Quel visage pour la NEC en 2020-21 ?

Le guide ultime des Mid-Majors s’intéresse évidemment aux universités de la conférence NEC, de Bryant à Wagner, pour conclure la série de #CBBPreviews avant la saison 2020-21 de basketball universitaire.

Notre spécialiste, Julien, s’est attelé depuis de longs mois à la création d’un guide unique et original qui regroupe des dizaines de présentations plus pointues les unes que les autres. Il y décortique les universités qu’il faut absolument connaitre avant cette nouvelle saison au sein des Mid-Majors.

Découvrez l’ensemble du calendrier de rencontres en conférence NEC à cette adresse.

Les équipes fortes de la NEC ?

 
Fairleigh Dickinson Knights
 

Retour sur la saison de Fairleigh Dickinson en NEC :

11 victoires pour 19 défaites – 9 victoires pour 9 défaites.

  • 72.2 points de moyenne inscrits, 33.6 rebonds captés, 11.9 passes décisives délivrées et 74.5 points encaissés de moyenne ;
  • 5 apparitions en March Madness pour un record d’aucune victoire pour cinq défaites ;
  • #6 en saison régulière dans la conférence NEC, défaite lors du premier tour du tournoi contre LIU Brroklyn (73-72) ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Jermaine Bishop avec 15.6 points de moyenne ;

Victoire(s) notables(s) : Quinnipiac (78-77) ;

Défaite(s) notable(s) : DePaul (70-59), Notre Dame (91-66), Kentucky (83-52), La Salle (66-58) ;

Résultats lors des matchs de conférence (en gras les victoires) : St Francis (NY) (79-63), Bryant (77-73), Sacred Heart (77-75), LIU (84-70), St Francis PA (100-85), Central Connecticut (83-60), Merrimack (74-71, 2OT), Sacred Heart (77-60), Wagner (68-63), Mount St Mary’s (85-75), Merrimack (57-53), Wagner (106-73), Robert Morris (72-71), Central Connecticut (76-75), LIU (86-81), Robert Morris (75-70), Bryant (74-72), Mount St Mary’s (83-77) ;

Quelques chiffres clés : 35.7% à trois points, 49.7 à deux points,72.1% sur la ligne des lancers francs, 24% des minutes globales viennent des joueurs du banc (l’un des pires ratios du championnat).

Les nouveaux visages de Fairleigh Dickinson :

Joe Munder Jr. (freshman, arrière) : High School ;

John « Mikey » Square Jr. (freshman, ailier-fort) : High School ;

Pier-Olivier Racine (freshman, ailier-fort) : prospect de Montreal qui arrive de High School.

Le joueur à suivre de très près :

Jahlil Jenkins (senior) : 16 points, 3.9 passes et 3 rebonds de moyenne.

Quand on pense à FDU, le premier nom qui nous vient à l’esprit est Jahlil Jenkins. C’est le joueur phare depuis sa saison de freshman dans le programme et le revoir une dernière année en College Basketball (et à Fairleigh Dickinson) me remplit de joie, vraiment.

Pourtant, à sa sortie du lycée, on prévoyait une carrière universitaire plutôt basique au joueur, lui qui sortait d’un petit lycée en Virginie, sans trop de hype sur lui. Certes, c’était un fort scoreur, mais on a toujours des interrogations sur ces profils, notamment sur l’adaptation aux exigences universitaires et sur le fait aussi que le joueur puisse faire un dépassement de rôle, en étant un peu plus qu’une simple machine à scorer.

Cela commence fort dès sa saison de freshman où il termine deuxième dans les rookies de la conférence, avant la saison suivante ,d’être dans l’équipe type du tournoi de conférence dans la NEC pour au final avoir sa place dans la deuxième équipe de la conférence à l’issue de sa saison de junior. Une constante progression, que ce soit dans le jeu mais aussi au niveau de sa mentalité.

Pour faire simple, c’est devenu un vrai leader sur et en dehors des parquets. Le simple scoreur est devenu un joueur capable de se mettre au service de son équipe, en passant le ballon, en défendant (par séquence) et de faire le travail de l’ombre, notamment sur les rebonds (il joue aussi bien les défensifs que les offensifs).

Forcément, les attentes sont encore plus importantes pour son année de senior et c’est assez légitime quand on voit sa progression saison après saison. Il aura un double rôle pour cet exercice : amener son équipe à la grande danse de mars et la formation des jeunes qui arrivent sur le campus.

Le cinq majeur possible :

Jahlil Jenkins (senior) : 16 points, 3.9 passes et 3 rebonds de moyenne ;

Devon Dunn (sophomore) : 7.6 points et 1.5 rebonds de moyenne ;

Xzavier Malone-Rey (redshirt senior) : 12.3 points, 3.3 rebonds et 2 passes de moyenne ;

Elyjah Williams (senior) : 11.8 points, 7.3 rebonds et 2.5 passes de moyenne

Oscar Okeke (senior) : 0.6 point et 0.7 rebond de moyenne.

Présentation de la saison de Fairleigh Dickinson en NEC :

La saison dernière fut loin des attentes pour FDU. Habitué aux premières places / March Madness, le programme a connu un énorme coup de mou sur le dernier exercice, végétant dans le ventre mou de la NEC. Pour la défense du programme, le bilan global est assez pauvre, mais cela s’explique en partie via le calendrier hors-conférence, avec des déplacements périlleux chez des programmes (beaucoup) plus réputés. Cette démarche, malgré qu’elle soit « néfaste » pour le bilan, est primordiale pour la pérennité d’un programme de Mid-Majors.

Fairleigh Dickinson n’est pas connue pour être une équipe flashy, que l‘on aime voir à 3h du matin en pleine semaine. Ce serait vous mentir… Mais pourtant, il y a quelques bons joueurs au sein de cet effectif, notamment Jahlil Jenkins ou encore le polyvalent Xzavier Malone-Key.

Les soucis de la saison dernière s’expliquent surtout sur la jeunesse générale du groupe. Cette année, le groupe a une saison de plus dans les jambes et surtout, l’esprit revanchard d’effacer cette contre-performance… Cela tombe bien, très peu de départs au compteur et le recrutement de trois prospects en provenance de High School, dont un qui peut avoir un vrai rôle dès ses premiers pas en College Basketball : je parle du Canadien Pier-Olivier Racine. J’ai hésité à le mettre dans le cinq majeur, et je pense sincèrement qu’il sera titulaire au fil de la saison. C’est un prospect que j’ai découvert un peu hasard (comme bien souvent), et qui m’a marqué de par sa dureté, son abnégation et son envie de défendre sur chaque possession. Il ne calcule pas ses efforts, possède de très bons fondamentaux en défense et c’est un joueur qui a une marge de progression encore immense. Nul doute que ce sera une belle surprise pour le programme, affaire à suivre.

Comme j’ai pu le cité un peu plus haut, Xzavier Malone-Key sera lui aussi un joueur important sur le plan offensif des Knights. Il a été un peu en retrait la saison dernière, mais son apport reste tout de même conséquent. Il a essayé de varier un peu son jeu, en agressant un peu plus le cercle ou alors prendre des tirs en sortie d’écran. Il faut dire qu’il y a eu des clients en shooteur à longue distance sur le dernier exercice. Le duo Brandon Powell (en 6ème homme) et Devon Dunn se sont montrés adroits dans ce domaine, avec plus de 40% de réussite. Nul doute qu’ils auront encore plus de responsabilités cette année.

Reste à voir comment va jouer Fairleigh Dickinson cette saison. On peut parier sur du small-ball avec l’absence d’un vrai pivot dominant, même si Oscar Okeke ou le petit Racine correspondent à ce profil. Mais ce sont les seuls… On risque de voir Elyjah Williams en 5, en intégrant Brandon Powell dans le cinq majeur, c’est une possibilité. En tout cas, les Knights ont les crocs et il faudra compter sur eux pour la March Madness !