Mike Krzyzewski Head Coach Duke Blue Devils Basketball 2021
(Crédit photo : Duke Blue Devils Athletics)

“CBB Preview” : quels sont les grands favoris pour le titre en 2021-22 ?

A chaque nouvelle saison, le même rituel revient tel une horloge réglée à la seconde près. Tous les observateurs du basketball universitaire se livrent à un exercice périlleux avant la reprise de la saison : désigner des favoris pour le titre national et une présence au Final Four de la March Madness.

Et, cette année encore, la tâche n’a pas été facile.

Entre les grandissimes favoris et quelques outsiders des plus sérieux, la rédaction de Midnight on Campus s’est également livrée à l’exercice… avec 3 catégories différentes.

*** Les grands favoris (par ici)

** Les sérieux outsiders (par ici)

* Les grosses cotes (par ici)

Les incontournables : les grands favoris que l’on trouvera au sommet

Gonzaga Bulldogs (WCC)

L’histoire sans fin.

Souvent placés mais jamais gagnants, Gonzaga parviendra-t-il enfin à vaincre le signe indien ?

L’année dernière, avec Jalen Suggs, Joël Ayayi ou encore Corey Kispert, devait être l’année du sacre mais une fantastique équipe de Baylor a coiffé la bande à Mark Few au poteau. Alors, en 2021-22, Les Zags reviennent avec de nouvelles armes. Seront-elles létales ?

Et, comme l’an passé, Gonzaga aborde la saison avec le statut de grandissime favori.

Le savoureux mélange entre expérience et jeunesse séduit les observateurs. Il faut dire que les retours de Drew Timme, excellent pour une saison sophomore à plus de 19 points et 7 rebonds de moyenne, et d’Andrew Nembhard (9 points et 4 passes de moyenne) dans un rôle de sixième homme en 2020-21, ne seront pas de trop pour diriger les 2 talentueux freshmen superstars.

Talent identifié de longue date, Chet Holmgren a décidé de rejoindre le campus de Spokane pour y disputer son cursus universitaire. La plus belle perle que Mark Few n’a jamais dégoté.

Intérieur de grande taille réputé pour ses qualités techniques, la licorne freshman formera un duo fantastique avec Drew Timme dans la raquette des Bulldogs.

Moins renommé mais non moins intéressant, Hunter Sallis est un combo guard de grande taille.

Solide athlète et capable de tout faire sur le terrain, le natif d’Omaha a tout de la bonne pioche. Il devrait remplacer le français Joël Ayayi dans le rôle d’homme à tout faire des Zags. Et, pour compléter le cinq de départ, Gonzaga s’est attaché les services de Rasir Bolton en provenance de Iowa State. Il a réalisé deux solides saisons sous les ordres de Steve Prohm, lui qui avait commencé sa carrière universitaire à Penn State. Une (autre) recrue de choix pour Mark Few. 

Reste à régler l’épineuse question des rotations.

Le banc des Zags étant majoritairement constitué de joueurs de 1ère et 2ème année, le junior Anton Watson fera office de taulier en sortie de banc. Toutefois, le reste du banc devra hausser son niveau de jeu afin de permettre à Gonzaga d’assouvir, enfin, ses rêves de titre.

UCLA Bruins (Pac-12)

En 2020-21, UCLA était revenu au premier plan pour jouer les premiers rôles en NCAA.

L’université la plus titrée de l’histoire (11 titres nationaux) n’avait été vaincue que par Gonzaga, au terme d’un match sensationnel, dans le cadre du Final Four. Un tel retour au premier plan lors de la March Madness, menée par Johnny Juzang, ne doit pas être un simple coup d’éclat.

Rassurez-vous, cela ne le sera vraisemblablement pas. 

Heureusement pour l’équipe dirigée par Mike Cronin, Johnny Juzang est de retour pour une deuxième saison sur le campus de Westwood. Un retour en grande pompe pour celui qui avait été la véritable locomotive des Bruins en mars 2021, avec plus de 20 points de moyenne à la March Madness.

L’ancienne recrue en échec à Kentucky n’est, de plus, pas le seul à revenir à UCLA en 2021-22. En fait, les Bruins n’ont perdu que Jalen Hill et Chris Smith à l’intersaison. 

Jaime Jacquez Jr., Tyger Campbell, Jules Bernard ou bien Cody Riley sont, tous, de retour à Westwood. Et, tous entrent dans leur saison junior ou senior. On sait ô combien l’expérience compte quand il s’agit aller loin lors de la Grande Danse de mars.

Ajoutez à cela le transfert du pivot Myles Johnson en provenance de Rutgers et l’arrivée du freshman 5-étoiles Peyton Watson, et, vous obtenez une équipe favorite dans la course au titre national en 2022. 

Méfiez-vous de cette équipe aussi talentueuse qu’expérimentée.

Les Bruins comptent bien faire encore mieux que la résurgence inattendue de 2021.

Kansas Jayhawks (Big 12)

Humilié par les frères Mobley et USC au dernier NCAA Tournament, Kansas n’affiche plus le même visage.

Et pour cause, si Marcus Garrett apparaît comme le seul départ de poids, de nouveaux visages ont rallié le campus de Lawrence au cours de l’été. Bill Self a usé de ses charmes, comme à son habitude, pour attirer de gros noms. Il ne reste plus désormais qu’à faire en sorte que toutes les pièces du puzzle s’assemblent parfaitement.

Et ce n’est pas une mince affaire.

Surtout que les Jayhawks n’ont plus remporté de titre depuis 2008. Une éternité pour leurs standards. 

Pour épauler les excellents David McCormack, Jalen Wilson et Ochai Agbaji, Bill Self a donc attiré Remy Martin en provenance d’Arizona State. S’il est un excellent scoreur (plus de 19 points de moyenne), le meneur de jeu n’est pas le meilleur playmaker. Ainsi, il possède une réelle part de responsabilité dans la faillite collective des Sun Devils en 2020-21. Saura-t-il mettre de l’eau dans son vin et mettre sur orbite un collectif effrayant sur le papier ? 

Heureusement, pour l’épauler, Bill Self a engagé un autre guard de talent.

Alors qu’il évoluait au sein de l’Université de Drake, Joseph Yesufu a connu son moment de gloire lors de la dernière March Madness en inscrivant 26 points face à USC. Mais cette performance ne doit pas effacer une superbe saison réalisée à la direction des Bulldogs.

Suffisant pour taper dans l’œil de Bill Self.

Et le head coach légendaire des Jayhawks a certainement vu, en Martin et Yesufu, l’opportunité de former un backcourt de talent… et de petite taille. Ce qui n’est pas sans rappeler l’association Mason-Graham qui a fait les belles heures du programme au milieu de la dernière décennie.

Contrairement à Gonzaga, le banc semble armé et prêt à se battre lors des joutes du mois de mars. Outre le revenant Christian Braun, Bill Self a attiré Jalen Coleman-Lands, en provenance d’Iowa State, et Cam Martin, qui a écoeuré les défenses de Division II, pour s’offrir des rotations de choix.

Sur le papier, l’effectif fait peur.

Mais, cette année plus que jamais, Bill Self sera lui-même le facteur X de Kansas. 

Texas Longhorns (Big 12)

Pour la première fois depuis belle lurette, Texas se présente comme l’un des grandissimes favoris à l’approche de cette nouvelle saison. Et, pour cause, cela a bien remué du côté d’Austin à l’intersaison. À commencer par un changement de head coach à la tête des Longhorns.

L’ère de Shaka Smart est finie. Place à l’ère de Chris Beard.

Le charismatique head coach, qui a porté Texas Tech jusqu’au National Championship, arrive aux manettes de Texas et il n’a pas attendu longtemps avant de tout chambouler. Pas moins de 8 joueurs arrivent, sur transfert, à Austin en 2021-22.

Et pas des moindres joueurs.

Chris Beard a su convaincre des joueurs comme Marcus Carr (Minnesota), Christian Bishop (Creighton) Timmy Allen (Utah), Dylan Disu (Vanderbilt), Devin Askew (Kentucky) ou encore Tre Mitchell (UMass). Une véritable armée de transferts près à servir le général Beard. 

Il faut dire que Texas a aussi perdu, pendant l’été, un certain nombre de ses têtes d’affiche.

Matt Coleman III, Jericho Sims, Greg Brown et Kai Jones ont tous trouvé preneur en NBA. Ces départs ont donc été plus que compensés par le nouveau coaching staff. D’autant que Texas a gardé Andrew Jones, meilleur scoreur de l’équipe la saison dernière, ainsi que Courtney Ramey.

Chris Beard et ses hommes comptent bien réaliser une saison à la hauteur des espérances en 2021-22.

Des espérances placées très hautes par les suiveurs de Texas, tant l’équipe excite. 

Une équipe intrigante, remodelée et dotée d’une profondeur de banc exceptionnelle.

Si tout fonctionne comme prévu, Texas fera bel et bien partie des grandissimes favoris en 2021-22 pour une saison qui s’annonce très ouverte. 

Les outsiders : les autres favoris qu’il ne faudra pas sous-estimer en mars

Villanova Wildcats (Big East)

Largement diminués par les blessures en 2020-21, Villanova veut reprendre sa marche en avant.

Université la plus victorieuse des dernières années, les Wildcats reviennent avec un effectif digne d’un statut de favoris et capable de lutter pour le titre de champion national. Et, pour cause, cette année encore, Jay Wright peut à nouveau compter sur certains de ses tauliers. 

Si Jeremiah Robinson-Earl a cédé aux sirènes de la NBA, Collin Gillespie et Jermaine Samuels sont de retour.

Le premier, blessé en fin de saison et grand absent de la March Madness, sera l’une des attractions de la saison. Dur au mal et doté d’un QI basketball d’exception, Collin Gillespie est capable de tout faire du playmaking jusqu’au scoring. Et, une fois de plus, le meneur de jeu senior devra se muer en point d’ancrage de l’attaque de Jay Wright.

À ses côtés, Jermaine Samuels doit conserver le niveau stratosphérique atteint lors du dernier NCAA Tournament.

Après la grave blessure de Gillespie, l’ailier avait porté, de ses larges épaules, toute l’attaque des Wildcats. S’il n’est pas le joueur le plus flashy, il demeure un fabuleux joueur de basketball et une des raisons majeurs du statut de favori de Villanova.

Dans sa 3ème année universitaire, Justin Moore pourrait-il, enfin, exploser cette saison ?

Le talentueux arrière tournait à près de 13 points de moyenne l’an dernier. Un total important… mais assez loin de l’explosion attendue après une année freshman achevée à 11.3 points de moyenne. De sa progression, et de celle de l’intérieur Eric Dixon, dépendra également la saison des hommes de Jay Wright. 

Remplacer Jeremiah Robinson-Earl ne sera pas facile.

Mais, comme souvent, Villanova peut compter sur son collectif pour renverser des montagnes.

Avec le meilleur head coach du pays, les Wildcats font à nouveau figure d’épouvantail dans la conférence Big East. De quoi monter en puissance et s’affirmer comme un des favoris au mois de mars ?

Baylor Bears (Big 12)

En offrant à Baylor son premier titre de champion national, Scott Drew a permis aux Bears d’entrer dans la cour des grands. Un standing que l’université chrétienne du Texas entend bien défendre avec courage en 2021-22.

Et, malgré plusieurs départs importants, l’effectif offert à Scott Drew est de qualité.

Suffisant pour déjouer, une nouvelle fois, les pronostics et réussir un back-to-back ?

Un exploit qu’aucune équipe n’a réussi depuis Florida en 2006 et 2007. Mais, pour réussir une saison pleine, Baylor doit apprendre à vivre sans son trio d’arrières destructeurs autrefois composé de Jared Butler, Davion Mitchell et Macio Teague. Mark Vital, superbe intérieur de devoir, est également parti jouer en NFL (oui, en NFL).

Scott Drew a donc prospecté sur le marché des transferts pour compenser ces pertes. Et, il est parvenu à attirer un meneur de talent en la personne de James Akinjo.

Plutôt bon à Georgetown, sous les ordres de Patrick Ewing, pour ses deux premières saisons universitaires, le meneur avait pris la direction d’Arizona. Auteur d’une bonne saison sur le plan individuel, il n’a pas participé à la March Madness avec les Wildcats (qui se sont infligés une suspension). Il devrait malgré tout s’imposer comme le meneur titulaire des Bears. 

Outre la progression interne espérée d’Adam Flagler, Matthew Mayer et Jonathan Tchamwa Tchatchoua, Baylor a également attiré un freshman de premier plan.

Phénomène athlétique, Kendall Brown est un ailier de grande taille qui excelle dans un rôle de slasher. S’il n’est pas, à ce jour, un très grand shooteur extérieur, son profil de deuxième porteur de balle pourrait être très utile en relais de James Akinjo. Il devrait compléter le cinq de départ et amener un boost d’énergie non-négligeable à un champion en titre qui en aura bien besoin. 

Cette année à Baylor, la recette du succès est claire : progression interne et coaching gagnant.

Si James Akinjo parvient à réaliser une bonne saison et que ses camarades extérieurs progressent pour cacher au maximum les pertes du trio magique, alors, Baylor peut avoir une chance de conserver sa place parmi les favoris et de jouer le back-to-back.

Purdue Boilermakers (Big Ten)

Nous l’avons déjà rapidement abordé dans l’article sur les meilleurs sophomores en 2021-22 : il faudra compter avec Purdue parmi les favoris pour le titre en 2021-22.

Et ce sera, en partie, grâce à leurs sophomores, justement.

Jaden Ivey et Zach Edey auront un rôle important dans le potentiel succès des Boilemakers. Les deux jeunes hommes ont tout pour exploser encore un peu plus pour leur deuxième année en NCAA et permettre à Purdue de briller tout au long de la saison.

Ils seront bien aidés par les retours de l’intérieur Trevion Williams et du sniper Sasha Stefanovic.

Les deux seniors risquent bien de dominer sur les parquets de la conférence Big Ten.

En complément, Eric Hunter Jr. et Brandon Newman seront précieux dans la rotation mise en place par Matt Painter. Et le head coach des Boilermakers a également très bien recruté, qui plus est, avec les arrivées des freshmen Trey Kauffman et Caleb Furst.

L’effectif semble bien construit et équilibré, en tout cas.

Les Boilermakers possèdent toutes les cartes en main pour jouer les trouble-fêtes dans la conférence Big Ten.

Mais, également, pour jouer aux côtés des favoris jusqu’en mars prochain.

Après une belle saison régulière en 2020-21, conclue en 18-10, Matt Painter et ses joueurs auront à cœur de passer le premier tour de la March Madness en 2022. Petite piqûre de rappel douloureuse : les Boilermakers avaient été surpris par #13 North Texas en 2021.

Les surprises potentielles : les équipes sur lesquelles on ne miserait pas d’argent mais si les planètes s’alignent…

Alabama Crimson Tide (SEC)

La seconde saison de Nate Oats à Alabama a été excellente (26-7, 16-2 en SEC).

Sa troisième saison peut-elle être parfaite ? 

Dans tous les cas, le head coach du Crimson Tide pourra, une fois n’est pas coutume, compter sur un backcourt de folie. Celui-ci sera composé du duo de juniors Jaden ShackelfordJahvon Quinerly et du freshman star JD Davidson. Le “triple J” risque d’en faire voir de toutes les couleurs aux défenses adverses en conférence SEC.

Un secteur extérieur d’exception, et ce, malgré les départs de Josh Primo et John Petty Jr. 

Ce sera, par contre, plus compliqué à l’intérieur.

Les pertes de Herbert Jones, Jordan Bruner et Alex Reese laissent un certain manque dans la raquette du Crimson Tide. Aux jeunes freshmen Alex Tchikou (un de nos 23 français en Division I en 2021-22) et Charles Bediako (d’origine canadienne) d’assumer les attentes élevées. Ils seront tout de même aidés par le transfert en provenance de Furman, Noah Gurley, ainsi que par le senior Keon Ellis, qui porteront la baraque à l’intérieur.

Une autre arrivée sur transfert est également à signaler.

Nimari Burnett, ancien recrue 5-étoiles de Texas Tech, était arrivé sur le campus de Tuscaloosa avec de grandes ambitions pour se relancer sous les ordres de Nate Oats. Malheureusement, on sait déjà qu’il manquera la totalité de la saison pour une grave blessure au genou.

Vous l’aurez compris, si la sauce prend bien en Alabama, le Crimson Tide peut se révéler comme l’une des belles surprises et rejoindre le rang des favoris au terme de cette saison.

La troisième de Nate Oats sera-t-elle (déjà) la bonne ?

Memphis Tigers (American Atlantic Conference)

Jalen Duren et Emoni Bates.

Si Memphis figure au sein de cette liste de favoris, c’est en grande partie grâce à ces deux noms.

Les deux freshmen figurent dans le Top-5 des recrues en sortie de High School en 2021 et arrivent dans l’Etat du Tennessee avec l’étiquette de future superstar. Une étiquette qui colle à la peau d’Emoni Bates depuis de nombreuses années, lui, considéré un temps comme le meilleur lycéen depuis LeBron James.

Quoi qu’il en soit, les deux intérieurs peuvent faire passer un palier à cette équipe si leur bonne entente dans l’effectif des Tigers se vérifie. 

Avec ses deux nouvelles stars sur le parquet, Memphis peut vite devenir un contender en NCAA. Surtout que le programme ne bâtit pas ses deux tours jumelles sur du vide.

Les Tigers possèdent une base composée de plusieurs bons joueurs de basketball. Alex Lomax, Lester Quiñones, DeAndre Williams ou Landers Nolley II ont, eux aussi, du talent plein les mains. Earl Timberlake, sophomore récupéré dans l’effectif de Miami (FL), est à rajouter à la liste.

Les individualité sont là. Il s’agit maintenant de faire fonctionner le collectif.

Penny Hardaway, pas franchement réputé comme un fin tacticien, doit réussir à utiliser un effectif bourré de qualité à bon escient. C’est loin d’être gagné au vu des dernières saisons. Mais, sait-on jamais, la NCAA n’est jamais avare de (bonnes comme mauvaises) surprises.

Duke Blue Devils (ACC)

Mike Krzyzewski pourra-t-il réussir la prouesse de partir à la retraite au sommet ?

Une véritable série à l’américaine prendra place sur le campus de Durham. Qu’on se le dise, aucune équipe n’aura devant elle un challenge aussi excitant. Pourtant, pour sa dernière saison, “Coach K” ne semble pas avoir le meilleur roster de sa carrière.

Mais, si les planètes s’alignent, Duke pourrait créer une incroyable surprise. 

Et, pour mener à bien cette quête, le mythique entraîneur des Blue Devils peut compter sur Paolo Banchero.

Intérieur moderne, l’américano-italien devrait être la sensation de la saison chez les Blue Devils.

L’intérieur est capable de s’écarter loin du cercle et il est doté d’une excellente qualité de passe. Aucun doute qu’il devrait faire saliver les scouts NBA en même temps qu’il apportera quelques victoires à Duke.

À ses côtés, AJ Griffin sera un autre prospect de haut rang à surveiller. Très athlétique, l’arrière devrait avoir sa place dans le cinq de départ des Blue Devils par sa défense et sa capacité à prendre des rebonds.

Trevor Keels et Jaylen Blakes viennent compléter une excellente classe de recrutement. 

Mais, outre un amoncellement de jeunes prospects (qui est une recette qui n’a pas franchement marché à Durham dans l’histoire récente), “Coach K” peut compter sur quelques revenants.

D’abord, Wendell Moore revient pour une troisième saison en Caroline du Nord. Excellent défenseur, sa mission principale est de stopper les féroces attaquants qui croiseront la route des Blue Devils sur le chemin du mois de mars. Cependant, il devra également rentrer quelques tirs si Duke veut être compétitif, ce qu’il n’a pas encore montré avec régularité.

Idem pour Jeremy Roach, excellent playmaker, qui doit se montrer plus dangereux. Duke compte également beaucoup sur la progression interne de son pivot Mark Williams et sur l’apport de Theo John, arrivé en provenance de Marquette.

De prime abord, sur le papier, Duke n’a pas grand chose pour entrer par les favoris.

Mais, l’univers fabuleux du basketball universitaire a parfois réservé de bien belles surprises. Alors, et quand bien même Duke sort d’une saison ratée achevée par une non-sélection à la March Madness, les Blue Devils peuvent-ils s’inviter parmi les favoris et créer l’une des plus grandes surprises de l’histoire en offrant un ultime triomphe à Mike Krzyzewski ?