 3 succès consécutifs en MVC, lors du match retour face à UNI puis 2 démonstrations contre Evansville. Prenons le deuxième match face aux Purples Aces pour imager le profil des Braves. Un succès assez facile, sur le score de 86 à 55, qui montre bien que l’équipe peut faire de gros dégâts lorsqu’elle est adroite.

(Story time : nous sommes vendredi matin et, forcément, Bradley a perdu jeudi soir contre Illinois State, dans le derby régional, sur le score de 71 à 56. Aucune vanne, juste la #MoCCurse, dans le plus grand des calmes.)

Bradley, la défense avant tout !

La saison dernière, Bradley proposait une défense plutôt intéressante sans pour autant être vraiment productive.

Cette saison, on se retrouve à des années lumière.

Des principes défensifs et des fondamentaux de très haut niveau sont apparus. Et le constat est simple. Les Braves est la 2ème meilleure équipe en défense à 2 points selon Kenpom.

En sachant que l’apport défensif est bien plus supérieur que les chiffres, et que l’on ne compte pas le travail de l’ombre dans ces statistiques (notamment les ballons déviés, qui est la grande force de l’équipe).

Alors oui, Bradley n’est pas très productif lorsqu’il faut défendre la ligne à 3-points. Cela peut être une petite erreur sur le plan national. Mais, en MVC, ce n’est pas très problématique. Des équipes comme Drake ou Loyola Chicago ont surtout une force de frappe à l’intérieur et à deux points.

Sur les tentatives à 2-pts, les Braves limitent l’adversaire à moins de 40% sur un match. C’est juste indécent. Surtout que le calendrier n’était pas un parcours de santé par rapport à certains.

Ce qui frappe avant tout quand on regarde un match de Bradley, c’est une dépense d’énergie incroyable en défense.

Attention, quand je parle de dépense d’énergie, ce n’est pas pour rien. C’est facile de courir partout pour brasser du vent. En mode “oh vous avez vu, je me donne à fond, je mouille le maillot”. On est loin de cette dynamique pour les Braves. Là, on parle là des choses anodines pour nous, en Europe, mais qui ne le sont pas toujours chez nos confrères outre-Atlantique.

Déjà, quasiment aucune défense en zone. C’est notable.

L’équipe se repose sur une défense en homme-à-homme, sans trop de presse tout-terrain. Principalement du demi-terrain. Les joueurs coupent les lignes de passes. Ils switchent sur chaque écran et lorsqu’il y a un mismatch, ils viennent en aide à l’opposé. Grandiose. Chaque adversaire qui effectue un mouvement est suivi de près, avec un bras qui essaie toujours de couper une possible passe. Chaque tir est contesté, même si le défenseur est en retard sur la rotation.

La communication est omniprésente et on le sait, c’est un élément primordial pour défendre avec efficacité.

C’est de toute beauté, vraiment.

Les nouveaux visages se montrent (déjà)

Pour épauler le talentueux Elijah Childs (que l’on a introduit à l’intersaison avec la présentation de la conférence MVC), Bradley a appuyé son recrutement sur la promotion de freshmen et le marché des transferts.

La tête d’affiche de ces nouveaux visages ?

Le redshirt junior Terry Nolan Jr., transfuge de George Washington.

Le guard réalise une saison encore plus belle que prévisible. Il affiche une moyenne de 11.8 points, 3.8 rebonds et 3.4 passes et s’est déjà révélé en tant que seconde option en attaque. Terry Nolan Jr. apporte ses qualités de métronome, le fer de lance des systèmes offensifs, en apportant sa pierre à l’édifice d’un point de vue personnel. en effet, il adore agresser le cercle et sanctionner à mi-distance après un pick-and-roll. Ce qui est plutôt logique quand on sait qu’il se trouve en délicatesse avec son adresse à longue distance.

Attention, le jour où il devient adroit et constant, cela va faire très mal.

L’autre sensation de l’équipe est le scoreur Sean East II.

L’ancien de UMass s’éclate de plus en plus dans le système des Braves. Il endosse le rôle d’électron libre qui peut prendre feu à 3-points et qui joue à l’énergie.

N’oublions pas non plus Rienk Mast, qui, après une saison dernière passée sur le banc à cause d’une blessure, offre un bien joli visage pour ses débuts en NCAA.

Intérieur de métier, il aime s’écarter au loin pour prendre des tirs à longue distance. Plus la saison avance et plus il se montre efficace près du cercle. Et il offre notamment quelques mouvements dos au panier très intéressant, même si cela reste perfectible. Le prospect néerlandais est une agréable découverte.

Bradley peut-il créer la surprise dès cette saison ?

Le célèbre dicton évoque : “la défense gagne des championnats”.

Cela tombe bien, Bradley est l’une des meilleures équipes du championnat dans ce domaine à l’heure actuelle. D’autant plus que Elijah Childs, qui peut aussi bien jouer poste 3 et poste 4, est un prospect qui mérite les lumières avec une panoplie offensive bien complète (tir à 3-points, mi-distance, un-contre-un, dos au panier s’il possède l’avantage de taille).

Quand plusieurs nouveaux visages arrivent au sein d’une équipe (encore plus cette saison avec la crise sanitaire), les débuts sont toujours poussifs. Cependant, ceux-ci se sont parfaitement acclimatés à Bradley et la mayonnaise a bien prise.

Il n’y a pas de différence d’investissement entre le cinq majeur et les joueurs de banc et c’est quelque chose d’important dans une philosophie de jeu basée sur la défense. En attaque, le ballon circule bien et les Braves jouent le jeu en transition grâce aux nombreux ballons récupérés avec la pression défensive. Sans oublier le talent individuel qui fait souvent la différence.

Drake (on en parle bientôt) et Loyola Chicago semblent au-dessus.

Mais il faut tout de même compter sur les Braves en 2020-21.

A l’image de l’exercice précédent, Bradley sait se transcender dès que les matchs importants pointent le bout de leur nez.

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