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Chandler Vaudrin Winthrop Eagles vs Hampton Big South Tournament 2020
(Crédit photo : Nell Redmond - AP Photo)

March Madness : quels champions de Mid-Majors se transformeront en Cendrillon en 2021 ?

Le meilleur moment de la saison de basketball universitaire est arrivé : la March Madness (ainsi que les autres tournois d’après-saison). Et, afin de permettre d’y voir un peu plus clair chez les Mid-Majors, il est l’heure d’une présentation en bonne et due forme des champions de conférence.

Surtout pour savoir quels champions se transformeront en Cendrillon en 2021.

Au programme : 15 présentations détaillées et plus de 14.000 mots sur les Mid-Majors. Vous ne trouverez jamais une telle détermination ailleurs… et vous ne pourrez pas dire que vous ne connaissez les futures Cendrillons du NCAA Tournament.

Pour trouver la liste complète des rencontres prévues lors du First Round (avec les horaires et les enceintes qui accueilleront les matchs), c’est par ici.

N.B. : je n’aborde pas certains programmes que j’ai très peu regardé, et comme il y a eu beaucoup de surprises, cela n’a pas aidé. Vous pouvez trouver une liste des équipes manquantes avec des articles en lien que l’on a pu écrire sur eux au cours de la saison.

Hartford Hawks

15 victoires – 8 défaites (8-6 en America East)

Parcours lors du tournoi de conférence : Binghampton (77-60), Albany (83-77), Vermont (71-65), UMass Lowell (64-50) ;

Victoire notable : Fairfield (67-54) ;

Défaites notables : UConn (69-570, Villanova (87-53) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 28.7% à trois points pour l’adversaire (9ème), 66.8% sur la ligne des lancers francs pour l’adversaire (18ème), 32.6% à trois points (225ème), 51.4% à deux points (102ème).

Le cinq majeur :

  • Traci Carter (senior) : 11.7 points, 3.4 passes, 3.2 rebonds et 2.6 interceptions de moyenne ;
  • DJ Mitchell (junior) : 7.8 points et 2.1 rebonds de moyenne ;
  • Austin Williams (senior) : 13.7 points, 6.2 rebonds et 1.6 passes de moyenne ;
  • Hunter Marks (junior) : 9.7 points et 5.9 rebonds de moyenne ;
  • Miroslav Stafl (sophomore) : 10.4 points et 5.6 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Miroslav Stafl (sophomore)

Et oui, des fois, le joueur à suivre n’est pas forcément le leader ou le meilleur marqueur de son équipe. Cela peut être, comme ici, le facteur X du programme, celui qui peut faire basculer de manière positive une rencontre. C’est le cas de Miroslav Stafl, le pivot en provenance de République tchèque. International dans les sélections jeunes, notamment la saison dernière lors du championnat d’Europe FIBA U-20 (division B), avec un rôle intéressant, où il affichait une moyenne de 11.6 points et 3.9 rebonds.

Après un cursus à la « Get Better Academy » (un programme pour les joueurs internationaux), il décide de rejoindre le programme d’Hartford pour y effectuer son cursus universitaire. Il est un titulaire indiscutable sur sa saison de freshman, avec un rendement de 8.8 points et 4.4 rebonds, en moins de 26 minutes. Cette saison, il a eu plus de responsabilités, notamment en attaque, et il est devenu une force intérieure, surtout près du cercle. On n’hésite pas à le chercher poste bas, usant de sa taille pour prendre l’ascendant sur son adversaire direct. Il a encore du déchet à la finition (à l’image de son équipe), mais il n’est qu’en deuxième année et on le sait pertinemment, les intérieurs arrivent à maturité lors de la saison de junior.

Contre des équipes qui auront des bigmen, Miroslav Stafl va avoir du travail et ce sera un premier indice concernant le futur du prospect, c’est indéniable. Son apport défensif va être très important dans le succès (ou non) de son équipe lors de la March Madness.

Présentation de l’équipe :

Pour être complètement transparent, j’avais déjà le papier sur Vermont de prêt, juste avant la 1/2 finale du tournoi de conférence. J’avais pleine confiance aux Catamounts (plus que pour UMBC) malgré les départs, puis, j’ai regardé ce match contre Hartford… Et que dire. Hartford a réalisé une performance défensive assez exceptionnelle, limitant Vermont à 65 points inscrits, mais c’est surtout le pourcentage aux tirs qui a fait la différence. Vermont, c’’est moins de 45% à deux points et surtout, 27.8% à trois points. En face, Hartford sort un 10/19 dans ce domaine, chose assez rare, avec une domination aux rebonds, et voilà l’upset qui se produit !

Curieux, je me pose en ce samedi après-midi (les matchs à 17h >>>) pour la finale contre UMass Lowell, pour une affiche surprise. Alors la première période fut cataclysmique offensivement, se terminant sur un 23-18, avec des tirs… Oh bon dieu, je vous évite ce massacre. La pression du résultat, avec l’accumulation des matchs, la fatigue était bien présente et cela excuse un peu cette bouillie de basketball. Encore une fois, le salue du programme passera par la défense, limitant Obadiah Noel, le leader d’Mass Lowell, à 15 points et un 5/15 aux tirs. Il s’est réveillé un peu lors du second acte, mais la pression exercée sur lui lors des vingt premières minutes, même moi devant mon écran j’avais ce sentiment que j’étais suivis, peu importe où j’allais ! C’était étouffant.

Au final, Hartford l’emporte avec des éclairs offensifs, notamment sur le jeu en transition et obtient son ticket pour la March Madness.

Alors offensivement, le programme est l’une des pires équipes dans ce domaine. C’est surtout l’adresse à longue distance qui fait défaut, avec quasiment aucun joueur qui est un spécialiste dans ce domaine. Austin Williams est le leader de ce programme, lui l’ancien de Marist, qui réalise une bonne saison sous ses nouvelles couleurs. Traci Carter est un formidable meneur de jeu métronome, le fer de lance de cette attaque. L’ancien de Marquette et de La Salle a développé un petit tir à trois points, sans pour autant être une réelle menace, mais il peut sanctionner une défense laxiste au besoin. Le duo d’intérieur est aussi l’une des forces de l’équipe.

Hunter Marks est un poste 4 qui s’écarte, de grande taille (6’’9) et qui est un complément idéal à Miroslav Stafl, le laissant seul dans la raquette. Voilà pourquoi ce dernier réalise aussi une bonne saison, il est dans les meilleures dispositions.

Défensivement, le programme s’efforce à bien figurer dans ce secteur de jeu. Vous avez des joueurs physiques, une protection du cercle solide, mais surtout, une pression constante loin du panier. Les extérieurs sont toujours là pour essayer de gratter un ballon, qui montent fort sur les écrans et ne subissent pas sur les picks and rolls. Quand vous avez un poste 4 qui peut défendre sur un ailier avec efficacité, et qui peut contester les tirs avec aisance, c’est toujours plus facile. Cependant, le gros point d’interrogation reste la profondeur de banc. Une rotation de 7-8 joueurs, 9 dans les grands jours, est-ce suffisant pour un tournoi de cette adversité ? On le saura vite.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

On dit que la défense fait gagner des matchs et des compétitions, mais il faut aussi marquer des paniers, sinon impossible de remporter un match. Je n’ai aucun doute sur l’aspect défensif pour Hartford, le programme pourra limiter les attaques adverses. Après, offensivement, dans un bon jour à trois points comme face à Vermont, pourquoi pas… Mais il y a des carences dans ce domaine, des grandes carences même ! Surtout qu’en face, ce sera #1 Baylor au programme, autant vous dire que j’avais peu d’espoir en écrivant ce papier, j’en ai encore moins en découvrant l’adversaire.

L’histoire reste belle pour le programme, qui va connaître pour la première fois de son histoire la March Madness. C’est une juste récompense pour le travail de John Gallagher et son staff ! L’essentiel est là.

Liberty Flames

23 victoires – 5 défaites (11-2 an Atlantic Sun)

Parcours lors du tournoi de conférence : Kennesaw State (69-59), Stetson (77-64), North Alabama (79-75) ;

Victoires notables : Mississippi State (84-73), South Carolina (78-62) ;

Défaites notables : Purdue (77-64), TCU (56-52), Missouri (69-60) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 57.4% de réussite aux tirs (4ème), 38.8% à trois points (10ème), 56.7% à deux points (11ème), 77.8% aux lancers francs (19ème), 41% des points inscrits sont à trois points (10ème) ;

Le cinq majeur :

  • Chris Parker (senior) : 10.3 points, 3.5 passes et 2.1 rebonds de moyenne ;
  • Darius McGhee (junior) : 15.6 points, 4.4 rebonds et 2.1 passes de moyenne ;
  • Elijah Cuffee (senior) : 9.6 poins, 3.4 rebonds et 1.7 passes de moyenne ;
  • Kyle Rode (sophomore) : 7.6 points,4.2 rebonds et 2.9 passes de moyenne ;
  • Shilol Robinson (sophomore) : 4.1 points et 3.5 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Darius McGhee (junior)

Darius McGhee est un pur produit de Liberty et pendant ces trois saisons sur le campus, il n’a cessé de progresser, année après année. Lors de son arrivée au sein du programme, on disait que Darius était un joueur extrêmement talentueux offensivement, et notamment très adroit à longue distance. Un joueur qui ne peut que faire du bien en sortie de banc dans n’importe quelle équipe. Cependant, on sait aussi que ce genre de profil au lycée a toujours un peu de mal à faire la transition avec la Division I. Le jeu est plus rapide, les défenses plus « efficaces » et surtout, physiquement, c’est un autre monde (moins depuis un ou deux ans toutefois).

McGhee sort une première saison prometteuse, avec 7.8 points de moyenne. En sophomore, il devient titulaire, jouant plus de 33 minutes en moyenne (pour 21 en freshman) et prend exactement le même nombre de tirs, que ce soit à trois points et à deux points. Oui, il n’hésitait pas lors de sa première saison, dès qu’il avait le ballon, il prenait le tir, c’était son rôle. Cela change un peu sur sa deuxième année, il doit défendre, jouer en équipe. L’adaptation se fait plutôt bien et il termine l’exercice avec 9.5 points et 4 rebonds de moyenne.

Puis, arrive cette saison et là, il explose littéralement. Il passe de 5.2 tentatives à trois points…A 8 ! Il affiche un 41% de réussite, ce qui est vraiment intéressant avec autant de tentatives au compteur. C’est une gâchette. Que ce soit en catch and shoot, sa grande force, mais aussi en créant son tir (ce qui est nouveau, il a progressé dans ce domaine), il y a peu de déchets. Il peut prendre feu s’il réussit sa première et seconde tentative, et alors à ce moment-là pour l’adversaire, on prie fort pour ne pas prendre un bouillon. Là où le prospect est intelligent, c’est qu’il est devenu plus altruiste.

Avant, il prenait le tir malgré la défense sur lui. Maintenant, il a cette capacité d’analyse et d’anticipation, pour focaliser l’attention sur lui et permettre à un coéquipier d’être seul. Il devient de plus en plus complet en attaque, ce qui le rend redoutable pour son adversaire direct.

Il a déjà fait un petit carton lors de sa saison de freshman lors de la March Madness, contre #4 Virginia Tech, avec 15 points au compteur et un 5/11 à trois points. Il n’est pas étranger aux exigences de tournoi et j’ai envie de dire qu’il se sublime avec la pression sur ses épaules (sauf son match contre Stetson en 1/2 finale du tournoi de conférence).  S’il y a un joueur qui est capable de faire un gros carton offensif lors de la March Madness, c’est bien Darius McGhee !

Présentation de l’équipe :

Comme vous avez pu le voir en début de chronique, Liberty est une équipe très offensive, l’une des meilleures de notre championnat. Pourtant, le plan de jeu est simple : une simple motion offense, avec du mouvement, des coupes et écrans, rien de bien flamboyant. Sauf que ce style de jeu correspond à merveille avec les forces de l’équipe. En effet, chaque joueur extérieur est capable de marquer à trois points, les intérieurs peuvent sanctionner à mi-distance, ce qui laisse des espaces pour attaquer le cercle quand le besoin se fait ressentir. Forcément, Darius McGhee est l’option numéro une de l’équipe. Mais comme j’ai pu le dire concernant le prospect, il fait jouer beaucoup plus ses coéquipiers.

Du coup, lorsque cela joue en 5-out, il agresse le cercle pour ressortir le ballon. Chaque joueur est capable de driver ou de marquer à longue / mi-distance sur le cinq majeur. On ne force pas les tirs, on n’hésite pas à faire la passe supplémentaire pour le coéquipier (encore plus) seul, c’est un régal à voir. Petite mention pour des lieutenants comme Kyle Rode, le sophomore intérieur, qui a sorti une finale dantesque, avec des paniers près du cercle, mais aussi à la création. Un sophomore aussi qui peut être un facteur X, c’est Blake Preston. C’est le seul intérieur « old school » qui joue près du cercle pour Liberty, même s’il peut s’écarter à 5-6m pour prendre un tir. Il défend, joueur de l’ombre par excellence, il peut devenir un joueur très important la saison prochaine !

Défensivement, c’est plus friable. Cela défend en zone, sans pour autant que ce soit efficace. Le repli défensif est souvent perméable, avec des joueurs qui traînent (le 5-out quoi) pour revenir. Contre une équipe athlétique, Liberty risque d’avoir un peu de mal à contenir les assauts répétés, sachant que la constance (défensivement) est le gros point d’interrogation de l’équipe !

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

J’ai des doutes en défense pour Liberty, mais bon, le but du Basketball, c’est de marquer plus que l’adversaire direct et dans ce domaine en particulier, le programme excelle ! Si les shooteurs sont dans un bon jour, Liberty peut coller 75-80 points à n’importe quelle défense de notre championnat. La clé sera de limiter les premiers tirs, qui sont une indication pour la suite.

Attention quand même, je pense que l’équipe peut faire quelques upsets sur le tournoi, la finale contre North Alabama était un peu « for fun » car le programme était déjà qualifié (North Alabama était éligible venant de Division II). N’oublions pas que le programme n’était pas loin de gagner contre Missouri (quand le programme était bon), donc sur un match, tout est possible.

Ah oui, un oeil sur Darius McGhee hein. Son duel contre Cade Cunningham va valoir le coup d’oeil !

Eastern Washington Eagles

16 victoires – 7 défaites (12-3 en Big Sky)

Parcours lors du tournoi de conférence : Northern Arizona (66-60), Montana (78-50), Montana State (65-55) ;

Victoire notable : aucune ;

Défaites notables : Washington State (71-68), Arizona (70-67), Oregon (69-52), Saint Mary’s (80-75) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 54.1% d’efficacité aux tirs (38ème), 54.2% à deux points (32ème), 79.9% sur la ligne des lancers francs (6ème), 6% des possessions se terminent par un contre adverse (10ème).

Le cinq majeur :

  • Michael Meadows (sophomore) : 10.4 points, 2.2 rebonds et 2.2 passes de moyenne ;
  • Jack Perry (senior) : 4.5 points, 1.6 passes et 1.5 rebonds de moyenne ;
  • Tyler Robertson (sophomore) : 11.3 points, 3.6 rebonds et 3 passes de moyenne ;
  • Kim Aiken Jr. (junior) : 11.7 points, 8.5 rebonds et 2 passes de moyenne ;
  • Tanner Groves (redshirt junior) : 16.4 points et 8.4 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Tanner Groves (junior)

Tanner Groves a eu un cursus universitaire qui ressemble à beaucoup de prospects. En effet, il sort d’un lycée lambda et malgré des statistiques solides, il n’y a pas foule qui se positionne sur le dossier du joueur. Il décide de rejoindre Eastern Washington et se fait redshirt dès sa saison de freshman. Cette saison blanche (niveau compétition) lui a permis de faire une transition plus douce avec les exigences de la division I. Il s’est entraîné avec ses coéquipiers, présent lors des matchs, ce qui est une très bonne chose pour la cohésion.

Cependant, à son poste, il y a du talent et ses deux premières saisons sont assez décevantes. Il faut dire qu’il ne joue pas énormément (10 minutes de moyenne) mais a un rendement plutôt efficace. Il rentabilise ses minutes sur le parquet, que ce soit offensivement et défensivement.

Puis, arrive cette saison. Il devient titulaire, l’option numéro une de son équipe, le meilleur marqueur et rebondeur et porte son programme à la March Madness. Comme quoi, la patience a payé pour lui. Il pouvait largement demander un transfert, comme 80% des joueurs dans son cas, mais non, il est resté, s’est battu saison après saison et son travail paye enfin ! Il a changé le visage d’Eastern Washington, tout simplement.

Dans une équipe qui prône le beau jeu, il est le fer de lance, notamment sur les situations de picks and roll. Il est (souvent) récompensé par ses coéquipiers, qui lui offrent des caviars poste bas, là où le joueur excelle. Il a très peu de déchets près du cercle, possède un toucher de ballon incroyable, le tout en étant un défenseur productif. Il défend sur le porteur, vient en aide, sécurise les rebonds défensifs, bref, il fait tout !

C’est une merveilleuse histoire pour le prospect, et certains peuvent prendre exemple sur lui. Ne jamais abandonner, un jour, la chance vous sourira si vous mettez tout en oeuvre pour réussir ! Hâte de le voir face à des intérieurs physiques, il peut être une belle surprise sur la première semaine.

Présentation de l’équipe :

Je suis vraiment très content de voir le retour d’Eastern Washington au premier plan, tant l’équipe propose un jeu très alléchant. Une sorte de 4-out, avec Tanner Groves qui gravite autour de ses extérieurs, en proposant des écrans, puis déroule vers le cercle. Pour l’encadrer, vous avez quatre joueurs capables de driver vers le cercle, mais aussi de sanctionner à trois points. C’est un plan de jeu que l’on voit souvent à notre niveau, mais Eastern Washington exécute parfaitement et possède les profils pour évoluer dans ce système. Michael Meadows aime porter le ballon, rapide quand il a le cuir en main, il dicte le tempo (élevé) de son équipée attaque. Jack Perry est là pour défendre, avec le sophomore Tyler Robertson qui est l’électron libre de ce cinq majeur. Il est adroit dans n’importe quelle position sur le parquet.

Kim Aiken Jr. est un stretch 4 par excellence, et son duo avec Tanner Groves fonctionne à merveille. Suivant l’opposition, il y a des options sur le banc. On pense au talentueux scoreur senior Jacob Davidson, qui est le sixième homme de cette équipe, apportant des points sur la « seconde unit ». On peut aussi voir le sophomore Jacob Groves, qui lui est un formidable attaquant, qui aime s’approcher du cercle pour y finir avec efficacité.

Eastern Washington joue simple, mais c’est terriblement efficace car les cinq joueurs du cinq majeur peuvent marquer des paniers. Vous avez deux options en sortie de banc, qui ne font pas baisser le niveau de l’équipe, et des joueurs secondaires qui apportent dans leurs domaines respectifs. Une bien belle équipe, avec un coaching staff compétent, que demander de plus !

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Eastern Washington est une équipe agréable à suivre, c’est indéniable. On a pu voir en début de saison que le programme peut poser des soucis à n’importe quelle équipe, avec notamment un match contre Arizona qui se solde par une courte défaite, comme face à Saint Mary’s (le match contre Oregon fut intéressant aussi, notamment en première période). Sur un match, cette merveilleuse attaque peut inscrire 70 points ou + sans forcer, la défense reste toutefois une énigme, avec des prestations inconstantes. Mais bon, on peut encaisser 80 points, si on inscrit 81 points, on gagne le match… C’est aussi simple que cela  (et cela représente bien les Eagles).

Attention Kansas, ce ne sera pas un match cadeau !

Winthrop Eagles

23 victoires – 1 défaite (17-1 en Big South)

Parcours lors du tournoi de conférence : High Point (83-54), Longwood (82-61), Campbell (80-53) ;

Victoires notables : UNC Greensboro (75-67), Furman (87-71) ;

Défaite notable : UNC Asheville (75-55) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 14.9 secondes, la moyenne d’une possession offensive de l’équipe (9ème), 35.7% des rebonds sont offensifs (12ème), 53% d’efficacité aux tirs (55ème), 53.1% à deux points (57ème), 22.1% de rebonds offensifs pour l’adversaire (10ème) ;

Le cinq majeur :

  • Chandler Vaudrin (senior) : 12.2 points, 6.9 passes et 7.2 rebonds de moyenne ;
  • Josh Corbin (sophomore) : 6.8 points, et 1.4  rebonds de moyenne ;
  • Charles Falden (senior) : 10.1 points et 3.2 rebonds rebonds de moyenne ;
  • Michael Anumba (junior) : 6.4 points et 4 rebonds de moyenne ;
  • DJ Burns (sophomore) : 10 points et 3.2 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Chandler Vaudrin (senior)

Quand je vous répète depuis des années que le talent ne s’arrête pas aux Power Six et à la division I… Non, il y a du talent chez les Mid-Majors, en Division II et III, mais aussi en NAIA ! PARTOUT.

Vous voulez une énième preuve ? Chandler Vaudrin. Comme bon nombre de prospects, il évoluait dans un lycée avec peu de médiatisation. Malgré un cursus solide, il n’attire pas les bourses de Division I et il décide alors de rejoindre Walsh University, en Division II. Là, il réalise deux excellentes saisons (15.5 points, 9.3 rebonds et 7.5 passes en sophomore) et après ces deux années, il décide de tenter sa chance en Division I. Mais voilà, les coachs / scouts lui mettent des bâtons dans les roues, en lui répétant qu’il « n’est pas athlétique, que son physique et son jeu ne correspond pas aux exigences du haut niveau, qu’il ne fera rien à l’échelon supérieur ». Contre vents et marées, il reste sur sa position et l’annonce haut et fort : il jouera en Division I !

C’est Winthrop qui aura les faveurs du joueur et de son entourage. Que dire sur sa saison de junior. D’abord, il a connu une saison blanche suite à son transfert, ce qui lui a permis de se faire un peu au jeu, de la mentalité et philosophie de son équipe. Puis, il devient un joueur majeur, titulaire indiscutable, en étant l’un des joueurs les plus importants des Eagles. Il a réalisé un triple-double, le tout en étant le 16ème meilleur passeur du championnat, et des mentions dans la Big South (deuxième équipe de la conférence et des titres de joueur de la semaine).

Cette saison, il a passé un cap et est devenu le leader incontesté de ce groupe. Sur le parquet, c’est lui le patron, que ce soit dans le jeu mais aussi en vocal, c’est comme un second coach. Il frôle sa moyenne qu’il faisait en Division II, en noircissant la feuille de statistique, match après match.

Oui, Chandler Vaudrin n’est pas un joueur athlétique mais il compense par son QI basket et son jeu offensif, très développé. C’est un meneur de jeu de grande taille (6’7) qui aura une excellente carrière en Europe si jamais la NBA le boude (et ce sera le cas car il n’est pas dans la case des profils évoluant au sein de la grande ligue). Il reste un joueur incroyable, si élégant sur le parquet, un joueur qui fait briller ses coéquipiers, qui fait le travail de l’ombre sans rechigner, en prenant ses responsabilités quand son équipe a besoin de lui. 

C’est donc le genre de joueur qu’un coach adore avoir. Sa transition Division II -> I fut incroyable et là, en écrivant ses mots, je pense à ces coachs qui n’ont pas eu l’audace de le prendre, sachant qu’il sortait d’une division inférieure… Certains peuvent s’en mordent les doigts, c’est clair !

Présentation de l’équipe :

Winthrop est l’équipe la plus sous-estimée chez les Mid-Majors, c’est aussi simple que cela. Offensivement, le programme joue up-tempo, poussant toujours le ballon après un rebond défensif. Le jeu en transition est roi au sein de l’équipe, mais attention, sur jeu placé, Winthrop peut faire mal. Pourquoi ?

DJ Burns.

DJ Burns est un intérieur que l’on aime comparer à un certain Zach Randolph. Physiquement, c’est le même, techniquement, aussi. Il a eu un petit souci physique en début d’année, il n’était pas au top de sa forme. Avec son staff, il a décidé de se faire mal, en travaillant dur physiquement, pour revenir à un poids de forme pour le mois de mars. C’est chose faite et on a pu voir lors de la finale contre Campbell que le prospect est monstrueux, sans pour autant être à 100% de ses capacités. C’est assez effrayant ! C’est un joueur très technique dos au panier, qui peut sanctionner à 4-5 mètres et qui joue avec une telle énergie… Il est heureux d’être sur le parquet, et sa joie se transmet chez ses coéquipiers !

On n’oublie pas les deux shooteurs Adonis Arms / Charles Faden, mais aussi le sophomore Josh Corbin, lui aussi adroit à longue distance. Je récapitule : vous avez donc un pivot dominant, un meneur de jeu capable de tout faire sur le parquet, avec des shooteurs autour… Et des options en sortie de banc ? Que demander de plus… Si ce n’est un peu plus de reconnaissance sur le plan national, heureusement la March Madness arrive au meilleur moment pour mettre définitivement Winthrop sur la carte universitaire !

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Je vais être honnête et impartial car j’aime beaucoup le programme.

Oh et puis non, on n’a qu’une vie : Winthrop sera présent lors de la deuxième semaine de compétition, à minima ! L’équipe possède le profil pour faire tomber des cadors, c’est indéniable. Ce ne sera pas un cadeau de tirer Winthrop. Peut-on entrevoir un peu plus ? Cela risque d’être un peu présomptueux… Il est vrai que je veux voir le programme au Sweet 16 et que c’est envisageable en plus. Mais voilà, la victoire au premier tour est plus atteignable, tout comme au round suivant, sachant que le match d’ouverture se jouera contre Villanova, qui joue sans Collin Gillespie. Nova est malade en ce moment, et Winthrop est l’un des pires tirages pour les joueurs de Jay Wright.

Vous êtes prévenus !

UC Santa Barbara Gauchos

22 victoires – 4 défaites (13-3 en Big West)

Parcours lors du tournoi de conférence : Long Beach State (95-87), UC Davis (71-55), UC Irvine (79-63) ;

Victoire notable : Pepperdine (75-63) ;

Défaite notable : Loyola Marymount (81-76) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 53% d’efficacité aux tirs (58ème), 53.4% à deux points (48ème), 76.3% sur la ligne des lancers francs (53ème), 46.6% à deux points pour l’adversaire (63ème).

Le cinq majeur :

  • Devearl Ramsey (senior) : 7.6 points, 3.6 passes et 2.9 rebonds de moyenne ;
  • Ajare Sanni (sophomore) : 11.2 points, 2.7 rebonds et 1.8 passes de moyenne ;
  • Josh Pierre-Louis (sophomore) : 6.4points, 2.5 rebonds et 1.5 passes de moyenne ;
  • Miles Norris (junior) : 9.6 points, 4.5 rebonds et 1.8 passes de moyenne ;
  • Amadou Sow (junior) : 13.7 points et 7.6 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : JaQuori McLaughlin (senior)

La particularité d’UC Santa Barbara, c’est d’avoir une profondeur de banc incroyable, que même certaines Power Six n’ont pas ! La preuve avec le meilleur marqueur de l’équipe, JaQuori McLaughlin n’est pas un titulaire, il alterne suivant l’opposition avec Deverarl Ramsey. Un choix logique pour le coaching staff, avec un Ramsey qui est plus un meneur gestionnaire, et McLaughlin un pur scoreur. L’ancien d’Oregon State (et ancienne recrue du top 100 à sa sortie du lycée) a réalisé sa meilleure saison de sa (longue) carrière universitaire, affichant 16.2 points, 5.2 passes et 3.4 rebonds en moyenne !

C’est un joueur formidable, tout simplement. Il peut tout faire sur le parquet : marquer à trois points, à mi-distance, près du cercle, servir un coéquipier démarqué et j’en passe… La panoplie est complète. Le fait de le voir sortir du banc apporte un second souffle à son équipe, lu qui joue quand même plus de 30 minutes cette saison. C’est le type de joueur qui peut se créer son tir tout seul, capable de prendre les choses en mains dans les moments chauds et qui ne connaît pas la pression.

Oui, c’est le joueur qui est fait pour jouer à la March Madness, je suis d’accord avec vous !

Présentation de l’équipe :

Pour suivre un peu la Big West, c’est un énorme ouf de soulagement de voir UC Santa Barbara comme le représentant de la Big West. Je n’ai rien contre UC Irvine, j’ai écrit sur eux la saison dernière, mais on est aux antipodes cette saison. Le programme était poussif en attaque, c‘était une belle purge à chaque fois, alors que là, nous avons la meilleure vitrine possible sur le plan national concernant la conférence.

UC Santa Barbara est une équipe agréable offensivement, qui a un équilibre parfait entre son cinq majeur et les joueurs du banc. De plus, la philosophie du programme est, à mes yeux, excellente. En effet, le staff n’hésite pas à faire des « affaires » sur le marché des transferts, en tentant des paris sur des joueurs, bien souvent de Power Six, qui manquent de temps de jeu. Oui, UCSB est le programme parfait pour se relancer, pour avoir une deuxième chance dans votre carrière universitaire. 

Les exemples sont nombreux : forcément, JaQuori McLaughlin est le parfait exemple. Mais nous avons aussi Ajare Sanni (ex-Pacific), Miles Norris (ex-Oregon et JUCO), Devearl Ramsey (ex-Nevada), Josh Pierre-Louis (ex-Temple), Brandon Cyrus (ex-DePaul) et Destin Bares (ex-Boston U / Jacksonville). Une grande majorité des joueurs qui jouent un rôle prépondérant depuis deux saisons viennent d’un autre programme !

C’est extrêmement difficile de faire fonctionner une équipe avec autant de nouveaux joueurs, ceci est indéniable. C’est là où le rôle du staff est très important et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela a fonctionné à merveille ! Chaque joueur connaît son rôle et exécute parfaitement le plan de jeu. En attaque ou bien en défense, le programme est productif et a survolé la Big West cette saison.

On avait eu bon pressentiment après la démonstration contre Pepperdine en début de saison, le programme a assumé son statut derrière en ne laissant que très peu de miettes. C’est une équipe complète, qui a quelques petits trous d’air en défense, mais rien de bien inquiétant, du moins dans les matchs de conférence. A voir lors de la March Madness.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

J’ai envie de freiner mes ardeurs quand je parle de ce programme, mais c’est dur… Oui, sur le papier, cette équipe est si complète que cela peut sortir un upset en étant un seed #13/#14. Le programme qui affrontera les Gauchos, devra défendre sur potentiellement neufs joueurs, tous capables de prendre le jeu à leur compte. Rare sont les équipes aussi complètes (et complémentaires) sur chaque poste chez les Mid-Majors, avec autant d’expériences au compteur ! De là à entrevoir un Sweet 16 ? On y pense… Vous êtes prêts pour le JaQuori McLaughlin Show ? Moi oui, j’ai hâte ! 

L’opposition contre Creighton va être si intéressante, avec une équipe des Blue Jays qui est si inconstantes cette saison et il va falloir être dans un bon jour pour éviter l’upset pour le programme de la Big East.

Drexel Dragons

12 victoires – 7 défaites (4-5 en Colonial)

Parcours lors du tournoi de conférence : Charleston (80-75), Northeastern (74-67), Elon (63-56) ;

Victoires notables : Saint Joe’s (81-77), Fairleigh Dickinson (85-68) ;

Défaites notables : Pittsburgh (83-74), La Salle (58-48) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 37.2% à trois points (38ème), 53.5% à deux points (50ème), 77.7% sur la ligne des lancers francs (20ème), 54.3% d’efficacité aux tirs (35ème) ;

Le cinq majeur :

  • Camren Wynter (junior) : 16.8 points, 5.3 passes et 3.6 rebonds de moyenne ;
  • Matey Juric (junior) : 3.8 points et 2.1 rebonds de moyenne ;
  • Zach Walton (senior) : 10.6 points et 3.9 rebonds de moyenne ;
  • TJ Bickerstaff (sophomore) : 10.6 points et 5.4 rebonds de moyenne ;
  • James Butler (senior) : 12.9 points et 9.2 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Camren Wynter (junior)

Alors oui, le nom de Camren Wynter me disait quelque chose car il est dans ma watchlist de la Colonial… Mais jamais, ô grand jamais je ne le voyais aussi productif cette saison ! Agréable surprise.

Le prospect est un joueur qui, dès ses premiers pas, s’est distingué en étant un passeur d’exception. De plus, le prospect se montre offensivement et devient la plaque tournante de son équipe. Même son de cloche en sophomore et alors que je pense personnellement que nous avons atteint le « peak » concernant le joueur, il me sort une saison de junior encore plus incroyable, en progressant encore une fois.

Offensivement, il est devenu un réel problème pour l’adversaire. Il peut driver avec son physique, mais aussi prendre des tirs à trois points. La panoplie est complète, surtout lorsque l’on rajoute un petit tir tête de raquette qui est juste impossible à défendre pour l’équipe en face. C’est un joueur complet, qui est passé d’un statut de « playmaker » à celui de « patron » sur le parquet. Il éclabousse de son talent les matchs et quand on voit que saison après saison, il progresse, on a hâte de voir son développement en année 4. Un peu plus de concentration en défense et vous avez là un possible sleeper au second tour de la draft 2022 (ou s’il se présente cette saison).

Présentation de l’équipe :

Je vais être complètement transparent (c’est la règle d’or ici) : avant la 1/2 finale du tournoi de conférence, j’avais exactement zéro match de Drexel au compteur. Aucun.

Il faut dire que le programme n’était pas attendu cette saison, malgré les saisons de transition pour les cadres comme Hofstra et William & Mary. Et puis, j’ai regardé le dernier carré du tournoi de la Colonial et j’ai été impressionné par ce programme. Camren Wynter a guidé son équipe vers le succès et le programme va connaître sa première March Madness… En 25 ans !

En attaque, Drexel est une équipe agréable à regarder. Cela bouge bien, Wynter dicte le tempo et fait la pluie et le beau temps pour son équipe. Le jeu passe par lui, via des écrans la plupart du temps, et après, il décide de la suite : drive, tir ou alors, je fixe et je donne un caviar à un coéquipier démarqué. Il forme un duo complémentaire avec James Butler, un intérieur dur au mal, joueur de l’ombre, qui défend et qui hérite des offrandes de ses coéquipiers près du cercle. Cet axe 1-5 est le point fort de Drexel, sans l’ombre d’un doute. Zach Walton et TJ Bickerstaff apporte du scoring. Bickerstaff est un poste 4 qui ne s’écarte pas, qui aime l’agression du cercle.

Zach Walton est le deuxième meilleur shooteur à trois points de l’équipe (derrière Wynter) et il apporte son profil de 3&D qu’il faut absolument dans une équipe. Là où il y a le plus d’interrogation, c’est au poste 2. Matey Juric est le « glue guy » par excellence, mais le coaching staff n’hésite pas à mettre le freshman Xavier Bell pour apporter un peu plus de scoring, ou bien le sophomore Mate Okros. Sauf qu’avec cette lineup, l’apport du banc est moindre et c’est aussi un problème. Il faut dire qu’il y a de la jeunesse sur le banc et que certains ne sont pas encore prêts pour les exigences universitaires, sauf avec parcimonie sur certaines rencontres. Mais attention quand même à la saison prochaine, ou bien dans deux ans, quand ces derniers devront prendre la relève, on risque d’avoir des surprises !

Offensivement, cela joue simplement et défensivement, c’est très perfectible. Il y a de la pression sur la ligne à trois points, mais plus on se rapproche du cercle, plus c’est ouvert pour l’adversaire. Un manque de concentration, avec des joueurs du cinq majeur qui évitent les fautes assez tôt dans le match… Ce n’est pas optimal tout ça. Drexel n’est pas la meilleure défense du pays, je crois qu’on est d’accord sur ce point. Et on sait pertinemment que la défense est primordiale dans ce genre de tournoi.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

C’est une belle histoire pour Drexel, qui 25 ans après, retrouve la grande danse de mars, le tout en étant seed #6 lors du tournoi de conférence. C’est extrêmement difficile de juger et de prédire cette équipe tant le covid a touché le groupe / adversaire (cela se voit sur le nombre de matchs). L’essentiel est assuré avec la qualification et c’est déjà un petit exploit.

Cependant, sans profondeur de banc et avec une défense inconstante sur 40 minutes, il va être difficile pour Drexel d’espérer quoique ce soit. Le programme risque d’être au First Four et suivant l’opposition, cela peut passer, mais face à une Power Six, ce sera une autre histoire. Mais bon, la magie du tournoi, vous savez. Et puis, Drexel mérite le coup d’oeil, notamment pour Camren Wynter (vous me remercierai dans le futur).

MAJ : pas de First Four pour le programme, mais une qualification directe pour le premier tour contre… #1 Illinois. Camren Wynter contre Ayo Dosunmu ? Oh que oui !

North Texas Mean Green

17 victoires – 9 défaites (9-5 en C-USA)

Parcours lors du tournoi de conférence : Middle Tennessee (76-56), Old Dominion (61-55), Louisiana Tech (54-48), Western Kentucky (61-57, OT) ;

Victoire notable : Houston Baptist (85-55) ;

Défaites notables : Arkansas (69-54), Mississippi State (69-63), West Virginia (62-50), Loyola Chicago (57-49) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 37.3% à trois points (34ème), 54% d’efficacité aux tirs (39ème), 52.9% à deux points (59ème), 44.8% à deux points pour l‘adversaire (20ème).

Le cinq majeur :

  • Javion Hamlet (senior) : 15 points, 4.5 passes et 3.3 rebonds de moyenne ;
  • JJ Murray (senior) : 2.7 points et 1.9 rebonds de moyenne ;
  • James Reese (senior) : 10.8 points, 4.5 rebonds et 1.4 passes de moyenne ;
  • Thomas Bell (senior) : 10.3 points et 5.7 rebonds de moyenne ;
  • Zachary Simmons (senior) : 10.3 points, 6.2 rebonds et 1.9 passes de moyenne.

Le joueur à suivre : Mardrez McBride (junior)

Javion Hamlet mérite les louanges pour son excellente saison et son parcours atypique, mais j’ai envie de mettre sous le spotlights le combo guard en provenance de JUCO : Mardrez McBride.

Le joueur, pour sa première saison en division I, a réalisé un exercice plus que satisfaisant. Il a apporté ce qu’on attendait de lui, c’est-à-dire du scoring. Il a progressé sur son tir, sa mécanique et peut maintenant sanctionner plus facilement la défense en plus de ses pénétrations vers le cercle. D’ailleurs, cela parle beaucoup du tir de Javion Hamlet en finale contre Western Kentucky, mais le tir à trois points de McBride pour l’égalisation alors qu’il restait 22 secondes au tableau d’affichage, que c’était fort ! C’est lui qui obtient cette fameuse prolongation, avec le dénouement final que l’on connaît.

Mardrez McBride peut jouer au poste 1 et 2. Il alterne les titularisations avec JJ Murray, les deux profils étant complètements opposés. Le prospect est une agréable surprise et permet à des joueurs comme Hamlet ou encore James Reese d’avoir un peu plus de libertés sur les postes extérieurs. C’est ce qu’il manquait à North Texas, ce joueur supplémentaire capable de prendre le jeu à son compte, c’est chose faite dorénavant. En tout cas, un nouveau joueur qui arrive de Junior College et qui est l’un des artisans majeurs du succès de son équipe, comme quoi…

Présentation de l’équipe :

North Texas possède un cinq majeur complémentaire, surtout quand JJ Murray est dedans. Le joueur n’a pas besoin de ballon pour être productif et c’est un plus quand vous avez autant de talents atour. Javion Hamlet est un prospect incroyable, le leader de cette équipe, qui ne se cache jamais dans les moments chauds. Il répond toujours présent, lui qui peut scorer sur les trois niveaux. James Reese est un formidable shooteur, qui a un peu plus de place pour faire parler son adresse à longue distance. Mais attention, il peut aussi driver, et surtout, c’est un très bon défenseur : le profil d’un 3&D par définition !

Que dire du secteur intérieur des Mean Green… Thomas Bell est un poste 4 qui, au besoin, peut s’écarter et laisser plus d’espace à Zachary Simmons, véritable force intérieure. Les deux ont des profils idéaux pour jouer ensemble, et quand vous avez un Javion Hamlet qui est là pour driver votre attaque, c’est juste un régal pour vous, intérieur ! On n’oublie pas notre joueur à suivre lors de notre guide des Mid-Majors en début de saison, le freshman Abou Ousmane, qui ne joue pas beaucoup mais dès qu’il pose un pied sur le parquet, se montre. C’est une saison d’apprentissage pour lui, il a travaillé sur son physique (belle perte de poids) et quand votre mentor se prénomme Zachary Simmons, vous êtes entre de bonnes mains. Hâte de voir sa progression dans le futur en tout cas.

North Texas est intelligent dans la sélection des tirs, cela ne force pas énormément les situations et c’est vraiment appréciable. Offensivement, il y a trois joueurs qui sont capables de se montrer adroit à trois points, de manière constante, avec deux intérieurs de métiers. UNT a éliminé Western Kentucky et Charles Bassey en finale dans un match complètement fou et c’est déjà une belle victoire de voir le programme à la March Madness. Une bien belle histoire d’outsider comme on aime !

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

On attendait Western Kentucky, mais c’est son bourreau North Texas qui obtient le ticket pour la March Madness. UNT possède un groupe qui sait jouer ensemble, avec de l’expérience et des joueurs qui peuvent faire la différence en sortie de banc. En attaque, l’adversaire devra se concentrer sur la ligne à trois points, en essayant de ralentir Javion Hamlet car ce dernier aime jouer vite. Dans un bon jour, North Texas peut rendre la vie extrêmement difficile à un cador, oh que oui ! Ce sera Purdue au programme et on lance aisément la #UpsetAlert des familles !

Cleveland State Vikings

19 victoires – 7 défaites (16-4 en Horizon League)

Parcours lors du tournoi de conférence : Purdue Fort Wayne (108-104, OT), Milwaukee (71-65), Oakland (80-69) ;

Victoire notable : aucune ;

Défaites notables : Toledo (70-61), Ohio (101-46), Ohio State (67-61) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 30.8% à trois points pour l’adversaire (36ème), 52.1% à deux points (84ème), 66.9% sur la ligne des lancers francs (295ème), 31.9% à trois points (259ème).

Le cinq majeur :

  • Craig Beaudion (senior) : 9.6 points, 3.4 passes et 2.1 rebonds de moyenne ;
  • D’Moi Hodge (junior) : 10.5 points et 3.7 rebonds de moyenne ;
  • Tre Gomillion (junior) : 10.5 points, 5.2 passes et 2.4 rebonds de moyenne ;
  • Torrey Patton (senior) : 14.9 points, 8 rebonds et 2.7 passes de moyenne ;
  • Algevon Eichelberger (senior) : 6.2 points et 3.4 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Torrey Patton (senior)

Le parcours de Torrey Patton ressemble à celui de beaucoup de prospects dans notre championnat. Une carrière au lycée plutôt convaincante, mais dans une équipe sous-médiatisée, et du coup, les offres en provenance de Division I n’affluent pas. Il décide de rejoindre le programme d’Akron, qui n’est pas loin de chez lui (il est originaire de Dayton). Là-bas, il joue une saison pour un rendement minime (3.3 points et 3.1 rebonds) et voyant son avenir entre parenthèses au sein du campus, il prend la sage décision de partir en Junior College.

Et puis, c’est l’explosion. Avec du temps de jeu, il montre enfin ses qualités et déroule son jeu. Il affiche 15 points et 8.3 rebonds de moyenne, avec des diverses mentions dans les équipes de l’année en conférence et dans le championnat. Forcément, ses performances attirent certains scouts de Mid-Majors mais son désir est de rester dans son Etat natal et il prend donc la direction de Cleveland State. Un programme qui lui offrait des vraies garanties et notamment une place de titulaire. Lors de son premier exercice, il est titulaire à 24 reprises, pour un rendement très solide de 11.7 points, 6.1 rebonds et 1.6 passes. Cette saison, il a pris encore plus de responsabilités, surtout sur l’aspect offensif, et le moins que l’on puisse dire c’est que le pari du coaching staff a porté ses fruits.

Mais alors, c’est quoi le profil du joueur ? Pour faire simple, c’est un intérieur capable de sanctionner près du cercle, mais aussi à longue distance. Il est complet en somme. Il peut se montrer efficace dos au panier, usant de physique pour user son adversaire direct, lorsqu’il a l’avantage de taille. Toutefois, là où il excelle, c’est quand il reçoit le cuir à trois points. Si la défense ne le respecte pas il prend le tir.  Au contraire, si le défenseur anticipe trop et le colle, il le drive, en utilisant là aussi son physique pour se créer l’espace. Il n’est pas explosif sur ses premiers appuis, mais son corps fait le reste. C’est un très bon joueur, qui peut avoir du mal contre des intérieurs athlétiques sur le plan défensif, mais il compensera sur le plan offensif.

Présentation de l’équipe :

Cleveland State, c’est un peu le programme qui met en vitrine le circuit du Junior College. En effet, les quatre meilleurs joueurs cette saison arrivent de JUCO, c’est aussi simple que cela. Torrey Patton, D’Moi Hodge, Tre Gomillion et Craig Beaudion sortent de ce circuit, et on salue vraiment le travail de Dennis Gates, qui a tenté le pari et forcer de constater que cela fonctionne plutôt bien. Comme quoi, les préjugés, encore une fois… D’ailleurs, le Head Coach, qui amène Cleveland State à la March Madness, une première depuis 2009 (l’époque Norris Cole), risque d’avoir son nom dans certaines rumeurs dans des plus gros programmes (en Mid-Majors) en cette intersaison.

Pour une saison de reconstruction, Cleveland State a surpris énormément de monde. Après, soyons honnête, le programme n’est pas flashy et du coup, ne s’attire pas les louanges des spectateurs lambda. C’est dommage car quand on pousse le visionnage un peu plus loin, cette équipe de CSU a des qualités. Le jeu est plutôt simple, on part sur une base sur des écrans et cela laisse de l’espace pour de la créativité aux joueurs pour la suite. Il y a une certaine liberté et cela convient très bien aux profils du groupe.

Il faut dire qu’il y a de l’expérience et la formation JUCO aide aussi. Défensivement, on exerce une pression à longue distance et on laisse les deux intérieurs en protection du cercle. Les aides défensives sont présentes, les rotations sont bonnes, bref, c’est plutôt intéressant. Cela provoque du jeu en transition, avec des joueurs qui aiment jouer vite et se projette rapidement vers l’avant. 

Donc oui, ce n’est pas flashy mais c’est efficace, que demander de mieux ? Sachant que je le répète : c’est une saison de transition (normalement) pour le programme… Et cela se termine à la March Madness ? Pas trop mal cette histoire.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Il y a du talent dans cet effectif, notamment dans le cinq majeur. Cependant un doute subsiste contre un adversaire plus athlétique. Défensivement, cela risque d’être plus difficile et donc le jeu en transition en prendra un coup. Mais n’enterrons pas ce programme, que personne n’attendait à ce niveau et qui a proposé un Basketball extrêmement cohérent sur le tournoi de conférence.

Cleveland State mérite amplement son ticket et sans pression, une équipe se sublime toujours, en plus avec les spotlights sur eux. Ce sera la grosse défense de Houston au premier tour, hâte de voir les #JUCOPRODUCT contre une telle opposition !

Iona Gaels

12 victoires – 5 défaites (6-3 en MAAC)

Parcours lors du tournoi de conférence : Quinnipiac (72-48), Siena (55-52), Niagara (70-64), Fairfield (60-51) ;

Victoire notable : Hofstra (82-74) ;

Défaites notables : Seton Hall (86-64), Morgan State (83-72) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 30.1% à trois points pour l’adversaire (24ème), 458% à deux points pour’adversaire (39ème), 74.3% sur la ligne des lancers francs.

Le cinq majeur :

  • Asante Gist (senior) : 13.3 points, 3.7 passes et 2.1 rebonds de moyenne ;
  • Isaiah Ross (senior) : 18.4 points, 3.8 rebonds et 1.5 passes de moyenne ;
  • Berrick JeanLouis (junior): 8.2 points, 5.6 rebonds et 1.8 passes de moyenne ;
  • Dylan van Eyck (senior) : 7.3 points, 6.5 rebonds et 2.4 passes de moyenne ;
  • Nelly Junior Joseph (freshman) : 11.4 points et 7.6 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Isaiah Ross (senior)

Après deux saisons convaincantes sur le campus d’UMKC, Isaiah Ross savait qu’il pouvait évoluer dans une conférence avec un niveau plus élevé, dans une équipe capable de jouer la March Madness. C’est donc avec Iona qu’il décide de continuer son cursus. Sa saison de junior se déroule plutôt bien, avec quasiment le même rendement qu’avec son ancienne équipe, avec des titularisations en plus. Puis, arrive le « Messie », Rick Pitino (j’ai envie de vomir en écrivant ses mots) et là, il fait une bonne chose (pour une fois) : il donne les clés de la maison Iona à Ross.

Le Head Coach a eu le nez creux et son meneur de jeu lui rend bien, en explosant sur cet exercice, affichant une moyenne de 18.4 points. Il est maintenant l’option numéro une de son attaque, le jeu passe par lui et il a ce statut de leader au sein du groupe. Le gaucher est un faux-lent, en tout cas c’est l’impression qu’il dégage. Toutefois comme bien souvent avec ce genre de profil, quand il décide de changer de rythme, il prend immédiatement l’ascendant sur son adversaire direct, lui qui peut finir près du cercle, contact ou non.

Il reste surtout un fort scoreur, capable de se montrer adroit à trois points, mais aussi (et surtout) à mi-distance. Il affectionne les situations où il prend l’écran ballon en main, deux dribbles et il monte pour prendre le tir. Il est ce genre de prospect qui peut marquer « sur les trois niveaux » (trois points, deux points, près du cercle), il est redoutable. Par contre, il se concentre essentiellement sur l’aspect offensif. Défensivement, il ne fait que le strict minimum, pourtant, avec son physique, on est en positon d’en demander un peu plus… Mais c’est le leader, il a le droit de défendre un peu moins que ses coéquipiers.

Reste à voir comment il va évoluer contre des profils plus athlétiques. Le fait d’être un faux-lent peut lui jouer des tours lors de la March Madness.

Présentation de l’équipe :

Je n’aime pas Rick Pitino, ceci est un fait et je ne le cache pas. J’ai toujours eu de l’affection pour Iona (j’aime vraiment la MAAC, cette conférence est sous-estimée) alors quand ce nouveau mariage fut officiel, j’ai un ce sentiment de dégoût et limite de boycott pour les Gaels. Au final, j’ai mangé mon pain noir, j’ai regardé les matchs (en lâchant toujours une petite pique sur le coach) et je suis content que le programme se qualifie pour la grande danse de mars (même si cela a éliminé Niagara et Quinnipiac sur le chemin).

Oui, Rick Pitino fait un bon travail avec Iona.

Le fait de mettre Isaiah Ross sur le devant de la scène est une excellente chose et le prospect lui rend plutôt bien. Avec lui, nous avons un meneur de jeu qui fait la pluie et le beau temps de l’attaque, en la personne d’Asante Gist ainsi qu’un ailier athlétique qui nous vient de JUCO, Berrick JeanLouis (son nom est plutôt sympathique). Ces deux joueurs défendent avec abnégation et Berrick est dans son rôle de slasher qui lui correspond parfaitement. Sur le secteur intérieur, Dylan van Eyck, le Néerlandais, réalise une très bonne saison. L’ancien joueur de JUCO a doublé sa moyenne et son rendement de manière générale. Il est omniprésent défensivement, il fait le travail de l’ombre comme personne, c’est clairement un joueur qui mérite beaucoup plus les spotlights tant il est indispensable à Iona.

Il forme un duo avec Nelly Junior Joseph qui lui est un poste 5 traditionnel. Le Nigérian est physiquement bien en place, c’est lui aussi un joueur de l’ombre, qui hérite de plus en plus de ballons, notamment sur les picks and rolls.

Derrière ce cinq majeur plutôt solide, nous avons de la jeunesse. On pense à Ryan Myers, Dwayne Koroma, Tahlik Chavez ou encore Osborn Shema. Alors oui, c’est très jeune et Rick Pitino n’ouvre pas beaucoup son banc, mais les joueurs auront des minutes lors du tournoi et on va voir comment il vont gérer la pression. J’ai une préférence pour Shema, un 7-footer pas encore prêt pour les exigences, notamment physiques, mais qui risque de devenir un joueur important à l’avenir, tout comme Koroma, son compère à l’intérieur. Myers peut être aussi une belle surprise, à surveiller de près ! Cependant, cela reste des projets pour l’avenir, pas sûr de l’impact dès ce tournoi.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Comme prévu, Iona est une équipe avec des excellentes fondations défensives. La protection du cercle est assurée, les rebonds sont pris et cela permet de passer sur un jeu en transition de manière propre et efficace. Offensivement, Isaiah Ross est la principale menace, c’est un fait. Derrière, c’est un peu plus difficile et quand il est en délicatesse avec son tir, Iona est en galère. Pas certain que cela suffit pour passer un tour lors de la grande danse de mars… En tout cas, l’opposition contre la superbe attaque d’Alabama est alléchante sur le papier, même si le résultat final risque de piquer un peu.

Norfolk State Spartans

16 victoires – 7 défaites (8-4 en MEAC)

Parcours lors du tournoi de conférence : NC Central (87-58), BYE (covid), Morgan State (71-63) ;

Victoire notable : James Madison (83-73) ;

Défaites notables : UNC Greensboro (64-47), Old Dominion (80-66) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 37.4% à trois points (33ème), 46.1% à deux points (296ème), 31.7% à trois points pour l’adversaire (67ème).

Le cinq majeur :

  • Devante Carter (senior) : 15.5 points, 5.3 rebonds et 4 passes de moyenne ;
  • Jalen Hawkins (junior) : 9.4 points, 2.6 rebonds et 1.2 passes de moyenne ;
  • Kyonze Chavis (senior) : 7.6 points, 4 rebonds et 1.9 passes de moyenne ;
  • Keshaun Hicks (senior) : 8.2 points et 3.8 rebonds de moyenne ;
  • JJ Matthews (senior) : 8.4 points et 4.8 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Devante Carter (senior)

J’ai envie de dire : encore un #JUCOPRODUCT qui réalise une excellente saison et qui porte son programme jusqu’à la March Madness… On commence à avoir l’habitude (et tant mieux).

Après une saison de freshman délicate à Chipola College, direction Odessa College pour Devante, mais toujours le même résultat : il ne se montre pas sous son meilleur visage, il est plutôt discret au niveau des statistiques mais reste un joueur qui a un impact positif dans les autres domaines, ceux de l’ombre. Il faut dire que le Junior College met en valeur les individualités et bien souvent, les joueurs doués offensivement, moins les joueurs du profil de Devante Carter.

Il arrive discrètement sur le campus de Norfolk State et plus la saison avance, plus il gagne des minutes, avec au final 11 titularisations au compteur, pour une moyenne de 9.7 points, 5.6 rebonds et 3 passes, soit la meilleure saison de sa carrière universitaire… Enfin, si on ne compte pas cette saison, où il est devenu le leader incontesté de son équipe !

C’est un joueur extrêmement complet. Il peut être l’option numéro une de son équipe, sur le scoring, en jouant près du cercle  mais cette saison, il est devenu plus altruiste dans son jeu. Il aime bien agresser le cercle adverse mais il n’hésite pas à ressortir le ballon quand la défense vient en aide par exemple. Il a une bonne vision du jeu et anticipe bien les déplacements de ses coéquipiers et de l’adversaire. Il y a eu une nette progression aussi au niveau de ses sélections de tirs.

Avant, on avait un joueur qui ne jouait que l’agression du cercle. Maintenant, il est capable de jouer son un contre un mais de s’arrêter après quelques dribbles et de prendre un tir en suspension à mi-distance. Cela reste encore perfectible mais cela ajoute un nouvel arc à sa panoplie offensive. De plus, il défend, joue les situations de rebond, bref, un véritable leader sur le parquet !

Présentation de l’équipe :

Comment décrire Norfolk State ? C’est une équipe qui a une envie en tête, en priorité : tirer à trois points. Chaque joueur du cinq majeur, à l’exception de JJ Matthews, est capable de marquer à longue distance. Devante Carter est le leader offensif et défensif de cette équipe. Jalen Hawkins et Joe Bryant se partagent le poste d’arrière. Hawkins est un joueur complet en attaque, alors que Bryant est plus connu pour être un shooteur de série. Kyonze Chavis est un bon défenseur sur l’Homme, Keshaun Hicks est un poste 4 qui peut sanctionner dans n’importe quelle position sur le parquet et puis, vous avez la tour de contrôle, JJ Matthews. Un vrai poste 5, très efficace dos au panier et un défenseur sous-estimé.

Mais ce qui marque avec Norfolk State, c’est que le programme ne se limite pas à son cinq majeur. Hormis Carter et Bryant qui sont au-dessus des 10 points de moyenne, le reste, c’est un groupe de huit joueurs qui apportent leur pierre à l’édifice, avec 12 minutes au minimum, en moyenne. Il y a plusieurs options sur le parquet et suivant les forces de l’adversaire, vous pouvez voir le meneur de jeu Mustafa Lawrence en tant que poste 1 titulaire, décalant Carter en 2 (là où il excelle vraiment) et en jouant petit par la suite.

D’ailleurs, le programme peut se permettre de jouer petit mais ne le fait pas. Pourquoi ? Car le secteur intérieur regorge de talent. Le sophomore Nyzaiah Chambers est une très bonne surprise cette saison, tout comme Daryl Anderson ou encore Tyrese Jenkins. On peut avoir deux intérieurs défenseurs, ou bien alors mettre un joueur qui peut écarter le jeu, à la guise du coaching staff… Ce qui facilite le travail du staff. Au moins, il y a de la profondeur et les titulaires pourront jouer à 100%, sachant que derrière il y a de quoi faire au besoin, et cela, pour une Mid-Majors, dans ce secteur de jeu, c’est plutôt rare !

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Norfolk State n’est pas une équipe flashy, loin de là. Pour une personne qui ne suit pas assidûment le College Basketball, il est clair qu’il y a des équipes plus attrayantes chez les Mid-Majors. Cependant, Norfolk State est une équipe complète qui rendra la vie rude à leur adversaire, ceci est un fait. De là à sortir un upset ? Pas si sûr. En tout cas, l’opposition lors du First Four contre App State est en faveur du programme !

Mount St. Mary’s Mountaineers

12 victoires – 10 défaites (9-7 en NEC)

Parcours lors du tournoi de conférence : Wagner (66-60), Bryant (73-68) ;

Victoire notable : aucune ;

Défaites notables : Navy (73-67), Maryland (79-61), VCU (60-42) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèse, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 45.5% de réussite aux tirs pour l’adversaire (12ème), 30.1% à trois points pour l’adversaire (25ème) et 45.6% à deux points (34ème).

Le cinq majeur :

  • Damian Chong Qui (junior) : 15.1 points, 5.5 passes et 4.2 rebonds de moyenne ;
  • Josh Reaves (freshman) : 7 points et 2.5 passes de moyenne ;
  • Deandre Thomas (junior) : 8.2 points et 2.9 rebonds de moyenne ;
  • Nana Opuku (junior) : 10.3 points et 7 rebonds de moyenne ;
  • Malik Jefferson (junior) : 8.4 points et 8 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Damian Chong Qui (junior)

Jalen Gibbs n’a réalisé que quatre matchs avant de partir sur transfert, Damian Chong Qui a été propulsé leader de cette équipe et le meneur de jeu… A répondu présent immédiatement ! C’est un joueur très complet, qui a un apport offensivement mais aussi défensivement, c’est la rampe de lancement de l’équipe dans ces deux domaines.

C’est un joueur qui est naturellement attiré par le cercle. Il n’a pas peur du contact, sachant qu’il est de petite taille (5’’8), cela ne l’handicape en aucun cas, bien au contraire ! Il compense son manque de taille par son énergie constante, c’est un leader vocal sur le parquet, en gros, le genre de joueur qu’on adore voir dans une équipe, et qu’un coach adore avoir. Il a progressé durant son cursus universitaire, et le fait qu’il a pris rapidement cette équipe sur ses épaules, montre bien que le prospect répond bien à la pression. Cela tombe bien, li sera un joueur qui aura l’attention de ses adversaires lors de la grande danse de mars, à voir comment il va réagir à cela. En tout cas, son nouveau statut ne l’a pas dérangé et son axe de progression reste encore important pour la saison prochaine.

Présentation de l’équipe :

On attendait Bryant, ou encore la sensation Wagner (qui est revenue des abysses pour finir en trombe la saison), et au final, Mount St. Mary’s a battu ces deux programmes pour obtenir leur ticket pour la March Madness.

Contre Wagner, ce fut une démonstration défensive ! Le programme a limité l’une des meilleures attaques des Mid-Majors à 36% aux tirs sur la rencontre ! C’est simple, Wagner n’avait aucune réponse à la défense agressive et physique des Mountaineers. Bis repetita en finale contre Bryant, avec 38.5% aux tirs pour l’adversaire du soir… Oui, Mount St. Mary’s écoeure l’adversaire défensivement, ceci est un fait. Malik Jefferson ou encore Nana Opuku sont les fers de lance de ce système défensif, en défendant à merveille le cercle.

De plus, le programme concède peu de rebonds offensifs, cela sécurise le rebond défensif et cela permet à Damian Chong Qui ou encore le virevoltant Josh Reaves de courir et de jouer le jeu en transition. Sur jeu placé, c’est plus difficile pour l’équipe. C’est poussif et on s’en remet surtout sur Chong Qui pour faire le jeu, que ce soit à la création et à la finition. Josh Reaves est un parfait électron libre, capable de prendre feu quand il le souhaite. Deandre Thomas peut être un facteur X aussi, capable de sanctionner dans n’importe quelle position sur le parquet. Il y a des options suivant la forme du moment. Cependant, cela reste un cran en-dessous que l’apport défensif.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Mount St. Mary’s est une formidable équipe défensive, l’une des meilleures chez les Mid-Majors. Les principes de jeu dans ce domaine sont maîtrisés, les joueurs qui défendent ensemble, et qui prennent plaisir à répéter les efforts en tant qu’équipe. Cependant, l’aspect offensif laisse à désirer et ce n’est pas prometteur suivant l‘adversité durant le tournoi, cela peut être vraiment problématique pour les Mountaineers. Cela sera normalement un First Four, mais attention, ce ne sera pas un cadeau pour le possible cador au second tour, notamment avec cette défense de fer.

MAJ : c’est en effet un First Four contre Texas Southern. Les chances de passer pour le programme ? Un joli 75% je pense, c’est largement prenable.

Morehead State Eagles

23 victoires – 7 défaites (17-3 en OVC)

Parcours lors du tournoi de conférence : Southeast Missouri State (61-54), Eatern Kentucky (67-64), Belmont (86-71) ;

Victoires notables : Murray State (61-56), Belmont (89-82, OT / 86-71) ;

Défaites notables : Kentucky (81-45), Richmond (82-64), Ohio State (77-44), Clemson (66-51) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 30.7% à trois points pour l’adversaire (35ème), 46.9% d’efficacité aux tirs (43ème), 31.2% des rebonds sont offensifs (72ème), 68.3% sur la ligne des lancers francs (253ème).

Le cinq majeur :

  • KJ Hunt (junior) : 6.9 points, 3.2 passes et 2.2 rebonds de moyenne ;
  • Skyelar Potter (junior) : 11.7 points, 5.8 rebonds et 1.1 passes de moyenne ;
  • Devon Cooper (junior) : 12.2 points, 5 rebonds et 2.4 passes de moyenne ;
  • James Baker (senior) : 7.9 points et 4.4 rebonds de moyenne ;
  • Johni Broome (freshman) : 13.9 points, 9 rebonds et 1.8 contres de moyenne.

Le joueur à suivre : Johni Broome (freshman)

Johni Broome, c’est le joueur qui ne faisait pas trop de vagues au lycée (on était quand même sur un petit double-double de moyenne, avec 19.6 points, 10.9 rebonds et 2.2 contres en senior), mais qui a connu une transition avec les exigences du College Basketball assez tranquille, pour au final, faire une première saison extrêmement solide avec Morehead State.

Classé 3* par les différents sites de scouting, il n’avait pas une multitude d’offres de bourse, quelques Mid-Majors comme Bryant, Georgia Southern ou encore Morehead State étaient dans la course, avec un léger intérêt de South Florida. Mais ce sont bien les Eagles qui auront les préférences du prospect, avec un possible poste de titulaire dès sa première saison, ce qui a pesé dans la balance.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’est rapidement montré sous son meilleur visage, dans un calendrier du début de saison avec de l’adversité. Forcément, il a eu des matchs délicats contre les « gros », avec des intérieurs plus expérimentés, plus fort physiquement… Cependant, il a énormément appris (comme son équipe) de ses oppositions et cela lui a permis de se mettre au niveau des nouvelles exigences universitaires ! Il ne déçoit que trop rarement, toujours aussi constant, ne calcule pas ses efforts et il sort un tournoi de conférence en taille patron.

Déterminant lors de la 1/2 finale, avec 17 points et 13 rebonds, il a surtout écoeuré Belmont en finale, en posant 27 points (record en carrière) ainsi que 12 rebonds. Une pépite est en train d’éclore sous nos yeux, tout simplement !

Concernant le profil du prospect, on est tout d’abord sur un protecteur de cercle de qualité. Il défend bien, saute souvent dans le bon tempo, anticipe bien avec ses appuis, toujours les mains actives. Ce dernier point est aussi un défaut car il fait des fautes un peu bêtes par moment, mais c’est un freshman et personnellement, je préfère avoir un excès d’engagement chez un jeune plutôt que de la passivité. Offensivement, il aime jouer dos au panier même si panoplie reste encore perfectible. Il a tendance à jouer sur son côté fort (gauche) et finir toujours sur sa main forte, après un ou deux dribbles.

C’est un peu un intérieur old-school en-soi. Sur le jeu en transition, il se projette rapidement en attaque en se rendant toujours disponible pour ses coéquipiers, que ce soit via une coupe vers le panier ou alors faire un écran. Sa marge de progression reste encore grande, on souhaite le voir s’écarter un peu dans le futur, mais nul doute qu’il sera un problème pour ses futurs adversaires lors de la grande danse de mars… Et aussi sur les prochaines saisons !

Présentation de l’équipe :

Un début de saison difficile avec des adversaires d’un calibre supérieur, une deuxième partie de saison avec une série de 16 victoires sur les 17 derniers matchs (hors tournoi de conférence), comme quoi, cela sert de faire un gros calendrier ! Morehead State ne cesse de progresser sur l’exercice et le point d’orgue, cette finale contre Belmont, fut la cerise sur le gâteau. Une telle démonstration collective, avec une attaque productive, une défense qui provoque des choses, la recette est simple mais terriblement efficace.

Morehead State se distingue surtout défensivement, en proposant une pression constante, avec des switch permanents et une communication au point (chose très importante dans ce domaine). En plus, quand vous avez un intérieur aussi dominant que Johni Broome, cela vous facilite un peu la vie. Toutefois, ce n’est pas le seul joueur à suivre chez les Eagles.

Devon Cooper est le shooteur à trois points de l’équipe, bien épaulé dans ce secteur par Skyelar Potter. Les deux joueurs profitent des espaces laissés par la défense adverse qui se focalise sur la raquette, pour avoir des tirs (souvent) sans contestation. KJ Hunt essaye d’être ce meneur de jeu créateur, mais c’est aussi un joueur doué offensivement, qui peut prendre la relève au scoring. James Baker est un formidable soutien à Broome, et les deux forment un bon duo complémentaire. Le cinq majeur est la principale ressource en attaque de l’équipe et les options sur le banc sont moindres, cela peut être problématique lors de la grande danse de mars. Toutefois, le cinq majeur est tellement solide que cela peut être suffisant.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Personne ne voyait le programme battre Belmont, et pourtant, ce fut un match à sens unique. Oui, Morehead State a de la ressource et arrive pour le tournoi avec le plein de confiance, comme cette sensation que rien ne peut vous arriver. Le trio Broome / Potter / Cooper sera la principale force des Eagles mais le facteur X sera l’apport du banc.On pense notamment au talentueux sophomore Ta’lon Cooper, le combo guard, qui alterne avec KJ Hunt (avec des titularisations au compteur), lui le sixième homme de l’équipe. Il peut /devra apporter cette énergie en sortie de banc, cette fougue, qui le caractérise si bien.

Après, c’est déjà incroyable de voir le programme à ce stade de la compétition. Peut-on espérer plus ? Ce sera difficile. Défensivement, il y aura normalement un petit contrat sur Broome, qui est le joueur en forme de l’équipe. On verra comment il va réagir à la pression et aux spotlights nationaux, ce sera un indicateur pour sa jeune carrière. Sachant que ce sera West Virginia en face, c’est surement le match le plus sous les radars de ce premier tour. Il faut absolument regarder ce match, c’est (limite) un ordre !

Colgate Raiders

14 victoires – 1 défaite (11-1 en Patriot League)

Parcours lors du tournoi de conférence : Boston U (77-69), Bucknell (105-75), Loyola MD (85-72) ;

Victoire notable : aucun match hors-conférence ;

Défaite notable : aucun match hors-conférence ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 57% d’efficacité aux tirs (5ème), 13.7% des possessions qui se terminent par une perte de balle (5ème), 40% à trois points (3ème), 55.4% à deux points (18ème), 26.1% à trois points pour l’adversaire (1er).

Le cinq majeur :

  • Jordan Burns (senior) : 17 points, 5.4 passes et 4.4 rebonds de moyenne ;
  • Nelly Cummings (junior) : 12.6 points et 4.5 rebonds de moyenne ;
  • Tucker Richardson (junior) : 11.7 points, 5.9 rebonds et 4.2 passes de moyenne ;
  • Ryan Moffatt (sophomore) : 5.6 points et 3.3 rebonds de moyenne ;
  • Keegan Records (sophomore) : 9.3 points, 6.9 rebonds et 1.2 contres de moyenne.

Le joueur à suivre : Jordan Burns (senior)

Comment ne pas parler de Colgate en ne mettant pas en avant son formidable leader depuis trois saisons, monsieur Jordan Burns. J’ai déjà énormément parlé de lui dans mes diverses preview, donc je vais faire au plus simple concernant le prospect…

C’est l’un des meilleurs meneurs dans notre championnat.

Il peut tout faire sur un parquet. D’abord, c’est un leader vocal, comme un second coach sur le paquet. Il prend sous son aile l’équipe, notamment les jeunes. C’est un meneur de jeu complet, c’est-à-dire qu’il peut organiser le jeu pour ses coéquipiers, lui qui possède un bon sens de la passe et une vision qui va avec. Il a toujours la tête levée ! Puis, quand il a le ballon et qu’il décide de prendre les choses en mains, c’est là où découvre un prospect qui n’est pas loin d’aller en NBA (en two-way contrat) ou qui s’éclatera en G-League.

Il est à l’aise avec le ballon, il peut driver vers le cercle, ou alors revenir via un crossover pour prendre un tir sur la tête de son adversaire direct. De plus, Jordan Burns est un shooteur plus qu’honnête à trois points. On se souvient de son coup de chaud lors de la dernière March Madness, avec huit réussites contre Tennessee alors qu’il n’était encore qu’un sophomore. Il a terminé ce match avec 32 points, à 12/20 aux tirs… Donc pour ceux qui s’inquiètent de son possible rendement ce week-end, pas de soucis, il répondra présent.

C’est aisément un joueur qui a le profil pour mettre 30 points ou + quand il le souhaite, mais ce n’est pas la mentalité du joueur. C’est pour cela que c’est un véritable leader, il ne pense pas qu’à lui, mais au bien de son équipe et de ses coéquipiers. Voilà pourquoi j’adore particulièrement ce joueur et j’espère qu’il va revenir une année supplémentaire à Colgate… Cependant, s’il utilise son joker, il y a moyen que des grands programmes de Power Six s’intéressent à lui, c’est indéniable !

Présentation de l’équipe :

Colgate est dans le même panier que Loyola Chicago ou encore Winthrop pour moi. Cela veut dire quoi ? Que tout simplement, le programme peut faire un « Miracle Run » jusqu’au Final Four. Alors certains vont dire que l’objectivité, c’est toujours pas ça… Mais vous verrez.

Colgate est une équipe qui prône un jeu offensif assez simple d’apparence, mais ô combien redoutable. Vous avez un meneur d jeu gestionnaire / créateur / slasher / scoreur en la personne de Jordan Burns qui est un facilitateur de jeu pour ses coéquipiers. L’adversaire se focalise souvent sur lui car c’est la première source offensive de son équipe… Et c’est la première grosse erreur à faire !

Certes, Burns est un prospect incroyable en attaque, mais il est parfaitement entouré autour de lui. On commence par l’artilleur de première, Tucker Richardson. Le joueur s’est montré discret en fin de saison et sur le tournoi de conférence, puis, s’est réveillé en finale en posant 17 points avec un 4/6 à longue distance. Si vous lui laissez le moindre espace, il vous sanctionnera… Sachant que ce n’est pas qu’un simple shooteur, il peut driver et offrir des caviars pour les autres. Un joueur complet, qui défend par la même occasion, le lieutenant que rêve chaque leader !

Nelly Cummings est lui aussi un formidable scoreur, du même calibre que ces deux coéquipiers précédemment cités… Tout comme le stretch 4 Ryan Moffatt. En fait, vous avez quatre joueurs capables de vous mettre 3/4 tirs à longue distance sans forcer, c’est plutôt solide. Le seul joueur du cinq majeur qui ne s’écarte pas, c’est Keegan Records. Après une saison de freshman sur le banc, il est propulsé dans le cinq et change un peu le visage de cette équipe. C’est un intérieur qui ne touchera pas beaucoup de ballons, mais qui sera quand même efficace. Il est là pour faciliter le jeu de ses coéquipiers sur des bases d’écrans (porteur et non-porteur). Il a un peu de mal à défendre loin du cercle, par contre, près du cercle, c’est une autre histoire.

Comme vous pouvez le voir, le cinq majeur est extrêmement solide et complémentaire. Mais pourquoi je mets le programme avec Winthrop et Loyola Chicago ? C’est grâce à la profondeur de banc. Quand votre deuxième meilleur marqueur de l’équipe sort du banc, en la personne de Jack Ferguson, c’est clairement un problème de riche… Vous avez aussi une jeune doublette à l’intérieur , avec les freshmen Sam Thompson et Jeff Woodward, qui peuvent prendre le relais au besoin. D’ailleurs, le secteur intérieur de Colgate est très jeune et surtout, très talentueux !

Autre facteur X a prendre en compte ? Le junior Olivier Lynch-Daniels. Véritable muraille défensive sur le poste 2, il peut défendre sur le meilleur joueur adverse sur des longues séquences et c’est un énorme point positif, surtout pour la March Madness !

Oui, Colgate c’est fort messieurs dames.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Ce sera Arkansas pour Colgate sur ce premier tour et c’est un adversaire largement dans les cordes du programme. Olivier Lynch-Daniels peut prendre Moses Moody en défense sur des séquences, avec Nelly Cummings qui fera aussi des piges, tout comme Tucker Richardson, sauf que ce dernier aura un peu de mal à tenir le choc physiquement. Je ne vois pas comment Arkansas peut limiter cette attaque des Raiders, il y a trop d’options. Pour éviter l’upset, il va falloir que les intérieurs des Razorbacks fassent un travail incroyable près du cercle, pour prendre l’ascendant sur les petits jeunes de Colgate. Elle est là la véritable clé de cette rencontre !

Pour moi, ce sera un upset.

UNC Greensboro Spartans

21 victoires – 8 défaites (13-5 en SoCon)

Parcours lors du tournoi de conférence : The Citadel (80-72), East Tennessee State (77-65), Mercer (69-61) ;

Victoires notables : Norfolk State (64-47), Little Rock (77-70) ;

Défaites notables : Winthrop (75-67), Duquesne (81-68) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 7% des possessions se terminent avec une interception adverse (12ème), 30% à trois points (312ème), 68.3% sur la ligne des lancers francs (253ème), 15.5% des possessions se terminent par une perte de balle (18ème).

Le cinq majeur :

  • Isaiah Miller (senior) : 19.3 points, 6.9 rebonds, 4 passes et 2.6 interceptions de moyenne ;
  • Keyshaun Langley (sophomore) : 9.8 points, 3.4 passes et 1.8 rebonds de moyenne ;
  • Kaleb Hunter (junior) : 8.7 points et 3.8 rebonds de moyenne ;
  • Angelo Allegri (junior) : 7.9 points et 4.1 rebonds de moyenne ;
  • Hayden Koval (senior) : 7.1 points et 3.8 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Isaiah Miller (senior)

Isaiah Miller, c’est l’histoire d’un prospect avec une hype moyenne au lycée, qui arrive timidement sur le campus d’UNC Greensboro et qui, dès ses premiers pas, se fait une place dans la rotation. Utilisé en sortie de banc lors de sa saison de freshman, il prend plus de responsabilités lors de sa saison de sophomore, avec 20 titularisations au compteur et une moyenne qui double par rapport à la saison précédente (8.3 ->15.2). La suite ? Il devient le leader incontesté en junior et commence à se faire un nom sur le paysage universitaire. Cette saison, alors que l’on pensait voir la version finale du prospect, il nous a encore impressionnés et sur cet exercice, c’est pour moi le prospect le plus sous-côté chez les Mid-Majors et un sleeper en puissance pour la draft (s’il se présente, les seniors peuvent revenir une année supplémentaire).

Isaiah Miller prend plus de 17 tirs par match, avec quasiment 47% de réussite, sachant que la défense adverse se focalise sur lui… C’est fort. Toutefois, il trouve toujours une alternative pour finir près du cercle, ou alors à mi-distance. Il change de rythme comme personne, absorbe les contacts même s’il préfère éviter, en réalisant un floater ou alors un jumpshot. C’est un formidable attaquant, et il excelle lors des picks and rolls. Son premier but : marquer, tout simplement.

Sa spéciale ? Prise d’écran, deux dribbles maximums et il se stoppe pour prendre un tir en tête de raquette. Cependant, il n’a pas de tir à trois points, on le laisse souvent seul, sans pression quand il le ballon dans cette position. La saison dernière, il essayait de prendre des tirs à longue distance, sans réussite, du coup, cette saison, il a arrêté les frais et se concentre sur d’autres aspects.

En effet, maintenant, il fait jouer (beaucoup plus) ses coéquipiers. Il tourne à quatre passes de moyenne, là aussi son rendement est un grande progression (et on ne compte pas les bonnes passes aussi…). Mais ce n’est pas le seul aspect de son jeu où il est plus productif… Les rebonds aussi ! Il joue les situations de rebonds offensifs (souvent en suivant ses propres tirs) et défensifs, en aidant son équipe. Il tourne quasiment à 7 rebonds de moyenne, soit deux de plus que la saison dernière, et le double par rapport à sa première saison.

Isaiah Miller est un formidable scoreur qui est prêt pour les exigences professionnelles. Il a le profil pour faire des cartons lors de la March Madness.

Présentation de l’équipe :

UNC Greensboro est une équipe « old school », avec un intérieur qui joue près du cercle, un meneur de jeu capable de prendre le jeu à son compte, et des lieutenants autour du lui (sur du 4-out). Hayden Koval, le transfuge de Central Arkansas, s’est rapidement intégré dans ce groupe et est l’axe de défense à l’intérieur. Le 7-footer peut aussi s’écarter au besoin, même si sur cette saison, il est en délicatesse avec son adresse à longue distance. Cependant, il compense avec son activité et sa disponibilité pour ses coéquipiers. Oui, il s’est transformé en un pivot de métier et avec lui, le visage de son équipe est vraiment différent. Angelo Allegri, le poste 4, est un bon complément lui qui s’écarte davantage, capable d’être adroit à trois points.

Puis, nous avons Kaleb Hunter, qui a un rendement plus faible que la saison dernière, mais qui a pris son rôle de lieutenant avec plaisir et il apporte lui aussi ce profil de joueur qui aime agresser le cercle. Mais la belle surprise cette saison, c’est le sophomore Keyshaun Langley. Après un premier exercice intéressant en sortie de banc, il a été propulsé dans le cinq majeur et il apporte sa panoplie complète en attaque. Il peut tout faire (mais n’excelle pas dans un domaine en particulier). Quand on voit la progression de ce jeune prospect, la comparaison avec Isaiah Miller commence à prendre de l’ampleur chez les fans. On lui souhaite le même succès.

Sur le banc, nous avons la relève de Miller, A.J. McGinnis, qui pour une saison de freshman, montre des belles choses et peut devenir un joueur important dans le futur. N’oublions pas l’intérieur nigérian, Mohammed Abdulsalam, qui sort une saison de junior au-delà des attentes de tous. Vrai intérieur, il apporte de la défense et de la dureté en sortie de banc, chose qui manque un peu sur le cinq majeur… D’ailleurs, lui et Koval alterne les titularisations suivant l’adversité et c’est un choix de riche que possède le coaching staff sur ce poste 5. On peut avoir un 7-footer offensif, ou alors un spécialiste de la défense. Que demander de mieux !

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

UNC Greensboro est une place forte chez les Mid-Majors. Le programme ne déçoit que trop rarement ces dernières années et vous pouvez être sûr que l’équipe est prête pour répondre aux exigences de la March Madness ! UNCG est dans la liste des potentielles cendrillons pour le tournoi. Le programme peut faire parler de lui, assurément. Il y a un parfait équilibre au sein de l’effectif, avec un peu de profondeur de banc et du talent sur chaque poste. Ce sera Florida State lors du premier tour et on envisage sérieusement de mettre un billet sur l’upset des Spartans. On vous aura prévenu.

Oral Roberts Golden Eagles 

16 victoires – 10 défaites (10-5 en Summit League)

Parcours lors du tournoi de conférence : North Dakota (76-65), South Dakota State (90-88), North Dakota State (75-72) ;

Victoire notable : aucune ;

Défaites notables : Missouri (91-64), Wichita State (85-80), Oklahoma State (83-78) ;

Quelques chiffres clés (entre parenthèses, la place de l’équipe sur le plan national dans ce domaine) : 53.6% d’efficacité aux tirs (46ème), 15.7% des possessions se terminent par une perte de balle (26ème), 38.8% à trois points (11ème), 82.6% sur la ligne des lancers francs (2ème).

Le cinq majeur :

  • Max Abmas (sophomore) : 24.2 points, 3.7 passes et 3.2 rebonds de moyenne ;
  • Carlos Jurgens (sophomore) :  5.6 points, 2.8 rebonds et 1.6 passes de moyenne ;
  • Kareem Thompson (sophomore) : 8.8 points, 3.7 rebonds et 1.8 passes de moyenne ;
  • DeShang Weaver (sophomore) : 6.5 points et 2.7 rebonds de moyenne ;
  • Kevin Obanor (junior) : 18.2 points et 9.5 rebonds de moyenne.

Le joueur à suivre : Max Abmas (sophomore)

Gros scoreur au lycée, Max Abmas a connu une transition avec le College Basketball…Comment dire… Tranquille. En effet, dès sa saison de freshman, il réitère ses performances de High School avec Oral Roberts, avec une facilité déconcertante par moments. Il est titulaire indiscutable, déjà, et va mettre son nom dans le 40 national concernant les tirs à trois points inscrits (87, soit le troisième meilleur marqueur de l’histoire de son programme au passage). Pour information, il n’y avait que deux true freshmen dans ce top 40… Il a éclaboussé de son talent la Summit League et se positionne comme un futur grand de la conférence.

Mais alors, que dire sur sa saison de sophomore… Honnêtement, je n’ai pas les mots. Vous savez, on a l’impression de voir un senior qui joue contre des cadets le dimanche matin, dans une salle froide, à 10h du matin. Il est facile, élégant, c’est tout simplement l’un des meilleurs shooteurs du pays (oui, du pays). Il tente plus de 8 tirs à longue distance cette saison, avec quasiment 44% de réussite, c’est juste indécent. Mieux encore, il est devenu un peu plus complet en attaque, pouvant se montrer à son aise dans l’agression du cercle, prenant de vitesse son adversaire direct, qui se concentre à ne pas lui laisser un seul centimètre derrière la ligne à trois points. Il provoque beaucoup plus de fautes et se retrouve souvent sur la ligne des lancers francs, lui qui affiche un 89.9% dans ce domaine (oui, les chiffres sont indécents).

C’est un prospect qui n’a pas de distance à trois points. Que ce soit en catch and shoot, en mouvement, après un écran (en étant porteur du ballon ou non), il dégaine vite et la mécanique de tir est vraiment propre. Bon, les autres programmes de la Summit League étaient au courant et ont donc défendu avec plus d’intensité sur lui. Alors cela marche dès fois, mais là où le joueur est intelligent, c’est qu’il ne force pas ses tirs et n’hésite pas à servir ses coéquipiers. On passe d’une moyenne de 1.4 passes en freshman à 3.7 cette saison !

On est en train de voir son évolution, match après match, et s’il développe son jeu de passe et sa vision, vous avez là le meilleur joueur des Mid-Majors pour les deux prochaines saisons (attention, le joueur peut partir en Power Six).

Bref, si vous voyez un gars qui prend des tirs à trois points en première intention, à 2m derrière l’arc, et qui peut en planter 7, 8, 9 sans forcer, une chose est sûre : vous regardez Oral Roberts et Max Abmas. Ah oui, pour le complément d’informations : les offres de bourses à sa sortie du lycée ? Navy, Army, Air Force et Oral Roberts. RANKINGS MEAN NOTHING.

Ah oui, cadeau : 28 points inscrits contre Wichita State, 33 contre Oklahoma State, 42 contre South Dakota State ou encore 41 contre Western Illinois…

Présentation de l’équipe :

Amateur de jeu offensif, avec du jeu up tempo et des shooteurs de partout ? Je vous présente Oral Roberts. Je ne vais pas m’éterniser sur le programme, pour moi, c’est juste un régal à suivre.

Comme bien souvent, avec une équipe dont la force est l’adresse à trois points, il y a des jours avec et des jours sans. Dans un bon jour, le programme peut battre n’importe qui (demandez à Oklahoma State et Wichita State, ou encore les favoris de la Summit League), comme de lâcher des matchs « cadeaux » dans le plus grand des calmes. Mais c’est pour cela que le programme est aussi attachant.

De plus, l’effectif est jeune, très jeune même. Vous avez un seul junior dans le cinq majeur, le reste, ce sont des sophomores. Sur le banc ? Des juniors et des sophomores, encore ! On part sur un arc Oral Roberts qui s’annonce excitant dans la Summit League, assurément. Max Abmas est le joueur majeur de cette équipe, c’est indéniable. Carlos Jurgens est ce joueur qui défend pour deux et compense les petites carences de son leader. Kareem Thompson et DeShang Weaver sont des lieutenants de premiers choix, eux qui sont capables de prendre le relais en attaque pendant des séquences.

Et puis, vous avez  le « pivot » Kevin Obanor. Le terme pivot est entre parenthèses car nous avons là un intérieur moderne. Certes, il peut se montrer efficace près du panier, mais là où il excelle, c’est quand il s’écarte. Que ce soit dos au panier ou alors face au jeu, il possède un toucher de balle incroyable pour un joueur de sa position. Son arsenal offensif est complet, et permet d’avoir un axe 1-5 extrêmement productif pour son équipe.

Les (réelles) chances pour la March Madness ?

Oral Roberts, dans un bon jour, peut passer en deuxième semaine. Le programme possède deux joueurs très talentueux, capables de prendre le jeu à leur compte. Max Abmas risque de faire des cartons offensifs et j’ai hâte de voir le public qui va découvrir ce talentueux prospect. Cette jeune équipe est insouciante et sans pression, l’équipe est dangereuse. Personne n’attendait le programme à la March Madness, du moins cette saison. Ce n’est que du bonus maintenant… Et Ohio State est prévenu.

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