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Nate Darling Delaware Blue Hens 2019
(Crédit photo : Tommy Gilligan - USA TODAY Sports)

“Gem of the Week” : Delaware Blue Hens (Colonial)

En cette saison de basketball universitaire, Midnight on Campus renouvelle son rendez-vous hebdomadaire (a minima) sur la perle inconnue qui nous a impressionné au cours de la semaine : la “Gem of the Week“. Quatrième épisode de la saison : après New Orleans, Nicholls State et Pepperdine, place à Delaware en Colonial.

Les cartes ont été redistribuées en conférence Colonial. Parmi les cadors, Hofstra a perdu gros (mais reste performant) et Charleston rencontre plus de galères depuis le début de saison (mais peut toujours compter sur Grant Riller).

Ainsi, quelques outsiders apparaissent au fil de la saison et le plus crédible n’est autre que Delaware, avec, dans ses rangs, un possible joueur de NBA (mais chut, gardons-le au chaud avant que sa hype n’explose).

Le début de saison de Delaware est plus que prometteur

Qu’on se le dise, le calendrier de la première partie de saison n’est pas la plus difficile.

Il existait tout de même quelques pièges comme Oakland ou Stony Brook. Le constat est simple : les Blue Hens réalisent un début de saison historique avec 9 succès de rang, le tout avec une maîtrise plus qu’intéressante.

Mais, le match qu’on attendait tous se déroulait bien en décembre, contre la machine de guerre de #19 Villanova.

Quelques jours avant la rencontre au sommet, Delaware se déplaçait sur le parquet de George Washington. L’incroyable série a malheureusement pris fin avec une défaite sur le score de 65 à 55, au terme d’une rencontre pâle en attaque, ce que recherche les Patriots avec leur défense de fer.

Delaware se présente contre les Wildcats après un petit coup d’arrêt. Toutefois, une belle promotion attend la petite université avec une diffusion sur les antennes nationales.

Sur le parquet, Villanova est encore apparu en rodage et Delaware a joué sans complexe, en posant d’énormes soucis à la défense adverse. Il faut dire, qu’offensivement, les Blue Hens ont de quoi faire pour représenter la conférence Colonial.

Villanova s’impose finalement de 8 points, 78 à 70, grâce à une fin de match mieux maitrisée. Les 5 dernières minutes ont été fatales aux Blue Hens ; mais, on a vu une équipe décomplexée, capable de jouer les yeux dans les yeux avec un prétendant au titre du championnat.

A l’heure actuelle, Delaware affiche un bilan de 10 victoires pour 2 défaites à la suite d’une nouvelle victoire contre Delaware State (86-78), pour rebondir des 2 récents revers.

Un dernier match hors-conférence reste au programme, à LIU le 20 décembre, avant d’attaquer les matchs de conférence le 28 décembre. Et les Blue Hens recevront coup sur coup UNC Wilmington et Charleston, deux gros tests face à des potentiels candidats au titre de Colonial.

Une attaque efficace… et Nate Darling au sommet de son art

Afin de parler de l’efficacité offensive de Delaware, il suffit juste de publier les statistiques brutes, sans réellement approfondir, tellement elles parlent d’elles-même. C’est cadeau.

Les rebonds offensifs sont bien la seule chose qui fâche.

Mais, on sait que dans le basketball actuel, cela se perd d’avoir des joueurs qui jouent à fond cet aspect du jeu (heureusement qu’il existe des exceptions). Delaware est efficace au tir, que ce soit à 2-points et surtout à longue distance, et ne perd pas beaucoup de ballons. Que dire de plus. Tout est parfait.

La faiblesse du calendrier aide un peu, forcément, mais il faut quand même rentrer les paniers.

Et puis, que dire de Nate Darling ?

Il existe une petite mais une réelle chance de le retrouver un jour en NBA (ou tout du moins en G-League) d’ici deux saisons ou à la fin de son année de junior.

Après 2 saisons à UAB assez prometteuses, le Canadien a décidé de rejoindre Delaware avec un statut de joueur clé, qui correspond plus à ses attentes et son profil.

Nate Darling est un shooteur vraiment incroyable.

Il affiche une moyenne de 21.5 points, à quasiment 43% à 3-points, avec plus de 8 tentatives par match. Oui, le petit artille et il n’a pas froid aux yeux. De plus, comme c’est un joueur intelligent, il se met déjà au niveau de la NBA en prenant des tirs à la distance règlementée par la ligue professionnelle (qui est plus loin que celle universitaire et tout en restant adroit).

Nate Darling a explosé aux yeux des scouts contre Villanova. Il termine la rencontre avec 29 points, malgré un début de match difficile (8 points lors des 18 premières minutes). Bien muselé par la défense adverse, il n’a pas forcé les choses et dès que l’intensité s’est réduite sur lui, il a pris les choses en mains et a porté son équipe à bout de bras.

Une performance XXL pour le junior, qui ne peut éviter la défaite.

En tout cas, une chose est sûre : il a tapé dans l’oeil de certains dès la conférence de presse d’après-match. Jay Wright a vanté les qualités du prospect (et, forcément, on pense déjà à un possible transfert en vue de sa dernière saison universitaire, d’autant plus qu’il possède le profil-type pour jouer avec les Wildcats).

Nate Darling est ainsi la menace numéro 1 de Delaware. Mais le joueur n’est pas qu’un simple scoreur.

En effet, il fait aussi jouer ses coéquipiers au sein d’une équipe qui prône un jeu collectif. En atteste les 4.3 rebonds et 2.7 passes de moyenne, ce qui est vraiment solide pour un leader.

Défensivement, c’est un peu plus délicat, mais il a tellement de responsabilités en attaque qu’il peut se permettre d’être moins productif sur le plan défensif (et c’est normal).

En tout cas, il risque de refaire parler de lui plus tard dans la saison.

La jeunesse de Delaware est prête (et revancharde)

Delaware ne se résume pas qu’à Nate Darling, fort heureusement.

La plus belle surprise ? Le sophomore Ryan Allen. Fort shooteur au lycée, il s’est rapidement acclimaté aux exigences du basketball universitaire. Cette saison, il tourne à 13.9 points de moyenne avec un petit bémol : la constance au niveau de son tir.

Comme tout bon shooteur qui se respecte, il passe souvent à côté de ses matchs à cause d’un manque cruel d’adresse. Mais, dans un bon jour, il peut se révéler en lieutenant de premier choix à Nate Darling.

On parlait de Villanova un peu plus haut. Cela tombe bien, Delaware a reçu une bonne nouvelle avec l’éligibilité acquise par le transfuge des Wildcats, Dylan Painter.

Dès son premier match avec les Blue Hens, l’intérieur a planté 19 points, certes, contre une équipe assez faible. Cela fait tout de même plaisir de le voir jouer, lui qui était assez prometteur en sortie du lycée, mais qui a souffert de la concurrence pendant une saison et demi à Villanova.

Dylan Painter peut former un duo complémentaire avec une autre sensation (oui, le groupe est réellement talentueux), Justyn Mutts. La machine à double-double sophomore affiche 13.8 points et 9.3 rebonds de moyenne après une saison blanche en vertu d’un transfert de High Point, où il a effectué une saison freshman fantomatique.

Un bon environnement permet généralement de faire éclore les pépites.

Avec une politique de recrutement à l’image de Nevada, en relançant des prospects en manque de temps de jeu, Delaware se positionne légitimement comme le futur patron de la Colonial.

Et avec la venue de Dylan Painter, les Blue Hens possèdent un cinq majeur monstrueux avec des joueurs de compléments en sortie de banc. Le programme propose un niveau de jeu (offensif) très plaisant et l’alchimie entre joueurs et coach est harmonieuse. Le groupe vit parfaitement et c’est vraiment rafraîchissant.

J’ai pris énormément de plaisir à revoir le match contre Villanova ainsi que le match contre l’un de mes chouchous, Oakland. Je peux vous assurer que cette équipe de Delaware est vraiment sous-estimée. Vous ne pourrez pas dire qu’on ne vous avait pas prévenu en mars.

D’ailleurs, il reste quelques places dans le bandwagon de Delaware. C’est maintenant ou jamais.

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