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Nah'Shon Bones Hyland Guard VCU Rams Célébration 2021
(Crédit photo : VCU Rams Athletics)

March Madness : nos pépites des Mid-Majors prêtes à exploser en mars

La March Madness révèle les leaders. Les vrais. Ceux capables de résister à l’immense pression du tournoi final de la ligue de basketball universitaire.

Pour les prospects, c’est le moment de montrer leur cote auprès des scouts NBA. Et, pour les joueurs issus des Mid-Majors, c’est surtout le moment d’exploser sur la scène nationale.

Pour être moins surpris si un joueur claque 30 points face à une université du Power Six, Midnight on Campus propose une liste (non-exhaustive) de nos pépites encore trop peu connues à suivre de très près lors du NCAA Tournament. Tous ne brilleront pas, malheureusement. Mais certains risquent de faire la une de SportsCenter sur ESPN.

Les joueurs cités avec un astérisque* ne sont pas sûrs à 100% d’être qualifiés à la March Madness avec leur équipe à l’heure de publication de l’article (le 11 mars).

Nos pépites qui peuvent exploser à la March Madness :

Nah’Shon Hyland, VCU

(19.4 points, 4.7 rebonds, 2.1 passes de moyenne)

L’Etat du Delaware n’est pas réputé pour faire émerger des joueurs talentueux. Pourtant, dans le deuxième plus petit Etat du pays, Nah’Shon “Bones” Hyland est une star depuis plusieurs années.

Il rejoint VCU, où il brille depuis deux ans, avec un statut de recrue 4-étoiles à la sortie du lycée. Positionné meneur l’année dernière, il a profité de l’arrivée du freshman Adrian Baldwin pour se décaler sur le poste de shooting guard.

“Bones” est un créateur naturel avec un très bon dribble qui lui permet de porter la balle, surtout en transition.

Mais pour sa saison sophomore, il a été remarqué pour son shoot excellent (2.9/7.8 à 3-pts en moyenne, 37%). C’est un joueur élégant qui a confiance en son tir. Il en prend beaucoup… mais ne dépend pas que de ça.

Ce qui lui permet de peser sur un match même quand il n’est pas en réussite, comme en demi-finale de conférence Atlantic 10 face à Davidson.

Jordan Schakel, San Diego State

(14.4 points et 4.2 rebonds de moyenne)

Attention, un autre shooter fou.

Jordan Schakel n’a jamais été aussi fort après 4 saisons passées au sein du programme de Brian Dutcher. Il a progressé de façon linéaire depuis son arrivée à San Diego State, devenant un joueur incontournable en 2020-21.

Une exception : il montre une facilité déconcertante à enfiler les tirs de loin depuis son arrivée sur le campus.

Le senior n’a pas besoin de forcer pour être décisif. Matt Mitchell et Nathan Mensah attirent les défenses et laissent beaucoup de spots libres. Jordan Schakel lit très bien le jeu sans ballon et n’a pas peur de prendre de gros tirs.

Gardez un œil sur lui dans le money-time à la March Madness.

Johni Broome, Morehead State

(13.9 points et 9 rebonds de moyenne)

Johni Broome est une des belles découvertes de la saison en Mid-Majors.

Il a débuté l’année sur le banc lors du match face à Kentucky. La première et dernière fois de sa carrière universitaire. Dès son 3ème match de la saison, il atteint le double-double avec 25 points et 12 rebonds contre Arkansas State.

Si vous vous attendez à un pivot moderne, oubliez.

Johni Broome adore le post-up et prendre son temps pour travailler la défense. Il n’a jamais pris de tir à 3-pts de la saison, mais, il abat un boulot incroyable dans les peintures. Très dissuasif en défense, il est devenu l’homme providentiel de Morehead State, qualifiée à la March Madness alors qu’on attendait les Eagles en deuxième partie de tableau en OVC.

Avec un seed très bas à la March Madness, Johni Broome devrait obtenir une réelle occasion de briller face à une équipe de haut niveau.

Marcus Sasser, Houston

(13.5 points, 2.4 passes et 2.1 rebonds de moyenne)

Houston est une des meilleures équipes du pays avec un record de 21-3.

Quentin Grimes est certes le visage des Cougars ; cependant, Marcus Sasser pourrait prendre le relais à la March Madness.

Au contraire de Nah’Shon Hyland (voir ci-dessus), le sophomore a basculé de shooting guard à meneur par rapport à la saison passée. Il n’est pas un grand organisateur, mais Marcus Sasser joue le rôle du guard parfait à l’échelon universitaire : énergie et leadership.

Avec Quentin Grimes, il participe au scoring.

Il n’est pas le plus efficace tout en se reposant sur une aisance pour attaquer (8 tirs lointains tentés par match). Quoi qu’il en soit, Marcus Sasser est un joueur excessif. Il est capable de prendre 15 (!) tirs du parking en 32 minutes jouées (contre Tulane).

Le profil idéal pour prendre feu au NCAA Tournament.

Aher Uguak, Loyola-Chicago

(7.6 points, 4.1 rebonds et 1.3 passe de moyenne)

Au contraire des précédents joueurs, Aher Uguak peut se révéler dans le silence.

Le senior est très discret au sein d’un des meilleurs collectifs du pays à Loyola-Chicago. On aurait d’ailleurs pu citer ses coéquipiers Cameron Krutwig (qui a été le sujet d’une “MoC Film Room” en début de saison dernière), Braden Norris ou Lucas Williamson. Il ne se trouve pas dans les 3 premières options offensives de l’équipe. Toutefois, il se révèle comme le cerveau défensif.

Les Ramblers possèdent une défense exceptionnelle et Aher Uguak revêt une grande part de responsabilité.

Capable de défendre un meneur comme un pivot, il sera déterminant pour stopper le meilleur joueur adverse. Loyola-Chicago possède les armes pour aller loin dans cette March Madness et nul doute que quelques stars pourraient galérer face à Aher Uguak.

Surtout que le bonhomme est l’initiateur principal des transitions défense-attaque et met quasiment tous ses paniers (11e meilleur true shooting percentage du pays).

Darius McGhee, Liberty

(15.6 points, 4.4 rebonds et 2.1 passes de moyenne)

Darius McGhee n’est pas excellent dans un domaine. Le junior est surtout d’une régularité rare en NCAA.

Du haut de son 1m79, le meneur porte Liberty depuis le mois de novembre. Aussi bon balle en main que shooter en bout de chaîne pour finir une possession, il est l’homme à tout faire. À tout faire bien.

Il ne perd que très peu de ballons et joue toujours juste, à la bonne vitesse.

Darius McGhee n’a pas reçu autant d’attention que d’autres joueurs en Mid-Majors. La March Madness pourrait s’occuper de rétablir son statut.

Abu Kigab*, Boise State

(11.8 points, 5.4 rebonds et 2 passes de moyenne)

Voilà un transfert payant. Après 2 années compliquées à Oregon, Abu Kigab s’épanouit désormais à Boise State. Il a trouvé sa place sur un poste d’ailier fort complet, aussi bien amené à mettre de la pression au rebond que de distribuer le ballon au large.

Comprenez : le Soudano-canadien est un joueur très compliqué sur lequel défendre.

Il apporte un soutien précieux à Derrick Alston, le leader de l’équipe, qui sera à surveiller de près à la March Madness… si les Broncos s’y qualifient.

Une fin de saison régulière à 3 défaites a mis à mal le bilan comptable de Boise State. Trois matchs dans lesquels Abu Kigab a été en difficulté, preuve de son importance pour le collectif du patron de la conférence MWC.

Isaiah Stevens*, Colorado State

(15 points, 5.7 passes et 4 rebonds de moyenne)

Sans aucun doute un des joueurs les plus beaux à regarder, Isaiah Stevens a plus que confirmé après son excellente année freshman.

Davantage sur le terrain, ses statistiques ont augmenté au même titre que sa réussite à longue distance (1.7/4.1 en moyenne, 42%). C’est un meneur créateur de très bon calibre, qui fait des dégâts en priorité sur les situations de pick-and-roll.

Véritable leader des Rams, il prend ses responsabilités quand il faut.

Encore un profil pour le mois de mars.

Tyson Etienne*, Wichita State

(17.1 points, 3.4 rebonds et 2.6 passes de moyenne)

Un premier pas percutant, un physique pour finir au cercle et un tir très efficace. Tyson Etienne se repose sur des armes très efficaces pour briller à la March Madness. Sa saison de sophomore est celle de l’explosion au plus haut niveau.

Avec une récompense de meilleur joueur de la conférence AAC en 2020-21.

L’année dernière, le guard avait fait ses preuves en spot-up shooter, avec moins de responsabilités. Aujourd’hui, il domine sur chaque drive et s’est même révélé sur P&R où il est capable de prendre des tirs un mètre derrière la ligne à 3-pts.

Kendric Davis*, SMU

(17.7 points, 7.6 passes et 4.1 rebonds de moyenne)

On reste dans l’American Athletic Conference pour évoquer un autre arrière.

Un meneur dont la spécialité est d’enchaîner les passes avec brio. Kendric Davis est le joueur le plus petit sur le terrain et n’est pas un grand défenseur. Cependant, son sens du panier peut faire des dégâts lors du NCAA Tournament.

L’ancien athlète de TCU avait déjà montré de belles choses lors de ses années freshman et sophomore. Mais, il a atteint un autre palier en 2020-21. Il est difficilement contrôlable de par sa vitesse d’exécution et sa créativité. Les défenses adverses ont du mal à lire son jeu.

Nos mentions honorables qui peuvent claquer un score à la March Madness :

Jordan Burns*, Colgate (17.1 points, 5.5 passes et 4.5 rebonds)

Quel joueur. On ne le présente (presque) plus. Jordan Burns domine dans la Patriot League depuis 4 ans. Aussi bien un créateur qu’un sniper, on se rappelle de son 8/13 à 3-pts en mars 2019 face à Tennessee à la March Madness.

Marreon Jackson*, Toledo (17.6 points, 6.3 rebonds et 6.1 passes)

2 triple-doubles en 2020-21, rien que cela. Marreon Jackson a réussi sa carrière universitaire avec 4 saisons pleines. Quoi de mieux que la March Madness pour “finir le travail”… comme l’homme à tout faire de Toledo avait prévenu en renonçant à la Draft 2020.

Osun Osunniyi*, St. Bonaventure (10.3 points, 9.3 rebonds, 2.4 passes)

Un protecteur de cercle reconnu et un joueur au QI basket très élevé, surtout. Que ce soit en défense pour dissuader les adversaires ou en attaque où il est pleinement intégré dans le collectif (2.4 passes pour un pivot), gardez un œil sur Osun Osunniyi.

Josh Corbin, Winthrop (6.8 points et 1.4 rebonds)

Winthrop réalise une saison parfaite. On aurait pu citer Chandler Vaudrin ou DJ Burns, mais, on pense que le jeune Josh Corbin peut exploser à la March Madness. Son rôle est aujourd’hui limité avec 14 minutes de jeu. Cependant, il tire à 3-pts (42.3%) et, dans un bon jour, il se révèle être un facteur X impressionnant.

Allez, quelques joueurs en bonus :

Les Mid-Majors regorgent tellement de joueurs talentueux qu’on vous ajoute quelques noms à suivre également. Les plus curieux iront se renseigner pour ne pas être surpris la semaine prochaine.

  • Alex Barcello, BYU (15.9 points, 4.7 rebonds et 4.5 passes)
  • Isaiah Miller, UNC Greensboro (19.3 points, 6.9 rebonds et 4 passes)
  • Kevin Obanor, Oral Roberts (18.2 points et 9.5 rebonds)
  • Max Abmas, Oral Roberts (24.2 points, 3.7 passes et 3.2 rebonds)
  • Camren Wynter, Drexel (16.8 points, 5.3 passes et 3.6 rebonds)
  • Roman Penn*, Drake (11.2 points, 5.5 passes et 3.3 rebonds)
  • Tristan Jarrett*, Jackson State (20.2 points et 5.4 rebonds)
  • Fardaws Aimaq*, Utah Valley (14.5 points et 15.1 rebonds)
  • Tanner Groves*, Eastern Washington (16.5 points, 7.9 rebonds et 1.4 passe)
  • Isaiah Ross*, Iona (19.7 points et 3.5 rebonds)
  • JaQuori McLaughlin*, UC Santa Barbara (15.6 points, 5.4 passes et 3.4 rebonds)
  • Santi Aldama*, Loyola MD (21.8 points, 10.3 rebonds et 2.3 passes)
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