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Quel visage pour l’Atlantic 10 en 2019-20 ?

Le guide ultime des Mid-Majors s’intéresse évidemment aux universités de la conférence Atlantic 10, de Davidson à VCU, pour conclure la série de #CBBPreviews avant la saison 2019-20 de basketball universitaire.

Notre spécialiste, Julien, s’est attelé depuis de longs mois à la création d’un guide unique et original qui regroupe des dizaines de présentations plus pointues les unes que les autres. Il y décortique les universités qu’il faut absolument connaitre avant cette nouvelle saison au sein des Mid-Majors.

Découvrez l’ensemble du calendrier de rencontres en Atlantic 10 à cette adresse.

Les équipes fortes de l’Atlantic 10 ?

 
Qui jouera le titre en Atlantic 10 ?
VCU Davidson Dayton
St Bonaventure Rhode Island Saint Louis
Richmond
 

Quels joueurs faudra-t-il suivre en Atlantic 10 ?

 
Les joueurs majeurs en Atlantic 10 ?
Fatts Russell Rhode Island Jeff Dowtin Rhode Island
Jon Axel Gudmundsson Davidson Kellan Grady Davidson
Obi Toppin Dayton Marcus Evans VCU
De’Riante Jenkins VCU
 

La saison des Rams de Rhode Island :

Déroulez :
  • 69.5 points de moyenne inscrits, 36.2 rebonds captés, 12.2 passes décisives délivrées et 67.8 points encaissés de moyenne.
  • #8 en saison régulière dans la conférence A-10, défaite en  demie-finale du tournoi de la conférence face à St. Bonaventure (68-51).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Jeff Dowtin avec 15.3 points de moyenne.

Retour sur la saison de Rhode Island :

18 victoires pour 15 défaites – 9 victoires pour 9 défaites en conférence A-10.

Après 2 saisons extraordinaires et une génération dorée, qui a connu la March Madness par deux fois, la saison dernière était une saison de reconstruction à Rhode Island.

Nouvel head coach en David Cox et des talents de partout, mais l’équipe était trop jeune pour se projeter plus loin que l’Atlantic 10. Du coup, la saison s’est révélée un peu délicate.

Il faut dire que le calendrier hors-conférence était solide avec des grandes écuries chez les Mid-Majors telles que Harvard, Charleston, Bucknell et Middle Tennessee. A cela, il faut ajouter 2 confrontations face à des programmes du Power Six : à Providence (défaite 59-50) et contre West Virginia (victoire 83-70). Mais ce calendrier était nécessaire pour que le head coach évalue au mieux ses jeunes loups.

Dans une Atlantic 10 plus que relevée, Rhode Island a eu du mal. En atteste la série noire de fin janvier à fin février, avec 1 succès en 8 rencontres… Cependant, les Rams terminent fort avec 4 victoires consécutives, dont un succès après prolongation à Dayton, qui était 2ème à ce moment-là.

C’est avec le plein de confiance que Rhode Island commence le tournoi de conférence Atlantic 10. Forcément, les cadres comme Jeff Dowtin ou encore « Fatts » Russell, qui ont connu ces matchs, prennent la relève.

La Salle n’a pas existé au premier tour (76-57). Puis, c’est le vainqueur de la saison régulière et seed #1, VCU, qui arrive. Et là, Rhode Island sort LE match de la saison avec un succès tellement mérité (75-70). On a enfin vu une équipe de Rhode Island dominante, telle qu’on avait l’habitude de voir ces dernières années. Quel plaisir.

Mais voilà, la belle aventure se termine en demi-finale, face à une équipe de St. Bonaventure bien plus expérimentée. Une défaite de 17 points, qui n’enlève en rien le beau run du tournoi de conférence. L’avenir est radieux pour Rhode Island.

Les nouveaux visages :

Gregory Hammond (Freshman, arrière) : combo guard, convoité par bon nombre d’équipes du Power Six. Gros scoreur, à l’aise ballon en main et capable aussi de défendre dur. Joueur all-around.

Mekhi Long (Freshman, ailier) : poste 3 polyvalent, affichant une moyenne de 8.2 points et 6.5 rebonds de moyenne au lycée. Joueur efficace sur les deux côtés du parquet. Offensivement, capable de driver mais aussi de sanctionner à mi-distance.

Jeremy Sheppard (Redshirt Junior, meneur) : ancienne recrue 3-étoiles à sa sortie du lycée, une saison fantomatique à East Carolina et direction le Junior College. Avec Central Florida (en JUCO), il affichait une moyenne de 17.1 points, 4.7 passes et 3 rebonds de moyenne.

Jacob Toppin (Freshman, ailier) : aucune offre de Division I à l’aube de sa saison senior au lycée, durant raquette il explose et reçoit des offres de bourse de programmes comme Oklahoma State, St. John’s ou encore Virginia Tech. Joueur longiligne, capable de jouer poste 4 si besoin, il aime attaquer le cercle. Une réelle menace s’il joue ailier-fort, en s’écartant du cercle.

Antwan Walker (Sophomore, ailier) : transfuge de Georgetown, où il a connu un début de carrière délicat (il a été viré pour des manquements au règlement intérieur de l’équipe. On dit qu’il a eu des altercations avec des joueurs d’autres programmes sportifs des Hoyas). Une moyenne de 2.6 points et 1.2 rebonds là-bas.

Le joueur à suivre de très près :

« Fatts » Russell (Junior) : 14.2 points, 3.7 passes et 2.7 rebonds de moyenne.

Le 11 janvier 2018, je vous faisais découvrir Daron “Fatts” Russell, un petit feu follet, qui prenait de plus en plus de poids à Rhode Island.

Une saison plus tard, il a pris la relève des cadres avec Jeff Dowtin et il assume son nouveau statut de leader. Rien que cela est une belle histoire, lui qui a été snobé par les grosses écuries parce que jugé trop petit pour évoluer en NCAA. Loin des standards, il a prouvé que malgré ce « petit défaut », on peut être un joueur solide dans le championnat universitaire.

Sur le dernier exercice, il a reçu les clés du camion de Rhode Island en attaque. Il a battu le record du programme en terme de points inscrits, à l’extérieur, sur un match (41 points à St Joseph’s). D’ailleurs, lors de cette même semaine, il a été nommé CBS Sports College Basketball Player of the Week grâce à une moyenne de 34 points, 4.5 interceptions et 4 passes.

Fort défenseur sur l’homme mais aussi loin du ballon. Un joueur qui joue à l’énergie et qui se met minable pour ses coéquipiers. Un leader hors-pair comme on n’en voit pas beaucoup dans notre championnat.

Et mon poulain.

Le cinq majeur possible :

« Fatts » Russell (Junior) : 14.2 points,3.7 passes et 2.7 rebonds de moyenne.

Jeff Dowtin (Senior) : 15.3 points, 3.7 passes et 3.4 rebonds de moyenne.

Tyrese Martin (Sophomore) : 8.1 points et 5.2 rebonds de moyenne.

Dana Tate (Sophomore) : 4 points et 2.9 rebonds de moyenne.

Cyril Langevine (Senior) : 14.7 points et 9.9 rebonds de moyenne.

Présentation de la saison de Rhode Island :

“Fatts” Russell, Jeff Dowtin et Cyril Langevine sont de retour à Rhode Island, soit la base de l’équipe, en attaque et en défense.

Derrière, on attend beaucoup du sophomore Tyrese Martin, après une saison freshman intéressante. Cependant, il doit progresser et surtout à longue distance, puisqu’il était connu pour être une menace à 3-points en High School. Rhode Island était l’une des pires équipes à trois points du championnat, avec 28% de réussite par match.

Jermaine Harris et Dana Tate se disputeront la place de titulaire au poste 4. Les deux sortent d’une saison freshman là-aussi prometteuse. De plus, une nouvelle fournée de prospects talentueux arrivent de la promotion de freshmen, qui vient garnir un peu plus la profondeur du banc.

Peu de départs à l’intersaison, des cadres avec une année supplémentaire et une jeunesse encore omniprésente : ça va courir et défendre dur (normalement) à Rhode Island. On espère que les Rams réalisent une meilleure saison que le dernier exercice.

La saison des Flyers de Dayton :

Déroulez :
  • 72.9 points de moyenne inscrits, 34.7 rebonds captés, 16.4 passes décisives délivrées et 66.2 points encaissés de moyenne.
  • #3 en saison régulière dans la conférence A-10, défaite en quart de finale du tournoi de la conférence face à Saint Louis (64-55).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Obi Toppin avec 14.4 points de moyenne.

Retour sur la saison de Dayton :

21 victoires pour 12 défaites – 13 victoires pour 5 défaites en conférence A-10.

Après une première saison délicate à Dayton, Anthony Grant reste sur une deuxième saison plus que solide, avec la barre des 20 victoires et une qualification pour le NIT.

D’ailleurs, le head coach des Flyers a concocté un petit calendrier hors-conférence taille patron : Virginia (défaite 66-59), Oklahoma (défaite 65-64), Mississippi State (défaite 65-58), Butler (victoire 69-64) et Tulsa (défaite 72-67). Un programme difficile qui permet au groupe de prendre plus d’expérience face à des adversaires qui iront à la March Madness.

Malgré ces défaites, Dayton joue les yeux dans les yeux avec ces programmes du Power Six, parfois, à un cheveu de sortir un upset. Une préparation idéale pour l’Atlantic 10, quand on connait l’homogénéité de la conférence.

Les Flyers commencent fort avec un blowout contre Richmond (72-48), qui était pourtant un favori au podium. Malheureusement, ils connaissent leur première défaite à VCU, le patron de l’A-10, de 5 points (mais ils n’étaient pas loin de réaliser un gros coup). D’ailleurs, Dayton perd une 2ème fois contre VCU, se soldant par un revers extrêmement frustrant de 1 point.

Dayton offre des prestations incroyables, que ce soit dans les victoires ou dans les défaites, et termine avec une 3ème place méritée sur l’ensemble de la saison.

Cela permet au programme d’obtenir un 1/4 de finale abordable contre Saint Louis. Mais, Dayton choisit le pire moment pour exhiber son pire visage. Une défaite sans montrer son réel potentiel contre une belle équipe de Saint Louis. L’aventure s’arrête de manière brutale.

Bonne nouvelle : Dayton obtient une place au NIT.

Le First Round se déroule contre Colorado, avec un excellent match avec deux très belles équipes qui prônent un jeu offensif. Mais les Buffaloes sont les plus forts dans le money time. Dayton s’incline de peu (73-78) et cela conclut une excellente saison pour les hommes de Anthony Grant.

Les nouveaux visages :

Rodney Chatman (Redshirt Junior, meneur) : meneur en provenance de Chattanooga, titulaire indiscutable en deux saisons. Une moyenne de 13.3 points, 4.5 passes et 4.1 rebonds de moyenne. 

Chase Johnson (Redshirt Sophomore, ailier) : ancienne recrue 4-étoiles et #85 de sa promotion, il n’a jamais eu sa chance à Florida en 2 saisons, avec 53 minutes au total. 2 années et un semestre d’éligibilité en NCAA, après être parti en milieu de saison dernière.

Moulaye Sissoko (Freshman, intérieur) : le pivot malien sort d’une belle saison à Lincoln Academy, avec 9.5 points et 7.5 rebonds de moyenne.

Jordy Tshimanga (Redshirt Junior, intérieur) : l’un des meilleurs prospect canadiens en 2014, le Montréalais arrive de Nebraska après une saison de sophomore où il affichait une moyenne de 4 points, 4.6 rebonds et moins de 14 minutes de moyenne. Saison blanche après transfert, 2 années restantes.

Ibi Watson (Redshirt Junior, arrière) : une saison de freshman pas top à Michigan et redshirt lors de sa saison de sophomore. Fort shooteur de loin, il aura à coeur de prouver enfin sa valeur.

Le joueur à suivre de très près :

Obi Toppin (redshirt sophomore) : 14.4 points, 5.6 rebonds et 1.8 passes de moyenne.

Obi Toppin s’est révélé sur le tard au lycée et a explosé aux yeux des scouts en tant que senior. Malheureusement, il connait des difficultés scolaires et il a été forcé de prendre un redshirt en tant que freshman pour se mettre au niveau académique.

Pendant qu’il bossait en cours, il s’est aussi entraîné avec l’équipe et il a surtout passé du temps à la salle de musculation pour travailler son physique.

Tous ces efforts ont payé lors de sa première saison en NCAA : il est devenu le rookie de l’année en Atlantic 10.

En un an, Oui Toppin est devenu un élève modèle et, surtout, un leader sur le parquet. Intérieur athlétique, il est aussi un intérieur très à l’aise dos au panier. Il sait jouer sans ballon et offre une solution pour le porteur de balle. Et puis, petite surprise, il s’est révélé comme un protecteur de cercle assez efficace.

Obi Toppin n’est que redshirt sophomore et sa marge de progression reste immense. Sous les ordres de Anthony Grant, son développement risque d’atteindre le maximum en peu de temps.

Le cinq majeur possible :

Jalen Crutcher (Junior) : 13.2 points, 5.7 passes et 4 rebonds de moyenne.

Dwayne Cohill (sophomore) : 3.5 points et 1 rebond de moyenne.

Trey Landers (Senior) : 8.2 points, 6.7 rebonds et 2 passes de moyenne.

Obi Toppin (Redshirt Sophomore) : 14.4 points, 5.6 rebonds et 1.8 passes de moyenne.

Jordy Tshimanga (Redshirt Junior) : 4 points et 4.6 rebonds de moyenne à Nebraska.

Présentation de la saison de Dayton :

L’avenir est radieux pour Dayton. Anthony Grant est l’un des meilleurs entraîneurs en Mid-Majors et l’effectif est prometteur, avec de la densité et des joueurs revanchards.

Dayton a misé sur le marché des transferts. Tous ont connu une saison blanche mais les joueurs se sont entraînés avec le groupe. Il n’y aura pas de temps d’adaptation pour ces nouvelles pièces et ils seront donc prêts dès le début de saison.

Le poste de meneur de jeu est doublé avec deux joueurs du même profil. Jalen Crutcher est plus scoreur que Rodney Chatman, mais que ce soit avec les titulaires ou les remplaçants, on aura un meneur gestionnaire sur le parquet pour les Flyers.

La paire d’intérieurs avec Obi Toppin et l’ancien de Nebraska, Jordy Tshimanga, promet énormément. Obi Toppin ne cesse de progresser alors que Jordy Tshimanga est revanchard. Quoi qu’il en soit, les deux seront complémentaires car le dernier est plus un défenseur, ce qui devrait laisser plus de liberté à Obi Toppin sur le plan offensif.

Le point d’interrogation se situe sur le poste d’arrière. Vraisemblablement, Dwayne Cohill devrait prendre la place dans le cinq majeur, lui qui a eu une saison de freshman frustrante avec peu de temps de jeu. Mais il était un scoreur hors-pair très adroit à longue distance au lycée. Dans ce rôle de pistolero, attention à Ibi Watson. Le transfuge de Michigan peut briguer une place de titulaire.

Sur le papier, Dayton semble être armé pour revenir à la March Madness. Si on doit prendre un pari dans l’Atlantic 10, on le pose sur les Flyers.

La saison des Wildcats de Davidson :

Déroulez :
  • 70.9 points de moyenne inscrits, 34.9 rebonds captés, 14.7 passes décisives délivrées et 65.6 points encaissés de moyenne.
  • #2 en saison régulière dans la conférence A-10, défaite en demie-finale du tournoi de la conférence face à Saint Louis (67-44).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Kellan Grady avec 17.3 points de moyenne.

Retour sur la saison de Davidson :

24 victoires pour 10 défaites – 14 victoires pour 4 défaites en conférence A-10.

Davidson a une nouvelle fois sorti une saison plus que solide dans l’Atlantic 10. Les Wildcats restent fidèles à leur philosophie de jeu (en s’appuyant sur une forte base internationale), insufflé par leur légendaire head coach, Bob McKillop, en place depuis l’exercice 1989-1990.

Pourtant, il est toujours difficile d’être, saison après saison, aussi régulier dans une conférence aussi homogène. Et, l’an passé, le programme a encore franchi la barre des 20 victoires… sans March Madness à la clé.

Seulement 4 revers au cours de la première partie de saison contre 4 équipes supérieures sur le papier : Purdue (79-58), Temple (77-75 après OT), Wake Forest (67-63, à ce moment de la saison, le programme était producti) et North Carolina (82-60). Aucun succès transcendant, si ce n’est une belle troisième place au Charleston Classic avec une victoire contre Wichita State (57-53) et un match maîtrisé contre Northeastern (71-59).

Et puis, Davidson a sorti des matchs de conférence assez surprenants. L’équipe a déroulé contre ses principaux concurrents (VCU, Richmond, Saint Louis) tout en lâchant des matchs cadeaux face à Saint Joseph’s (défaite de 1 point) ou encore à UMass (défaite de 3 points)… Malgré tout, Davidson sécurise une place de dauphin à l’issue de la saison régulière et arrive au tournoi de conférence A-10 avec un seed #2.

Un premier tour contre Saint Joseph’s, à l’image des rencontres sur la saison, assez difficile. Les Wildcats piochent dans leur réserve pour s’imposer sur le score peu flatteur de 70 à 60. On émet quelques réserves sur l’équipe et cela se concrétisera dès la 1/2 finale, contre l’énorme sensation de la saison, Saint Louis. Un non-match total de Davidson.

Pas de March Madness mais direction le NIT.

Le premier tour contre Lipscomb fut un beau match, offensif, et les Bisons s’imposent (89-81). Davidson peut sortir la tête haute malgré cette défaite. Il faut dire que c’était encore une saison d’apprentissage pour ce jeune groupe.

Les nouveaux visages :

Mike Jones (Redshirt Freshman, arrière) : après un cursus High School dantesque (32 points et 8 rebonds de moyenne), une grave blessure l’a tenue à l’écart des parquets. Redshirt la saison dernière et jouera enfin ses premières minutes cette saison.

David Kristensen (Freshman, intérieur) : international Danois chez les jeunes (et avec les seniors depuis cette année), il évoluait en Division I au Danemark où il a été élu meilleur jeune joueur du championnat, avec 15.2 points et 5.8 rebonds de moyenne.

Hyunjung Lee (Freshman, ailier) : internationale Sud-Coréen chez les jeunes, meilleur marqueur lors du U18 Asia Basketball Championship avec 26 points de moyenne à plus de 40% à longue distance. Il sort de la NBA Global Academy.

Le joueur à suivre de très près :

Kellan Grady (junior): 17.3 points, 4.5 rebonds et 1.9 passes de moyenne.

Kellan Grady sort d’une saison sophomore dans le même lignée que sa saison freshman.

Il prend rapidement le leadership offensif de Davidson dès ses débuts universitaires. Extrêmement talentueux en attaque et capable de sanctionner la défense dans n’importe quelle position sur le parquet, il obtient le titre de Rookie de l’Année en Atlantic 10, une place dans la All-Atlantic 10 Second Team et une place dans la All-Freshmen First Team. Il a aussi connu quelques coups de chauds, avec une pointe à 39 points contre St. Bonaventure.

Cette saison, il a manqué 4 matchs à cause d’une blessure, mais cela ne l’a pas empêché d’avoir son rendement habituel. 5 matchs à plus de 25 points, 5 tirs inscrits à 3-points sur 5 rencontres… Je m’arrête là car cela risque d’être long.

Kellan Grady revient pour en tant que junior et on espère le voir prendre encore plus de poids dans le scoring de son équipe ; mais ce n’est pas la mentalité du joueur, ni du head coach. Il partage le ballon, il se met à défendre et il se propose comme un leader exemplaire. Je n’ose pas la comparaison (car je n’aime pas ça) avec Stephen Curry, mais certains le font depuis deux ans.

Le cinq majeur possible :

Jon Axel Gudmundsson (Senior) : 16.9 points, 7.3 rebonds et 4.8 passes de moyenne.

Carter Collins (Junior) : 5.4 points et 3.6 rebonds de moyenne.

Kellan Grady (Junior) : 17.3 points, 4.5 rebonds et 1.9 passes de moyenne.

KiShawn Pritchett (Redshirt Senior) : 6.9 points, 3.6 rebonds et 2.4 passes de moyenne.

Luka Brajkovic (Sophomore) : 11.1 points, 6 rebonds et 1.4 passes de moyenne.

Présentation de la saison de Davidson :

La jeunesse est toujours présente à Davidson en 2018-19. Seulement un départ (celui d’un joueur de rotation) et deux recrutements de freshmen, l’effectif se connaît bien et à l’habitude de jouer ensemble.

Kellan Grady sera le fer de lance de l’attaque avec le meneur senior Jon Axel Gudmundsson. Ce dernier est également une menace à longue distance. Heureusement, Carter Collins est là pour apporter un brin de défense.

L’intérieur de l’ombre KiShawn Pritchett est toujours aussi important dans l’équipe, laissant le scoring au jeune intérieur autrichien, Luka Brajkovic, excellent dos au panier et qui peut devenir un protecteur de cercle très efficace.

Sur le banc, les options sont nombreuses. Les trois nouveaux visages qui arrivent sur le campus auront des minutes assez rapidement, avec en tête d’affiche le Sud-Coréen Hyunjung Lee.

Davidson est une équipe extrêmement dangereuse à longue distance. Dans un bon jour, l’équipe peut gagner face à n’importe qui et en conférence Atlantic 10, les Wildcats seront favoris pour la March Madness.

En tout cas, amateurs de beau jeu, vous avez trouvé votre équipe.

La saison des Rams de VCU :

Déroulez :
  • 71 points de moyenne inscrits, 36.7 rebonds captés, 13.6 passes décisives délivrées et 61.9 points encaissés de moyenne.
  • #1 en saison régulière dans la conférence A-10, défaite en quart de finale du tournoi de la conférence face à Rhode Island (75-70).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Marcus Evans avec 13.6 points de moyenne.

Retour sur la saison de VCU :

25 victoires pour 8 défaites / 16 victoires pour 2 défaites en conférence A-10.

Après une saison d’adaptation, Mike Rhoades a sorti un exercice tellement dominant au sein de l’Atlantic 10, passant de 18 à 25 victoires au bilan général et empochant une qualification pour le NCAA Tournament.

D’ailleurs, le calendrier en première partie de saison a été, une nouvelle fois, bien difficile. Seulement 4 défaites dont 3 à l’extérieur : à St. John’s, après OT (87-86), à Old Dominion (62-52) et à #1 Virginia (57-49). L’autre défaite intervient contre Charleston, dans un match très équilibré (défaite 83-79). Malgré ces défaites, le CV de VCU est plutôt solide grâce à des victoires propres face à des équipes solides telles que Temple (57-51), Hofstra (69-67) ou encore Wichita State (70-54).

Avec les matchs de conférence, les Rams produisent une véritable démonstration : cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu un programme aussi dominant en A-10. Deux défaites, à Davidson (64-57) et Rhode Island (71-65), plutôt logiques sur le papier quand on connait les soucis de VCU en déplacement. 

Les Rams ouvrent le tournoi de conférence, fort de saison extraordinaire, une série de 11 victoires consécutives. Contre une équipe de Rhode Island qui se sublime lors des matchs à enjeux, vous connaissez la physionomie du match et la défaite surprise des Rams, de 5 points.

Grace à des victoires de prestige, VCU obtient une place pour la March Madness. Bon, UCF se présentait au menu d’entrée… et ce fut un non-match total des Rams, qui s’inclinent sur le score de 73 à 58.

Une fin de saison tellement frustrante pour VCU, qui a montré un visage séduisant avant de s’écrouler quand cela compte vraiment.

Les nouveaux visages :

Jimmy Clark III (Freshman, meneur) : gros scoreur au lycée, avec 20 points, 5 passes et 3 interceptions de moyenne en tant que senior. Il a explosé lors des circuits AAU.

Arnold Henderson VI (Freshman, meneur) : shooteur à longue distance, il arrive en tant que walk-on sur le campus (choix personnel). 10 points et 6 passes de moyenne au lycée.

Nah’Shon Hyland (Freshman, arrière) : prospect 4-étoiles, classé #60 de sa classe de freshmen. Une moyenne de 26.6 points, 6.6 rebonds et 4.6 passes de moyenne en tant que senior au lycée.

Jarren McAllister (Freshman, arrière) : arrière très athlétique, prospect 3-étoiles, 9ème meilleur joueur de l’Etat de Virginie. Une moyenne de 17.5 points, 5.7 rebonds et 3.5 passes de moyenne, MVP en 2016 lors du John Wall Classic.

Hason Ward (Freshman, intérieur) : prospect très athlétique et longiligne, qui court partout et défend avec énergie. 10.5 points, 6.3 rebonds et 2.2 contres de moyenne.

Le joueur à suivre de très près :

De’Riante Jenkins (senior) : 11.3 points, 3.9 rebonds et 2 passes de moyenne.

La saison junior de De’Riante Jenkins est assez délicate. Lui, le fort shooteur à longue distance dans l’équipe la moins efficace dans ce domaine en NCAA, a connu des matchs sans adresse.

Il est devenu inconstant alors que c’était sa force. Moins de 35% à trois points, alors qu’en tant que sophomore, il était à quasiment 42%. L’une des explications du manque de réussite ? Le manque d’un intérieur dominant dans l’équipe. Du coup, De’Riante Jenkins n’est pas dans les conditions optimales pour prendre ses tirs.

Heureusement, ce n’est pas qu’un simple shooteur. Quand il n’était pas dans un bon jour, il s’est mué en joueur de l’ombre, en défendant sur le meilleur joueur adverse et en participant sur la création du jeu.

Pour sa dernière saison en NCAA, il aura à coeur de revenir à son réel niveau de production. De toute façon, il faut que De’Riante Jenkins retrouve son meilleur niveau pour que VCU espère plus qu’une simple qualification à la March Madness.

Le cinq majeur possible :

Marcus Evans (Redshirt Senior) : 13.6 points, 3.2 passes et 3.1 rebonds de moyenne.

De’Riante Jenkins (Senior) : 11.3 points, 3.9 rebonds et 2 passes de moyenne.

Isaac Vann (Redshirt Senior) : 10.8 points, 3.6 rebonds et 2.2 passes de moyenne.

Vince Williams (Sophomore) : 4.9 points et 3.3 rebonds de moyenne.

Marcus Santos-Silva (Junior) : 10 points et 7.4 rebonds de moyenne.

Présentation de la saison de VCU :

VCU n’a perdu que 3 joueurs à l’intersaison. 3 joueurs de banc. 

Le cinq majeur ne bouge pas par rapport à la saison dernière. Marcus Evans sera le métronome de cette équipe, tout en étant le meilleur marqueur de son équipe et le leader. On attend De’Riante Jenkins au tournant, tout comme Isaac Vann, qui est capable de plus peser sur le jeu offensif des Rams.

La paire d’intérieure reste composée de Vince Williams et Marcus Santos-Silva. Le premier est là pour faire le travail de l’ombre, tandis que le second apporte son adresse près du cercle, le tout en étant un formidable défenseur dans la raquette. Les cinq joueurs savent jouer ensemble et les automatismes seront bien présents dès le début de saison.

Sur le banc, les freshmen auront des opportunités. Nah’Shon Hyland, la meilleure recrue de la dernière promotion, sera le possible 6ème homme de l’équipe. Quelques scoreurs trainent aussi dans la rotation. Il faut voir si la transition entre le lycée et l’université se passe plus vite que prévu pour ces jeunes prospects.

On ne se fait pas de souci pour VCU en 2019-20. Le groupe est (quasiment) identique et les freshmen sont prometteurs. Il faut juste répondre présent lors des matchs qui comptent réellement en fin de saison.

Le secteur intérieur n’a pas beaucoup de profondeur et VCU reste l’une des pires équipes à trois points. Deux gros points noirs qui sèment quand même le doute.