Soutenez Midnight on Campus avec Patreon !
Isaac Likekele Oklahoma State vs Baylor 2018-19
(Crédit photo : Oklahoma State Athletics)

#CBBPreview : Duke, Virginia et Oklahoma State… vu par la communauté

Alors que l’intersaison touche à sa fin et qu’une nouvelle saison de basketball universitaire s’apprête à démarrer, il est l’heure de conclure nos traditionnels #CBBPreviews. 13ème et dernier épisode : présentation d’une nouvelle saison à Duke, Virginia et Oklahoma State… selon la communauté française.

Qui est aussi bien placé que nous (c’est bon, on peut ranger la vanité au placard) pour parler de basketball universitaire ? Pour mettre au terme aux #CBBPreviews sur le bon pied, on a sollicité la communauté française de fans de basketball sur Twitter pour revenir sur leurs universités préférées.

@DukeMBBFr, @FranceUVa et @TheLonesomeCB ont décidé de présenter les équipes qu’ils supportent sous toutes leurs formes, une fois n’est pas coutume.

Retrouvez-les sur Twitter et suivez cette nouvelle saison de basketball universitaire à leurs côtés, mais, pour le moment, découvrez ce qu’ils ont à dire sur les équipes de Duke, Oklahoma State et Virginia.

Duke Blue Devils

Déroulez :

Retour sur la saison de Duke :

32 victoires pour 6 défaites – 14 victoires pour 4 défaites en conférence ACC.

2018-19 fut la saison de la hype à Duke.

Un recrutement d’élite unique avec les trois meilleurs lycéens du pays, des joueurs générationnels avec Zion Williamson et R.J. Barrett, des highlights qui pleuvent tous les soirs, Barack Obama au Cameron Indoor Stadium, un engouement hors norme… Bref, l’équipe de la hype par excellence.

Mais, comme toute équipe qui se respecte, le dernier cru de Duke laisse un goût amer.

Comme un goût d’inachevé d’une saison plutôt réussie dans l’absolu mais qui reste loin des espérances tant cette équipe laissait entrevoir.

Un bilan honorable de 32-6, 14-4 en conférence ACC, et 3 défaites sans que Zion Williamson soit titulaire. Un magnifique tournoi de conférence remporté en dominant le rival de Chapel Hill, en demi-finale, et une victoire historique face à Kentucky (118-84) en ouverture de la saison.

Mais, comme la saison précédente, une élimination cruelle aux portes du Final Four contre Michigan State (68-67) termine la saison.

Duke rêvait de titre national. Duke peut nourrir le regret d’avoir perdu contre la seule équipe du Final Four qu’elle n’avait pas battue au cours de la saison. En effet, les Blue Devils ont dominé Auburn à Hawaii pour le Maui Invitational, Texas Tech au Madison Square Garden et, Virginia, lors des 2 rencontres disputées en saison régulière face au futur champion.

Duke s’est trop reposé sur ses individualités, sur la magie et la puissance de son duo de First Team All-American. L’équipe n’a jamais su régler ses problèmes de tir ni n’a réussi à créer un collectif efficace. C’est pourquoi, après des victoires de justesse face à UCF et Virginia Tech, Duke a fini par céder face à l’escouade de Tom Izzo au Elite 8.

Après avoir rêvé (et pleuré) avec cette bande de gamins au cours d’une saison pas totalement victorieuse mais inoubliable, il faut désormais faire place à une nouvelle équipe et à une nouvelle histoire qu’on espère au moins autant chargée en émotions.

Les nouvelles têtes :

R.J. Barrett et Cam Reddish ont rapidement annoncé leur entrée à la Draft NBA, alors que Zion Williamson a attendu le dernier moment. Le gamin de Spartanburg l’a dit : il serait resté à Duke si ça ne tenait qu’à lui. Mais il a finalement et logiquement opté pour la Draft NBA.

En un été, Duke a perdu ses 3 meilleurs marqueurs de la saison dernière. 

On aurait presque oublié : Marques Bolden s’engage, lui-aussi, à la Draft NBA dans l’indifférence totale après 3 saisons moyennes à Duke. 

Heureusement, le meneur titulaire et véritable patron de la défense, Tre Jones, annonçait, en parallèle, sa décision de revenir sur le campus de Durham en 2019-20. Il rempile et est accompagné d’un effectif composé de joueurs rompus aux joutes de la NCAA, tels que Jordan Goldwire, Javin DeLaurier, Jack White, Alex O’Connell et Joey Baker.

Une fois de plus, Mike Krzyzewski n’a pas hésité à renforcer cette ossature avec une nouvelle classe de freshmen 5-étoiles.

Si la promotion en 2019 n’a évidemment pas l’allure que la précédente, “Coach K” s’offre une nouvelle classe de recrutement haut de gamme avec les McDonald’s All-American que sont Vernon Carey Jr., Matthew Hurt et Wendell Moore ainsi que le prometteur arrière 4-étoiles Cassius Stanley

Une belle équipe sur le papier dont le succès éventuel passera inévitablement par l’avènement d’un leader naturel, le désormais co-capitaine de Duke, Tre Jones. 

Le joueur à suivre de très près :

Tre Jones (sophomore) : 9.4 points, 5.3 passes et 1.9 interceptions de moyenne en 2018-19.

Quatrième roue du carrosse de freshmen l’an dernier et désigné co-capitaine avec les seniors Jack White et Javin DeLaurier, Tre Jones est le seul titulaire de l’an dernier à demeurer dans l’effectif.

Le sophomore est inévitablement attendu, cette saison, comme le leader du vestiaire et le leader du jeu de Duke.

Compilant l’an passé une moyenne de 9,4 points 5,3 passes et 1,9 interceptions (pour 1,5 turnovers), Tre Jones a surtout montré un apport invisible : la qualité de sa défense individuelle. Son intensité défensive, sa constance, sa lecture du jeu, la qualité de sa distribution et son aisance à réguler le tempo se sont vite révélées indispensables et il n’y a aucune raison qu’il n’en soit pas de même cette saison. 

Cependant, à travers l’énorme doute entourant la fiabilité de son tir, se pose la question de savoir si Tre Jones peut reprendre le flambeau de ses anciens coéquipiers et devenir une option offensive prioritaire.

76 % aux lancers et 26 % à 3-points avec moins d’une tentative rentrée par match, Tre Jones n’est peut-être pas un sniper d’élite. Cependant, au sein d’un effectif composé de freshmen et de joueurs de rotation, il doit améliorer nettement ses pourcentages et devenir une menace de loin.

Il devra surtout devenir un joueur régulier à haut niveau en terme de points. Zion Williamson, R.J. Barrett et Cam Reddish partis, il manque ainsi un joueur clé à qui donner la balle dans une fin de match tendue. Un mâle alpha qui sache montrer la voie et prendre ses responsabilités offensives. 

Si Duke veut réussir sa saison, Tre Jones doit devenir le leader complet du jeu qui ne se contente pas d’agresser en défense mais, qui peut aussi porter son équipe en attaque.

Le 5 majeur possible :

Mike Krzyzewski l’a résumé lors de l’intersaison : il n’y aura pas de véritable 5 majeur mais un effectif de 9 à 10 joueurs capables d’être titulaires selon l’adversaire, la forme du moment et la complémentarité sur le parquet.

Une constante semble émerger : les Blue Devils devrait tourner autour de Tre Jones en général et d’un duo intérieurs entre Matthew Hurt et Vernon Carey Jr. 

Longiligne stretch 4, sûrement utilisé dans un rôle similaire à Brandon Ingram, Matthew Hurt se définit lui-même comme un matchup cauchemar. S’il devrait souffrir physiquement, la qualité de son tir extérieur le rend indispensable.

A côté de lui, la recrue phare des Blue Devils (et fils d’un ancien joueur de foot américain pas moins bâti), Vernon Carey Jr. Pivot complet et mobile qui peut s’écarter, sa capacité à dominer sous le cercle devrait donner une bonne indication quant aux chances de succès de Duke cette saison.

Comme Marvin Bagley III et Wendell Carter Jr. en 2017, le duo entre Matthew Hurt et Vernon Carey Jr. devrait vite progresser et prendre la mesure du niveau en NCAA.

Jordan Goldwire postule à une place dans le backcourt. Titularisé lors du dernier match de présaison, le junior est, à l’instar de Tre Jones, un cauchemar en défense homme-à-homme et tout-terrain. Décisif l’an dernier lors du succès face à Louisville (malgré un retard de 23 points en 2ème mi-temps), il reste un meneur identique à Tre Jones : petit, bon défenseur, bon organisateur mais piètre shooteur. En 2 ans et 61 matchs disputés, il n’a rentré que 8 tirs à 3 points sur 44 tentatives.

“Coach K” pourrait donc préférer le profil de shooteur de Alex O’Connell, dont on attend l’éclosion pour sa 3ème saison en NCAA, ou à Joey Baker, ancienne recrue 5-étoiles en 2019, reclassé en 2018, et désormais sophomore après avoir gâché une saison redshirt avec à peine 18 minutes. 

L’autre incertitude majeure concerne le poste d’ailier où “Coach K” dispose de plusieurs choix intéressants.

On retrouve d’abord le senior et co-capitaine Jack White. L’Australien, véritable homme de l’ombre, bénéficie de son expérience, de son intelligence de jeu et a suffisamment fait ses preuves en défense pour enquiller les minutes. Un doute subsiste quant à sa fiabilité de loin : après une première partie de saison idéale (près de 40 % à 3 points), il a sombré avec un médiocre 5/40 de loin lors de ses 20 derniers matchs.

Wendell Moore et Cassius Stanley ont, a priori, davantage de talent, plus de consistance à la charge et un potentiel défensif certain. Toutefois, ils restent des freshmen dont le tir extérieur n’était même pas assuré au niveau lycéen.

Même s’ils devraient se partager les minutes à l’aile, il n’est évidemment pas à exclure que deux d’entre eux (ou les trois avec Jack White) évoluent ensemble sur le parquet, chacun pouvant, a priori, tenir les postes 2-3-4.

Présentation de la saison de Duke :

Le calendrier de matchs hors conférence paraît plutôt aisé hormis 2 affrontements face à Kansas et Michigan State, les 2 dernières équipes à avoir éliminé Duke du NCAA Tournament. 

Plus tard, lors du calendrier de conférence, il faudra suivre l’enchaînement de déplacements à Syracuse, Boston College et UNC au début du mois de février. Toutefois, les Blue Devils devraient bénéficier d’une conférence ACC moins forte et moins dense cette saison.

Si la hype est nettement redescendue par rapport à l’an dernier, Duke ne devrait pas pour autant viser de moins bons résultats. 

Misant essentiellement sur sa défense, son expérience et sa profondeur de banc, des atouts oubliés les années précédentes, les Blue Devils devront être plus consistants de loin et espérer que Tre Jones réalise la saison attendue de All-American et que le duo intérieur de freshmen puisse dominer la raquette.

Les rotations d’un effectif homogène et le leadership en fin de rencontre demeurent également des points d’interrogation qui décideront, irrémédiablement, du sort de la saison des Blue Devils.

Final Four… ou pas Final Four ?

Oklahoma State Cowboys

Déroulez :
  • 68.1 points inscrits, 34.2 rebonds captés, 13.2 passes décisives livrées et 71.5 points encaissés de moyenne.
  • 28 apparitions à la March Madness, 6 Final Fours dont le plus récent en 2004, deux titres nationaus (1945-1946), 4 victoires en tournoi de conférence.
  • #9  en saison régulière dans la conférence Big 12, défaite au premier tour du tournoi de conférence face à TCU (70-73).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : Cameron McGriff avec 12.3 pts de moyenne.

Retour sur la saison de Oklahoma State :

12 victoires pour 20 défaites – 5 victoires pour 13 défaites en conférence Big 12.

Le départ inattendu de Brad Underwood en 2017 et la nomination de son ancien assistant Mike Boynton avaient laissé beaucoup de fans dubitatifs.

Une première saison réussie (avec une demi-finale du NIT et une double victoire contre Kansas en point d’orgue) avait laissé entrevoir des lendemains qui chantent à Stillwater. Mais, ce n’est pas un dernier exercice en demi-teinte en 2018-19 qui gâche l’humeur des Pokes.

La non-qualification pour la March Madness, en 2018, à cause d’un calendrier hors-conférence trop faible a marqué les esprits à Stillwater. Ainsi, des rencontres plus relevées attendaient les Cowboys en début de saison.

Les victoires contre LSU et Memphis ont donné un peu d’espoir… avant que les très lourdes défaites contre Villanova, Houston ou Nebraska ramènent tout le monde à la raison. Les départs de Jeffrey Carroll, Mitchell Solomon et Kendall Smith vont être difficiles à compenser. 

Et puis, en dehors du terrain, c’est la débandade.

Les freshmen Kentrevious Jones et Maurice Callo ainsi que le sophomore Michael Weathers, qui aurait dû être le fer de lance de l’attaque, sont suspendus puis virés du programme à la suite d’une sombre d’affaire de tir d’armes à plomb sur des voitures.

La rotation devient très vite limitée autour de 7 joueurs et notamment 2 true freshmen en Isaac Likekele et Yor Anei.

Les matchs de conférence deviennent un long chemin de croix pour les Cowboys et, malgré l’envie manifeste de bien faire, la différence de talent sur le terrain est criante dans la jungle de la conférence Big 12. Signe que l’année est définitivement manquée, Bill Self n’a aucun mal à se défaire de son alma mater.

La victoire contre South Carolina lors du Big 12/SEC Challenge est un trompe l’oeil. Les Cowboys passent plus d’un mois sans victoire en Big 12 et les matchs se suivent et se ressemblent tous. De lourdes défaites contre Kansas, Texas Tech et surtout le rival Oklahoma.

Mais 2 victoires sur les 3 derniers matchs de la saison régulière et une progression folle de Isaac Likekele et Yor Anei permettent de finir l’année sur une meilleure note.

Les nouveaux visages :

Les départs de Duncan DeMouth (transfert à Vermont) et Curtis Jones (transfert à Penn State), couplés au déficit de joueurs après les péripéties de l’année, ont entraîné une très grosse promotion de recrutement en 2019.

6 freshmen et 1 grad transfert composent le nouveau effectif des Cowboys.

Les jumeaux Kalib (#139) et Keylan Boone (#374) devraient essayer de rentrer dans la rotation des postes 4 et 5 pour faire respirer Yor Anei et Cameron McGriff. Ceci dit, Keylan Boone ne devrait pas trop voir le parquet et en profitera peut-être pour prendre une saison redshirt. Les deux joueurs sont, en tout cas, arrivés un peu frêles physiquement et doivent à tout prix s’endurcir pour lutter dans la conférence Big 12.

Malheureusement, une mauvaise nouvelle est tombé sur le prospect le plus attendu de cette promotion : Marcus Watson (#88) a été l’objet d’une plainte pour viol et est aujourd’hui suspendu. Rien ne dit si on verra le cousin du head coach, Mike Boynton, sous le maillot des Cowboys un jour.

Les deux guards Avery Anderson III (#123) et l’ancien engagé de Texas A&M Chris Harris Jr (#128) devront être mis à contribution rapidement tant l’effectif sur les lignes arrières est sinistré.

Le petit dernier de la classe est un transfuge du vieux continent en la personne du néerlandais Hidde Roessink (non classé). Peu d’infos ont filtré, mais, on sait qu’il a représenté les Oranjes lors de l’Euro U16, puis a joué en troisième niveau aux Pays-Bas et qu’il possède un bon shoot à mi-distance. 

Le grad transfer en provenance de UMass, Jonathan Laurent, devrait apporter du muscle, de l’expérience et du tir extérieur dans une équipe.

Le joueur à suivre de très près :

Isaac Likekele (sophomore) : 8.7 points, 4.8 rebonds et 3.9 passes de moyenne.

Même si parler de Yor Anei était tentant, le choix de Isaac Likekele est celui de la raison.

Le meneur de jeu a passé une partie de l’été avec la Team USA (et un certain Cade Cunningham) lors des Mondiaux U19 et a été partie prenante dans la victoire finale des américains. 

Meilleure recrue des Potes en 2018, le sophomore a longtemps été tiraillé entre Texas Tech et Oklahoma State. Propulsé meneur titulaire après le renvoi de Michael Weathers, il a progressé au fur et à mesure de l’année avec, en point d’orgue, un excellent match contre Baylor en toute fin d’année (23 points, 9 rebonds et 6 passes).

Véritable chef d’orchestre de l’attaque, Isaac Likekele aura un rôle prépondérant à jouer sur une ligne arrière où seul lui et Thomas Dziagwa possèdent une expérience du niveau universitaire. Et s’il améliore son tir de loin, il pourrait devenir injouable pour les défenses adverses, déjà occupées par les pistoleros Thomas Dziagwa et Lindy Waters.

Autre axe de progression : la gestion de la balle. Il a terminé sa saison freshman avec plus de 2 pertes de balles par match. 

Bon défenseur (1.3 interception par match), les portes de la NBA pourraient même s’ouvrir à lui s’il poursuit la progression entrevue ces 12 derniers mois. Une saison à 15/5/5 ne serait pas de l’ordre du fantasme.

Le cinq majeur possible :

Isaac Likekele (sophomore) : 8.7 points, 4.8 rebonds, 3.9 passes.

Thomas Dziagwa (senior) : 11.7 points, 3.1 rebonds, 1.5 passes.

Lindy Waters (senior) : 12.2 points, 4.2 rebonds, 2.8 passes.

Cameron McGriff (senior) : 12.3 points, 7.4 rebonds, 1.7 passes.

Yor Anei (sophomore) : 7.7 pts, 4.8 rebonds, 2.7 contres.

Présentation de la saison de Oklahoma State :

Comme en 2018-19, Oklahoma State a décidé de muscler son calendrier hors-conférence.

Il faudra compter sur les réceptions de Yale et Western Michigan ainsi que le déplacement au Barclays Center de New York pour y affronter Syracuse et Penn State/Ole Miss dans le cadre du NIT Season Tip-Off. Les Hoyas de Georgetown ainsi que les voisins de Wichita State se rendront également au “Madison Square Garden des Plaines”.

La fin d’année civile ? Des déplacements à Houston ainsi qu’à Tulsa pour une confrontation sur terrain neutre face à Minnesota. Et il ne faut pas oublier le Big 12/SEC Challenge et un saut par College Station pour faire un coucou à un ancien collègue de conférence, Texas A&M.

C’est un programme copieux qui a pour but de gonfler le CV en vu d’une qualification à la March Madness. Oui, l’ambition de la saison est simple : se qualifier pour le NCAA Tournament.

Emmenés par les 3 vétérans que sont Cam McGriff, Lindy Waters et Thomas Dziagwa, tout autre résultat sera une déception pour les Cowboys. Ces deux derniers forment un duo d’artilleurs de loin (41.7% et 41.0% respectivement en carrière) qui a peu d’égal en Big 12. Les qualités athlétiques de Cam McGriff couplé au sens du contre de Yor Anei devraient faire des ravages dans la raquette.

L’inconnue reste bien évidemment la capacité des freshmen à se mettre vite au diapason.

L’effectif est peut-être moins talentueux que celui des années avec Travis Ford, mais, il est certainement plus besogneux. Les difficultés surmontées l’année dernière devraient aussi porter leurs fruits.

On connaît la densité de la conférence Big 12 et même si Kansas semble être intouchable, les Cowboys pourront jouer un rôle de poil à gratter qui leur sied comme un gant.

Viser une place dans la première moitié de conférence n’a rien d’impossible. Et la Gallagher-Iba Arena ne demande qu’à retrouver son lustre d’antan et la “Rowdiest Arena in the Country”. Rien que cela.

Virginia Cavaliers

Déroulez :

Retour sur la saison de Virginia :

35 victoires pour 3 défaites – 16 victoires pour 2 défaites en conférence.

« Not again ».

« We will be back ».

Tels étaient les mots qui sortaient de la bouche des joueurs après le désastre vécu en 2017-18 avec la défaite au First Round de la March Madness face à #16 UMBC. L’équipe devait se relever de cette catastrophe historique et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est chose faite. 

Après une saison régulière conclue avec 35 victoires pour 2 défaites (les deux face à Duke), les Cavaliers terminent en 1ère place de la saison régulière en ACC avant de perdre en demi-finale du tournoi de conférence contre Florida State. Une contre-performance qui ne rassure en rien avant la March Madness, encore une fois, en tant que seed #1. 

Et c’est à ce moment là que les démons de UMBC ressurgissent.

Après 14 minutes de jeu face à #16 Gardner-Webb, Virginia est mené de 14 points. Mais, c’est certainement les leçons tirées de cette défaite face à UMBC qui permettent aux Hoos de sortir une 2ème mi-temps presque parfaite (20-41 sur la 2ème période) pour s’imposer.

Le Second Round se conclut également avec une victoire, face à Oklahoma, avant de se défaire d’Oregon au Sweet 16. Et c’est à partir de ce moment-là que les choses sérieuses commencent.

Lors de l’Elite 8, Virginia joue une rencontre désormais fameuse contre Purdue. Mamadi Diakite réalise une action déjà rentrée dans la légende afin d’envoyer les équipes en prolongation. Au final, une nouvelle courte victoire de 5 points permet aux Hoos d’accéder au 3ème Final Four de leur histoire (dernière fois en 1984). 

Face à Auburn (qui a battu Kansas, UNC et Kentucky), Virginia joue encore avec les nerfs. Alors devant de 10 points, les Cavaliers accusent un 14-0 et se retrouvent à -4 (61-57) à 14 secondes de la fin.

Mais c’est alors que Kyle Guy prend les choses en main. Un tir à 3-points réussi pour revenir à 61-60 à 7 secondes de la fin avant d’envoyer Auburn sur la ligne des lancers (où un seul des deux est converti). Sur la dernière action et au buzzer, Kyle Guy est touché sur une tentative à 3-points… et réussit un 3/3 parfait qui permet aux Hoos d’accéder à la finale nationale.

Vous pensez avoir tout vu ? Et bien non.

En finale face à Texas Tech, Virginia est encore une fois mené de 3 points à 22 secondes de la fin avant que, à son tour, De’Andre Hunter envoie les deux équipes en prolongation. Avec une série de 17-9 dans la période supplémentaire, Virginia remporte la March Madness pour la 1ère fois après un parcours historique.

« Redemption ».

” Fun Facts” :

Le pourcentage de chance de victoire de Virginia face à ses trois derniers adversaires à de la March Madness :

  • contre Purdue: 19% à 17sec de la fin.
  • contre Auburn: 9% à 7sec de la fin.
  • contre Texas Tech: 15% à 22sec de la fin.

Les nouveaux visages :

Comme d’habitude sur le campus de Charlottesville, on ne retrouve pas de grands noms ou de recrues 5-étoiles. Mais des joueurs capable de se fonder dans une équipe où le collectif et la défense sont les mots d’ordres.

Casey Morsell est un scoreur capable de shooter mais également de défendre fort. Il devrait être dans la bataille pour la dernière place dans le 5 majeur. 

Dans le même modèle de gros shooteur, Virginia accueille Tomas Woldetensae. Ses pourcentages la saison dernière en JUCO ? 46,7% à 2pts, 47,6% à 3pts et 88.8% aux LF pour 17 points, soit des pourcentages qui se rapprochent fortement des fameux 50-40-90.

Pour remplacer Jack Salt, les Cavaliers ont jeté leur dévolus sur Kadin Shedrick. Pivot longiligne, il est capable de tout ou presque (contre, rebond, 3 points). Encore un peu « brut », il ne devrait pas avoir un grand temps de jeu cette saison (et pourrait même redshirt d’après les dernières informations). Ceci dit, il est déjà vu par certains spécialistes comme un potentiel futur joueur sélectionné à la Draft NBA.

Enfin, après s’être révélé sur le tard, Justin McKoy a reçu des offres tardives de Virginia et North Carolina avant d’opter pour les Hoos. Aillier-fort capable de s’écarter et shooter à 3 points, il pourrait obtenir des minutes dès cette saison.

On peut également noter l’arrivée Sam Hauser en provenance de Marquette. Après une saison à 14.9 points (40.2% à 3pts), il devra patienter toute cette saison sur le banc avant de pouvoir jouer sous le maillot des Cavaliers et d’en être un des leaders la saison prochaine. 

Le joueur à suivre de très près :

Mamadi Diakite (senior) : 7.4 points et 4.4 rebonds de moyenne en 2018-19.

Après des performances à la March Madness où il a montré à tout le monde de quoi il est capable (13 points, 9 rebonds, 2 contres de moyenne lors du NCAA Tournament contre 7,5 points et 4,3 rebonds en saison régulière), Mamadi Diakite est attendu comme le leader de Virginia.

Que ce soit dans le vestiaire ou sur le terrain.

Très bon défenseur et contreur, c’est offensivement que l’on attend les progrès. Il va falloir sortir une grande saison si les Cavaliers veulent avoir des ambition, dans un style de jeu qui devrait être différent des années précédentes avec moins de jeu en périphérie et plus porté vers l’intérieur.

Le cinq majeur possible :

Kihei Clark (Sophomore) : 4.5 points, 2.3 rebonds, 2.6 passes en 26.8 minutes.

Casey Morsell (Freshman) : DNP, lycée.

Braxton Key (Senior) : 5.7 points, 5.3 rebonds, 1 passes en 19.8 minutes.

Mamadi Diakite (Senior) : 7.4 points, 4.4 rebonds, 0.3 passes en 21.8 minutes.

Jay Huff (Junior) : 4.4 points, 2.1 rebonds, 0.2 passes en 9.4 minutes.

Présentation de la saison de Virginia :

Après une saison incroyable et un titre national acquis sous la forme d’une rédemption, il est temps de passer à autre chose.

L’équipe doit se trouver une nouvelle hiérarchie avec les départs de leurs leaders. Si Virginia n’est classé « que » 11ème en présaison, c’est certainement à cause des interrogations en attaque. Il est difficile de combler le départ de Kyle Guy, Ty Jerome et De’Andre Hunter, qui comptaient à eux seul pour 70-80% des points marqués et qui étaient capables de porter l’équipe chacun à leur tour dans les fins de matchs serrées.

On pense du coup à Mamadi Diakite, qui doit devenir le leader de cette équipe, ou à Braxton Key, qui sera une des clés de la saison des Cavaliers.

A l’intérieur, Jay Huff ou même les freshmen seront attendus, pour certains, dès leur première année. Les joueurs qui n’ont pas ou peu reçu de temps de jeu en 2018-19 verront un nouveau rôle et devront apprendre à devenir des leaders.

Si cette équipe parvient à trouver l’alchimie et que les leaders attendus répondent présents, il n’existe aucune raison pour que cette saison soit une saison de transition. Les Hoos seront en effet capable de regarder les autres universités les yeux dans les yeux.

Et puis il faudra de suite être prêt avec un premier match de conférence à l’extérieur face à Syracuse. Le calendrier hors-conférence est certainement un des plus faibles avec un seul « gros » adversaire, Purdue, en décembre.

Qu’attendre de cette équipe cette saison ?

(Je) Personne ne sait vraiment. Bien sûr, une non-qualification à la March Madness serait un désastre mais dans une conférence ACC relevée, il faudra que Virginia prenne vite ses marques s’ils ne veulent pas se retrouver à accomplir des runs en fin d’année.

Il n’y aura pas ou peu le droit à l’erreur.

Plus de lecture ?
Gavin Newsom Gouverneur Californie Loi SB-206 vs NCAA
La Californie autorise les athlètes en NCAA à profiter de leur image