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Matthe Cotton Yale Bulldogs 2020
(Crédit photo : Gerry Broome - Associated Press)

First Round : #12 Yale surprend #5 Virginia après un départ irrésistible

La MoC Madness débute avec le First Round, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. Premier épisode du tournoi : #5 Virginia contre #12 Yale.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : Yale


Le First Round n’a pas toujours été la tasse de thé de #5 Virginia.

Il est inutile de refaire l’histoire écrite en 2018, quand les Cavaliers ont subi l’humiliation ultime face à UMBC. Mais, dès la saison suivante, ils ont réparé leurs torts avec un titre national acquis de haute volée. Ils se sont inscrits dans l’élite du basketball universitaire au terme d’une saison maitrisée de bout en bout.

Et, puis, dès que le moment se présentait de défendre la couronne de champion, Virginia a (de nouveau) trébuché. #12 Yale s’est occupé de raviver les mauvais souvenirs de Tony Bennett.

Champions heureux de l’Ivy League, les Bulldogs ont renversé les Cavaliers de la même manière que les Retrievers deux ans plus tôt. Une adresse insolente aux tirs et une défense remarquable des tirs lointains pour un éclat toujours aussi douloureux au score (72-56).

On ne change pas une méthode qui fonctionne.

Virginia tombe (encore) dans ses travers

Après la victoire finale au National Championship, Tony Bennett a été forcé de composer un nouvel effectif avec les départs de Ty Jerome, Kyle Guy et DeAndre Hunter pour la NBA.

Mamadi Diakité, révélation du dernier NCAA Tournament, a pris les rennes de l’équipe avec l’aide de Kihei Clark. Il est possible de croire à beaucoup de choses. Mais, penser que ces deux joueurs peuvent combler les vides laissés par le trio historique des Cavaliers n’est pas crédible. Et, autant leur impact (ou plutôt leur manque) que celui de leurs lieutenants s’est vérifié face à Yale.

Les Bulldogs ont lancé cette rencontre du First Round sur les chapeaux de roue. L’intérieur junior Paul Atkinson, comme à son habitude, s’est installé dans la peinture de tout son poids. Tant et si bien que l’homme en forme de Virginia, Jay Huff, a rapidement été cloué sur le banc avec 2 fautes.

Atkinson et Jordan Bruner ont alors pris le dessus et, grâce à une adresse déconcertante à proximité du panier, Yale s’est envolé avec près de 10 points d’avance au cours de la 1ère période (28-20).

Paul Atkinson Yale Bulldogs vs Harvard Ivy League 2020
(Crédit photo : AP Photo – Jessica Hill)

Virginia se devait de répondre, mais, à l’image de la saison, les Cavaliers manquent de force de frappe.

Mamadi Diakité se heurte à la raquette de Yale et enchaine les tirs ratés, tandis que Kihei Clark ne cesse de perdre le ballon. L’animation offensive de Virginia est connue de tous : un tempo ultra-lent et une attaque placée sur demi-terrain qui requiert de la précision et de l’efficacité. Et, avec un meneur de jeu jouant à l’envers, les Cavaliers n’arrivent à rien.

L’avance des Bulldogs se creuse jusqu’à la mi-temps, où, Matthue Cotton s’impose comme un lieutenant des grands moments. A l’aube de la dernière minute, il enfile 2 réussites consécutives et l’avance de Yale prend des proportions dangereuses pour les champions en titre (39-28).

Tony Bennett, sur le chemin des vestiaires, se gratte le crâne à la recherche d’une solution. Et celle-ci ferait mieux d’arriver pour sauver les espoirs de Virginia.

Azar Swain passe la surmultipliée

Les Cavaliers ne sont pas des champions pour rien.

Ils n’ont pas fini à une victoire de titre de saison régulière en ACC pour rien. Ils n’ont pas amassé 23 victoires (et 7 défaites) après un renouvellement massif de leurs forces pour rien. Et ils reviennent des vestiaires avec une nouvelle face.

Kihei Clark mène enfin son équipe comme on attend de lui et Mamadi Diakité retrouve la mire, accompagné de Braxton Key (12pts à 4/10, 5reb), sur l’aile. Ce dernier réussit (enfin) ses drives vers le panier et cela change tout. La solide défense intérieure de Yale baisse la garde et les espaces s’ouvrent.

Virginia peut enfin mettre son plan en route. Et, au fil des minutes, les champions comblent leur retard.

Yale ne mène plus que d’une poignée de points (52-43) et la route de la peinture est, de nouveau, bouclée. Paul Atkinson (16pts à 5/6, 12reb, 3blk) doit se mettre en retrait au profit d’une autre technique : artiller à 3-points et prier que les tirs rentrent.

Et, aussi incroyable soit-il, cette tactique fonctionne.

Azar Swain Yale Bulldogs vs UNC 2020
(Crédit photo : Nell Redmond – USA TODAY Sports)

La défense de zone mise en place par Virginia appelle les tirs lointains ; et, Azar Swain (18pts à 4/6 de loin) ne se fait prier. Le guard junior est capable de prendre feu de loin. C’est exactement ce qu’il se passe : il enterre à lui-seul la tentative de comeback des Cavaliers avec une enfilade de réussites primées.

3 tentatives de derrière l’arc ? 3 tirs réussis. Et les Cavaliers reviennent à la case de départ (65-50).

Pire, les Cavaliers ne s’en remettront jamais.

Mamadi Diakité ne peut pas supporter le poids de toute l’attaque sur ses jeunes épaules (15pts à 5/13, 8reb et 2ast) et la défense adverse se concentre logiquement sur lui. Kihei Clark (8pts à 3/9, 4ast, 7tos) peut endosser la cape de sauver, mais, ce n’est pas son match non plus. Il ne règle pas la mire et un deuxième retour au score devient lentement une utopie.

Et, les images de 2016 doivent certainement remonter à la tête de James Jones. Yale s’envole pour une seconde victoire au NCAA Tournament après 2016… où les Bulldogs, déjà flanqués d’un seed #12, avaient renversé #5 Baylor.

La joie de Paul Atkinson et ses collègues contraste avec la déception des Cavaliers, qui, tombent pour la 2ème fois en 3 ans lors du First Round.

Alors que, pour la 2ème fois en 3 participations, Yale se qualifie pour le Second Round.

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