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Joel Ayayi Gonzaga Bulldogs vs Washington 2019
(Crédit photo : Andy Bao - The Seattle Times)

Sweet 16 : #1 Gonzaga assomme #4 Oregon pour la domination du Nord-Ouest

La MoC Madness entre dans sa 2ème partie avec le Sweet 16, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. 17ème épisode du tournoi : #1 Gonzaga contre #4 Oregon.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : Gonzaga


Le rouleau-compresseur de #1 Gonzaga est enclenché et il sera très difficile de les arrêter. #4 Oregon a essayé de se mettre en travers du chemin des Bulldogs. Et les Ducks ont mordu la poussière ; pour de vrai.

Le secteur intérieur des octuples champions de conférence WCC a bombé le torse, a sorti les biceps et a dévasté la faible raquette adverse au fil des minutes. Oregon ne pouvait rien faire. Ses hommes “forts” sont tombés comme des mouches, littéralement, et Gonzaga a profité de cette tranchée ouverte à la main pour confirmer une victoire musclée (76-59).

Musclé.

L’adjectif parfait pour qualifier la performance des Bulldogs. La meilleure raquette de la ligue (don’t @ me, bro) a rallié ses forces et s’est transformé en une exhibition digne de “Muscle Beach” un jour d’été ensoleillé. Le bronzage en moins, ceci dit ; Spokane n’est pas Venice Beach.

Pourquoi ? Filip Petrusev (22 points, 14 rebonds, 5 contres), Corey Kispert (18 points, 8 rebonds) et Killian Tillie (16 points, 9 rebonds, 7 passes) se sont régalés sous le cercle et ont marché sur les palmes des Ducks sans contrefaçons.

C’est une connaissance populaire : les canards ne volent pas. À Eugene ou ailleurs.

Gonzaga se demande : “quel secteur intérieur ?”

Comme à son habitude, Mark Few décide de poser les bases du jeu dès le coup d’envoi de la partie. Le ballon vit. Il tourne et atterrit dans les mains des intérieurs pour mettre en action une attaque à la finition ultra-efficace.

Le décor est planté… et Gonzaga comprend tout de suite qu’une faille existe.

Première action offensive ? Filip Petrusev termine, dos au panier, avec un lay-up sans grande adversité. Deuxième action ? Killian Tillie n’a guère besoin de forcer le chemin pour doubler la mise en face-up. Et la troisième action ? Le senior français reçoit à nouveau la balle et file au panier après une erreur de rotation défensive.

Les Bulldogs s’échangent quelques regards circonspects et se demandent si l’entrainement n’est pas encore terminé. Non, les Ducks ne font tout simplement pas le poids dans la raquette.

Et il n’y aucune raison de changer de stratégie tant que celle-ci fonctionne.

Mark Few ordonne à ses joueurs de continuer à pilonner la peinture adverse et une boucherie s’en suit pendant de longues minutes. Dana Altman, après s’être arraché la moitié des cheveux, appelle un temps-mort. Mais, le mal est déjà fait.

La seule caution viable à l’intérieur, Shakur Juiston, a été renvoyé sur le banc pour 2 fautes, le rôle hybride de Chris Duarte n’est pas plus efficace et le pauvre N’Faly Dante subit atrocement le contre-coup de son inexpérience.

Et, en moins de 10 minutes de jeu, Oregon est déjà au fond du trou (6-20).

(Crédit photo : Young Kwak – AP)

Les Ducks ne sont pas les champions de conférence Pac-12 pour rien ; et l’inévitable Payton Pritchard sonne la révolte.

Le meneur de jeu senior n’a aucunement envie de terminer une illustre carrière universitaire sur une telle prestation. Il charge l’excellente défense des Zags et, voyant que le chemin de la peinture est bloqué, il se retourne vers un autre de ses points forts : son shooting extérieur.

Une réussite. Puis, une deuxième et une troisième.

Payton Pritchard inflige un électrochoc à ses coéquipiers. La gâchette senior, Anthony Mathis, l’accompagne dans cette croisade et enfile lui-aussi un panier longue distance.

Mais les tentatives lointaines n’accouchent pas que de paniers. Les tirs manqués rebondissent sur cercle (ou, pire, le panneau) et retombent dans les bras des Bulldogs. Les contre-attaques fusent et Admon Gilder sort même un dunk en transition. Gonzaga réprime chaque révolte des Ducks dans le sang.

Littéralement.

Filip Petrusev, monté au contre face à Chris Duarte, dévore le pauvre ailier junior. Il ne résiste pas au contact. Le meilleur défenseur d’Oregon rebondit et s’écrase sur le parquet. L’arcade sourcilière n’a pas tenu le choc. Direction les vestiaires.

Et il n’est pas le seul dans cette situation.

C.J. Walker, appelé à la rescousse en sortie de banc, subit un sort à peu près identique. En pleine bagarre pour la position préférentielle sous la panier, le freshman Drew Timme lui inflige un coup de coude (involontaire) dans le nez. Et les chutes du Niagara font surface.

Les Ducks subissent la loi martiale de Gonzaga et la mi-temps arrive à point nommé. Malheureusement, les Bulldogs ont pris une avance qui semble rédhibitoire (42-28).

Même Payton Pritchard se fracasse contre un mur

Dana Altman se convainc que l’hécatombe ne peut pas durer indéfiniment. Peut-être.

Mais, pour l’heure, la seule solution viable qu’il possède dans ses mains pour combattre la superpuissance de Gonzaga se prénomme Payton Pritchard. Le senior se démène comme un beau diable et enchaine les tirs en suspension bancals avec des drives contestés. Tout rentre. La réussite est toujours de son côté.

Oregon comble son retard ; sauf que ce n’était sans compter sur la roublardise de Joel Ayayi. Le français, plutôt discret jusque-là, réalise une entrée en matière remarquée en seconde période avec l’aide de Ryan Wooldridge.

Les deux compères retournent les efforts de Payton Pritchard contre lui.

Le leader des Ducks possède la mauvaise habitude de forcer son chemin jusqu’au panier et ils l’ont bien compris. Le français se pose en travers de la route du natif de l’Oregon et récupère un passage en force, puis, un second dans la foulée. Et Ryan Woolridge participe à la fête avec une interception retournée en lay-up à la suite d’une passe osée.

Têtu comme une mule, Payton Pritchard retourne au charbon. Et son expédition minière désespérée se termine avec un résultat tout aussi sombre. Noir. Comme la couleur de son globe oculaire après une rencontre avec Filip Petrusev.

Le senior se fracasse de plein fouet contre la terreur des Balkans.

Le serbe remporte son duel face à Payton Pritchard et n’hésite pas à montrer les muscles au-dessus de la dépouille du meneur, toujours allongé au sol. Une image pour une allégorie parfaite de la rencontre.

Payton Pritchard Défaite Oregon Ducks vs Oregon State 2020
(Crédit photo : Soobum Im – Getty Images)

Oregon doit se rendre à l’évidence : Gonzaga a plié la rencontre.

Et, avec une avance de presque 20 points à l’aube des 10 dernières minutes (65-47), la victoire des Bulldogs n’est plus qu’une formalité. Face à un tel coup de casque, Dana Altman agite un drapeau blanc depuis la touche et les défenses se relâchent devant l’issue inévitable de partie.

Les pensionnaires de la conférence WCC exultent. L’effectif tourne, tous les acteurs arrondissent les angles de leur ligne statistique et ils laissent quelques miettes à leurs adversaires.

Payton Pritchard (23 points à 6/19, 3 rebonds et 4 passes) et Anthony Mathis (14 points à 3/6 de loin) se remontent le moral comme ils peuvent, alors que l’intérieur sophomore Francis Okoro (11 points et 7 rebonds), qui a tenu la baraque dans la raquette au cours de cette boucherie, essaie de venger ses coéquipiers.

Mais, la finalité est déjà connue depuis longtemps.

Gonzaga poursuit son aventure vers la finale de la Région West à la suite d’une performance musclée (dans tous les sens du terme). Il ne fait aucun doute que Mark Few a mis un point d’honneur à s’imposer face à Oregon de cette manière. Pourquoi ? Il avait un but précis et le résultat est celui escompté.

Les Bulldogs sont les véritables patrons du Nord-Ouest des Etats-Unis.

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