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(Crédit photo : Nicholls State Athletics)

“Gem of the Week” : Nicholls State Colonels (Southland)

En cette saison de basketball universitaire, Midnight on Campus renouvelle son rendez-vous hebdomadaire (a minima) sur la perle inconnue qui nous a impressionné au cours de la semaine : la “Gem of the Week“. Deuxième épisode de la saison : après New Orleans, place à Nicholls State en Southland.

A l’heure où j’écris ce papier, Nicholls State affiche un bilan de 2 victoires pour 3 défaites. Et sur les 5 matchs, 4 étaient des déplacements contre des équipes supérieures sur le papier.

Les Colonels ont poussé Illinois en prolongation avant de perdre de peu (78-70). Ils ont gagné à Pittsburgh (65-60) et ils ont enchainé avec un succès sans forcer contre un programme de Division II. Les deux autres matchs, toujours à l’extérieur, se soldent par deux défaites à #23 LSU (75-65) et Rhode Island (70-65). Deux rencontres assez frustrantes tant l’équipe était proche de gagner 2 belles victoires.

J’ai tout de même pris en compte le match de LSU pour écrire cette analyse, qui met en lumière les qualités mais aussi les défauts de l’équipe.

Nicholls State, avant tout, une défense de fer

Ce qui frappe immédiatement avec Nicholls State, c’est l’aspect défensif.

Depuis le début de saison, les Colonels détiennent la 19ème meilleure défense du championnat au niveau des pertes de balles provoquées. Et quand on voit le calendrier, c’est encore lus impressionnant. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et sont ahurissants :

  • 23 pertes de balles d’Illinois.
  • 21 pertes de balles de Pittsburgh.
  • 25 pertes de balles de #23 LSU.
  • 16 pertes de balles de Rhode Island.

Alors, oui, ce n’est que le début de saison et les équipes sont en rodage. Mais quand une équipe du Top-25 perd 25 fois le ballon, en 40 minutes, contre une équipe de la conférence Southland, c’est du jamais vu.

Aussi, soyons honnêtes : cette attaque de LSU est pitoyable.

Le porteur de balle essaye de forcer un panier facile, mais il se retrouve face à une belle défense. Une fois que l’adversaire arrête son dribble, une prise à deux s’enclenche et les défenseurs coupent les attaquants qui sont à une passe du porteur de balle.

La seule solution, c’est une passe inespérée à l’opposé, qui est impossible à faire. S’en suit un panier facile. A ce moment du match, LSU déjoue complètement et s’enfonce dans cette défense très agressive.

De plus, Nicholls State défend en individuelle et s’infligea des longues séquences de défense. C’est une débauche d’énergie incroyable, ce qui explique les passages à vide qui arrivent en fin de match.

Prenez exemple sur cette séquence de 30 secondes (à montrer dans tous les centres de formations).

L’équipe défend assez haut sur le parquet, mettant une pression constante sur le porteur de balle. Chaque défenseur coupe une possible ligne de passe, que ce soit un intérieur ou un extérieur. Dès que l’adversaire arrête son dribble, prise à deux et une rotation exemplaire des autres joueurs.

Je me répète, c’est un modèle du genre, surtout que le programme ne défend pas en zone, à l’extérieur, contre un programme du Top-25. Cojones.

Nicholls State est impressionnant en défense. Il reste à voir si le programme arrivera à maintenir un tel niveau au fil de la saison.

Une attaque simpliste sous l’impulsion de Dexter McClanahan

Contre LSU, Nicholls State a sorti une démonstration sur le premier acte.

Quand les Tigers défendaient en individuelle, les Colonels jouaient surtout en pick-and-roll, assez basique, mais qui a fonctionné la plupart du temps (bien aidé par une défense adverse pitoyable).

Voyant son équipe prenant l’eau en individuelle, Will Wade décide de sortir sa fameuse zone 1-3-1. Et, dès la première action, Nicholls State sort une attaque-type contre cette zone, avec à la finition le leader, Dexter McClanahan.

D’ailleurs, offensivement, les Colonels comptent surtout sur leur leader.

Dexter McClanahan, un senior en provenance de Savannah State (oui, el famoso Savannah State), aime attaquer le cercle adverse et il termine souvent ses actions avec un panier en contre-attaque.

Oui, Nicholls State inscrit beaucoup de points après une perte de balle adverse. Mais n’oublions pas que l’équipe peut prendre des coups de chaud à longue distance. Sur le début de match contre LSU, ce fut un véritable feu d’artifice.

Malheureusement, contrairement à d’autres programmes qui misent surtout sur leur adresse à 3-points pour survivre, les Colonels savent alterner.

Le seul gros problème, c’est que cette philosophie consomme beaucoup d’énergie. Quand on voit les défaites, c’est surtout à cause d’un passage à vide en milieu et/ou fin de second acte. Ce n’est que le début de saison et, donc, physiquement, les joueurs ne sont pas à 100%.

Mais si jamais cette attitude défensive s’améliore, encore, on plaint les équipes de la conférence Southland en janvier.

Nicholls State, un candidat crédible à la March Madness ?

L’expérience est bien présente à Nicholls State.

On le sait, pour une équipe issues des Mid-Majors, il faut une défense productive. Il reste des points d’interrogations sur le plan offensif, surtout au niveau des pertes de balles anodines et il faut trouver une vraie deuxième option à Dexter McClanahan. Le collectif prend souvent le relais, mais on compte beaucoup sur l’ancien de Savannah State.

En tout cas, entre New Orleans et Nichols State (entre autres), la conférence Southland nous promet des matchs de conférence assez fous. Cela fait du bien de voir de nouvelles équipes qui émergent et jouent les yeux dans les yeux avec des programmes réputés.

Rien que pour ce début de saison prometteur, un grand bravo aux Colonels.

Il faut maintenait maintenir ce niveau de jeu et cette philosophie tout au long de la saison. Une chose est sûre, il faut donner un peu d’amour au programme. Sait-on jamais, si jamais les Colonels passent au travers de la #MoCCurse, ils devraient obtenir leur participation à la March Madness.

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