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Evansville
(Crédit photo : Midnight on Campus)

“A day with Evansville” : à la découverte de Paris

La semaine dernière, les Purple Aces d’Evansville concluaient leur voyage de 10 jours en Europe à Paris. Midnight on Campus ne pouvait passer à côté de cette opportunité.

Les voyages estivaux sont devenus un rendez-vous (presque) incontournable de l’intersaison en basketball universitaire. Evansville en a profité pour quitter ses frontières de l’Indiana (entre Londres, Gent et Paris) et les Purple Aces nous ont ouvert leurs portes afin de partager leur escapade parisienne.

Plongez à nos côtés au coeur du programme d’Evansville et découvrez une journée à Paris.

Premier épisode d’une mini-série consacrée à Evansville au cours de la semaine.

Au pied de la Tour Eiffel

L’équipe a eu l’occasion de visiter un peu la ville de Paris avant notre arrivée. Mais, bon, rien ne vaut un tour du centre historique de la capitale française dans un bus pour contenter un groupe de joueurs déjà focalisés sur le match d’exhibition de l’après-midi.

Au programme : Arc de Triomphe, Champs-Elysées, Concorde, Notre Dame, Jardin du Luxembourg et, clou du spectacle, la seule et unique Tour Eiffel.

Tout le monde semble avoir apprécié de se dégourdir les jambes devant la “Dame de Fer”. Il existe pire comme balade matinale. Mais les impératifs de la rencontre pressaient un peu le rythme et les Purple Aces s’empressaient de retourner à l’hôtel.

Collation, relaxation et préparation.

Derniers passages pour la chambre du préparateur physique pour les inévitables straps d’avant-match et Evansville prend la direction du gymnase pour l’exhibition du jour.

Evansville et le (a)typique gymnase de banlieue

Une petite heure de bus et voilà Evansville posant le pied à terre à Brétigny-sur-Orge. Première question, non sans appréhension : “est-ce une ville typique de banlieue française ?”

Oh oui qu’elle l’est.

Le bus des Purple Aces s’arrête devant le gymnase de la ville et celui-ci projette tous les stéréotypes d’une petite salle de banlieue. Les murs extérieurs en béton, les fameuses lignes multicolores au sol, le “parquet” qui arrache la totalité de la couche épidermique à la première chute et les enfants du quartier qui jouent au bord du terrain.

On se trouve à des années lumière du Ford Center d’Evansville et ses 11.000 places assises flambant neuves.

C’est également au moment de l’entrée dans le gymnase de Brétigny-sur-Orge que les Purple Aces découvrent (enfin) leurs adversaires du jour : une sélection d’un camp de formation de région parisienne, AK Training Camp.

Et, sans attendre, on remarque d’emblée la différence entre un camp de formation français et une équipe de basketball universitaire américaine.

Evansville suit un échauffement millimétré et cadencé telle une horloge suisse, encadrée, qui plus est, par une dizaine d’entraîneurs. Des étirements avant d’enchainer avec des activités physiques puis des activités ballon en main. C’est vraiment la taille du staff qui impressionne. En face, les jeunes français sont livrés à eux-même, sans coordination, et manient plus du shootaround que d’un plan d’échauffement précis.

La dure réalité de deux univers qui entrent en collision.

Tous les membres du staff d’Evansville est mis à contribution pour cet entrainement un peu particulier, loin de leurs bases et avec un nombre d’assistants limités. Après la mise en place de la vidéo pour enregistrer le match (et la sacro-sainte analyse vidéo), hop, on saute la barrière et direction le parquet pour assister les joueurs.

La rencontre débute devant des tribunes plutôt garnies : la petite centaine de places assises est en majorité occupée. Vous connaissez l’effet d’une équipe de basketball américaine.

Belle surprise, d’emblée : le solide anglais de l’arbitre principal de la rencontre.

Bref, le head coach d’Evansville, Walter McCarty, ne perd pas ses bonnes habitudes et met la pression sur les arbitres dès les premières secondes. La tradition américaine.

Une forte intensité entre les coups de sifflet

L’énergie des américains sur le terrain apparait naturellement et surprend même quelques membres de l’audience. En voilà une autre tradition du jeu américain.

Les adversaires de AK Training Camp font plutôt bonne figure lors de la première partie du match, ceci dit, et les français arrivent à prendre à revers la défense poreuse d’Evansville assez facilement. Ils ne feront tout de même pas le poids face au physique et la caisse des Purple Aces en seconde partie de rencontre.

Bien qu’elle soit en préparation pour une nouvelle saison, qui ne débute que dans 2-3 mois, Evansville reste l’équipe la plus talentueuse sur le terrain et cela ne fait aucun doute. Les tentatives (ratées) de dunks surpassants sont là pour rappeler cette supériorité.

De nombreuses choses peuvent encore changer d’ici au début de saison universitaire, mais on peut effectuer une petite revue d’effectif :

  • l’ailier-fort senior K.J. Riley apparait comme le commandant et le patron des Purple Aces sur le terrain, sans qu’il ait besoin de beaucoup parler à ses collègues.
  • l’intérieur sophomore DeAndre Williams est clairement le moteur de l’équipe : tant qu’il amène de l’énergie et de belles actions dans la raquette, Evansville ira bien.
  • l’ailier junior Artur Labinowicz s’est montré comme un très solide “2-way player” avec de belles actions défensives et un scoring qui devrait sortir l’équipe de plus d’une impasse.
  • le meneur de jeu sophomore Shamar Givance devrait s’imposer comme le joueur le plus rapide et avec les appuis les plus dévastateurs à chaque match de la saison.
  • Evansville possède plusieurs options viables en sortie de banc : la rotation à 8-9 joueurs n’est pas insipide et le sophomore Jawaun Newton pourrait bien s’imposer comme une belle addition offensive en cours d’année.

Et après 4 quart-temps de jeu (je ne vais pas vous mentir : j’ai été surpris par la sirène après 10 minutes, j’étais parti pour une mi-temps de 20 minutes), les Purple Aces terminent leur 3ème match de préparation en Europe avec une troisième victoire.

La plus convaincante, selon des membres du staff. Appelons cela l’effet Midnight on Campus.

Mais il ne faut pas longtemps pour que les joueurs décompressent et retrouvent leur décontraction légendaire. Après une photo souvenir avec AK Training Camp et un tour express aux vestiaires, direction le bus et le trajet retour vers l’hôtel.

Tout le staff d’Evansville peut maintenant tourner le regard vers Paris : il ne leur reste qu’une soirée et une journée libre avant de reprendre l’avion pour l’Indiana.

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