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Micah Potter D'Mitrik Trice Wisconsin Badgers Minnesota 2020
(Crédit photo : Dan Sanger)

Second Round : face à la corruption, #5 Wisconsin surgit au buzzer contre #13 Stephen F. Austin

La MoC Madness débute avec le First Round, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. 14ème épisode du tournoi : #5 Wisconsin contre #13 Stephen F. Austin.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : Wisconsin


Une fronde des joueurs de #13 Stephen F. Austin marque l’avant-match.

Malgré une victoire à Duke (85-83) en début de saison et un succès surprise au First Round de la MoC Madness, les Lumberjacks ont décidé de ne plus faire confiance à leur head coach, Kyle Keller. Les joueurs ont visiblement reçu les consignes d’une personne haut placé pour soutenir cette fronde.

Dans quel but ?

Le retour à la tête de l’équipe de Brad Underwood, head coach de S.F. Austin entre 2013 et 2016, qui s’est retrouvé avec du temps libre depuis la défaite de Illinois.  

Résultat : les Lumberjacks organisent un match de catch pour désigner leur entraineur. Un Lumberjack Match (popularisé par la WWE) où le ring est entouré d’individus chargés de faire régner l’ordre.

Le combat s’engage entre Keller et Underwood, grand favori et soutenu par tout le groupe. Au terme de 10 minutes d’une lutte sans merci, Brad Underwood remporte le match par soumission et (re)prend place sur le banc des Lumberjacks.

Sûr de sa force, Stephen F. Austin se présente face à Wisconsin sans crainte. Les coéquipiers de Kevon Harris sont prêts et les Badgers sont prévenus.

Un début de match à sens unique (pour Wisconsin)

Sans craintes, Wisconsin prend un bien meilleur départ. Il faut dire que les Lumberjacks balbutient leur basketball. Il n’est pas facile d’être réglé lorsqu’un head coach débarque un quart d’heure avant le début du match.

En face, Nate Reuvers est en réussite et le junior totalise déjà 8 points après 6 minutes de jeu. À ses côtés et très propre, D’Mitrik Trice continue d’être l’homme à tout faire. Le meneur mène le jeu d’une main de maître et Wisconsin mène déjà de 10 points (17-7), entraînant un temps-mort de Brad Underwood.

Le technicien, en plus de remuer son équipe d’adoption, se montre très remonté contre les arbitres. La reproche principale concerne le nombre de faute sifflées, trop peu élevé à son goût en la faveur de son équipe. Kevon Harris, lui, n’en a que faire et inscrit quelques paniers importants. Et les Lumberjacks se maintiennent à une dizaine de points.

Le senior, qui dispute peut-être son dernier match universitaire, est en route pour un carton. À la mi-temps, il a déjà marqué 21 points.

Wisconsin mène 41-30 à 20 minutes du terme. Beaucoup de choses peuvent changer. Beaucoup de choses, mais, pas forcément celles que l’on croît.

Le cousin Underwood s’occupe de tout (pour Stephen F. Austin)

Au retour des vestiaires, l’un des arbitres est absent. Les officiels ont beau le chercher partout dans l’arène, il demeure introuvable.

La rumeur enfle dans la salle.

Et si Frank Underwood, cousin de Brad Underwood, avait utilisé son pouvoir pour couler les Badgers et propulser les Lumberjacks sur le devant de la scène ?

Le début de la seconde période donne un début de réponse et du crédit à la rumeur.

Accusant un déficit de 11 point au moment de l’entracte, Stephen F. Austin obtient 16 lancers francs en à peine 5 minutes. Résultat ? Les joueurs de Brad Underwood en marquent 12 en passent en tête (42-41). Greg Gard, l’entraîneur des Badgers, n’en croît pas ses yeux. Son équipe subit une injustice à la télévision nationale.

Les sourires en coin des Lumberjacks ne mentent pas.

Alors que Wisconsin, à l’énergie du désespoir et dans un élan de révolte, reprend 5 points d’avance (49-44), le cousin Underwood va encore plus loin. Il fait exclure Nate Reuvers (17 points en 25 minutes) et D’Mitrik Trice (10 points et 7 passes en 22 minutes).

Greg Gard entre alors dans une colère noire et passe à un cheveu sue subir la même sentence.

Kevon Harris passe tranquillement la barre des 30 points à 7 minutes de la fin et les Lumberjacks semblent partis pour l’emporter (54-47). À ses côtés, Roti Ware, bien cramé par la fatigue, inscrit 15 points.

Wisconsin s’en remet alors à deux héros inattendus pour y croire encore.

Le blondinet Brad Davison, qui a tout raté jusque-là, inscrit 2 paniers à 3-points et Wisconsin n’est plus qu’à 3 points de retard (56-53). À ses côtés, Joe Hedstrom, pivot freshman de 2,10m originaire du Minnesota, fait la loi dans la raquette et ne laisse aucun rebond lui échapper.

Greg Gard se remet à y croire et crie de toutes ses forces. Problème, il est victime d’une extinction de voix à 4 minutes du terme. Patrick Bruel serait si fier.

Une claquette pour un money-time d’anthologie

Le head coach des Badgers impressionne par sa pratique quasi-parfaite du langage des signes. Et, à 1min30 du buzzer final, Wisconsin ne compte plus qu’un point de retard (61-60).

Kevon Harris inscrit deux points. Brad Davison lui répond.

Il reste alors 38 secondes (63 -62) à l’horloge et le ballon est en faveur des Lumberjacks. Frank Underwood lâche alors ses derniers billets et convainc le corps arbitral de donner 2 lancers à Stephen F. Austin. Scénario appliqué à la lettre par les arbitres : la faute a lieu en toute fin de possession sur le sophomore Tyler Zivney, qui n’a pas manqué un seul lancer de la saison.

Il se présente sur la ligne. Mais, pris de vomissements, le match est interrompu pour un aller-retour vers les sanitaires. Tremblant, il manque le premier. Tremblant encore d’avantage, il manque également le second.

Wisconsin tient l’occasion de se faire justice avec la dernière possession.

5.4 secondes sur l’horloge. Greg Gard dessine un système pour Brad Davison. La remise en jeu est effectuée et il obtient bien le shoot ouvert tant attendu. Manqué. Sauf que Joe Hedstrom, toujours aussi impérial, surgit pour une claquette gagnante.

Wisconsin l’emporte d’un petit point (64-63). Joe Hedstrom est porté au rang de héros et les Badgers renversent l’adversité.

Stephen F. Austin est vaincu. Brad Underwood, après une altercation familiale avec son cousin Frank, quitte (une nouvelle fois) le programme. Pire, il est débarqué par Illinois après ce résultat décevant.

Kyler Keller peut ainsi faire son retour chez les Lumberjacks afin de reconstruire un programme meurtri par la corruption.

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