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Tre Jones Duke March Madness 2019
(Crédit photo : Lance King - Getty Images)

#CBBPreview : la hype est finie à Duke, place au basketball

Alors que l’intersaison touche à sa fin et qu’une nouvelle saison de basketball universitaire s’apprête à démarrer, il est l’heure de reprendre nos traditionnels #CBBPreviews. Premier épisode : présentation d’une nouvelle saison à Duke… à la sauce Midnight on Campus.

Duke doit tourner la page Zion Williamson et la hype démesurée qui l’accompagnait. Mais, Zion ou pas, la saison 2018-19 des Blue Devils n’en reste pas moins décevante avec une élimination prématurée contre Michigan State lors de l’Elite 8.

Duke Blue Devils :

  • 82.7 points de moyenne inscrits, 41.2 rebonds captés, 15.9 passes décisives délivrées et 69.6 points encaissés de moyenne (statistiques complètes de la saison).
  • 41 apparitions en March Madness, 16 Final Fours dont le plus récent en 2015, 21 victoires lors des tournois de conférence.
  • #3 en saison régulière dans la conférence ACC, vainqueur du tournoi de la conférence face à Florida State (63-73).
  • Meilleur marqueur de l’équipe la saison dernière : R.J. Barrett avec 22.6 points de moyenne.

Retour sur la saison de Duke :

32 victoires pour 6 défaites – 14 victoires pour 4 défaites en conférence ACC.

Le train de la hype. Fermeture des portes, veuillez vous installer.

Sans forcément le vouloir, l’arrivée de Zion Williamson sur le campus de Durham a provoqué des spotlights un peu plus lumineux qu’à l’accoutumée. Il a désormais rejoint la NBA (comme prévu) et la routine peut reprendre à Duke.

Outre le gamin de Caroline du Sud, “Coach K” et son staff avaient une nouvelle fois bossé leur recrutement avec le prodige canadien R.J. Barrett, Cameron Reddish (meilleur lycée de la promotion 2018 pour certains) et Tre Jones, le frangin de Tyus. Au compteur, 4 recrues 5-étoiles et Joey Baker (#33) pour l’une des meilleures promotions de l’histoire.

Et sur le terrain, cette brochette de freshmen a assuré… dès le premier de la saison contre #2 Kentucky. Les Wildcats ne tiennent pas le choc face à la puissance des Blue Devils et ils se font allumer d’entrée (118-84). 83 points pour le trio Barrett-Williamson-Reddish, soit, autant que toute l’équipe de John Calipari.

Zion Williamson R.J. Barrett Cameron Reddish Duke vs Kentucky 2018
(Crédit photo : Brian Spurlock – USA TODAY Sports)

Néanmoins, auréolés de la 1ère place à l’AP Top 25, la suite de la saison des Blue Devils n’est pas aussi parfaite. Le trio infernal se transforme petit à petit et Cameron Reddish ne répond pas aux attentes placées en lui. Le jeu de Duke n’est pas flamboyant malgré tout le talent et le jeu se résumé (en gros) à “R.J., Zion, prenez la gonfle et faite ce que vous voulez“.

Etonnement, c’est un plan de jeu qui fonctionne.

Les hommes de “Coach K” ne perdent qu’à 4 reprises au cours de la saison régulière (Gonzaga, Syracuse et North Caroline x2) avant de s’offrir le tournoi de conférence ACC. Le comité de sélection récompense les Blue Devils avec le seed numéro 1 des numéros 1 à la March Madness.

On garde le même système et on recommence lors du NCAA Tournament. Cela les emmène jusqu’à l’Elite 8 face à Michigan State, qui l’emporte d’un point suite à une dernière possession totalement manquée de la part de Duke (68-67).

Mike Krzyzewski devra encore attendre avant d’enfiler une 6ème bague de champion national.

Les nouveaux visages

“Same old story” sur le campus de Durham.

La saison est terminée et les stars arrivées quelques mois plus tôt bouclent déjà leurs bagages pour s’envoler vers la NBA. Sans surprise, R.J. Barrett, Zion Williamson et Cameron Reddish quittent les Blue Devils afin de faire place à une nouvelle brochette de freshmen de qualité.

Dites bonjour à Vernon Carey, Matthew Hurt, Cassius Stanley et Wendell Moore.

Vernon Carey vient prendre la place de Zion Williamson sous le panier. Dans un style totalement différent, le champion du monde u17 avec Team USA apporte des points avec son jeu poste pas et du rebond grâce à un physique de footballeur (2.10 m, 120 kilos). Merci les gènes de papa (ancien joueur de NFL).

S’il fallait le comparer à un ancien des Blue Devils, pensez à Wendell Carter en plus mobile.

À l’extérieur, Matthew Hurt tentera de faire oublier le prodigieux Canadien. Là-aussi aux antipodes de l’ancien Dukie : beaucoup plus shooteur que dunkeur, il devrait offrir du spacing au jeu des anciens champions nationaux en 2015. Un grand bonhomme de 2.05m capable de défendre sur différents postes.

Un troisième All-American s’ajoute à la liste des recrues, Wendell Moore. Encore un produit non-fini, l’arrière/ailier de 1.98m a, notamment, encore des lacunes dans la création de son tir. Annoncé comme un joueur “three and D”, il aura une saison pour montrer son potentiel et son association avec Matthew Hurt.

Le dernier talentueux freshmen, Cassius Stanley, arrive de Californie à la surprise générale. On ne s’attendait pas à le voir débarquer sur la Côte Est étant donné que UCLA menait la course pour le recruter depuis un long moment. Finalement, le bondissant arrière s’engage avec les Blue Devils, bien qu’il est difficile de l’imaginer avec un rôle important dès cette saison.

Le joueur à suivre de très près :

Tre Jones : 9.4 points, 5.3 passes et 1.9 interceptions en 2018-19.

Le frangin de Tyus n’est pas grand mais il est vaillant.

Pas le freshman le plus en vue la saison passée, Tre Jones avait cependant un impact visible dans le jeu de Duke tant celui-ci était différent quand le natif du Minnesota était assis sur le banc. Des deux côtés, en attaque comme en défense.

Métronome en attaque et sangsue en défense, l’ancien de Apple Valley était le seul capable de mener comme il se doit les attaques des Blue Devils en 2018-19. Il apportait une fluidité qui disparaissait instantanément lors qu’il se dirigeait vers le banc.

Cette saison, il en a sûrement terminé des ballons lobés pour envoyer ses coéquipiers vers des alley-oops assurés de figurer dans les highlights de la semaine. Le jeu de Duke devrait être plus axé sur le tir à 3-points et le jeu sous la panier avec Vernon Carey. Ce dernier pourrait bien se retrouver alimenter de ballons si les joueurs extérieurs trouvent de la réussite.

Mais Tre Jones aura également une importance hors du terrain, sur le banc et dans les vestiaires : il devrait s’imposer comme la voix de l’équipe avec Javin DeLaurier (senior).

Le cinq majeur possible :

Tre Jones (sophomore) : 9.4 points, 5.3 passes et 1.9 interception de moyenne la saison dernière.

Wendell Moore (freshman) : lycée.

Matthew Hurt (freshman) : lycée.

Javin DeLaurier (senior) : 3.8 points, 4.4 rebonds et 1.3 contre de moyenne la saison dernière.

Vernon Carey (freshman) : lycée.

Présentation de la saison de Duke

Ils se sont envolés vers d’autres cieux. Ceux de la NBA. Le trio qui faisait saliver les scouts de la terre entière est désormais de l’histoire ancienne.

Mais le staff de Mike Krzyzewski a une nouvelle fois réalisé des merveilles en ramenant 3 nouvelles recrues All-American en Vernon Carey, Matthew Hurt et Wendell Moore ainsi qu’un prometteur prospect 4-étoiles nommé Cassius Stanley. Le californien a déjà fait parler de lui au cours de l’intersaison en battant le record de détente de Zion Williamson.

Cette nouvelle équipe, emmenée par Tre Jones, Javin DeLaurier et Alex O’Connell, aura pour mission principale de faire mieux qu’un Elite 8 (et pourquoi pas d’offrir une 6ème bague à “Coach K”).

Cette mission ne sera pas simple tant le banc des Blue Devils reste faiblard, duquel Cassius Stanley, Alex O’Connell, Jack White et sûrement Joey Baker devront apporter un coup de pouce.

Les confrontations contre les équipes de la conférence ACC donneront un premier aperçu de ce que cette équipe a dans le ventre ; au-delà d’un talent intrinsèque incomparable en NCAA.

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