Quel visage pour la Big West en 2020-21 ?

Le guide ultime des Mid-Majors s’intéresse évidemment aux universités de la conférence Big West, de CSU-Bakersfield à UC Santa Barbara, pour conclure la série de #CBBPreviews avant la saison 2020-21 de basketball universitaire.

Notre spécialiste, Julien, s’est attelé depuis de longs mois à la création d’un guide unique et original qui regroupe des dizaines de présentations plus pointues les unes que les autres. Il y décortique les universités qu’il faut absolument connaitre avant cette nouvelle saison au sein des Mid-Majors.

Découvrez l’ensemble du calendrier de rencontres en Big West à cette adresse.

Les équipes fortes de la Big West ?

 
UC Irvine Anteaters
 

Retour sur la saison de UC Irvine en Big West :

21 victoires pour 11 défaites – 13 victoires pour 3 défaites.

  • 74 points de moyenne inscrits, 39.5 rebonds captés, 14,8 passes décisives délivrées et 65.2 points encaissés de moyenne ;
  • 1 apparition en March Madness pour un record d’aucune victoire pour une défaite ;
  • #1 en saison régulière dans la conférence Big West ;
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Collin Welp avec 13 points de moyenne ;

Victoire(s) notables(s) : Boise State (69-60) Pacific (69-56) ;

Défaite(s) notable(s) : Pepperdine (77-73), Colorado (69-53), TCU (59-58), Harvard (77-73) ;

Résultats lors des matchs de conférence (en gras les victoires) : Hawaii (74-60), Cal State Fullerton (74-61), UC Riverside (69-53), Long Beach State (63-56), Cal Poly (74-67), UC Davis (80-65), Cal State Fullerton (91-61), UC Davis (83-72), UC Santa Barbara (64-61), UC Riverside (63-59), Hawaii (70-63), Long Beach State (70-55), Cal State Northridge (87-64), Cal Poly (82-76), UC Santa Barbara (69-58), Cal State Northridge (72-70)

Quelques chiffres clés : 35.6% à trois points (54ème équipe du championnat), 50.8% à deux points, 73.1% sur la ligne des lancers francs, 6.7% des défenses qui se terminent par un contre (21ème équipe du championnat), 40.8% à deux points pour l’adversaire (2ème équipe du championnat).

Les nouveaux visages de UC Irvine :

D.J Davis (freshman, meneur de jeu) : 19.2 points, 2.9 rebonds et 2.3 interceptions de moyenne en senior au lycée à Riverside Poly HS ;

Justin Hohn (redshirt freshman, combo guard) : redshirt la saison dernière, recordman au niveau des interceptions et passes décisives dans son lycée de Tea Area HS. Il affichait une moyenne de 11 points, 6.2 passes, 4.3 rebonds et 3.2 interceptions en senior ;

Jayce Catchings (freshman, arrière) : arrive en tant que walk-on (sans bourse), meilleur marqueur de l’Etat du Missouri en 2019 ;

Andre Henry (freshman, arrière) : il affichait une moyenne de 24.7 points, 11.3 rebonds et 3.5 passes lors de sa saison de senior au lycée à St Francis HS. Il a remporté le Wooden Award cette saison ;

Dawson Baker (freshman, arrière) : 18.6 points de moyenne en senior au lycée à Capistrano Valley HS ;

Ofure Ujadughele (redshirt freshman, arrière) : redshirt la saison dernière. L’un des prospects les plus attendus lors de la cuvée précédente ;

Emmanuel Tshimanga (redshirt freshman, pivot) : redshirt la saison dernière, il affichait une moyenne de 7.7 points et 7.8 rebonds en senior au lycée avec Bella Vista Prep ;

Hunter Ruck (freshman, pivot) : meilleur joueur de sa conférence (2A) au lycée en senior, après une saison quasi blanche pour blessure (cheville cassée).

Le joueur à suivre de très près :

Collin Welp (redshirt junior) : 13 points, 5.9 rebonds et 1.8 passes de moyenne.

Décidément, j’aime bien mettre en lumière les intérieurs un peu hors-circuit du basket moderne, avec des profils atypiques. Collin Welp est l’un de ses joueurs qui n’auront pas le profil pour jouer en NBA, mais qui auront quand même une belle carrière en Europe.

Dans le système très large d’UC Irvine, Collin Welp est ce genre de joueur hybride, capable d’être efficace près du cercle, mais qui peut aussi s’écarter, voir même sanctionner à longue distance. Près du cercle, il aime enfoncer son vis-à-vis avec son physique un peu lourd, avec le petit coup d’épaule des familles pour se créer un peu plus d’espaces. Oui, il y a du vice en lui, mais du bon vice, l’expérience dira-t-on (déjà). Il a une belle finition sur ses hooks, même si souvent, cela n’est pas académique (les puristes auront un peu de mal). Avec son profil, il est difficile de le stopper en un contre un et il permet de libérer un coéquipier, lui qui provoque bien souvent des prises à deux dans ces situations.

Mais Welp n’est pas qu’un intérieur old school. C’est un joueur qui a des airs de stretch 4, possédant une mécanique de tir efficace (même si cela part d’un peu bas) et il est adroit ! Lors d’une zone adverse, il se met souvent en tête de raquette sur jeu placé, lui qui peut tirer de cette position, ou bien driver vers le cercle. Autre situation où il excelle, c’est lors des picks and roll / pop. C’est surtout ce dernier qu’il affectionne le plus, sachant que les défenses ne montent pas sur lui avec insistance. On peut dire avec certitude que les adversaires préfèrent le voir prendre des tirs à longue distance plutôt que près du cercle. Cela se comprend, sauf que le prospect a bossé dur, notamment sur son année de redshirt, sur son tir lointain dans les situations de pick and pop. La saison dernière, il a nettement progressé dans ce domaine, devenant pour le coup une option viable sur les systèmes. Cela offre une autre possibilité pour le porteur de balle et c’est toujours bénéfique.

Le joueur entame donc sa troisième saison sur le campus, avec pour ce nouvel exercice de nouvelles responsabilités, avec une place de titulaire à la clé. Nul doute qu’il aura moins de liberté que sur ces deux premières saisons, et on va voir comment il va réagir à ce nouveau statut. Mais le joueur est talentueux et fera les beaux jours d’une équipe en Europe, sachant que son manque d’explositivé et son physique ne lui permettront pas de briller en NBA… Tant pis pour eux, tant mieux pour nous.

Le cinq majeur possible :

Jeron Artest (sophomore) : 2.8 points et 1.3 passes de moyenne ;

Isaiah Lee (sophomore) : 3.3 points, 2.3 passes et 1.9 rebonds de moyenne ;

Andre Henry (freshman) : D.N.P, High School ;

Collin Welp (redshirt junior) : 13 points, 5.9 rebonds et 1.8 passes de moyenne ;

Brad Greene (redshirt senior) : 9 points et 7.7 rebonds de moyenne.

Présentation de la saison de UC Irvine en Big West :

UC Irvine est l’équipe la plus imprévisible chez les cadors des Mid-Majors pour cette nouvelle saison. En cause, le départ de trois titulaires (Evan Leornard, Eysaau Woku et Tommy Rutherford) puis John Edgar, joueur qui sort du banc mais qui avait un impact non-négligeable. Pour combler ces départs, le programme a injecté du sang neuf, beaucoup même ! Huit nouveaux joueurs, avec un mix entre redshirt la saison dernière et des true freshmen (et son lot d’interrogations qui va avec).

Le programme sera très jeune, l’une des équipes avec le moins d’expérience dans le championnat cette année. 11 joueurs sont en première ou deuxième année, avec seulement un junior et un senior… Forcément, cela soulève énormément de questions, qui sont légitimes et c’est pourquoi c’est un casse-tête de prédire quoi que ce soit pour l’équipe.

Dans le cinq majeur, seul le duo d’intérieur (qui sont les deux joueurs les plus expérimentés) possède sa place d’acquise. Welp et Greene sont complémentaire, le premier pouvait s’écarter et le second, un vrai point d’ancrage dans la raquette. Ces deux joueurs porteront le programme sur leurs épaules, du moins sur le début de saison. Derrière, la concurrence est ouverte, on attend avec impatience Emmanuel Tshimanga, le redshirt freshman, ou bien Dean Keeler et Austin Johnson. Hunter Ruck a une santé fragile et va devoir éviter à tout prix les blessures sur sa carrière universitaire. Il peut devenir une belle surprise s’il reste en forme.

Cela se complique sur les extérieurs. À l’heure actuelle, impossible de dire qui débutera la saison sur le cinq majeur. Jeron Artest, le fiston de Metta World Peace himself, devrait prendre le poste de meneur titulaire, avec Isaiah Lee sur le backcourt. Andre Henry est un prospect qui peut rapidement exploser s’il arrive à faire sa transition du lycée au College Basketball le plus rapidement possible. Sinon, chaque joueur peut espérer du temps de jeu, tous apportant dans leurs domaines respectifs. Petite pièce sur D.J. Davis, qui est un prospect intrigant, bon petit meneur de jeu gestionnaire, qu’il faudra surveiller de très près.

UC Irvine est une équipe qui joue small ball et qui est très efficace dans sa sélection de tir. Il y a très peu de déchets dans le jeu et sur les tirs, avec un mélange entre jeu rapide et jeu placé. Nul doute que l’on verra le programme au top dans la conférence, mais encore faut-il que certains jeunes éclosent rapidement… Là est la question existentielle.