Soutenez Midnight on Campus avec Patreon !
Wisconsin Badgers vs Kentucky Wildcats March Madness Final Four 2015
(Crédit photo : Getty Images)

“Midnight Throwback” : le replay (complet) de Kentucky-Wisconsin lors du Final Four 2015

La MoC Madness est off aujourd’hui. Un jour de repos pour nos joueurs. Mais, aucune inquiétude, on vous propose de revivre quelques matchs de légende de l’histoire de la March Madness. Premier arrêt : en 2015, pour un duel de légende entre Kentucky et Wisconsin.

Un “Retour vers le Futur”, édition Midnight on Campus.

5 avril 2015, Indianapolis.

Duke s’est imposé contre Michigan State dans le premier match de cette journée de Final Four. Porté par l’inévitable Jahlil Okafor, les Blue Devils attendent de connaître leur adverse pour le National Championship Game. Wisconsin ou Kentucky ?

La planète du basketball universitaire rêve de voir un affrontement entre Duke et Kentucky, deux des plus grandes powerhouses historiques de la ligue. Un duel entre de futurs stars professionnelles et un duel d’entraîneurs légendaires entre Mike Krzyzewski, sélectionneur de la Team USA, reconnu par ses pairs et le public, et John Calipari, réputé pour ses qualités de recruteur, mais souvent décrié pour ses aptitudes d’entraineur.

Mais, avant le replay complet d’un classique de la March Madness (en fin d’article pour les impatients), plongeons dans le contexte de la rencontre.

Kentucky et Wisconsin pour une revanche après 2014

Un an auparavant, presque jour pour jour, Wisconsin et Kentucky se rencontraient pour une place en finale du championnat universitaire. Un an auparavant, Kentucky l’emportait 74 à 73 sur un shoot au buzzer d’Aaron Harrison et déjouait les pronostics.

Ce tir, les Badgers ne l’ont pas oublié.

8 de leurs joueurs actuels étaient sur le terrain ce soir là, et notamment, Traevon Jackson. Auteur de l’unique lancer-franc raté de son équipe et qui avait coûté la victoire. Dans tout l’Etat du Wisconsin, la revanche est attendue.

Kentucky présente également 5 joueurs, dont les frères Harrison, qui ont joué sur le parquet en 2014. Autant dire qu’avant même le coup d’envoi, cette rencontre est électrique.

Le “one-and-done” à l’épreuve du temps

Le duel entre les deux équipes est également un duel de style entre Kentucky, adepte du one-and-done, et Wisconsin, où les joueurs se développent lors des 4 ans de leur cursus universitaire.

Véritable usine à star, les Wildcats sont ainsi devenus les spécialistes du one-and-done sous l’égide de John Calipari. Depuis 2010 : John Wall, Demarcus Cousins, Eric Bledsoe, Brandon Knight, Nerlens Noel ou Anthony Davis ont enfilé la tunique bleue et blanche des Wildcats. Cette saison 2014-15 ne déroge pas à la règle.

Devin Booker Karl-Anthony Towns Kentucky Wildcats March Madness 2015
(Crédit photo : Joe Robbins – Getty Images)

2 des 3 meilleurs marqueurs de l’équipe sont des freshmen avec Karl-Anthony Towns et Devin Booker. Ils sont d’ailleurs 4 joueurs de première année à être des membres importants de la rotation. Mais, ces freshmen ne sont pas comme les autres. Tous font partie des meilleurs joueurs de leur génération et comptent bien le prouver. D’autant que l’arrivée, année après année, de nouveaux prospects NBA oblige les jeunes joueurs à performer très rapidement pour ne pas être oublié.

Bien loin des projecteurs et de profiter de l’attention des fans de NBA, Wisconsin écrit son histoire derrière un fort collectif. Ici, on va généralement au bout de ses études et l’effectif change peu au fil des années. 8 joueurs étaient présents la saison précédente et, le moins expérimenté, le meneur Branson Koening, est un sophomore très talentueux qui s’est montré très juste à la baguette des Badgers.

Qui pour stopper Kentucky ?

Cependant, une fois n’est pas coutume, John Calipari mélange talent et… expérience. 5 sophomores et juniors sont inclus dans la rotation. Résultat : Kentucky est invincible.

Texas, Louisville, Arkansas et même Kansas (une vilaine défaite de 32 points) sont tombés face aux Wildcats en 2014-15. Un bilan de 34 victoires pour 0 défaite.

Et, à la March Madness, la série continue. Malgré son étouffante défense, West Virginia s’incline de 39 points (78-39). Seul Notre Dame est passé proche de l’exploit avec une courte défaite (62-60) lors de l’Elite 8.

Symbole de la force de frappe des Wildcats, le meilleur marqueur de l’équipe, Aaron Harrison, tourne à 11 points par match. Face à un tel condensé de talent et d’expérience, personne ne semble en mesure de tenir la dragée haute aux Wildcats pendant 40 minutes.

Aaron Harrison Kentucky Wildcats vs Boston 2014
(Crédit photo : Kentucky Athletics)

En face, les Badgers s’appuient sur un roster d’expérience et sur un 5 majeur complémentaire. Le trio composé de Frank Kaminsky, Sam Dekker et Nigel Hayes est un véritable poison. Chacun est capable de jouer loin du cercle, de shooter à 3-points ou d’enfoncer son vis-à-vis dans la raquette.

Mais, les Badgers n’ont pas autant performé que leurs adversaires du soir.

3 défaites ternissent le tableau (Duke, Maryland et Rutgers) notamment la dernière, considérée comme un accident de parcours. Mais il ne faut jamais sous-estimer le cœur d’une équipe aussi revancharde que Wisconsin.

A la March Madness, Wisconsin se débarrasse de Coastal Carolina, mais surtout d’Oregon, de North Carolina et d’Arizona, par 7 points d’écarts à chaque fois. Sam Dekker et Frank Kaminsky enchaînent les performances de rêve pour se hisser au Final Four.

Frank Kaminsky contre Karl-Anthony Towns, un duel de stars

Les Badgers disposent tout de même d’une arme de destruction massive nommée Frank « the Tank » Kaminsky.

Le pivot, désigné Joueur de l’Année en NCAA, a tout écrasé durant la saison et expose une moyenne de 18,8 points, 8 rebonds et 1,5 contres par match. Dernier exemple en date : lors de l’Elite 8, il plante 29 points sur la tête de Brandon Ashley et Kaleb Tarcewzky d’Arizona.

Capable de shooter de loin (41% de réussite à 3-points), d’attaquer le cercle dos ou face au panier et bien secondé par Sam Dekker, Frank Kaminsky a passé sa dernière saison à Wisconsin à marcher sur l’ensemble des raquettes du pays.

Frank Kaminsky Wisconsin Badgers 2015

Et, lors du Final Four, Karl-Anthony Towns se trouve au duel.

Le meilleur lycéen de l’année 2014 est projeté par certains comme le futur choix n°1 de la Draft NBA. Il a passé les deux étés précédents avec la sélection nationale de la République Dominicaine avec laquelle il a affronté Team USA.

Pour sa seule année à l’université, il tourne à 10,3 points et 6,7 rebonds par match aux côtés des futurs joueurs de NBA que sont Willie Cauley-Stein et Trey Lyles. Tout au long de la saison, le pivot est monté en puissance, livrant son match de référence pour sauver Kentucky du piège contre Notre Dame lors de l’Elite 8.

Jetez un coup d’œil sur sa ligne de statistiques : il termine meilleur marqueur (25 points), rebondeur (5 rebonds), passeur (4 passes) et intercepteur (2 interceptions) de Kentucky… en seulement 25 minutes !

Gametime !

Bien plus qu’un simple match de Final Four, l’affrontement entre Kentucky et Wisconsin est une revanche, un duel entre deux des meilleurs pivots de l’année et surtout un match entre deux mondes représentatifs de la NCAA. D’un côté, celui des usines à stars, et de l’autre, celui des universités qui prennent le temps.

Bon match !

Plus de lecture ?
Villanova Wildcats vs Georgetown Hoyas National Championship March Madness 1985
“Midnight Throwback” : le replay (complet) de Villanova-Georgetown au National Championship 1985