(Crédit photo : Gonzaga Athletics)

March Madness : nos 5 potentielles Cendrillon qui pourraient surprendre

Tout le monde aime les contes de fées. Les fans de basketball universitaire ont leur préféré : la fabuleuse histoire de Cendrillon. Chaque année, on écume les différentes équipes pour trouver notre Prince Charmant ; c’est-à-dire, un “petit” programme qui peut créer la surprise à la March Madness jusqu’à se hisser au Final Four.

Cette année, la March Madness s’annonce plus ouverte que jamais.

De quoi permettre à une équipe des Mid-Majors de réaliser un beau parcours ? Rien n’est moins sûr. 

Toutefois, chez Midnight On Campus, nous sommes joueurs et aujourd’hui, on présente 5 équipes qui pourraient bien se transformer en Cendrillon au NCAA Tournament

Cendrillon n°1 : #5 Saint Mary’s Gaels 

Considérer qu’une équipe classée au 5ème rang de sa région puisse être une Cendrillon peut choquer.

Mais, Saint Mary’s demeure une petite université.

En 2016, la population étudiante de l’université était inférieure à 4 000 (bien loin des standards des équipes habituellement classées au 5ème rang de leur région). Une petite université que Randy Bennett, emblématique head coach des Gaels, parvient à sublimer comme en atteste les résultats probants de cette saison ou les apparitions régulières au NCAA Tournament. 

https://twitter.com/saintmaryshoops/status/1503522621677178881?cxt=HHwWgsCojfj2yt0pAAAA

Cette année, et à l’image de nombreuses équipes de l’Ouest du pays, les Gaels pourraient être la meilleure équipe de l’histoire de l’école. Il faudrait pour cela passer le Second Round ; un stade de la compétition qui semble abordable pour l’université californienne qui s’est même payé le luxe de vaincre Gonzaga cette saison.

Ainsi, si l’on en croit l’indicateur KenPom, Saint Mary’s est la 16ème meilleure équipe du pays.

Là où les Gaels brillent vraiment, c’est du côté défensif du terrain avec une moyenne de seulement 90.0 points encaissés pour 100 possessions. De quoi permettre au programme d’être dans les 10 premiers à l’efficacité défensive.

Autre atout de choix pour Saint Mary’s : l’expérience.

Et les 3 meilleurs joueurs du programme ont déjà goûté aux joutes de la March Madness.

Matthias Tass, intérieur estonien, est une présence massive dans la peinture tandis que Tommy Kuhse est un meneur de jeu spectaculaire qui peut également se créer son propre tir. Ajoutez à cela Logan Johnson, Alex Ducas ou encore Dan Fotu et vous obtenez un effectif de grand talent. 

Au First Round, les Gaels croiseront le fer avec Indiana, qui s’est extirpé du First Four, pour un léger avantage physique. Avant, on l’espère, de rencontrer UCLA dans un match qui fait déjà saliver tous les observateurs. 

Cendrillon n°2 : #6 Colorado State Rams

Un an après avoir manqué le NCAA Tournament, les Rams de Colorado State sont de retour plus forts que jamais. 

Les hommes de Niko Medved ont pris la saison par le bon bout en enchainant 11 succès pour entamer la saison. Au final, les Rams terminent la saison avec 25 victoires (pour seulement 5 défaites) et un classement final à l’AP Top 25 avec un 24ème rang. 

Si les Rams possèdent un bon profil d’équipe surprise, et donc de Cendrillon, c’est parce qu’ils comptent un duo de choc : Isaiah Stevens et David Roddy ont, en effet, les capacités nécessaires pour mener leurs troupes jusqu’au succès.

Le premier est un scoreur de premier choix doté d’un tir extérieur diablement efficace (près de 46 % cette saison sur 3.3 tentatives par match) tandis que le second est un playmaker de talent. Et lorsque l’on connaît l’importance du guard play lors des joutes du mois de mars, Colorado State a de quoi faire trembler bon nombre d’adversaires.

Les victoires face à San Diego State et Boise State, dans une conférence Mountain West très relevée, devraient d’ailleurs mettre la puce à l’oreille de certains.

Ainsi, il n’est pas étonnant de retrouver les hommes de Niko Medved dans le Top-20 des équipes les plus efficaces en attaque, selon l’indicateur KenPom

Mais avant de rêver à un beau parcours, Colorado State devra se défaire de Michigan.

Si les Wolverines n’ont pas impressionné cette saison, ils pourront appuyer sur le jeu intérieur, principale faiblesse des Rams cette année. Hunter Dickinson et Moussa Diabaté pourraient se régaler. Mais si Colorado State l’emporte, la suite de l’histoire pourrait se révéler particulièrement intéressante. 

Cendrillon n°3 : #10 Loyola-Chicago Ramblers

On pouvait craindre le pire pour les Ramblers après le départ de Porter Moser pour Oklahoma.

Mais, heureusement, Loyola-Chicago a su se relever. 

Ainsi, les Ramblers ont peut-être un nouvel entraîneur, en la personne de Drew Valentine (plus jeune entraîneur de Division I), mais ils sont, comme toujours, capables de créer la surprise et de bousculer plus d’un adversaire durant la March Madness. 

L’Université de Sister Jean a quelque peu modifié sa philosophie avec un nouveau head coach.

Désormais, l’équipe joue plus vite que les années précédentes ; soit, une évolution nécessaire pour combler le départ de l’excellent Cameron Krutwig. Aussi, les Ramblers sont l’une des équipes les plus prolifiques à 3-point avec, 38.3 % de réussite, soit la 11ème meilleure marque nationale. 

Et, comme toujours, Loyola-Chicago demeure une équipe redoutable en défense.

Ils sont ainsi classés dans le Top-25 à l’efficacité défensive par KenPom. 

6 des 7 joueurs clés de la rotation de l’équipe de l’année dernière, qui était allée au Sweet 16 avec une victoire face à Illinois, sont toujours présents donc l’expérience ne manque pas. Cerise sur le gâteau : Loyola-Chicago a poussé Auburn et Michigan State, deux équipes très solides, dans leurs retranchements.

Deux adversaires qui n’ont rien à envier à Ohio State, l’adversaire des Ramblers au First Round.

Ce sera en revanche plus compliqué en cas de qualification puisqu’il faudrait croiser le fer avec Villanova. Mais, avec l’aura de Sister Jean, tout est possible.

Cendrillon n°4 : #13 South Dakota State Jackrabbits

30 victoires pour seulement 4 défaites, et une forme étincelante.

Tel est le bilan de South Dakota State. 

Pour faire simple, les Jackrabbits n’ont pas perdu depuis plus de 3 mois. Une véritable machine à gagner. Surtout, le petit programme de la Summit League a souvent fait trembler de grandes universités lors de la March Madness. On peut penser à 2012 et à cette cruelle défaite face à Baylor, à 2016 et un revers face à Maryland ou plus récemment à 2018, dernière apparition du programme au NCAA Tournament, et une défaite contre Ohio State.

Oui mais voilà, les hommes d’Eric Henderson font des miracles cette année.

Alors pourquoi ne pas rêver à un premier succès à la March Madness.

La recette du succès des Jackrabbits cette année ? L’attaque. South Dakota State se classe dans le Top-15 à l’efficacité offensive. Ce n’est pas surprenant pour une équipe qui shoote à 44.2 % à 3-points et qui score plus de 86 points en moyenne par match, soit, la 2ème marque du pays. 

Il n’y a pas de doute : les Jackrabbits peuvent scorer contre n’importe quelle équipe.

Mais, parce qu’il existe un énorme mais, South Dakota State est très friable en défense. S’ils ne concèdent “que” 73.4 points par match, ils ont peiné face à Alabama et Washington, deux des meilleures équipes que le programme a affronté cette année, en encaissant respectivement 104 et 87 points. 

Alors, même si Providence, l’adversaire des Jackrabbits au First Round, n’est pas réputé pour son attaque de feu, South Dakota State ne pourra l’emporter sans défendre efficacement.

Les Jackrabbits peuvent-ils mettre fin à l’incroyable réussite de Providence dans des matchs serrés ? On le pense fortement. 

Cendrillon n°5 : #13 Chattanooga Mocs

Et si une vraie équipes des Mid-Majors parvenait à ne pas exploser physiquement face à une équipe du Power Six ? S’il y a une équipe capable de le faire, ce serait bien Chattanooga.

On le sait, résister à Illinois, et surtout au puissant Kofi Cockburn, n’est jamais une chose facile.

Mais les Mocs possèdent quelques armes.

D’abord, Malachi Smith, meneur vedette du programme, s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs du pays cette saison. Avec plus de 20 points, 6 rebonds et 3 passes décisives, le tout avec une grande efficacité, l’ancien de Wright State sera l’arme fatale des hommes de Lamont Paris.

À ses côtes, Silvio De Sousa a réussi sa rédemption. Celui que l’on avait quitté, une chaise à la main, sous le maillot de Kansas est aujourd’hui un joueur solide réputé pour ses qualités défensives. Très mobile et vertical, il tentera de limiter Cockburn.

David Jean-Baptiste, guard de petite taille, est également un très bon complément à Malachi Smith dans le backcourt. 

Alors, non, Chattanooga n’est clairement pas une équipe flashy. Pour battre Illinois et passer quelques tours, les Mocs chercheront à contrôler le tempo des matchs, à jouer physique en défense et à compter sur des exploits de leur meneur star. Un groupe équilibré en somme qui pourrait gagner un match ou deux.

Difficile toutefois d’imaginer mieux.