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Marreon Jackson Guard Toledo Rockers MAC 2021
(Crédit photo : Katie Rausch - Toledo Blade)

“Gem of the Week” : Toledo Rockets (MAC)

En cette saison de basketball universitaire, Midnight on Campus renouvelle son rendez-vous hebdomadaire (a minima) des perles inconnues qui nous a impressionné et nos coups de coeur de la semaine : la “Gem of the Week“. Après UIC, Our Lady of the Lake (NAIA) et Coastal Carolina, quatrième épisode de la saison avec un programme qui roule sur la concurrence en MAC : Toledo.

Toledo n’était pas attendu aussi haut en 2020-21.

Une nouvelle preuve que la vérité du parquet est bien souvent différente des prévisions du début de saison.

Des défaites cruelles en début de saison

Toledo avait prévu un petit calendrier hors-conférence avec des grandes oppositions pour débuter ce nouvel exercice, contre des équipes de calibres “March Madness”. Bradley, Michigan ou encore Xavier.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces matchs ont étonné plus d’une personne et en bien.

Certes, cela se termine avec 3 défaites lors de ces oppositions. Mais les Rockets ont montré un visage extrêmement séduisant. Surtout qu’ils ont connu 2 défaites cruelles, de 2 points contre Bradley (61-59) puis de 3 unités contre Xavier (76-73). On n’était pas loin de deux succès. Et puis, le match contre Michigan a révélé la principale lacune de l’équipe : le secteur intérieur.

Michigan a insisté dans ce secteur et le résultat est sans appel : +20 (91-71) pour les Wolverines, avec un relâchement de Toledo lors du second acte, logique.

Ensuite, Toledo a enregistré des victoires convaincantes face à des équipes de même facture, dont des succès contre Marshall (96-87, OT) et UMKC (64-57). Au final, c’est un bilan de 5 victoires pour 3 défaites avant de débuter réellement la saison avec le calendrier de conférence.

Il se dégage une vraie atmosphère positive autour de l’effectif, avec du talent et un niveau de jeu plutôt intéressant. Maintenant, il reste à voir s’ils peuvent confirmer lors des matchs de conférence. Là où cela compte vraiment.

Toledo s’envole (sans jeu de mots) en MAC

Nous sommes jeudi 4 février 2021 et Toledo caracole en tête de la conférence MAC.

Un bilan de 11 victoires pour 1 seule défaite, contre Akron, après prolongation, sur le score de 95 à 94. Mieux encore, Toledo a écrasé les deux favoris désignés lors de la présaison, Ohio (95-78) et Bowling Green (84-66), le grandissime favori. Pour la petite information, les Rockets ont atterri en 6ème position lors des “poll” de présaison, avec un seul vote pour la première place.

Le nez creux dira-t-on (je n’insiste pas trop car c’est pareil quand je fais des pronostics…).

Alors que l’on imaginait que la conférence se limiterait avec un duel entre Ohio et Bowling Green, on se retrouve en début février avec Toledo à 3 matchs d’avance sur son dauphin, la surprenante équipe d’Akron, ainsi que Kent State et Ohio. Tant mieux et c’est largement mérité tant le niveau de jeu proposé est excellent.

Un déclic a eu lieu après le match contre Michigan et depuis, les Rockets déroulent.

En parlant de niveau de jeu, on est sur quoi exactement ?

Un jeu simple et terriblement efficace où les joueurs évoluent parfaitement dans le fond de jeu. Un joueur qu’il faut mettre en lumière en priorité ? Je pense immédiatement au meneur de jeu senior, Marreon Jackson.

Le prospect est le métronome de cette équipe, avec une moyenne de 17.8 points, 5.8 passes et 4.9 rebonds. C’est un joueur qui peut être sélectionné à la prochaine Draft NBA en fin de second tour, ou alors sans l’être forcément, avec un “two-way contract”. Marreon Jackson est le fer de lance de l’équipe. C’est lui qui dicte le tempo des Rockets. Il aime driver vers le panier, mais il est aussi capable de sanctionner à mi-distance ainsi qu’à 3-points.

Offensivement, c’est un joueur très complet. Mieux encore ? Il n’hésite pas à faire briller ses coéquipiers, notamment lorsqu’il drive. Il n’a aucune retenue et offre des caviars pour ses coéquipiers quand la défense se focalise trop sur lui, pour ressortir le cuir à 3-points.

De plus, c’est un leader hors pair.

Bref, le patron de Toledo.

Cependant, il n’est pas seul et c’est la force des Rockets.

Le freshman Ryan Rollins réalise une première saison exceptionnelle en NCAA, et franchement, surprenante. Il est aussi un joueur complet du point de vue offensif, mais avec certaines lacunes, que l’on attribue à sa jeunesse et son inexpérience. Par contre, il faudra faire attention à l’explosion dès la saison prochaine. Il ne devrait pas être loin d’être des meilleurs joueurs de la conférence MAC dans le futur (et pourquoi pas le titre de meilleur freshman dès cette saison).

Toledo se repose également sur l’un des meilleurs snipers de la MAC, en la personne de Spencer Littleson. 13.4 points de moyenne à quasiment 50% de réussite à longue distance… et avec presque 10 tentatives de moyenne par match ! Il est tellement adroit avec très peu de déchets. Et il est toujours présent dans les moments opportuns. Lui-aussi peut faire son trou en G-League ou bien alors en Europe pour son futur professionnel.

N’oublions pas le junior Setric Millner et une autre belle surprise, le sophomore Keshaun Saunders.

(Crédit photo : @ToledoMBB)

Toledo joue sur du 4-out la plupart du temps avec l’aide de l’intérieur anglais Jonathan Komagum. Le junior, quand il est sur le parquet, offre une plus grande liberté pour ses coéquipiers. De la “motion offense” avec du mouvement perpétuel et l’intérieur qui est là pour faire des écrans et faciliter le jeu pour les autres joueurs présents sur le parquet. C’est de lui que part les décalages et que les shooteurs se retrouvent plus libres.

Sans lui, Toledo joue plus petit et avec du 5-out.

Là, on joue sur l’agression du cercle, qui va permettre de créer des décalages, avec des ballons qui ressortent à 3-points. Toutefois, il existe toujours cette volonté de ne pas être statique, avec ou sans ballon.

Offensivement, c’est simple mais c’est terriblement efficace et surtout, c’est plutôt sympathique d’un point de vue de spectateur.

Défensivement, le manque de taille à l’intérieur se fait ressentir.

On se souvient du match de Michigan, où la principale différence concernant le score final se joue dans ce secteur. L’équipe adverse prend beaucoup (trop) de rebonds offensifs et surtout, ne perd pas beaucoup de ballons. On laisse un peu trop de liberté à l’adversaire, sans les forcer à sortir de leur zone de confort… malgré des passages en zone. Si Toledo doit s’améliorer dans un domaine en particulier, c’est sur la défense, notamment près du cercle.

Après, les prestations offensives gomment un tel défaut.

Avec la 6ème attaque la plus efficace du championnat selon KenPom, en même temps.

La March Madness en ligne de mire de Toledo… et rien d’autre

Toledo est l’une des meilleures équipes en Mid-Majors, c’est aussi simple que ça.

Cette équipe propose un jeu très attrayant, avec un savoureux mélange entre expérience et jeunesse (qui est déjà productive), ce qui laisse entrevoir un futur très radieux chez les Rockets.

Selon KenPom, Toledo est parti pour terminer la saison avec un bilan de 18 victoires pour 2 défaites. Le match à Buffalo est très dangereux, plus que la réception de Bowling Green. Sauf surprise, Toledo sera le représentant de la MAC à la March Madness.

Et ne sera pas un cadeau pour un cador (sauf si le secteur intérieur est la principale force de l’équipe).

En tout cas, je vous encourage à suivre Toledo (même si c’est difficile de trouver des replays) et notamment le 20 février prochain à Buffalo. Un match dantesque est en perspective.

https://twitter.com/ToledoMBB/status/1356794808480665600
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