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NC State Houston National Championship 1983

“Midnight Throwback” : le replay (complet) de NC State-Houston au National Championship 1983

La MoC Madness est off aujourd’hui. Un jour de repos pour nos joueurs. Mais, aucune inquiétude, on vous propose de revivre quelques matchs de légende de l’histoire de la March Madness. Sixième arrêt : en 1983, pour un National Championship entre NC State et Houston.

Un “Retour vers le Futur”, édition Midnight on Campus.

4 avril 1983, Albuquerque. 

Cette finale est l’exemple même de ce qui fait la beauté de la March Madness. David contre Goliath. L’outsider qui renverse une à une les meilleures équipes du pays. Une finale qui se décide à la dernière seconde (et qui ne donnerait probablement pas ce résultat même si elle était re-jouée 20 fois).

Pourtant, #6 NC State mérite sa 2ème bague de champion, loin sans faute.

Le Wolfpack a profité de sa force, son expérience, pour créer un collectif rodé et une équipe qui jouait comme un seul homme. Surtout, ils ont saisi chacune des opportunités qui s’offrait à eux jusqu’à la superpuissance de #1 Houston.

Une épopée légendaire brillamment retracée par ESPN.

Entre intensité et dénouement de folie, une des meilleures finales de l’histoire de la March Madness s’est déroulée avec, sur le terrain, deux futures légendes de la NBA dans l’équipe des Cougars, Hakeem Olajuwon, et Clyde Drexler.

La “Phi Slama Jama” survole la NCAA 

Houston est, à l’époque, l’équipe la plus médiatisée du pays. Même en NBA, peu ne peuvent se targuer de recueillir autant d’attention.

Les Cougars sont menés par 2 (!) futurs Hall Of Famer, Akeem Olajuwon (sans H à l’époque) et Clyde Drexler. Et, à leurs côtés, d’autres joueurs très talentueux composent l’équipe à l’image de Michael Young, connu en France pour avoir remporté l’Euroleague avec Limoges.

A leur tête ? Un head coach un peu fou pour 1983. Très loin du jeu très académique en vigueur, Guy Lewis prône un style plus incisif et décomplexé. C’est « dunk or die »… et cette période résonne dans toutes les têtes comme l’apogée de la “Phi Slamma Jama“.

On peut dire qu’il a su tirer le meilleur de ses joueurs vu l’effectif d’athlètes.

Comment ça fonctionne ? Une défense ultra-agressive et très active, rendue possible grâce à une vraie tour de contrôle sous le cercle, Akeem Olajuwon.

Phi Slama Jama Houston Cougars 1983 Reunion
(Crédit photo : Johnny Hanson & Nick de la Tor, Houston Chronicle)

En plus d’être efficace, cette équipe est spectaculaire. Les Cougars réalisent un vrai show à chaque rencontre et remplissent les salles de 1981 à 1984. La première année, justement, Houston se hisse directement au Final Four. Les Cougars tombent contre le trio James Worthy, Sam Perkins et Michael Jordan de UNC, mais, ils laissent entrevoir un immense potentiel.

En 1982-83, Houston écrase aussi bien ses adversaires que les arceaux. Et l’équipe n°1 du pays dans le cœur des fans (et du classement national) conclut la saison avec 25 victoires en 27 matchs.

Avec son jeu « above the rim », les Cougars lèvent les foules. Personne ne leur résiste à la March Madness. Seul Memphis State, au second tour, perd de moins de 8 points.

Et le choc que tout le monde attend arrive enfin. La finale ? Non, la demi-finale face à Louisiville, son dauphin au Top-25 et surnommé les « Doctors of Dunk ».

Conseil : filez directement à 2min05

La finale avant la finale considèrent tous les fans et spécialistes de la NCAA de l’époque. Pourtant, au milieu de la 2ème période, Houston écrase son adversaire à coup de dunks très aériens. Au total, les Cougars dunkent 14 fois sur la tête des Cardinals.

Vous l’aurez compris : rien ne peut arrêter la Phi Slamma Jamma sur la route du titre national.

NC State-Houston, ou David contre Goliath

En 1983, NC State est considéré comme un outsider au titre moins légitime que North Carolina ou Virginia.

Au terme d’une belle saison clôturé avec 17 victoires pour 10 défaites, le Wolfpack se qualifie à la March Madness avec un seed #6. Le head coach Jim Valvano s’appuie sur une équipe très expérimentée et emmenée par un backourt de seniors composés de Sidney Low et Dereck Whittenburg, en plus de l’intérieur Thurl Bailey.

Mais, la véritable force du collectif réside dans son abnégation et sur une équipe très soudée des stars aux walk-ons.

Cette détermination leur permet de remporter nombre de matchs très serrés. Le collectif et cette entente entre les joueurs leur donne une confiance incroyable. Cela fait la différence dans les fins de matchs usantes, ou, pour se relever d’une défaite.

5 joueurs seront sélectionnés à la NBA Draft : 2 seulement au premier tour tandis que le reste n’a pas foulé un pied sur un parquet de la ligue. Mais, cette équipe est restée sous-estimée toute l’année.

Jim Valvano NC State Wolfpack National Championship 1983
(Crédit photo : Kevin Keister – The News & Observer)

A l’approche du tournoi de conférence ACC, NC State fait toujours figure d’outsider. Jim Valvano martèle qu’il faut prendre les matchs un à un. A partir de maintenant, c’est « survive and advance ».

Et, un à un, le Wolfpack renverse tous les favoris de sa conférence.

Au premier tour, Wake Forest s’incline d’un point. Le lendemain, North Carolina rend les armes en prolongations Et en finale, NC State stoppe Virginia (81-78) pour s’adjuger le titre de conférence.

Rebelote à la March Madness.

Virginia, 4ème meilleure équipe du pays, s’incline de nouveau (d’un point) lors de l’Elite 8. Ensuite, le Wolfpack se débarrasse de Georgia et file vers la deuxième finale nationale de son histoire.

Une finale aussi inattendue que la présence d’Houston était attendue.

Gametime !

La finale nationale entre NC State et Houston est ainsi le match entre deux équipes aux parcours complètement opposés. Mais, plus que le contexte, cette finale regroupe le combo parfait du match de légende : suspens, intensité, spectacle et stars sur le terrain.

Bon match !

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