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Ron Harper Jr. Rutgers Scarlet Knights vs Maryland 2020
(Crédit photo : Rutgers Athletics)

Second Round : Ron Harper Jr. explose (41 points) et #8 Rutgers choque #1 Dayton

La MoC Madness continue avec le Second Round, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. Neuvième épisode du tournoi : #1 Dayton contre #8 Rutgers.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : Rutgers


La scène est à peine crédible. Alors que le banc de #8 Rutgers éclate de joie au coup de sifflet final, #1 Dayton rentre aux vestiaires la tête baissée et quitte la MoC Madness par la petite porte.

Les Flyers, grands favoris de la compétition, ne passent même pas le Second Round.

A l’inverse, un homme est entré dans la lumière nationale par la grande porte. Ron Harper Jr. explose avec 41 points, 8 passes et 6 interceptions et mène les Scarlet Knights à un upset retentissant (82-69) sur les ordres de son père. Non pas que Ron Harper Sr. est le head coach ; Steve Pikiell est excellent dans ce rôle. Mais, disons qu’il a utilisé sa place derrière le banc de son fils à bon escient.

Même Obi Toppin (12 points à 4/10 et 5 rebonds) n’arrive pas à croire à tel résultat. Pour la première fois de la saison, la superstar volante des Flyers a chuté.

Obi Toppin trébuche, un signe de la déroute

Dayton ne s’attendait pas à tomber de haut au moment du tip-off. Les champions de conférence A-10, intouchables depuis le mois de janvier (18-0 en A-10), se lançaient dans la bataille la tête la première.

Avec succès.

De la contre-attaque rapide et agressive, un ballon qui tourne sans cesse entre les joueurs et des tirs proches du cercle pour un pourcentage de réussite maximal. La tactique des Flyers fonctionne et se répète à nouveau contre Rutgers. Jalen Crutcher et Trey Landers creusent un premier écart au score à base de jeu en transition efficace (12-5) ; et les doutes s’estompent.

Obi Toppin s’installe dans la partie et claque un premier dunk, histoire de lancer les hostilités. Sauf que Steve Pikiell possède plus d’un tour dans sa manche.

Le head coach des Scarlet Knights houspille un bon coup ses joueurs et change l’alignement défensif de son équipe. Montez Mathis et Ron Harper Jr., les deux meilleurs défenseurs, prennent désormais en tenaille Jalen Crutcher, le coeur offensif des Flyers. Et la tenaille fonctionne à merveille.

Le ballon ne tourne quasiment plus. Les contre-attaques n’existent plus. Les guards forcent leurs tirs et l’animation si efficace des Flyers ne fait plus mouche entre turnovers et tirs à faible pourcentage.

Rutgers profite du faux-pas des Flyers pour prendre les devants.

Ron Harper Jr. emmagasine ses efforts défensifs afin de les répercuter de l’autre côté du terrain. Des ballons récupérés (ou des tirs manqués), le jeune sophomore propulse le jeu rapide des Scarlet Knights et alterne les lay-ups faciles avec quelques pull-ups longue distance en transition. Steve Pikiell pose les yeux sur le tableau des scores et son équipe prend le large (30-22).

Obi Toppin regarde également le score et, d’un signe de croix, semble se promettre de ramener les siens dans le match. Il veut marquer un grand coup.

Geo Baker manque un tir à mi-distance et le cuir rebondit du cercle vers les bras du géant des Flyers. Ni une, ni deux, il prend l’initiative de porter le ballon vers l’avant et le chemin du cercle s’ouvre presque miraculeusement. Le dunk surpuissant n’est plus qu’une question de seconde… jusqu’à la sortie de route.

Obi Toppin glisse sur une zone humide, perd l’équilibre avant de s’envoler et laisse échapper le ballon pour un énième turnover de Dayton.

Le point d’exclamation se transforme en signe avant-coureur de la déroute.

Rutgers poursuit le forcing engagé en milieu de première mi-temps. Ron Harper Jr. joue le rôle de musher et les chiens de traîneau, le guard Geo Baker en percussion et l’intérieur Akwasi Yeboah (13 points et 8 rebonds) en réception sous le cercle, accompagnent cette opération de force.

Les comptes après 20 minutes sont clairs et nets : les Scarlet Knights ont surpris tout le monde et prennent les Flyers à leur propre jeu (43-31).

Pire, le malheur de Dayton ne commence qu’à peine. Auteur de 15 points en 1ère période, Ron Harper Jr. n’a pas encore enclenché la réaction nucléaire provoqué par son père.

Ron Harper Jr. irradie et Rutgers jubile

Ron Harper Sr. a joué un rôle plus important qu’il n’y parait dans la victoire surprenante de Rutgers. Pourquoi ? Il sait toucher les bons boutons de son fils (aucun rapport avec l’acné juvénile) pour qu’il réagisse à ses propos.

Et, il s’était promis une seule chose avant l’ouverture du Second Round : que les Scarlet Knights vengent sa haine envers Dayton.

Après 20 ans de retraite sportive, 15 années à écumer les parquets de la NBA et 4 saisons historiques à Miami (OH), Ron Harper Sr. n’arrive toujours pas à encadrer les Flyers. Il est né et a grandi à Dayton. Il était au lycée à Dayton. Et il souhaitait, par-dessus tout, lancer sa carrière de basketteur dans sa ville natale. Toutefois, malgré les nombreuses visites sur le campus, l’amour de la part de Dayton n’était pas réciproque et les Flyers ne lui ont jamais offert de bourse universitaire.

Il ne l’oubliera jamais.

Encore moins lorsque son fils possède l’opportunité d’humilier la meilleure équipe de l’histoire de Dayton. Assis au premier rang derrière le banc de Rutgers, Ron Harper Sr. se rapproche pour chuchoter quelques mots à l’oreille de son fils.

Qu’il parle en fourchelangue ou non, cela fonctionne à merveille.

Qu’a-t-il pu bien lui dire à l’oreille ? Nul ne le saura jamais. Ceci dit, Ron Harper Jr. voit rouge et remonte sur le ring de boxe… euh, sur le parquet avec des yeux injectés de sang et un filet de bave au coin de la bouche.

Le temps que Steve Pikiell comprenne ce qui se déroule devant lui, il était déjà trop tard. La mission de Ron Harper Jr. a commencé et le destin de Rutgers a basculé.

Un tir primé depuis le logo en ouverture de 2ème période.

Une interception des mains de Jalen Crutcher, conclue avec un windmill dunk.

Des drives incisifs terminés directement sur le nez d’Obi Toppin.

Des passes décisives vers Geo Baker et Montez Mathis partout sur le terrain.

Ron Harper Jr. a franchi la barrière de la fission nucléaire. 18 points, 4 passes décisives et 3 interceptions en l’espace de 10 minutes. Ce n’était à peine croyable. Même Anthony Grant n’y croyait pas de ses yeux. Et, pour la première fois de la saison, les Flyers étaient les spectateurs d’une réaction nucléaire.

Pour éviter toute fusion du coeur de la centrale nucléaire, Steve Pikiell prend des mesures de sécurité et place Ron Harper Jr. sur le banc pour quelques minutes. Mais, le mal s’est déjà produit.

Rutgers s’est enflammé et mène de plus 20 points face à le tête de série #1 de la région (68-45) à 8 minutes du terme de la partie.

Trey Landers (14 points, 3/6 à 3-pts) et Jalen Crutcher (15 points à 4/14 et 4 passes) décident de jouer aux pompiers. Chacun plante une banderille lointaine. Les Flyers subissent un petit électrochoc et Obi Toppin, lui-aussi, retrouve ses esprits. Ils unissent leurs efforts et tentent de recoller au score de leur mieux.

Mais, ce soir-là, leur mieux n’est pas suffisant.

Ces efforts sont aussi vains qu’un lanceur d’alerte face à la puissance du KGB à l’heure de l’Union Soviétique. Ils ne font que remplir leur feuille de statistique, car, en face, Rutgers ne vacille pas face aux coups de bâton.

Geo Baker (16 points à 4/7) prend à revers les tentatives désespérées de l’adversaire et Ron Harper Jr., revenu sur le parquet après un tour dans la piscine de refroidissement, irradie à un niveau acceptable pour conclure l’affaire. Plus rien ne peut l’arrêter.

Son père, affalé sur son siège avec un cigare à la bouche, est le plus heureux des hommes.

Rutgers élimine Dayton de la MoC Madness avec une performance plus spectaculaire que jamais. Les Scarlet Knights marquent l’histoire (dans le bon sens). Ron Harper Jr., au-delà de venger les frustrations de son père, entre dans une nouvelle dimension avec une rencontre irréelle.

Et, les Flyers deviennent le premier seed #1 du tournoi à mordre la poussière.

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