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Jared Butler Baylor Bears 2019-20
(Crédit photo : Ray Carlin - USA TODAY Sports)

“CBB Preview” : quels sont les (grands) favoris au titre national en 2020-21 ?

Il est impossible de présenter une nouvelle saison de basketball universitaire sans passer par la question la plus évidente. Celle qui prend toute son importance dès lors que la March Madness entre en ligne de compte. Quelles universités se détachent en position de favoris au titre national au mois de novembre ?

Au-delà de nos équipes surprises/outsiders ou bien des équipes que l’on va regarder avec attention pour le beau jeu, les favoris qui sont cités dans la course au titre national passionneront la rédaction de Midnight on Campus tout au long de la saison. Pour leur compétitivité, leurs excellents joueurs et leurs qualités collectives, qui devraient mener les heureux élus jusqu’aux plus hautes sphères du NCAA Tournament en mars-avril prochain.

A l’aube d’une nouvelle saison de compétition, nous avons sélectionné 5 (grands) favoris au titre qui marqueront les esprits en 2020-21.

Nos 3 grands favoris au titre :

Gonzaga Bulldogs (WCC)

Malgré son appartenance à la West Coast Conference, Gonzaga a perdu son badge de #midmajors depuis quelques années. Il faut dire que les Zags se sont hissés jusqu’à, au moins, chaque Sweet 16 depuis 2015 et même jusqu’au Championship Game en 2017, perdu contre North Carolina.

Et, plutôt que de simples outsiders, les Bulldogs s’imposent dorénavant comme de réels prétendants au titre national.

Ce n’est pas pour rien que l’AP Top 25 a placé les pensionnaires de la WCC à la 1ère place de leur classement de pré-saison. Une grande première dans l’histoire du programme de Spokane, WA. Ils sont enfin reconnus comme de vrais acteurs au plus haut niveau universitaire et la progression des hommes de Mark Few n’a pas encore atteint ses limites ; même après une saison terminée avec un record de 31-2.

Les départs de Filip Petrusev (17.5 points à 56%, 7.9 rebonds) et de Killian Tillie (13.6 points, 5.0 rebonds, 1.9 passes décisives) pour la NBA Draft pourraient déstabiliser n’importe quel effectif. Sauf à Gonzaga. Le travail de longue haleine mené par Mark Few porte ses fruits et de nouvelles pépites attendent déjà leur moment.

On pense surtout à Drew Timme.

Le talentueux pivot entre dans une année de sophomore avec les clés du camion dans la peinture. Après une saison passé avec le rôle de sixième homme, où il s’est heurté au leadership de Petrusev sous le panier, Drew Timme possède une voie royale pour exploser sur la scène nationale. Il suffit d’extrapoler ses 9.8 points et 5.4 rebonds glanés en 20 minutes de moyenne pour comprendre le chantier qui se dessine. Avec une place de titulaire indiscutable et des opportunités (presque) doublées, il peut devenir LA révélation de la saison.

D’autant plus que Corey Kispert, ailier-fort plutôt fuyant, devrait jouer le rôle de mentor et de compère idéal dans la peinture.

Le senior est un attaquant hors-pair avec des qualités sur contre-attaque, sur attaque placée dans un petit périmètre face au panier, en pick-and-roll ou bien en artillant depuis l’arc à 3-pts. Drew Timme et Corey Kispert se complètent plutôt bien et peuvent apporter l’un à l’autre.

Le poste d’ailier est peut-être la seule inconnue (en fonction du placement de Corey Kispert). Le sophomore Anton Watson possède toutes les chances de récupérer une place de titulaire. Toutefois, est-il prêt pour tenir la baraque ? Il n’a peu joué en tant que freshman, doit progresser sur de nombreux niveaux et affronter une rude concurrence.

En effet, Pavel Zakharov et Oumar Ballo poussent déjà en sortie de banc. Le russe devrait sans aucun doute reprendre le rôle qu’a occupé Drew Timme en 2019-20 et se faire mieux connaitre du grand public. Le malien est pétri d’un talent énorme mais il reste, quant à lui, toujours en phase de développement. La rotation intérieure est quoi qu’il en soit assurée avec 5 joueurs capables de chacun être titulaire dans une autre équipe.

Le secteur intérieur de Gonzaga est le moteur de l’attaque la plus efficace de la ligue (classée #1 dans cette catégorie par KenPom.com à la fin des 2 dernières saisons).

Toutefois, la véritable attraction des Bulldogs émerge du backcourt.

Celui-ci pourrait bien devenir le plus dynamique du pays et Joël Ayayi s’est révélé au cours de la saison comme une pièce indispensable. Son retour pour une saison de junior est la meilleure nouvelle de l’intersaison de l’équipe. L’arrière français est un très bon créateur offensif et défensif ; sans galvauder ses qualités athlétiques remarquables. S’il peut continuer de progresser et prendre ses responsabilités en tant que leader des Zags, les triples-doubles ne sont plus très loin.

Et son association avec le freshman 5-étoiles Jalen Suggs (#11, 2020) peut produire des étincelles.

Meilleure recrue de l’histoire de Gonzaga et très probable ‘one-and-done’, le meneur de jeu possède une saison (raccourcie) de montrer ses qualités physiques et ses aptitudes de formidable attaquant. S’il ne commet pas une montagne d’erreurs et qu’il arrive à limiter les turnovers, son talent devrait le porter vers les sommets. Et, Gonzaga par la même occasion.

Et s’il manque la transition avec le basketball universitaire ? Le grad transfer Aaron Cook est un très bon joueur pour prendre la relève.

L’ancien leader de Southern Illinois (15.0 points, 3.0 rebonds, 3.3 passes décisives, 3.2 interceptions en 6 matchs) devrait récupérer les rennes du sixième homme. Surtout, ce n’est pas le temps de jeu qui lui manquera. Il pourra apporter une vraie solidité défensive tout en incorporant une adresse notable à 3-points.

Baylor Bears (Big 12)

Les Bears ont longtemps végété dans le ventre mou de la conférence Big 12 sous la houlette de Scott Drew. Certains s’impatientaient et attendaient des résultats concrets. Et, puis, Baylor a répondu présent et est devenue l’une des meilleures équipes de la ligue en 2019-20.

Ils devaient recevoir un seed #1 si la March Madness s’était tenu ; et, les attentes sont identiques au début de cette nouvelle saison. La continuité est surtout de mise. Pourquoi ? 72% ses points, 85% des passes décisives, 58% des rebonds, 82% des 3-points marqués, 72% des minutes jouées et 78% des titularisations reviennent pour une année supplémentaire sur le campus de Waco.

Le départ de Freddie Gillespie, ancien walk-on d’une université de Division III (Carleton College), est la seule perte notable de l’effectif avec Devonte Bandoo.

En effet, aucun des titulaires majeurs des Bears n’a quitté le train en marche.

Jared Butler, nommé AP First-Team All-American de présaison, est la meilleure arme offensive de Baylor (16.0 points, 3.2 rebonds, 3.1 passes décisives, 1.6 interceptions). On peut même défendre un statut de meilleur attaquant de la conférence Big 12. L’arrière junior est extrêmement créatif et peut aussi bien tirer de loin, sanctionner à mi-distance et attaquer le cercle avec une finition remarquable. Sans oublier ses qualités de passeur.

Considéré comme un (très) bon défenseur, Jared Butler est qui plus est accompagné de 2 guards fantastiques quand il s’agit de défendre.

Davion Mitchell (9.9 points, 3.8 passes décisives, 1.5 interceptions) et MaCio Teague (13.9 points, 4.6 rebonds, 1.9 passes décisives) forment l’un des backcourts les plus effrayants de la ligue. Ils appliquent une pression constante sur le porteur de balle et sanctionnent en transition avec une belle régularité. MaCio Teague, arrivé de UNC Asheville sur transfert, s’est affirmé comme la seconde option offensive derrière Jared Butler. On peut attendre une nouvelle progression en tant que senior.

Si la défense extérieure excelle, c’est la même chanson à l’intérieur.

L’ailier Mark Vital a occupé la peinture avec succès et s’est lui-aussi imposé comme un défenseur de grand talent. Demandez à Udoka Azubuike ce qu’il en pense. Son impact ne se remarque pas nécessairement dans les statistiques. Cependant, sa seule présence suffit à Baylor pour contrôler la peinture et limiter les opportunités adverses.

Et, malgré la perte de Freddie Gillespie, les Bears peuvent encore progresser à l’intérieur. Tout dépend du niveau de performance de Tristan Clark.

L’ailier-fort a connu un superbe début de saison en tant que sophomore (14.6 points à 73.7%, 6.3 rebonds, 2.4 contres et 1.1 interceptions en 14 matchs) et était lancé vers les étoiles… avant de subir une terrible blessure au genou gauche. Il a joué sporadiquement en 2019-20 ; mais, sans succès notable. Si les Bears retrouvent Tristan Clark à son niveau de sophomore, ils peuvent rivaliser avec n’importe quelle équipe du pays.

Et si Tristan Clark ne retrouve pas son niveau d’antan, Scott Drew devra à nouveau innover avec des pièces rapportées.

Le Camerounais Jonathan Tchamwa Tchatchoua arrive de UNLV et peut récupérer un rôle au poste 5. Baylor peut conserver un niveau de jeu identique s’il performance comme Freddie Gillespie : c’est-à-dire capter des rebonds, s’occuper de repousser les intérieurs adverses et protéger le cercle. Rien de sorcier.

Dans l’option où Mark Vital est à nouveau repoussé sous le panier, un autre transfert peut obtenir des responsabilités à l’aile. L’ancien joueur de Presbyterian, Adam Fogler (15.9 points à 38.6% à 3-points), peut occuper une place d’artilleur avec Matthew Mayer, qui est capable de prendre feu à longue distance en l’espace de quelques minutes.

Comprenez : une défense exceptionnelle, de l’efficacité extérieure et des guards slashers pour mener la vie dure aux adversaires.

La recette gagnante de Baylor ne change pas d’une année à l’autre. Toutefois, une grande différence de niveau intervient en fonction de l’état de Tristan Clark. Les Bears peuvent franchir une nouvelle étape de domination si l’intérieur s’intègre au collectif formé la saison passée. Le titre de conférence Big 12 et le titre national ne sont plus des espoirs impossibles.

Villanova Wildcats (Big East)

S’il fallait définir la meilleure dynastie de la dernière décennie en basketball universitaire, il ne faut pas chercher plus loin que Villanova. Et les Wildcats ne sont pas prêts de rentrer dans le rang. Jay Wright a taillé un nouvel effectif dans la roche pour s’inscrire dans la course au titre.

4 saisons à plus de 32 victoires, 6 titres de saison régulière et 4 tournois de conférence Big East remportés depuis 7 ans. Avec, accessoirement, 2 titres nationaux accrochés en 2016 et 2018.

Le plus difficile pour de telles dynasties est de conserver une équipe expérimentée, sans perdre le niveau de jeu développé, la profondeur du banc ainsi que le talent intrinsèque. Villanova n’affronte aucun de ces problèmes. Saddiq Bey se retrouve être le seul départ ; et, celui-ci pourrait bien être compensé. Les Wildcats retrouve la quasi-totalité de l’escouade qui s’est imposé en Big East malgré les incertitudes de la jeunesse.

Et, surtout, Collin Gillespie répond toujours à l’appel afin de mener cette équipe vers les sommets.

Le meneur de jeu et maitre à jouer de Villanova entre dans un ultime baroud d’honneur après une saison de junior très réussie (15.1 points, 4.5 passes décisives, 1.2 interceptions). Avec plus de responsabilités et la disparition de Saddiq Bey, Collin Gillespie devrait recevoir les clés offensives de l’équipe. Et il fera sentir son omniprésence. Que ce soit en percussion, en pull-up, en tir lointain ou en création de jeu pour ses coéquipiers.

Toutefois, il n’est pas esseulé afin de noircir la feuille de statistiques. Au contraire.

Jeremiah Robinson-Earl devrait se révéler comme son meilleur acolyte. Dans les phases de pick-and-roll, où les deux joueurs sont diaboliques, et surtout lorsque l’ailier-fort sophomore s’écarte en dehors de l’arc. Il s’est démarqué comme une présence remarquable sous le panier (10.5 points, 9.4 rebonds, 1.9 passes décisives) ; mais, le meilleur atout du pivot de circonstance est de se démarquer en tant que menace hors de la peinture. Peu d’intérieurs peuvent de targuer d’une adresse de 32.8% à 3-points.

Une progression de son tir à mi-distance, ce qui est une spécialité de Villanova, et Jeremiah Robinson-Earl peut devenir une véritable machine offensive.

Le shooting extérieur devrait tout de même être assuré par une autre jeune révélation des Wildcats. Justin Moore a impressionné lors de sa saison de freshman (11.3 points à 42%) et revient avec la pancarte de 2ème arme offensive de l’équipe.

L’arrière a montré des fulgurances de novembre à février dernier et possède le talent adéquat afin de devenir le go-to-guy de Villanova. Peut-il confirmer ? Rien ne nous indique le contraire. Et la voie est d’autant plus ouverte avec le départ de Saddiq Bey, une nouvelle fois.

Le retour de Jermaine Samuels (10.7 points, 5.5 rebonds, 2.0 passes décisives) pour une dernière année de senior est une bonne nouvelle. Excellent joueur de l’ombre et homme à tout-faire, l’ailier devrait tenir la baraque en défense et attaquer le cercle lors de certaines phases offensives. Et il doit surtout stabiliser l’aile des Wildcats.

Celle-ci peut prendre une multitude de facettes avec les hommes à disposition de Jay Wright.

Cole Swider apporte de la taille et un shooting solide à 3-points. Et, s’il trouve une régularité aux tirs et confirme face aux meilleures équipes, il devrait sans doute récupérer la 5ème place de titulaire. Il ne faut toutefois pas sous-estimer Caleb Daniels. Le transfert de Tulane, qui a passé une saison de redshirt sur le banc, est un superbe attaquant très physique et adepte de la percussion, qui se retrouve très souvent sur la ligne de lancers-francs.

Evidemment, les experts de basketball ont remarqué que le nom de Bryan Antoine n’a pas encore été cité.

L’ancienne recrue 5-étoiles est le facteur X des Wildcats. S’il peut confirmer son talent immense et éviter les blessures qui lui gâchent la vie depuis son arrivée à Villanova, il peut apporter une dimension supérieure à l’effectif et propulser le backcourt parmi les tous meilleurs de la ligue.

De l’expérience à tous les postes, des joueurs complémentaires et qui adhèrent à la philosophie de Jay Wright, des extérieurs qui percutent et des intérieurs qui s’écartent. La recette magique de Villanova est toujours bien vivante.

Nos 2 autres favoris au titre :

Iowa Hawkeyes (Big Ten)

Le statut de favoris au titre à Iowa débute et se conclut avec Luka Garza.

Nommé First-Team All-American à l’unanimité, le pivot a accompli une saison junior fantastique (23.9 points, 9.8 rebonds, 1.8 contres) et revient avec le couteau entre les dents afin de récupérer un titre de National Player of the Year qui aurait dû lui revenir. Il doit être considéré comme l’un des meilleurs joueurs de la ligue ; si ce n’est le meilleur.

Et, Fran McCaffery a construit une attaque incroyablement efficace et versatile autour de lui.

Luka Garza enchaine une litanie de tirs à fort pourcentage dans la peinture, grâce à une mobilité et un touché inégalés à proximité du cercle, tout en ajoutant une petite dose récurrente de tirs lointains pour étirer la défense adverse. Et si cette dernière décide de prendre le pivot à deux, les autres artilleurs des Hawkeyes s’amusent à sanctionner une telle décision.

C.J. Fredrick, Joe Wieskamp et Connor McCaffery sont d’excellents tireurs à 3-points et profitent des largesses défensives pour ajouter des points au compteur. Ils ont tous tiré à plus de 34% de loin et chacun ont obtenu leur(s) moment(s) de gloire.

Joe Wieskamp entre dans une année junior charnière et peut encore franchir un palier. En soutien de Luka Garza, l’ailier a montré qu’il pouvait sortir des prestations à plus de 20 points… quand les tirs tombaient. S’il règle son souci de régularité et qu’il retrouve la mire, the sky is the limit.

D’autant plus que C.J. Fredrick est en position d’exploser au terme d’une saison freshman surprenante, avec des coups de chaud récurrents.

Mais, au-delà de Luka Garza, le vrai point fort de Iowa se trouve à la position de meneur.

Jordan Bohannon devait franchir un niveau supplémentaire avec l’expérience de 3 années pleines en tant que titulaire à la mène. Mais, une blessure à la hanche l’a arrêté prématurément. En son absence, le freshman Joe Toussaint a surpris (6.5 points, 2.9 passes décisives, 1.2 interceptions) et a tenu la baraque tout au long de la saison.

Chaque équipe rêve d’un meneur de qualité et d’expérience. Iowa en possède deux.

L’attaque des Hawkeyes devrait tourner comme sur des roulettes avec 6 des 8 meilleurs contributeurs de retour sur le campus. Aucun problème. La meilleure équipe de la meilleure conférence du pays mérite une place au sommet de la pyramide.

Par contre, une réelle question se pose en défense. Iowa ne pourra pas marquer plus que ses adversaires ad vitam aeternam.

Wisconsin Badgers (Big Ten)

Wisconsin trainait dans le ventre mou de la conférence Big Ten en milieu de saison dernière. On se dirigeait vers une nouvelle saison mi-figue mi-raison. Et, puis, l’effectif a trouvé le déclic et a enchainé les victoires.

Tant de victoires que les Badgers ont obtenu un partage inespéré du titre de saison régulière.

Et, les hommes de Greg Gard ne s’apprêtent pas à lever le pied en 2020-21. Tout le monde est effrayé de jouer face à cette escouade ultra-physique et ultra-expérimentée. Tous les titulaires en fin de saison composent à nouveau le cinq majeur des Badgers ; et, surtout, 4 d’entres eux sont seniors (ou redshirt seniors) et le moins expérimenté est redshirt junior.

De plus, le secteur intérieur de Wisconsin est terrifiant.

Nate Reuvers (13.1 points, 4.5 rebonds, 1.9 contres) est un tireur hors-pair dans la raquette et son association avec Micah Potter, quand il sort du banc, permet de doubler les solutions de paniers à tout instant. L’autre titulaire à proximité du cercle, Brad Davison (9.9 points, 4.4 rebonds, 1.9 passes décisives), est passé maitre dans l’art de forcer des turnovers en défense. Mais, il ne se limite pas à cette activité. Il peut également sanctionner les erreurs défensives à mi-distance et jouer du pick-and-roll.

En résumé ? Chacun de ses intérieurs peut sortir du bois l’un après l’autre et ajouter plus de 20 points dans la musette des Badgers à force de pilonner la raquette.

Toutefois, il ne faut surtout pas omettre la présence de D’Mitrik Trice à l’extérieur.

Le guard senior a certes délaissé le scoring pour se focaliser sur la création du jeu. En même temps, avec une telle armée d’intérieurs, il est plus judicieux de jouer avec ses forces. D’Mitrik Trice possède tout de même un certain killer instinct et peut assommer l’adversaire sur une banderille lointaine s’il le faut.

Les étoiles semblent s’aligner sur le papier… et aucune autre équipe du pays n’empile autant de joueurs expérimentés sur un demi-terrain. Greg Gard peut s’estimer chanceux.

Il faut cependant confirmer les attentes.

Le jeu offensif de Wisconsin reste assez unidimensionnel et vulnérable à un secteur intérieur puissant. D’ailleurs, si les moyennes de points marqués n’augmentent pas et si les tirs ne tombent pas avec régularité, les Badgers pourraient aisément succomber à un adversaire en grande efficacité.

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