Wendell Moore Duke Blue Devils vs Appalachian State 2021
(Crédit photo : Rob Kinnan - USA TODAY Sports)

Avec Wendell Moore et Jeremy Roach, Duke fera bonne figure au Final Four

Qu’on se le dise, rien, ou presque, n’a été normal dans la saison de Duke.

Depuis 1980 et son arrivée à la tête des Blue Devils, Mike Krzyzewski s’est imposé comme le visage le plus célèbre du basketball universitaire. Entraîneur renommé, vainqueur de 5 titres suprêmes en NCAA et meneur de la Team USA vers 3 titres olympiques : le cerveau des Blue Devils prendra part à son 13ème Final Four avant de partir à la retraite.

Une légende vivante. 

Les Blue Devils ont composé avec une pression constante tout au long de la saison ; qui a connu son apogée à l’Elite 8 où les joueurs de “Coach K” ont disposé d’Arkansas. 

Et, si le freshman superstar Paolo Banchero attire la lumière et sera appelé parmi les premiers choix de la prochaine NBA Draft, Duke peut également compter sur d’autres soldats. Ainsi, Wendell Moore Jr. et Jeremy Roach se sont montrés à la hauteur des attentes sur l’ensemble du NCAA Tournament.

Avec eux, Mike Krzyzewski peut ambitionner de prendre une retraite méritée au sommet. 

Wendell Moore, le capitaine modèle de Duke

Arrivé sur le campus de Durham avec le statut de recrue 4-étoiles, Wendell Moore Jr. a parcouru du chemin. Il faut bien dire que le jeune garçon a connu quelques failles sur le plan mental durant son parcours à Duke.

Jody Barbee, son entraîneur au lycée, s’en souvient encore.

Je me souviens d’un match où Wendell Moore a manqué 2 lancers-francs importants dans un match en début de saison. Nous avions perdu le match et il était inconsolable. Il pleurait à l’extérieur des vestiaires et était incapable de regarder ses coéquipiers dans les yeux. Je lui ai dis qu’il allait se refaire et apprendre de cet épisode.

a-t-il raconté au micro de USA Today Sports.

La suite ?

Wendell Moore Jr. et ses coéquipiers remportent, au final, le championnat d’Etat de Caroline du Nord au lycée avec la Cox Mill High School… où l’ailier actuel des Blue Devils s’est montré impérial sur la ligne de réparation. 

Il a réussi à calmer son stress et ses progrès sont encore plus visible cette saison. On voit à quel point il a grandi.

a poursuivi Jody Barbee.

Cette maturité nouvelle fait de Wendell Moore Jr. une véritable force tranquille pour Mike Krzyzewski. Un joueur complet capable de défendre dur sur le meilleur extérieur adverse et de mettre sa quinzaine de points tous les soirs

Et, en souvenir du passé, le natif de Richmond n’a pas tremblé sur la ligne des lancers-francs dans les matches serrés ; à l’instar du dernier Second Round face à Michigan State.

En progrès constant à Durham, Wendell Moore Jr. ne cesse d’épater son légendaire head coach. 

C’est énorme de le voir si calme dans des situations de pression, surtout qu’il est encore très jeune puisqu’il est arrivé sur le campus à 18 ans.

Aujourd’hui, il en a 20 mais et c’est déjà le vétéran de l’équipe.

Il a sorti une saison fabuleuse pour nous. Pas seulement sur le plan des statistiques et au niveau du leadership, également.

a conclu son entraineur de la Cox Mill High School.

Face à North Carolina et à l’énorme pression de la dernière rivalité de Mike Krzyzewski, Wendell Moore Jr. doit prouver qu’il a passé un cap sur le plan mental. 

Jeremy Roach, le meneur discret des Blue Devils

Heureusement, Wendell Moore Jr. peut compter sur le soutien de l’un de ses camarades.

Sophomore, dans sa deuxième saison universitaire, Jeremy Roach brille depuis le début de la March Madness

S’il a plutôt été maladroit dans le succès des siens face à Arkansas, le meneur de jeu a brillé face à Michigan State et, surtout, face à Texas Tech. 2 rencontres que les Blue Devils n’auraient assurément pu emporter sans l’apport décisif du natif de Leesburg.

[Jeremy Roach] a été notre meneur depuis le début de l’année. Il a toujours été capable de sortir de sa boîte dans les grands moments, comme face à Gonzaga en début de saison.

Nous lui faisons confiance à 100 %.

assure Paolo Banchero à l’issue de la victoire des siens face à Texas Tech.

Et le freshman italo-américain ne s’y trompe pas.

Si ses 8.6 points de moyenne n’effraient pas la concurrence, Jeremy Roach peut tirer les Blue Devils derrière lui et renverser le cours d’un match dans le money-time.

Au mois de novembre, face à Gonzaga (qui faisait office de favori), il réussissait un lay-up contesté en fin de match pour valider le succès des siens. Même scénario en fin février alors que Duke semblait malmené par Virginia.

Mais, comme Wendell Moore Jr. sur ses premières saisons à Durham, le meneur doit trouver un peu plus de régularité ; bien que les chiffres doivent être nuancés par le nombre de shoots tentés par le numéro 3. 

Une chose est certaine : entraineurs et coéquipiers lui font entièrement confiance

Il est à l’aise tout le temps, et donc, quand le ballon est entre ses mains, nous sommes à l’aise.

ajoute Paolo Banchero en conférence de presse après le succès face à Texas Tech.

Nous n’avons jamais cessé de croire en lui parce qu’il est crédible. Il le mérite.

précise Mike Krzyzewski au même moment.

Les Blue Devils le savent : pour remporter un 6ème titre de champion national et le premier depuis 2015, à l’apogée de la carrière de Mike Krzyzewski, ils devront compter sur toutes les forces en présence.

Wendell Moore Jr. et Jeremy Roach sont prêts.