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Quel visage pour la Ivy League en 2020-21 ?

Le guide ultime des Mid-Majors s’intéresse évidemment aux universités de la Ivy League, de Brown à Yale, pour conclure la série de #CBBPreviews avant la saison 2020-21 de basketball universitaire.

Notre spécialiste, Julien, s’est attelé depuis de longs mois à la création d’un guide unique et original qui regroupe des dizaines de présentations plus pointues les unes que les autres. Il y décortique les universités qu’il faut absolument connaitre avant cette nouvelle saison au sein des Mid-Majors.

Découvrez l’ensemble du calendrier de rencontres en Ivy League à cette adresse.

Les équipes fortes de la Ivy League ?

 
Yale Bulldogs
 

Retour sur la saison de Yale en Ivy League :

23 victoires pour 7 défaites – 11 victoires pour 3 défaites.

  • 76.3 points de moyenne inscrits, 38.9 rebonds captés, 15.5 passes décisives délivrées et 65.1 points encaissés de moyenne ;
  • 4 apparitions en March Madness, 2 lors des tournois post-season pour un record d’une victoire pour cinq défaites ;
  • #1 en saison régulière dans l’Ivy League ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Paul Atkinson avec 17.6 points de moyenne ;

Victoire(s) notables(s) : Stony Brook (74-69), Clemson (54-45), Vermont (65-52), UMass (83-80, OT) ;

Défaite(s) notable(s) : San Francisco (84-79, OT), Oklahoma State (64-57), Penn State (58-56), North Carolina (70-67) ;

Résultats lors des matchs de conférence (en gras les victoires) : Brown (70-56), Brown (73-62), Howard (89-75), Columbia (93-62), Cornell (86-71), Harvard (78-77), Dartmouth (75-57), Princeton (88-64), Penn (69-61), Cornell (81-80, OT), Columbia (83-65), Penn (76-73), Princeton (66-63), Dartmouth (72-61), Harvard (83-69) ;

Quelques chiffres clés : 58.3% d’efficacité aux tirs (23ème équipe du championnat),36.9% à trois points (30ème équipe du championnat), 52.7% à deux points (49ème équipe du championnat), 71.9% sur la ligne des lancers francs.

Les nouveaux visages de Yale :

Yassine Gharram (freshman, meneur de jeu) : prospect d’origine marocaine qui nous vient de Californie, avec un cursus à Foothills Christian. Convoité par UC Davis, Montana, Denver ou encore Air Force ;

Emir Buyukhanli (freshman, arrière) : prospect qui nous arrive de Turquie. Il affichait une moyenne de 16.3 points, 6 rebonds et 4.4 passes de moyenne la saison dernière à Ted Ankara College Foundation ;

Matt Knowling (freshman, arrière) : l’un des prospects le plus attendus sur le campus, joueur de l’année dans son Etat ;

Luke Kolaja (freshman, ailier-fort) : sort de la Blair Academy où il tournait en double-double de moyenne ;

Yussif Basa-Ama (freshman, ailier-fort) : prospect avec une petite hype en Ivy League (plusieurs offres de programmes), qui sort de St Andrew’s en Floride.

Le joueur à suivre de très près :

Azar Swain (senior) : 16 points, 4 rebonds et 1.7 passes de moyenne.

Je vais être complètement transparent, j’ai choisi Yale surtout pour Paul Atkinson. Sauf que le leader du programme a décidé de partir en octobre et que je m’en suis rendu compte… le 7 novembre…

Heureusement, son lieutenant de l’an dernier, Azar Swain, est toujours sur le campus et deviendra l’option numéro des Bulldogs en 2021. Cela tombe bien, le joueur a les épaules pour prendre ce rôle et cette équipe en mains, lui qui est surtout connu pour être un pistolero à longue distance. La saison dernière, il affichait jolie 38.7% dans ce domaine, avec 240 tentatives… Oui, 240, soit un peu moins de cinq tentatives par match en moyenne. C’est plutôt costaud, le tout en sortie de banc faut-il le souligner.

Cette saison, il sera titulaire avec plus de ballons, des systèmes pour lui et quand on voit son apport en moins de 20 minutes lors du dernier exercice, on est plutôt impatient de le voir avec une dizaine de minutes supplémentaires. C’est possiblement le futur joueur de l’Ivy League, lui qui n’a quasiment aucun équivalent sur le talent offensif pur. Il peut tout faire, sanctionner la défense dans n’importe quelle position, même à très longue distance, cela ne lui fait pas peur, au contraire. Forcément, dit nouveau statut, dit nouveau rôle et il va devoir s’impliquer un peu plus défensivement mais aussi à la création. Histoire d’être un peu polyvalent, pour attirer les yeux des scouts NBA.

Le cinq majeur possible :

Azar Swain (senior) : 16 points, 4 rebonds et 1.7 passes de moyenne ;

August Mahoney (sophomore) : 3.6 points et 1.4 rebonds de moyenne ;

Jalen Gabbidon (senior) : 5.9 points, 3.4 rebonds et 1.3 passes de moyenne ;

Wyatt Yess (senior) : 2.6 points et 2.9 rebonds de moyenne ;

Yussif Basa-Ama (freshman) : D.N.P, High School ;

Présentation de la saison de Yale en Ivy League :

Tout allait bien pour Yale, jusqu’à ce début de mois d’octobre, où Paul Atkinson a décidé de partir du campus pour finir son cursus autre part. Cette décision a été motivée par le fait que l’Ivy League a suspendu les sports pour la suite de l’année, du coup, le début de saison sera en janvier 2021. C’est donc logique de le voir partir, même si on voulait le voir finir avec Yale, avec la March Madness à la clé.

Cependant, sans lui, Yale possède le meilleur effectif dans l’Ivy League. Une multitude de joueurs de l’ombre qui vont devoir assumer un nouveau statut, une promotion de freshmen assez alléchantes sur le papier, avec cette petite touche internationale qui fait bien plaisir. Avec Azar Swain en tête d’affiche, les Bulldogs seront archi-favoris dans la conférence. C’est aussi simple que cela.

A l’intérieur, on aura une belle concurrence entre les deux freshmen Yussif Basa-Ama et Luke Kolaja pour un possible poste de titulaire en pivot. Wyatt Yess sera vraisemblablement le starter en 4, alors que Jam Lanford, habitué du banc, aura des minutes. Sur les postes extérieurs, chaque position est doublée, voir triplée avec les freshmen. Une profondeur de banc impressionnante, le rêve pour tout coaching staff en College Basketball ! Personnellement, j’ai hâte de voir les freshmen mais aussi des joueurs comme August Mahoney, Matt Cotton, Michael Feinberg mais aussi Jalen Gabbidon. A voir comment ces derniers vont aborder cette drôle de saison, avec plus de responsabilités. Au pire, il y aura de quoi faire si un joueur est dans le dur. Voilà pourquoi Yale risque de rouler sur la conférence. C’est écrit.

Pour la petite information, j’ai réalisé ce preview juste avant la décision de l’Ivy League de suspendre les sports pour la saison 2020-2021. Je vous le laisse quand même, c’est cadeau.