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Cassius Stanley Dunk Duke Blue Devils vs NC State 2020
(Crédit photo : Robert Willett - The Charlotte Observer)

Second Round : Cassius Stanley casse un panier et #3 Duke martyrise #6 Penn State

La MoC Madness continue avec le Second Round, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. 14ème épisode du tournoi : #3 Duke contre #6 Penn State.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : Duke


Malgré une armée de freshmen talentueux, #3 Duke a tâtonné pour conclure la fin de saison régulière. La recette de Mike Krzyzewski semblait perdre de son piquant. Et, puis, Cassius Stanley a incorporé une bonne dose d’épices dans la mixture.

L’ailier freshman a dégoûté #6 Penn State avec une pluie de dunks poivrés et justifie son statut de recrue 5-étoiles après une saison assez inconstante.

Grâce à lui, les Blue Devils filent au Sweet 16 (85-70) en faisant trembler les panneaux plutôt que leurs propres espoirs, pour une fois.

Hormis la confiture habituelle proposée par Vernon Carey Jr. (15 points, 8 rebonds et 3 blocks) et Tre Jones (14 points, 7 passes et 4 interceptions), Cassius Stanley a apporté une énergie salvatrice (26 points à 10/14 et 5 rebonds) et a mixé les Nittany Lions au robot ménager. 3 dunks ravageurs de suite en 2ème période ont secoué les hommes de Pat Chambers un dernier coup.

Et, comme souvent avec Cassius Stanley, les adversaires n’ont pas été les seuls à être secoués au cours de la partie.

Cassius Stanley détruit (enfin) un panier

Dans les bons jours, Cassius Stanley occupe l’attention des médias (à outrance) avec ses highlights tapageurs. Dans les mauvais jours, il n’apporte aucun avantage à Duke. Et, malheureusement, la disparité entre ces jours est trop régulière.

Autant dire que le Second Round face à Penn State était un bon jour.

Et le jeune californien donne le ton dès les premières minutes.

Myreon Jones, le premier lieutenant des Nittany Lions, perd le premier ballon de la partie assez bêtement sur une transmission. Cassius Stanley récupère le turnover et file pour un premier dunk. Le message est transmis. Chaque opportunité qui lui est offerte coûtera une âme.

La vitesse, l’exécution irréprochable et la puissance du jeu en transition de Duke joue un rôle prépondérant d’entrée. Penn State n’était pas prêt à subir un tel coup sur la tête. Lamar Stevens tient la baraque au scoring ; en revanche, ses coéquipiers flanchent.

Myreon Jones, Myles Dread et Izaiah Brockington échouent coup sur coup à l’extérieur alors que Mike Watkins tient bon face à la pression défensive (puissance) de Vernon Carey Jr.

Au moment où Duke maitrise la partie (27-20), Cassius Stanley choisit d’entrer en action avec autorité.

Cassius Stanley Duke Blue Devils vs Kansas 2019
(Crédit photo : Duke Athletics)

L’ancien élève de Sierra Canyon apporte une réelle agressivité dans ses pénétrations et profite des bijoux de Tre Jones en pick-and-roll pour dépasser, déjà, la barre des 10 points. Et, puis, il décide de prendre les choses en main de son propre chef… pour causer plus de dégâts que prévus.

Sur un rebond, Matthew Hurt lance une contre-attaque rapide. Cassius Stanley sent bien le coup, se propulse vers l’avant dans la seconde et attrape la passe de son collègue freshman. Le reste n’est plus qu’histoire.

A pleine vitesse, il s’envole dans la stratosphère et écrase le cuir avec une puissance telle que le panneau vacille… et rompt. L’inévitable se produit. Enfin. Un panier succombe aux dunks de Cassius Stanley.

Un hommage au père de son meilleur ami, Shareef O’Neal ? Peut-être.

Quoi qu’il en soit, l’onde de choc de cette destruction est ressentie du parquet jusqu’aux tribunes, en passant par le tableau d’affichage. Duke creuse (un peu plus) l’écart et rentre aux vestiaires avec le momentum en poche (42-29).

Un momentum aussi bien comptable que phychologique.

Lamar Stevens, héroïque, doit déposer les armes face à Duke

Penn State n’a plus beaucoup le choix pour prolonger une saison réussie. Il faut retrouver le chemin du panier.

Aucun homme n’est aussi bon dans ce domaine que Lamar Stevens. De plus, le senior ne veut pas terminer sur une rencontre où Cassius Stanley (au-delà de Duke) l’a humilié sur les ondes nationales. Il est beaucoup trop fier et belliqueux pour l’admettre.

Auteur de 16 points en 1ère mi-temps (avec son lot de déchets habituels), le leader des Nittany Lions reprend la marche de plus belle.

Alors que Mike Watkins est chargé d’occuper de Vernon Carey Jr. dans la peinture, Lamar Stevens obtient des voies d’accès au cercle et abuse de cette stratégie à la reprise. Les freshmen de Duke ne sont pas encore assez malins pour comprendre. Et, le temps d’arriver à cette réalisation, l’ailier-fort de Penn State a raccordé les siens au courant électrique.

Quand il est lancé, il faut prendre de sacrés précautions pour le stopper.

Lamar Stevens Penn State Nittany Lions vs Iowa 2020
(Crédit photo : Charles Fox – The Philadelphia Inquirer)

Les Nittany Lions reviennent au contact (59-51), à un moment où les Blue Devils ne survivent qu’avec ses valeurs sûres, Vernon Carey Jr. et Tre Jones.

Les deux leaders donnent un mince filet d’air. Tre Jones, à l’expérience, ajoute des unités sur des tirs efficaces en tête de raquette. Sauf que l’expérience est le point fort de Lamar Stevens ; et il répond à chaque réussite de Duke. L’écart en faveur des hommes de “Coach K” ne grandit pas avant les 8 dernières minutes (65-56).

L’espoir est toujours de mise pour Pat Chambers. Mais, discret depuis ses éclats, Cassius Stanley ne l’entend pas de cette oreille.

Un premier dunk en transition.

Un second dunk sur un alley-oop envoyé par Tre Jones.

Et un troisième dunk depuis la ligne de fond grâce à une fixation de Matthew Hurt.

8 points consécutifs pour une déclaration simple : Cassius Stanley veut entrer dans la lumière avant que la saison de Duke ne tombe dans l’oubli. Et les Blue Devils prennent 16 points d’avance (73-56) pour de bon.

Lamar Stevens n’y croit pas ses yeux. Tous ses efforts (28 points à 10/22, 11 rebonds et 4 passes) sont vains. Malgré une performance héroïque pour tenir tête à l’une des équipes les plus talentueuses de la ligue, une grande carrière universitaire se termine à cause du show spectaculaire d’un freshman.

Les Blue Devils achèvent les derniers espoirs de Penn State.

La fin de la partie n’est plus qu’une partie d’échecs déjà jouée et Duke file vers la gagne avec un palpitant secoué par les dunks plutôt que par l’adversaire. La maitrise est revenue dans leur camp au meilleur moment ; et ils n’ont même pas encore eu besoin d’exploits de Vernon Carey Jr. ou Tre Jones.

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