Quel visage pour la C-USA en 2020-21 ?

Le guide ultime des Mid-Majors s’intéresse évidemment aux universités de la conférence C-USA, de Charlotte à Western Kentucky, pour conclure la série de #CBBPreviews avant la saison 2020-21 de basketball universitaire.

Notre spécialiste, Julien, s’est attelé depuis de longs mois à la création d’un guide unique et original qui regroupe des dizaines de présentations plus pointues les unes que les autres. Il y décortique les universités qu’il faut absolument connaitre avant cette nouvelle saison au sein des Mid-Majors.

Découvrez l’ensemble du calendrier de rencontres en C-USA à cette adresse.

Les équipes fortes de la C-USA ?

 
North Texas Mean Green
 

Retour sur la saison de North Texas en C-USA :

20 victoires pour 11 défaites – 14 victoires pour 3 défaites.

  • 71.1 points de moyenne inscrits, 32.2 rebonds captés, 12.6 passes décisives délivrées et 63.3 points encaissés de moyenne ;
  • 3 apparitions en March Madness, pour un record d’aucune victoire pour trois défaites ;
  • #1 en saison régulière dans la conférence C-USA ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Javion Hamlet avec 14.6 points de moyenne ;

Victoire(s) notables(s) : UT Arlington (77-66), Little Rock (76-53) ;

Défaite(s) notable(s) : Rhode Island (60-47), VCU (59-56), Arkansas (66-43), Oklahoma (82-80), Dayton (71-58) ;

Résultats lors des matchs de conférence (en gras les victoires) : Western Kentucky (93-84), Marshall (67-64), FIU (74-56), Florida Atlantic (81-58), Southern Miss (72-52), Louisiana Tech (51-50), Rice (79-59), UTSA (98-78), UTEP (67-57), Rice (84-75), Middle Tennessee (75-70), UAB (71-64), Charlotte (81-72), Old Dominion (64-47), Louisiana Tech (73-71), FIU (78-59), Western Kentucky (78-72, OT), Charlotte (56-43) ;

Quelques chiffres clés : 55.3% d’efficacité aux tirs (3ème équipe du championnat), 37.5% à trois points (17ème équipe du championnat), 54.6% à deux points (18ème équipe du championnat), 76.9% sur la ligne des lancers francs (20ème équipe du championnat).

Les nouveaux visages de North Texas :

Rubin Jones (freshman, meneur de jeu) : dans le top 10 des meilleurs joueurs de l’Etat de Houston. L’un des artisans du record all-time en High School de son lycée, avec 21 matchs consécutifs avec plus de 100 points inscrits (le précédent record était de 16). Grosse pépite !

Mykell Robinson (freshman, ailier-fort) : prospect « secondaire » dans la powerhouse de Sunrise Christian Academy (#5 dans le pays) ;

Abou Ousmane (freshman, pivot) : machine à double-double lors de saison de senior au lycée (15 points, 10 rebonds). Il a sorti des matchs à 32 points et 22 rebonds, mais aussi du 27 points et 19 rebonds, sans forcer… L’un des prospects le plus attendus du vivier de Brooklyn ;

Terence Lewis II (junior, ailier-fort) : sort d’une saison exceptionnelle en JUCO avec New Mexico JC où il affichait une moyenne de 18.9 points et 9.3 rebonds. Une mention dans le cinq majeur du championnat. Il a explosé la saison dernière après une première pige honorable àFlorida Southwestern State (9.4 points et 5.4 rebonds) ;

Mardrez McBride (junior, meneur de jeu) : sort d’un cursus de deux ans en Junior College, à McCooke College (14 points et 4 passes) puis à USC Salkehatchie (14.4 points et 5.1 passes). Troisième meilleur joueur au niveau du pourcentage à trois points dans le championnat avec 53% (55/104).

Le joueur à suivre de très près :

Abou Ousmane (freshman) : 15 points et 10 rebonds en High School.

Il est rare que je mette en lumière un freshman dans le joueur à suivre pour cette saison. Ceci dit, c’est un cas un peu exceptionnel tant je suis le prospect depuis maintenant deux ans. Je l’avais découvert suite à des recherches sur le vivier des intérieurs de Brooklyn et ses alentours, qui chaque année, nous sortent des prospects talentueux. Abou m’a immédiatement attiré, avec son profil old school. C’est ce que j’aime le plus chez un intérieur (pas trop fan des grands qui s’écartent).

J’étais encore plus hype quand il a annoncé sa décision de rejoindre Rhode Island, et son duo avec l’un de mes poulains, Fatts Russell, me mettait déjà des étoiles pleins les yeux. Mais voilà, pour une raison personnelle, il est revenu sur sa décision et un peu à l’étonnement de tous, a décidé de signer avec North Texas. Une visite sur le campus et des discussions avec le coaching staff l’ont persuadé de rejoindre le programme et finalement, je trouve cela intelligent de sa part puisqu’il aura des minutes dès ses premiers pas en College Basketball, chose plus difficile avec URI.

Abou Ousmane est un pivot fort physiquement, un peu rondouillard, qui est productif dos au panier. Il se sert de son physique pour dominer son adversaire direct. Ce n’est pas flashy, mais c’est efficace et c’est ce que l’on demande en priorité ! Sachant que pendant cette intersaison, on a pu voir sur son compte Twitter qu’il a bossé physiquement, en ayant fondu un peu et une petite prise de muscle. Preuve qu’il veut être une pièce essentielle avec North Texas, rapidement. Une bonne mentalité comme on aime.

C’est aussi un formidable protecteur de cercle, capable de changer la direction d’un tir de par son envergure. Sans oublier le fait que ce soit un aspirateur aux rebonds, que ce soit offensif et défensif. C’est un prospect qui peut se retrouver titulaire au bout de quelques matchs, c’est certain. Abou Ousmane est un diamant qui ne demande qu’à être poli, il lui faudra un peu de temps pour atteindre son potentiel maximal, mais à l’heure actuelle, il apportera 8-9 points et 6-7 rebonds de moyenne sans trop de difficulté, en sortie de banc. Retenez bien ce nom pour le futur.

Le cinq majeur possible :

Mardrez McBride (junior) : D.N.P, Junior College ;

Javion Hamlet (redshirt senior) : 14.6 points, 4.7 passes et 3 rebonds de moyenne ;

James Reese (senior) : 8.6 points et 3 rebonds de moyenne ;

Thomas Bell (senior) : 6.5 points, 5.8 rebonds et 1.4 passes de moyenne ;

Zachary Simmons (senior) : 8.8 points, 5.2 rebonds et 1.6 passes de moyenne.

Présentation de la saison de North Texas en C-USA :

Personne n’attendait North Texas au sommet de la C-USA la saison dernière, mais le programme a déjoué les pronostics pour finir champion de saison régulière. Cependant, la crise sanitaire a mis un stop au programme, qui pouvait retrouver la March Madness après des longues, très longues années d’errance… 10 ans pour être précis après la dernière participation. UNT a terminé avec 20 victoires cet exercice, pour la troisième fois consécutivement, mais petit changement, avec un calendrier hors-conférence beaucoup plus rude que par le passé. Forcer de constater que ce fut rude, mais l’expérience acquise contre des plus gros programmes s’est vue lors des matchs de conférence.

En cette intersaison, le programme a perdu son arrière star, Umoja Gibson (transfert vers Oklahoma), ainsi que son sixième homme Deng Geu à l’intérieur. Fort heureusement, le noyau dur reste pour leur ultime saison en College Basketball, emmené par Javion Hamlet. Cette saison, il sera un peu plus libre avec, possiblement, une place en tant que titulaire au poste 2, laissant celui de meneur de jeu à Mardrez McBride. Ce backcourt, s’il est sur le parquet en même temps, va être très intéressant à suivre… James Reese aura un peu plus de tirs, notamment à longue distance, avec le départ de Gibson. On verra (enfin) le vrai 3&D que l’on veut voir avec North Texas (et qui mange cruellement à l’équipe) ! La paire d’intérieure devrait être Thomas Bell et Zachary Simmons. Bell peut s’écarter au besoin, alors que Simmons est un vrai pivot, qui est à l’aise dans la raquette.

Soyons honnête, la vraie tête d’affichage pour le programme cette saison, c’est bien la promotion de freshmen. C’est tout simplement la meilleure dans la conférence, que des prospects 3*. Abou Ousmane, Rubin Jones et Mykell Robinson peuvent prétendre à une place de titulaire, ou dans le pire des cas, l’une des premières options en sortie de banc. C’est surtout le futur visage de la fac et les attentes sont grandes pour le trio ! Terence Lewis arrive de JUCO et apportera un peu d’expérience et de profondeur de banc. Un profil parfait pour être efficace dès les premières minutes de la saison, tout en ayant un oeil sur les jeunes pousses.

North Texas nous a gratifiés d’une masterclass offensive la saison dernière (vous avez lu les chiffres, c’est assez éloquent), mais défensivement, c’est une autre histoire… L’alternance entre la zone, qui laisse beaucoup de liberté à longue distance pour l’adversaire, ou bien la défense en homme à homme, qui nécessite une communication irréprochable et des automatismes, n’étaient pas la solution l’an dernier. Il faut être plus exigeant dans ce domaine, histoire de continuer à être dans le haut du panier de la C-USA, ainsi que de faire bonne figure sur le plan national. UNT possède l’effectif pour aller à la grande danse de mars, c’est indéniable !

 
Western Kentucky Hilltoppers
 

Retour sur la saison de Western Kentucky en C-USA :

20 victoires pour 10 défaites – 13 victoires pour 5 défaites.

  • 76.6 points de moyenne inscrits, 33.8 rebonds captés, 11.1 passes décisives délivrées et 72 points encaissés de moyenne ;
  • 23 apparitions en March Madness, 43 lors des tournois post-season pour un record de 19 victoires pour 24 défaites ;
  • #2 en saison régulière dans la conférence C-USA ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Taveion Hollingsworth avec 16.6 points de moyenne ;

Victoire(s) notables(s) : Arkansas (86-79, OT), Austin Peay (97-75) ;

Défaite(s) notable(s) : Bowling Green (77-75), Louisville (71-54), Rhode Island (86-82, OT), Belmont (79-62), Wright State (76-74) ;

Résultats lors des matchs de conférence (en gras les victoires) : North Texas (93-84), Rice (68-61), UAB (72-62), Middle Tennessee (69-53), Old Dominion (71-69), Charlotte (80-63), Marshall (64-60), Marshall (91-84), Florida Atlantic (69-65), FIU (81-76), Louisiana Tech (65-54), Southern Miss (75-72), UTEP (67-62), UTSA (77-73, OT), Charlotte (72-70), Louisiana Tech (85-91, OT), North Texas (78-72, OT), FIU (91-85) ;

Quelques chiffres clés : 33.3% à trois points, 52% à deux points, 78.7% sur la ligne des lancers francs (7ème équipe du championnat), 53.5% à deux points pour l’adversaire (317ème équipe du championnat), 73.7% sur la ligne des lancers francs pour l’adversaire (311ème équipe).

Les nouveaux visages de Western Kentucky :

Noah Stansbury (freshman, meneur de jeu) : arrive en tant que walk-on ;

Dayvion McKnight (freshman, meneur de jeu) : prospect 3* pur produit du Kentucky. Il a remporté le prestigieux titre de « Kentucky Mr. Basketball » en affichant 20 points et 8 rebonds de moyenne la saison dernière ;

Mikk Jurkatamm (freshman, arrière) : prospect international estonien, qui a commencé sa carrière avec les U18 du Virtus Bologna, puis l’équipe première avec une apparition. Il est revenu dans son pays et a joué pour le Orasi Ravenna où il affichait une moyenne de 4.7 points et 2.3 rebonds de moyenne ;

Kylen Milton (freshman, arrière) : il avait annoncé son arrivé à Oral Roberts, avant de revenir sur sa décision. Wichita State ou encore Georgia State était sur le dossier, mais cinq jours après son annonce, il a signé avec WKU. Prospect 3* ;

Bailey Conrad (freshman, ailier-fort) : arrive entant que walk-on ;

Kenny Cooper (redshirt senior, meneur de jeu) : transfuge en provenance de Lipscomb où il affichait une moyenne de 9.8 points, 4.5 passes et 3.5 rebonds. Sort de trois saisons avec son ancien programme ;

Kevin Osawe (junior, ailier) : sort de deux saisons à Vincennes (JUCO). Il affichait une moyenne de 17.2 points et 9.8 rebonds ;

Luke Frampton (redshirt junior, arrière) : transfuge en provenance de Davidson où il affichait une moyenne de 9.8 points, 3 rebonds et 1.4 passes de moyenne.

Le joueur à suivre de très près :

Charles Bassey (junior) : 15.3 points et 9.2 rebonds de moyenne.

Charles Bassey était l’une des recrues les plus hypes de l’histoire de Western Kentucky et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est encore loin d’avoir vue le pivot nigérian à son plein potentiel (et cela fait peur)… Ancienne recrue 5* et #6 de sa promotion, c’était avec un peu de surprise que le joueur a décidé de rejoindre Western Kentucky. Lors de sa dernière saison au lycée, il affichait une moyenne de 19.4 points et 12.8 rebonds, avec des petits faits historiques durant ce cursus. Ce fut le premier joueur de l’histoire à avoir été MVP en back-to-back lors du Pangos All-American Camp. Il a aussi battu le record du nombre de rebonds captés lors du Nike Hoop Summit, avec 17 rebonds, lors de la victoire de la Team World contre Team USA.

Forcément, il arrive sur le campus avec le statut de future star et sa saison de freshman montre bien l’étendue de son talent. Il termine meilleur freshmen de la saison et défenseur de l’année dans la C-USA, ce qui est la seconde fois de l’histoire qu’un joueur remporte les deux distinctions la même année. Sur le plan national, il est dans la liste finale (5) des pivots de l’année (Kareem Abdul-Jabbar Center of the Year) en étant le seul freshman de cette liste… Je m’arrête là tant il y a à dire sur sa première saison, tout simplement historique. Possible one and done, il a résisté aux sirènes de la NBA pour revenir à Western Kentucky une saison supplémentaire. Une décision logique pour sa progression, mais aussi inattendue tant le pivot est talentueux. Il est patient et sait pertinemment qu’il a besoin de progresser encore une saison avant de rejoindre le monde professionnel.

Son début de saison de sophomore commence sur les chapeaux de roues, avec quasiment un double-double de moyenne. Cependant, il se blesse après dix matchs au genou, ce qui a mis un terme à sa saison de manière prématurée… En cette intersaison, les fans s’attendaient à le voir partir, mais non, toujours pas ! Il rempile pour une troisième pige à WKU et bien évidemment, avec cette annonce, le programme est ultra favori dans la conférence.

Par contre, que l’on soit d’accord : il faut absolument qu’il évite les blessures. S’il reste en forme, c’est du gagnant-gagnant cette histoire de retour. C’est un joueur qui est excellent dans la protection du cercle, fort finisseur près du cercle. Il a pris un peu de poids / muscles depuis son arrivée en College Basketball et c’est une bonne chose s’il veut tenir le choc contre les intérieurs au sein de la grande ligue. S’il reste en forme, vous avez là le meilleur pivot du championnat, c’est aussi simple que ça.

Le cinq majeur possible :

Jordan Rawls (sophomore) : 7.9 points, 2.2 passes et 1.4 rebonds de moyenne ;

Taveion Hollingsworth (senior) : 16.6 points, 4.2 rebonds et 2.7 passes de moyenne ;

Josh Anderson (senior) : 10.1 oints, 4.2 rebonds et 1.3 rebonds de moyenne ;

Carson Williams (redshirt senior) : 14 points, 6.6 rebonds et 1.7 passes de moyenne ;

Charles Bassey (junior) : 15.3 points et 9.2 rebonds de moyenne.

Présentation de la saison de Western Kentucky en C-USA :

Le fait que Western Kentucky lutte pour le titre de saison régulière dans la C-USA, sans Charles Bassey, était tout juste incroyable. Personne ne s’attendait à voir le programme aussi haut, et on peut saluer le travail de Coach Rick Stansbury (et son staff) pour ça.

Sans sa star, c’est une autre pépite qui a pris le relais, je parle évidemment du talentueux arrière Taveion Hollingsworth. Capable de scorer de partout, même à longue distance (il a travaillé là-dessus), il a porté le programme à bout de bras. Fort heureusement, il ne fut pas seul et au final, Western Kentucky s’est construit un petit groupe sympathique, qui aime jouer ensemble et cela se voit. Le collectif a pris le dessus.

La plus belle surprise est le meneur de jeu Jordan Rawls, qui a réalisé une saison de freshman bien au-delà des espérances. Il lui manque un peu plus d’implication dans la création mais c’est aussi ça WKU, une équipe qui joue ensemble et chaque joueur est capable de faire la dernière passe pour un coéquipier. Il n’y a pas de joueur fait spécialement pour cette tâche. Le sophomore (cette saison) risque de voir sa place de titulaire partir avec le recrutement de l’ancien meneur de Lipscomb, Kenny Cooper. Ce dernier apportera son expérience mais aussi un peu plus le rôle d’un meneur gestionnaire. Rawls risque donc de sortir du banc, mais avec un peu plus de liberté offensivement, c’est une situation idéale pour les deux camps !

Carson Williams retrouvera un poste d’ailier-fort qui lui convient bien mieux que celui de pivot qu’il devait assumer la saison dernière en l’absence de Bassey. Il va pouvoir s’écarter un peu plus, laissant la raquette à son coéquipier qui est plus apte dans ce domaine. Malgré tout, les deux peuvent jouer à l’intérieur, le prospect ayant montré de belles choses dos au panier la saison dernière. Avoir deux points d’ancrage de ce niveau, c’est clairement un luxe… Josh Anderson est un joueur complet, capable de défendre mais aussi de prendre le relais en attaque et il sera à suivre cette saison encore.

Le recrutement a été à la hauteur avec beaucoup de nouveaux visages. C’était primordial tant le noyau dur arrive à maturité. Il faut injecter un peu de sang neuf et les freshmen serviront à cela, sur des petites séquences pour commencer. Il y a aussi de l’expérience avec Luke Frampton qui arrive de Davidson ou encore l’intérieur Kevin Osawe, qui sera une bonne doublure à Bassey et si jamais ce dernier se blesse de nouveau (on croise les doigts pour que non) prendra la relève sans broncher.

Avec son effectif à 100%, Western Kentucky n’a pas trop de concurrence au sein de la C-USA. Mieux encore, les cadors nationaux prieront bien fort pour éviter ce programme lors du premier tour de la March Madness. Au complet, cette équipe est capable de battre n’importe qui sur un match.

 
Marshall Thundering Herd
 

Retour sur la saison de Marshall en C-USA :

17 victoires pour 15 défaites – 10 victoires pour 8 défaites.

  • 75.9 points de moyenne inscrits, 38.8 rebonds captés, 14.2 passes décisives délivrées et 73.1 points encaissés de moyenne ;
  • 5 apparitions en March Madness pour un record d’aucune victoire pour cinq défaites ;
  • #4 en saison régulière dans la conférence C-USA ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Taevion Kinsey avec 16.4 points de moyenne ;

Victoire(s) notables(s) : Duquesne (83-61), Robert Morris (67-60) ;

Défaite(s) notable(s) : Notre Dame (74-64), Florida (73-67), Akron (85-73), Northern Iowa (88-80) ;

Résultats lors des matchs de conférence (en gras les victoires) : Rice (89-69), North Texas (67-64), Middle Tennessee (79-75), UAB (61-50), Charlotte (77-75), Old Dominion (68-67), Western Kentucky (64-60), Western Kentucky (91-84), FIU (84-74), Florida Atlantic (91-73), Southern Miss (72-58), Louisiana Tech (83-79, OT), UTSA (72-63), UTEP (71-61), Old Dominion (74-66), UAB (88-80), Florida Atlantic (94-82), UTSA (82-77) ;

Quelques chiffres clés : 31.7% à trois points, 51.9% à deux points, 66.7% sur la ligne des lancers francs.

Les nouveaux visages de Marshall :

Obinna Anochili-Killen (freshman, ailier-fort) : sort d’un cursus à Chapmanville HS où il affichait une moyenne de 15 points, 9 rebonds et 4 contres ;

David Early (freshman, arrière) : sort d’un cursus à Logan HS où il affichait une moyenne de 26.2 points et 7.8 rebonds ;

C.J Meredith (freshman, ailier) : sort d’un cursus à Spring Valley, possiblement redshirt cette saison ;

Le joueur à suivre de très près :

Taevion Kinsey (junior) : 16.4 points, 5 rebonds et 4.2 passes de moyenne.

Taevion Kinsey sortait du lycée avec une petite hype locale bien sympathique et Marshall en a profité pour le recruter. Le but, en faire un joueur majeur en deux saisons, sauf que vous le savez, tout ne se passe pas forcément comme prévu en College Basketball et Taevion en est une nouvelle preuve… Puisque le prospect a été un membre important de l’équipe dès sa saison de freshman, dépassant les attentes de tout le monde !

Troisième meilleur marqueur de l’équipe, une sélection dans le cinq majeur des freshmen de la conférence, une dizaine de titularisations au compteur… La transition fut idéale pour le joueur, qui a connu quelques cartons offensifs, passant la barre des 20 points à trois reprises et celle des 10 points à 21 reprises. Plutôt solide. Evidemment, il a confirmé la saison dernière en prenant un peu plus de galon, devenant le titulaire indiscutable et indéboulonnable de Marshall.

En plus d’être un joueur doué offensivement, Taevion montre des signes de progressions importants au niveau de la création et du rebond. Il est plus impliqué, comme si son nouveau rôle lui a fait comprendre sa réelle polyvalence, en effaçant cette image qu’un simple scoreur. C’était le déclic pour lui et il nous a offert une saison de sophomore incroyable sur le plan statistique. Il lui reste une marge de progression intéressante et à la vitesse où il apprend, sa saison de junior risque d’être celle de l’éclosion sur le plan national.

Concernant le profil du joueur, c’est un arrière / ailier, longiligne, qui a une facilité dans le un contre un, profitant d’un profil physique atypique. Il monte vite vers le cercle et n’a peur du contact, malgré une petite carence au niveau du poids (il paraît assez frêle pour l’échelon supérieur). Là où il a nettement progressé, c’est dans sa vision du jeu. En première année, il avait tendance à forcer ses duels, en voulant finir seul en priorité. Vous savez, le fameux syndrome du joueur star au lycée, qui doit avoir chaque ballon pour ses propres highlights. La saison dernière, il a eu cette intelligence de se servir de ses capacités pour attirer les défenseurs et délivrer une passe pour un coéquipier seul. Une petite dose d’altruisme qui fait plaisir à voir. 

Il a travaillé sur son tir aussi, lui qui ne veut pas qu’on le catégorise comme un joueur YouTube. Son tir tête de raquette devient une valeur sûre, alors que son adresse à trois points est en constante progression, cependant, on est loin du joueur adroit en toutes circonstances. Sa mécanique de shoot est atypique, notamment sur sa partie haute du corps, cela reste perfectible. On compte sur Taevion pour travailler sur ce point. Avec son profil, s’il arrive à se montrer, les scouts NBA vont rapidement l’avoir dans le viseur, c’est certain.

Le cinq majeur possible :

Jarrod West (senior) : 14.2 points, 4.1 passes et 4 rebonds de moyenne ;

Andrew Taylor (redshirt sophomore) : 10.1 points, 4.6 rebonds et 3.2 passes de moyenne ;

Taevion Kinsey (junior) : 16.4 points, 5 rebonds et 4.2 passes de moyenne ;

Jannson Williams (redshirt senior) : 6.7 points et 4.3 rebonds de moyenne ;

Iran Bennett (redshirt junior) : 9.1 points et 5.3 rebonds de moyenne.

Présentation de la saison de Marshall en C-USA :

Cela faisait cinq saisons que Marshall n’avait pas connue une saison avec aussi peu de victoires. Les Hommes de Dan D’Antoni ont quelques raisons à cela, entre le calendrier hors-conférence très difficile ainsi que le manque criant d’expérience. Ce n’est pas une excuse, cela explique juste les difficultés sur la première partie de saison, qui faussent le bilan général. Pour la saison qui arrive, plus d’excuses, Marshall doit retrouver le top 2 de la conférence et si possible, la March Madness (le NIT à minima).

Pour cela, le coaching staff pourra compter sur l’intégralité de l’effectif de la saison dernière, hormis Cam Brooks-Harris qui n’est plus sur le campus. Au niveau des joueurs cadres qui reviennent, on pense à Taevion Kinsey forcément, mais pas que. Jarrod West est l’un des meilleurs défenseurs de la C-USA, le tout en étant la deuxième option en attaque. Un profil de meneur de jeu, gestionnaire, capable de se montrer adroit à longue distance ou à mi-distance, on ne dit pas non ! Pour compléter ce trio offensif, on pense à l’ancien walk on, Andrew Taylor, qui a gagné sa place sur le parquet (ainsi qu’une bourse). C’est un joueur qui sait tout faire, sans pour autant exceller dans un domaine en particulier. Une chose est sûre, il donnera tout sur le parquet !

On attendra un peu plus des intérieurs à Marshall pour ce nouvel exercice. Jannson Williams et Iran Bennett sont bien plus que des joueurs de l’ombre et il va falloir se montrer un peu en attaque, offrant un véritable relais aux extérieurs. Sur le banc, en plus des trois freshmen qui auront quelques minutes, on surveillera des joueurs comme Darius George, Goran Miladinovic ou encore Mikel Byers. Les deux premiers devront concurrencer un peu plus Williams et Bennett, alors que Byers aura un possible rôle de sixième homme.

Les joueurs de Marshall sont revanchards et voudront gommer la mauvaise saison dernière. On attend beaucoup plus de ce groupe, le talent est là, il faut juste que certains outrepassent leurs fonctions dans les moments opportuns. Plus facile à écrire qu’à faire.