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Onyeka Okongwu Dunk USC Trojans vs Temple 2019
(Crédit photo : Hali Helfgott - USC Athletics)

First Round : #9 USC retourne #8 Utah State à coup de dunks

La MoC Madness débute avec le First Round, où 8 rencontres seront résumées par les soins de la rédaction (avec l’aide de “faits alternatifs”) sur 2 jours consécutifs. Cinquième épisode du tournoi : #8 Utah State contre #9 USC.

Vous cherchez le bracket de notre compétition ? Un seul clic.

Vous ne comprenez pas le principe de la MoC Madness ? Les indications juste ci-contre.

Qu’est-ce que la MoC Madness ?

La March Madness a succombé à la pression du COVID-19. Mais, la rédaction de Midnight on Campus a sorti l’artillerie lourde pour conclure la saison de basketball universitaire sur une note (folle) digne du mois de mars : la MoC Madness.

Lors des 3 prochaines semaines, la MoC Madness reprend le flambeau du NCAA Tournament pour couronner un champion national… à notre propre sauce. Du First Round au Final Four, nous mettrons la main à la pâte afin de poursuivre la folie du mois de mars (au sens propre comme au sens figuré). 4 résumés plus ou moins plausibles par jour de compétition et 1 bracket rempli par nos soins.

Et, surtout, aux grandes occasions les grands moyens. 

Bastien a gentiment réquisitionné son chat, Mopti, pour désigner les vainqueurs de nos résumés originaux. Oui, sans blague. Vous souvenez-vous de Paul Le Poulpe ? Et bien, c’est le même concept (en beaucoup plus mignon). Notre plume s’occupe du reste en construisant des faits alternatifs et des scénarios selon les préférences initiales de Mopti.

Impartialité garantie. 

A la recherche de résultats à l’objectivité pure ? La MoC Madness n’est pas pour vous. En quête d’événements fictifs dans le simple but de se distraire ? Vous allez adorer. 

La préférence de Mopti : USC


Les Trojans sont entrés à la MoC Madness par la petite porte. #9 USC a conclu une saison régulière remplie de succès en conférence Pac-12, mais, loin des lumières nationales. Un coup de projecteurs était nécessaire pour que l’équipe s’inscrive dans les conversations.

#8 Utah State, auteur d’une campagne d’autant plus impressionnante, se trouvait sur le chemin des hommes d’Andy Enfield.

Les californiens n’ont laissé aucune place au doute. Avec l’aide d’un barrage de dunks dans les 10 dernières minutes pour couper définitivement l’herbe des Aggies, USC empoche une victoire nette (75-62) qui les place enfin dans une place centrale sur l’échiquier de la ligue universitaire. Et, l’éclosion de Onyeka Okongwu (28pts, 7reb, 3blk) dans les moments cruciaux est la cerise sur le gâteau.

Maintenant, tous les yeux sont tournés vers les Trojans et les angelinos se propulsent au tour suivant avec une nuée d’étoiles digne de Hollywood.

Une tourelle nommée Onyeka Okongwu

Pour la plupart des observateurs, Utah State se présentait en tant que favori pour la gagne. Les Aggies ont renversé San Diego State, la semaine dernière, en finale de conférence MWC et ils ne manquent pas d’armes à leur disposition.

L’intrépide Sam Merrill sur les extérieurs. Le portugais Neemias Queta, associé à Justin Bean, dans la peinture. Un sacré trio ; peut-être, l’un des meilleurs du tournoi ou tout du moins, là, au niveau des meilleures équipes. Mais, le pouls de la rencontre n’est pas initié par la triplette de Logan.

Première action de la rencontre.

Dos au panier, post-up d’entrée de jeu, coup d’épaule vers la droite puis re-centrage vers la gauche et un hook shot qui fait trembler le filet et les fans postés derrière le panier. Onyeka Okongwu envoie un message fort dès les premières secondes : “c’est qui le patron ?”.

Piqué au vif, Neemias Queta veut lui répondre du tac-o-tac. Il s’approche de la raquette des Trojans avec plus ou moins de tact et il s’enferre sur Nick Rakocevic, qui gène puis bloque son tir. Elijah Weaver récupère le ballon et file en transition pour un lay-up facile.

Le ton est donné et USC n’est pas prêt de rendre les armes.

Bien qu’il ne soit pas électricien, Andy Enfield est un homme sage et expérimenté des moments placés sous tension. L’ouverture de la MoC Madness ne l’effraie pas. Et, c’est pourquoi, il décide de doubler la mise en pilonnant le secteur fort de Utah State.

Onyeka Okongwu poursuit son entreprise dans la raquette avec autant de détermination qu’un homme qui remonte Hollywood Boulevard à contre-courant.

Suppléé par une cavalerie lourde (en Nick Rakocevic et Isaiah Mobley), le jeune freshman superstar des Trojans met les lignes ennemies à l’épreuve. Que ce soit avec des post-up en puissance, des drives conclus avec le touché de sa main gauche ou des actions fortes en transition, il met au supplice les défenses adverses avec un certain plaisir. Et, le score est sans appel après 12 minutes de jeu : USC ne partage pas le tribut de guerre (25-12).

Jonah Mathews USC Trojans Célébration 2020
(Crédit photo : John McGillen – USC Athletics)

Nick Rakocevic ne donne pas sa part au lion, non plus. Le senior ponctue les runs dévastateurs de USC avec un block ou un dunk, par-ci par-là.

Oui, la force des Trojans n’est pas qu’offensive, bien au contraire. Leur défense est d’autant plus remarquable que Sam Merrill ne trouve pas une faille dans laquelle s’engouffrer.

Jonah Mathews garde le meneur senior des Aggies dans son étau sans broncher. Une défense si serrée que l’on pourrait hésiter entre un match de basketball ou une représentation de carioca. Plus les minutes avancent, et, plus Sam Merrill s’agace. Avec une adresse famélique (2/8 à la mi-temps), on peut comprendre l’homme qui tourne à 19.7 points de moyenne et 41% de réussite à 3-points.

Et, malgré un petit sursaut d’orgueil, la trêve sonne pour Utah State avec un goût d’échec. Les Trojans mènent largement à la pause (38-26).

USC et la culture du spectacle

La déroute des Aggies ne pouvait pas durer longtemps. Ce serait bien mal les connaitre.

Une banderille longue distance de Sam Merrill, un alley-oop à destination de Justin Bean et la machine reprend de la vigueur d’entrée de seconde période. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Utah State ne compte plus que 6 points de retard et le scénario du conte de fées refait surface.

Sam Merrill n’est jamais aussi dangereux que lorsqu’il prend feu ; et, c’est exactement la direction qu’il prend.

Sur un drive audacieux à droite du panier, le senior fonce et contourne Nick Rakocevic, réussit un lay-up impossible et obtient la faute (convertie sur la ligne). Plus que 3 points de retard (44-41). Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Sam Merrill Utah State Aggies vs San Diego State 2020
(Crédit photo : Orlando Ramirez – USA TODAY Sports)

Cependant, on peut dire la même chose de Onyeka Okongwu.

En retrait depuis une dizaine de minutes, le freshman des Trojans vient à la rescousse de ses coéquipiers. Alors que les fans des Aggies se réveillent et que la pression adverse n’a jamais été aussi forte, il intercepte une passe errante et file en transition pour inscrire un dunk surpuissant. Le premier d’une longue lignée.

Neemias Queta enchaine les pertes de possession et fournit le jukebox adverse avec une montagne de pièces. USC n’en demandait pas autant. Elijah Weaver, Daniel Utomi ou encore Jonah Mathews lance les Trojans sur le droit chemin avec un jeu rapide et des actions propulsées à la vitesse de l’éclair.

Un dunk. Deux dunks. Trois dunks.

Le déluge n’en finit plus.

Les finitions surpuissantes à la chaine sont sur le point de provoquer l’explosion de la salle, pour les vibrations des cercles maltraités et pour les hurlements de joie dans les tribunes. USC inflige un K.-O. technique à Utah State en l’espace de quelques minutes (58-45).

Onyeka Okongwu participe, évidemment, à la fête.

Il redouble d’intensité en duel face à ses adversaires et participe à l’effort de guerre offensif avec ses propres réalisations sous l’arceau. A chaque réveil des Aggies, ou devrait-on dire, à chaque réussite de Sam Merrill, l’ailier-fort freshman répond avec un panier pour tenir une armée décimée à distance.

Les 5 dernières minutes ne sont qu’une illusion pour Utah State. L’écart au score, qui oscille à plus de 10 points, ne varie que peu malgré tous les efforts consentis.

Sam Merrill (25pts à 8/19 et 3/10 de loin) ne peut pas y arriver sans une raquette à même de stopper la présence des Trojans. Neemias Queta (9pts, 4reb, 6tos) a sombré tandis que Justin Bean (12pts, 9reb) a sorti une prestation solide, mais, sans saveur particulière.

Nick Rakocevic USC Trojans Célébration 2020
(Crédit photo : John McGillen – USC Athletics)

Nick Rakocevic l’a bien compris.

La gagne est dans la poche et il ne se retient pas d’haranguer la foule en levant les bras ; tel Achille traînant Hector devant les remparts de Troie. Le senior, omniprésent, peut célébrer une masterclass défensive (13pts, 12reb, 5blk) aux côtés de Onyeka Okongwu.

Et, comme un symbole, Jonah Mathews (12pts) conclut cette prestation des Trojans avec une dernière dague en plein coeur des Aggies. Un dunk en contre-attaque.

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