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Zavier Simpson Michigan vs Gonzaga Battle 4 Atlantis 2019
(Crédit photo : Kevin Jairaj - USA TODAY Sports)

Sans révolution, Juwan Howard apporte un vent de fraîcheur à Michigan

Le Battle 4 Atlantis est un théâtre magnifique pour mettre en lumière les plus belles équipes en basketball universitaire. Les 2 derniers vainqueurs ont chacun remporté la March Madness suivante : Villanova en 2017 et Virginia en 2018. Et, cette saison, Michigan s’est imposé avec brio.

Non classés, les Wolverines ont écarté tour à tour Iowa State (83-76), #6 North Carolina (73-64) et #8 Gonzaga (82-64). Une partition parfaite qui permet de les introduire au premier plan national.

Juwan Howard n’a pas apporté une nouvelle identité depuis le départ du légendaire John Beilein, parti à Cleveland en NBA, et ses 12 saisons à la tête du programme. Mais l’ancien joueur vedette des Wolverines (1991–1994) a ajusté un schéma qui manquait juste d’un petit rafraîchissement.

Une attaque toujours plus moderne à Michigan

La fameuse “shot chart” n’est pas toujours pertinente, mais, elle permet d’imager l’attaque de Michigan.

Lors de la demi-finale du tournoi face à North Carolina, les Wolverines n’ont mis aucun panier à mi-distance et en ont tenté que très peu, par ailleurs. La totalité des 73 points inscrits l’ont été autour du cercle ou derrière du cercle.

La shot chart de Michigan face aux Tar Heels (à droite)

Pourquoi tenter de marquer à 2 points lorsque que l’on peut optimiser le tir en reculant d’un mètre derrière l’arc ? Pourquoi ne pas pénétrer dans la raquette pour obtenir un shoot plus facile ou des lancers-francs ?

Résultat, Michigan se repose beaucoup sur le tir longue distance avec 37.4% des points marqués à 3-pts et sur un pourcentage élevé à deux points (60% !).

C’est une philosophie de jeu qui n’est pas fiable à coup sûr, mais lorsque la sélection de tir est bien contrôlée, l’attaque est performante. Et, avec un meneur-gestionnaire excellent à la baguette tel que Zavier Simpson, c’est tout de suite plus facile.

Zavier Simpson réalise un début de saison excellent. Il éclipse même Cassius Winston puisqu’il est actuellement le meilleur passeur du pays avec 9.7 passes par match (et 12.3 points).

Quand il est sur le terrain, il se met au service du collectif et les Wolverines gagnent en maturité dans tous les secteurs de jeu. Michigan travaille en mouvement constant, dans la lignée de ce que faisait John Beilein en son temps.

Un collectif de shooters en réussite

Alors que ses coéquipiers effectuent beaucoup de courses pour embrouiller l’adversaire, Zavier Simpson réalise toujours le bon choix pour lâcher le ballon grâce à une bonne lecture de passe. Il excelle notamment sur les démarquages en curl, très appréciés des Wolverines.

Sur les 9 joueurs participant au moins à 10 minutes du temps de jeu (les joueurs incluent dans la rotation pour simplifier), presque tout le monde peut être une menace de loin.

Isaiah Livers (3/5.9 en moyenne) et Eli Brooks (2.3/4.6) sont les principaux artilleurs et sont très en réussite sur les 7 premiers matchs de la saison avec un pourcentage au tir qui atteint les 50% à 3-pts. Mais des joueurs comme Jon Teske (0.7/2.3) et Franz Wagner (1/3) sont aussi capable de jouer au large.

Face à #1 Louisville (ce mardi soir), Michigan affrontera une équipe qui défend très bien le périmètre. Il sera intéressant de voir comment les Wolverines s’adaptent, surtout dans les temps faibles où les tirs ne rentrent pas.

Contrairement à North Carolina et Gonzaga, Louisville ne joue pas à un rythme élevé. Les Cardinals préfèrent dicter la physionomie du match et empêcher l’adversaire de prendre feu derrière l’arc… à l’image de Michigan.

Peut-être faudra-t-il alors multiplier les paniers “faciles” près de l’arceau.

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