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Markquis Nowell Little Rock Trojans 2020
(Crédit photo : Jonathan Devich - Getty Images)

“Gem of the Week” : Little Rock Trojans (Sun Belt)

En cette saison de basketball universitaire, Midnight on Campus renouvelle son rendez-vous hebdomadaire (a minima) sur la perle inconnue qui nous a impressionné au cours de la semaine : la “Gem of the Week“. Sixième épisode de la saison : après New Orleans, Nicholls State, Pepperdine, Delaware et Northern Colorado, place aujourd’hui à Little Rock (Sun Belt).

Le nom de Little Rock ne doit rien vous dire et, honnêtement, je peux comprendre pourquoi. La conférence Sun Belt est l’une des moins médiatisées du championnat (pourtant, la lutte pour le titre est souvent intéressante à suivre).

Et, depuis 2015, le programme a changé de nom. Little Rock a perdu le “Arkansas” de Arkansas Little-Rock, et, ce nom doit vous dire quelque chose.

Les Trojans évoluent dans la #FunBelt et ils se sont qualifiés pour la March Madness à 5 reprises dans leur histoire. La dernière qualification en date ? En 2016, où ils ont accompli un exploit avec une victoire au First Round contre Purdue après 2OT. Un match tellement dantesque où Josh Hagins arrache les prolongations depuis un tir du logo mémorable et mène les siens à un upset retentissant.

Vous souvenez-vous du head coach de l’équipe ? Un certain Chris Beard, qui connaissait une ultime saison à Little Rock avant d’être débauché par Texas Tech.

Malheureusement, hormis une fabuleuse saison en 2015-16, ce n’est pas la folie à Little Rock. Les 3 saisons suivantes compilent 32 victoires pour 63 défaites.

Du coup, les Trojans connaissent un changement de staff, à la fin de la saison 2017-18, avec l’intronisation de Darrell Walker. Un ancien joueur d’Arkansas qui a évolué en NBA pendant 10 ans en tant que joueur (New York, Detroit ou Denver), avant de passer sur le banc en qualité d’assistant. Il hérite de son premier poste de head coach en 2016, à Clark Atlanta, en Division II.

Et, après 2 années fructueuses, il prend la tête de Little Rock avec un objectif : remettre les Trojans sur le devant de la scène en Sun Belt.

Little Rock rivalise avec des équipes plus huppées

Darrell Walker donne un coup de boost au niveau du recrutement.

3 freshmen talentueux, dont le serbe Jovan Stullic, et des joueurs de complément en provenance du Junior College intègrent l’équipe cette saison. Avec un groupe jeune, qui a faim de victoire, l’avenir est prometteur pour Little Rock.

Il existe même une possibilité de jouer les premier rôles en Sun Belt.

Le calendrier hors-conférence est plutôt solide en terme de compétitivité. Des affiches qui permettent au jeune groupe de se frotter à des équipes qui iront à la March Madness, le tout en récupérant un peu de lumière et un joli chèque.

Une victoire de prestige contre Missouri State en ouverture de saison, puis, pour finir, avec Tennessee State. Mais c’est surtout au niveau des défaites que l’équipe s’est illustrée : une défaite à Memphis de 10 points et une autre de 16 points contre NC State.

Little Rock s’écroule à chaque fois physiquement (surtout à l’intérieur) et le score final ne reflète pas la physionomie du match, tant l’équipe a été accrocheuse. Et puis, il ne faut pas oublier cette quasi-victoire à domicile contre East Tennessee State, qui risque de représenter la SoCon à la March Madness.

Oui, les Trojans peuvent rivaliser avec des programmes plus huppés, du moins pendant une grande partie de la rencontre (ils lâchent physiquement derrière mais c’est un peu normal face à des grosses écuries).

Little Rock termine ainsi la première partie de saison avec un bilan plus qu’honorable de 6 victoires pour 5 défaites.

Un excellent départ en Sun Belt

Une préparation idéale pour les matchs de conférence qui débutent idéalement avec 4 victoires en autant de matchs. Surtout, Little Rock vient de battre 2 outsiders sérieux en Sun Belt, à domicile, coup sur coup.

La victoire contre Texas State était folle et elle se termine sur un comeback incroyable lors du second acte, effaçant un retard de plus de 10 points. Même scénario contre UT-Arlington avec un début de match délicat, une panne d’adresse et une défense portes ouvertes. Puis, dès le retour des vestiaires, les Trojans ont retrouvé de l’adresse et surtout un rythme en attaque, bien aidés par une défense agressive. Le money time est parfaitement géré et c’est un nouveau succès qui propulse Little Rock à la 1ère place de la conférence.

Nous sommes la première semaine de janvier et Little Rock a déjà égalé son record de victoires de la saison dernière (10).

Comme quoi, un changement de coach (et donc un changement de mentalité) fait du bien. Little Rock joue mieux, moins dans la récitation des systèmes, laissant plus de libertés et de responsabilités aux joueurs.

Cependant, une chose ne change pas : Little Rock perd beaucoup trop de ballons. Le fruit de cette liberté offensive.

La meilleure progression par rapport à la saison dernière se situe sur le plan défensif. L’équipe est plus productive, notamment sur la défense des tirs à 2-points. Petit bémol : les Trojans laissent un peu trop l’adversaire prendre des tirs lointains et cela peut rapidement être problématique face à une équipe adroite.

L’adresse à 3-points reste quelque chose d’éphémère. Il est donc logique de se concentrer sur les paniers dits “faciles” au niveau défensif.

Markquis Nowell, formidable scoreur et leader de Little Rock

Le symbole du renouveau de Little Rock n’est autre que l’explosion du sophomore Markquis Nowell.

Ancienne recrue 4-étoiles à la sortie du lycée, il a connu une saison de freshman intéressante, mais, en-deçà du statut de pépite (presque 12 points de moyenne). Et puis, Markquis Nowell est devenu l’option numéro une de l’équipe en attaque cette saison. Les Trojans jouent pour le mettre dans les meilleures dispositions.

Il affiche aujourd’hui une moyenne de 19.6 points, 4.4 passes, 3.5 rebonds et 2.5 interceptions. Sauf qu’il n’est pas qu’un formidable scoreur.

Capable de connaître des sacrés coups de chaud, alliant tir à mi-distance, agression du cercle et adresse à longue distance, c’est le profil parfait du leader en basketball universitaire. Comme la plupart des joueurs de son profil, il pouvait se contenter de seulement inscrire des points, mais, ce n’est pas sa mentalité.

Passeur hors-pair et défenseur de plus en plus viable, il n’hésite pas à faire passer son cas personnel au second plan pour aider son équipe. On le voit notamment très agressif sur les lignes de passes et souvent en quête de l’interception. Markquis Nowell est un prospect à suivre avec un oeil particulier, d’autant plus qu’il n’est encore qu’un sophomore.

Son lieutenant principal se nomme Ben Coupet Jr. Transfuge d’UNLV, où il n’a jamais eu sa chance, il montre enfin tout le potentiel qu’on lui prédisait au lycée.

Le junior est un ailier très athlétique qui aime agresser le cercle et qui se donne aussi sur les situations de rebond. Cette saison, il prend quasiment 2 rebonds offensifs par match, ce qui est vraiment incroyable pour un ailier. Il affiche aujourd’hui une moyenne de 12.5 points et 5.7 rebonds et celle-ci peut encore grimper, puisqu’il sort de deux matchs à 15 points.

Et n’oublions pas le troisième larron, l’intérieur en provenance de JUCO, Ruot Monyyong, tellement précieux sur les deux côtés du parquet. Il tourne quasiment en double-double de moyenne (11.4 points et 9.5 rebonds) mais il doit encore progresser au niveau défensif. Le junior est encore un peu trop attirer par le contre, ce qui le force à commettre des fautes évitables.

Oui, Little Rock est un prétendant plus que solide en Sun Belt.

Le possible duel pour le titre contre Georgia State s’annonce passionnant. Et cela fait toujours plaisir de voir un programme renaître de ses cendres avec un groupe assez jeune et sans pression.

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