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Cade Cunningham Oklahoma State Cowboys Recrutement 2020
(Crédit photo : Oklahoma State Athletics)

“CBB Preview” : quelles sont les équipes qu’il faut regarder à la télévision en 2020-21 ?

Si suivre le basketball universitaire et ses 353 équipes de Division I s’avère être, parfois, un parcours du combattant, nous avons décidé de faciliter cette tâche avec ce nouveau preview.

À l’aube d’une nouvelle saison de basketball très attendue, annulation de la dernière March Madness oblige, Midnight on Campus présente une liste, non-exhaustive et parfaitement subjective, de 10 programmes qu’il faut regarder à la télévision en 2020-21

Ainsi, amateurs de futurs joueurs de NBA ou admirateurs d’un basketball léché, cette sélection est faite pour vous.

Les équipes qu’il faut regarder à tout prix :

Oklahoma State Cowboys (Big 12)

Existe-t-il une équipe plus excitante que Oklahoma State sur le papier cette saison ? La question reste entière. 

Même si les hommes de Mike Boynton Jr. restent sur une saison décevante avec 18 victoires et 14 défaites, les Cowboys sont assurément l’une des équipes à suivre de cette nouvelle saison.

D’abord, meilleur lycéen de sa classe d’âge, Cade Cunningham débarque à Stillwater avec la volonté de devenir numéro 1 de la NBA Draft 2021, et il en a toutes les qualités. Joueur au talent démentiel, Cade Cunningham devrait apporter du soutien à Isaac Likekele, leader actuel des Cowboys, à la création. Il possède dans son arsenal un cocktail presque parfait entre vision de jeu et scoring

Isaac Likekele effectue sa saison junior, peut-être la dernière à Stillwater, et, en ce sens, il sera l’un des joueurs à suivre. Gêné par une mononucléose l’an passé, le guard de grand talent pourrait se hisser parmi les meilleurs joueurs de la conférence Big 12 avec un physique qui peut rappeler celui de Marcus Smart, ancienne gloire de l’université.

Aussi, Mike Boynton Jr. peut compter sur les renforts de Ferron Flavors, transfert en provenance de Cal Baptist, et d’une autre recrue de grande qualité en la personne de Matthew Alexander-Moncrieffe.

Ferron Flavors est un énorme shooteur (38 % à 3-points en carrière sur un gros volume) et Matthew Alexander-Moncrieffe est une recrue 4-étoiles, un poste 3 de grand talent capable de tout faire sur un terrain. 

Toutefois, on peut regretter de ne pas voir Oklahoma State à la prochaine March Madness. Le programme a été sanctionné par la NCAA. Mais, revanchards, les Cowboys sont, à coup sûr, l’une des équipes à suivre cette saison.

Arizona State Sun Devils (Pac-12)

Arizona State est certainement, avec Oklahoma State, l’une des équipes entourée par le plus de hype à l’aube de cette nouvelle saison.

Les Sun Devils sortent d’une saison prometteuse (20-11, 11-7 en Pac-12), qui n’annonce que du bon pour celle qui arrive. D’autant plus que Arizona State vit une année historique d’un point de vue du recrutement.

Le programme tient la meilleure classe de recrutement de son histoire, rien que ça.

Joshua Christopher (#12), meilleure recrue de l’histoire du programme devant un certain James Harden, a rejoint son grand frère, Caleb Christopher, à Tempe. Mais, ça ne s’arrête pas là ! Les Sun Devils ont également misé sur Marcus Bagley (#29), petit frère de Marvin, qui n’est autre que la 4ème meilleure recrue de l’équipe, derrière Joshua Christopher et James Harden, donc, et Luguentz Dort.

Une classe de recrutement historique, certes, mais la suite de l’effectif n’est pas en reste.

Seuls 2 départs de joueurs majeurs sont à signaler par rapport à la saison dernière. Le guard Rob Edwards a fini son cursus universitaire, mais son départ devrait être clairement compensé. Celui de Romello White (10.2 points, 8.8 rebonds l’an passé), parti pour Ole Miss, pourrait poser plus de problèmes. Celui-ci reste tout de même gérable à la vue du reste de l’effectif.

Arizona State peut surtout compter sur les retours de ses seniors Alonzo Verge Jr. et Remy Martin. Les deux guards seront les stars des Sun Devils, avec Joshua Christopher.

Ils en seront, par contre, les deux leaders et devront tirer toute cette jeunesse vers le haut. Remy Martin sera l’un des meilleurs joueurs de toute la ligue et il faut le surveiller de très près. Le meneur reste sur une superbe saison, conclue à 19.1 points de moyenne. Et on sait qu’il peut faire encore mieux cette saison. C’est dire !

L’addition de Luther Muhammad (junior), transfert d’Ohio State, va aussi beaucoup apporter en backup de Remy Martin.

Sur les postes intérieurs, qui paraissent plus dégarnis, les Sun Devils ont tout de même les armes pour se débrouiller. Taeshon Cherry (junior) et Kimani Lawrence (senior) pourront apporter dans ce domaine, en plus des freshmen Marcus Bagley et, à moindre mesure, Pavlo Dziuba.

On comprend mieux la hype qui entoure cette belle équipe d’Arizona State.

Les Sun Devils sont attendus au tournant, en témoigne leur 18e rang au classement de pré-saison de l’AP Top 25. Pour sa 6ème saison à la tête de ASU, Bobby Hurley a la lourde tâche de faire fonctionner tout ce beau monde ensemble.

C’est peut-être mon équipe la plus talentueuse, celle qui a le plus de potentiel.

déclarait le head coach des Sun Devils il y a quelques semaines.

Il doit faire des choix, notamment au niveau du backcourt, où devront collaborer Remy Martin, Joshua Christopher et Alonzo Verge. Il doit aussi composer avec un certain manque de taille dans la raquette (pas de vrai pivot). Et le head coach doit trouver la bonne recette pour faire marcher un mix de jeunesse et d’expérience, de talent et de solidité.

Un tas de questions qui annoncent une saison plus que passionnante sur le campus de Tempe.

Une chose est sûre : Arizona State peut viser le titre de conférence Pac-12, si ce n’est plus haut.

Illinois Fighting Illini (Big Ten)

Cette année encore, il faut compter avec Illinois en conférence Big Ten.

Alors que les Fighting Illini pouvaient espérer un parcours honorable lors de la dernière March Madness, l’annulation de cette dernière a été un coup dur pour le groupe de Brad Underwood.

Mais, alors qu’un avenir en NBA leur était prédestiné, les deux leaders d’Illinois Ayo Dosunmu et Kofi Cockburn ont décidé de rester une saison de plus en NCAA. Pour notre plus grand bonheur… et celui des amateurs de pick-and-roll, tant la force du duo réside dans l’exploitation de cette phase de jeu simple mais diablement efficace. 

Pour espérer jouer les premiers rôles dans une conférence Big Ten relevée, aux côtés de Wisconsin, Iowa ou Michigan State, le duo est accompagné par plusieurs joueurs de talent. 

D’abord, le meneur de talent et recrue 4-étoiles Andre Curbelo a la lourde charge de remplacer Andrés Feliz, qui officiait en sortie de banc. Ainsi, le Portoricain, qui a toujours brillé dans les compétitions de jeunes, doit soulager Ayo Dosunmu dans la création du jeu. Autre nouveau venu talentueux, Adam Miller. Le guard est lui-aussi chargé d’alimenter le scoring en sortie de banc. Et marquer des paniers, l’ancien pensionnaire du lycée Morgan Park à Chicago sait le faire. Il tournait à 27.4 points, 6.3 rebonds, 5.6 passes décisives et 2.3 interceptions l’an passé, suffisant pour être nommé Mr. Basketball en Illinois.

Aussi, l’ancien joueur de Holy Cross Jacob Grandison devrait pouvoir devenir une rotation de choix sur l’ensemble des postes extérieurs.

Avec tout ce beau monde sous la houlette de Brad Underwood, qui a prouvé qu’il était un excellent coach, Illinois possède de quoi envisager une belle saison

Les équipes qu’il faut garder à l’oeil :

North Carolina Tar Heels (ACC)

Catastrophique.

Un mot qui caractérise bien la dernière saison de North Carolina.

Une saison à oublier où rien n’a tourné rond sur le campus de Chapel Hill. La pire saison, et de loin, de Roy Williams à la tête des Tar Heels, terminée sur un bilan négatif de 14-19 (6-14 en ACC). Un fait rare pour cette université qui connaît habituellement le succès en matière de basketball. Il faut relever la tête en 2020-21 et cela rend, déjà, la saison de UNC intéressante à observer.

Les Tar Heels peuvent rebondir grâce à un gros recrutement, comme à l’accoutumée.

Ils comptent la 2ème meilleure promotion de 2020, juste derrière Kentucky. Avec 3 recrues 5-étoiles et 5 recrues du Top 100, les Tar Heels se sont donnés les moyens de se relever. Les 3 recrues phares du programme pour cette nouvelle année ne sont autres que le meneur Caleb Love (#14), le pivot Day’Ron Sharpe (#15) et le pivot Walker Kessler (#22).

Les 3 freshmen devront avoir de l’impact dès le début de leurs carrières universitaires et peser tout de suite afin de remettre North Carolina sur les bons rails.

Pour encadrer cette promotion folle, UNC peut compter sur quelques éléments déjà là lors des précédentes saisons.

Bien que Cole Anthony et Brandon Robinson, 2 des 3 meilleurs marqueurs de l’équipe en 2019-2020, ont quitté Chapel Hill, il reste de très bons joueurs sur le campus.

A commencer par Garrison Brooks.

L’ailier-fort senior est clairement le leader amené à guider ce jeune effectif. Il sort d’une belle saison de junior et était l’une des rares satisfactions de l’an dernier parmi les rangs de UNC. Il risque de faire encore mieux que ses 16.8 points, 8.5 rebonds en 2020-21.

Autour de lui, le sophomore Armando Bacot garde un gros potentiel. Même si l’ex de IMG a déçu dans bien des aspects l’année passée, son talent reste certain. Il doit cependant travailler pour le faire ressortir. La concurrence amenée par les nouveaux freshmen à l’intérieur pourrait lui être bénéfique.

Aussi, le senior Leavy Black est attendu au tournant. Le guard aura du temps de jeu et accompagnera, notamment, Caleb Love dans le backcourt. L’excellent défenseur doit finir sa carrière universitaire en beauté et apporter un peu d’expérience dans cette jeune équipe.

Beaucoup de questions se posent encore à UNC et il reste énormément d’incertitudes à la veille de cette nouvelle saison.

Point positif : les Tar Heels ne peuvent pas faire pire que l’an passé.

Texas Tech Raiders (Big 12)

En avril 2019, Texas Tech atteint le Final Four à la surprise générale.

Si les Red Raiders s’inclinent au bout du suspense face à Virginia, l’université basée à Lubbock fait son entrée dans la cour des grands. Et si le retour sur terre a été quelque peu compliqué (18 victoires et 13 défaites en 2019-20) avec la perte de joueurs majeurs, Texas Tech reste une équipe très solide de la Big 12.

Hélas, les texans doivent composer sans Jahmi’us Ramsey et Davide Moretti, deux joueurs majeurs du collectif de Chris Beard. Le premier a répondu favorablement aux appels des franchises en NBA, tandis que le second étant rentré au pays, à l’Olimpia Milan.

Mais, on le sait, Chris Beard est largement capable de trouver une solution.

Beaucoup doutaient de sa capacité à remplacer Jarrett Culver. Ce qui a été chose faite avec l’intégration express de Jahmi’us Ramsey, sur qui reposait une grande partie de l’attaque. 

Les Red Raiders ont dû ainsi repenser leur backcourt en une intersaison. Et Nimari Burnett arrive pour mener le jeu. Athlétique, altruiste et capable de marquer beaucoup de points, la recrue 5-étoiles devrait être responsabilisé d’entrée. Pour l’aider, et le décharger d’un peu de pression, Texas Tech a réalisé l’un des grands coups de l’intersaison avec l’arrivée de Mac McClung, arrière prolifique de Georgetown, sur transfert. 

À 20 ans, Mac McClung détient le potentiel pour devenir l’un des meilleurs scoreurs de la conférence Big 12. Et, en plus, il pourrait nous gratifier de highlights dont il a le secret. Il est à lui seul l’une des raisons de ne manquer aucun match des Red Raiders.

Aussi, pour compenser les départs de Ramsey et Moretti, Chris Beard compte sur l’expérimenté junior Kyler Edwards et sur les sophomores Terrence Shannon Jr. et Kevin McCullar, amenés à prendre de plus en plus de responsabilités.

Bref, le talent ne manque pas sur les postes extérieurs. 

Mais surtout, Texas Tech semble avoir corrigé ce qui faisait grandement défaut à sa mouture de l’an passé : le secteur intérieur et la gestion des rebonds. 

Texas Tech était tout simplement la pire équipe de la conférence Big 12 dans ce domaine. Pour y remédier, Marcus Santos-Silva est arrivé en provenance de VCU. Plutôt petit (2,04m) mais très mobile, cet intérieur n’est pas sans rappeler Tariq Owens, qui était titulaire lors du fabuleux parcours des Red Raiders. Il devrait être associé à Joel Ntambwe, arrivé en provenance de UNLV, qui s’avère être un intérieur moderne capable de s’écarter et de protéger le cercle efficacement. 

En étant actif pour récupérer plusieurs joueurs d’autres universités, Texas Tech s’assure un roster de qualité. Surtout, à l’heure où le basketball universitaire est dominé par des bêtes physiques, Chris Beard a fait le choix du talent et du QI basket.

Deux qualités qui, en plus de mener les Red Raiders au succès, devraient offrir un jeu de qualité.

Rutgers Scarlet Knights (Big Ten)

Rutgers n’est pas l’équipe dont on parle le plus en vue de 2020-21. Cependant, les Scarlet Knights ont tout pour réaliser une grande saison… dans la lignée de la dernière.

Ils sortent de l’une des meilleures saisons depuis le début des années 2000 et la meilleure sous l’ère de Steve Pikiell. Rutgers a remporté 20 victoires pour 11 défaites (11-9 en Big Ten) et le programme est même apparu dans le Top 25 à trois reprises.

Cette dernière saison apporte beaucoup d’espoirs pour celle qui arrive.

Et Rutgers a gardé ses deux stars.

Les guards Ron Harper Jr. et Geo Baker guident à nouveau les Scarlet Knights. Les deux amis étaient déjà les leaders lors du dernier exercice et peuvent exploser cette année. Ils forment déjà un superbe duo sur le backcourt et sont prêts à enflammer les parquets de Big Ten.

Les joueurs de compléments, tels que le guard senior Jacob Young, le guard junior Jacob Mathis ou un autre guard junior en Caleb McConnell, seront là pour apporter sur le secteur extérieur, derrière les deux grandes stars.

Par contre, ils ont perdu l’Anglais Akwasi Yeboah à l’intérieur, alors qu’il était en fin de parcours universitaire à Rutgers.

Steve Pikiell compte toujours dans ses rangs le solide pivot junior Myles Johson, qui tournait presque à 8 points et 8 rebonds. Il était, d’ailleurs, le meilleur rebondeur de l’équipe.

Et, surtout, le recrutement de Cliff Omorunyi (#48) est LE grand point positif.

Le nigérian est la 2ème meilleure recrue de l’histoire de Rutgers. Le pivot recevra très vite des responsabilité dans la raquette et devra rapidement avoir de l’impact. Doté d’un physique impressionnant, on ne doute pas qu’il sera vite amener à dominer les raquettes de Big Ten. Une raquette qu’il devra partager avec Myles Johson. Il sera intéressant de voir comment le head coach organise tout cela.

Steve Pikiell a du pain sur la planche, notamment en attaque.

L’équipe de Rutgers devrait se révéler excellente en défense ; mais, elle pourrait peiner quelque peu de l’autre côté du terrain, malgré les quelques garanties apportées par les formidables Geo Baker et Ron Harper Jr.

Et si les Scarlet Knights pouvaient confirmer les attentes placés en eux (24e du Top 25 de pré-saison) ?

Houston Cougars (American)

Et si les hommes de Kelvin Sampson étaient la grande surprise de cette saison ?

À condition de considérer Houston comme une surprise. 

Ces dernières saisons, les Cougars s’affirment comme l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, équipes de la conférence AAC. Et ils seront encore les hommes à abattre en 2020-21. Mais, à la vue de l’effectif, les texans possèdent les armes pour répondre à cette pression. 

À commencer par Quentin Grimes, arrière de grand talent et fer de lance de l’attaque des Cougars.

Si le transfert et l’obtention du waiver de l’ancien joueur de Kansas avait fait grand bruit sa saison sophomore a été réussie sur le terrain. Il a confirmé les attentes placées en lui avec 12.1 points, 3.7 rebonds et 2.3 passes décisives et il devrait encore faire mieux cette saison. D’autant plus que DeJon Jarreau, son compère à la création, est lui aussi de retour pour une dernière danse chez les Cougars. 

Aussi, comment oublier les prometteurs sophomores Caleb Mills, qui joue le rôle de dynamiteur de défense en sortie de banc, et Marcus Sasser qui offrent une rotation extérieure démentielle à Kelvin Sampson.

Si la blessure de Fabian White est un énorme coup dur pour le frontcourt des Cougars, il faut rappeler que le jeu rapide prôné par Sampson ne permet pas aux intérieurs de briller. Au contraire, pour fouler les parquets, les “grands” doivent défendre, prendre des rebonds et être capable de rapidement faire l’essuie-glace pour offrir des solutions aux petits manieurs de ballons. Et, dans ce registre, les Cougars compteront sur le senior Brison Gresham ainsi que sur Reggie Chaney, transfuge d’Arkansas (s’il obtient un waiver).

Pour toutes ces raisons, Houston reste l’une des équipes à dévorer des yeux.

Et ne soyez pas surpris si les Cougars réalisent quelques prouesses en mars prochain.

Les équipes à surveiller du coin de l’oeil :

Tennessee Volunteers (SEC)

Cela fait maintenant plusieurs années que Tennessee fait partie des grandes écuries de conférence SEC.

Les Volunteers se sont affirmés et ont trouvé une certaine continuité sous Rick Barnes. Même si la saison dernière n’a pas été pas la meilleure, elle reste loin d’être catastrophique (17-14, 9-9 en SEC). Et les Volunteers ont moyen de faire mieux en 2020-21.

Malgré les pertes de Jordan Bowden et Lamonte Turner, 2 des 3 meilleurs scoreurs de l’équipe qui ont terminé leur parcours universitaire, Tennessee s’est donné les moyens de réussir. Et possède les arguments pour remédier aux départs des 2 guards.

Cela passe, notamment, par une excellent classe de recrutement.

Les Volunteers se sont classés 4ème de la promotion 2020 avec 3 joueurs du Top-100 et surtout 2 prospects 5-étoiles, en personnes de Jaden Springer (#16) et Keon Johnson (#19).

Les deux freshmen devraient se partager le backcourt avec le sophomore uruguayen Santiago Vescovi et l’intrigant sophomore Josiah-Jordan James, ancienne recrue 5-étoiles en 2019. Un secteur extérieure jeune, mais, extrêmement talentueux.

Surtout que le reste de l’effectif ne manque pas d’expérience.

Les intérieurs Yves Pons et John Fulkerson, tous deux seniors, seront les leaders de cette équipe. On a déjà hâte d’observer leurs saisons respectives. John Fulkerson a tout pour exploser d’autant plus et conclure sa carrière universitaire avec une immense saison. Yves Pons, quant à lui, peut encore progresser dans de nombreux domaines et se mettre en avant en vue de la NBA Draft 2021.

On attend donc “Air France” au tournant pour convaincre les derniers sceptiques.

En bonus à l’intérieur ? E.J. Anosike arrive en temps que graduate transfer, après 2 grosses saisons à Sacred Hearth (NEC).

Que d’arguments qui prouvent que les Volunteers seront l’un des programmes les plus intéressants à regarder du coin de l’oeil en 2020-21. Une équipe talentueuse, expérimentée, profonde, qui joue des deux côtés du terrain et peut viser haut.

Boise State Broncos (MWC)

Le départ de Derrick Alston Jr. pour la NBA aurait pu briser les attentes autour des Broncos. Toutefois, son retour dans l’Idaho les décuple.

L’anticipation est à la base de grands résultats. Et, anticiper, Boise State l’a bien fait ces dernières saisons. Souvenez-vous, en 2018, Chandler Hutchison était sélectionné au premier tour de la NBA Draft et offrait une attractivité nouvelle aux Broncos. Un pouvoir de séduction qui a permis à Leon Rice d’attirer plusieurs recrues 4-étoiles en échec dans leur université initiale.

Ainsi, Abu Kigab, Emmanuel Akot et Devonaire Doutrive ont décidé de rejoindre Boise State. Mais, jusque-là, seul le premier a porté le maillot des Broncos (lors de 20 matches en 2019-20). Cette saison, Leon Rice peut, enfin, bénéficier du plein potentiel de son effectif. 

Malgré le départ de l’excellent Justinian Jessup, pour l’Australie ou la NBA, la rotation extérieure des Broncos garde fière allure. D’autant que Marcus Shaver, arrivé en provenance de Portland, apporte sa dizaine de points au poste de meneur de jeu. Emmanuel Akot devrait selon toute vraisemblance l’accompagner au poste d’arrière avec Doutrive en sortie de banc. Abu Kigab, excellent manieur de ballon, devrait également être d’une aide précieuse pour assurer la création. De plus, il peut mettre des points. A l’image de ses 11 points de moyenne alors qu’il n’était pas complètement intégré dans le dispositif offensif de Leon Rice. 

Mais, si Boise State figure dans cette liste, c’est avant tout grâce à Derrick Alston Jr.

Grand favori pour le titre de joueur de l’année dans la conférence Mountain West, il peut espérer taper dans l’œil d’une franchise de NBA… à condition de réaliser une saison pleine. Longiligne à 2,06m et réputé bon défenseur, le Texan n’a presque que des qualités à l’exception de son âge (23 ans).

En plus d’Alston, Boise State compte deux joueurs européens très prometteurs dans son effectif, Pavle Kuzmanovic et Mladen Armus. Si le premier, freshman, devrait profiter de cette saison pour s’acclimater, le second sera l’homme fort de la raquette des Broncos. 

Vous l’aurez compris, Boise State possède les qualités pour briller cette saison. Leon Rice pourra-t-il emmener son effectif séduisant à la March Madness ? Boise State ne l’a plus connu depuis 2015. 

Alabama Crimson Tide (SEC)

Première saison mitigée pour Nate Oats à Alabama.

Le Crimson Tide sort d’une saison étonnante, terminée avec un bilan de 16-15 (8-10 en SEC). Enormes en attaque avec l’une des meilleures attaque de D-1, les joueurs d’Alabama l’étaient bien moins du côté défensif (avec près de 80 points encaissés par match). Une saison mi-figue mi-raisin, donc, qui a tout de même permis l’éclosion de quelques athlètes.

Outre Kira Lewis Jr., qui a quitté l’Alabama pour la Draft NBA, l’émergence du freshman Jaden Schakelford et du junior John Petty Jr. font partie des grandes satisfactions de la saison passée. Des satisfactions qui le sont d’autant plus que les deux guards reviennent sur le campus pour y disputer cette nouvelle saison.

Le Crimson Tide possède de bonnes bases sur lesquelles s’appuyer, notamment au niveau du backcourt, avec le retour de ces deux joueurs, fondamentaux dans le système de Nate Oats.

Pour compléter, l’arrivée du très attendu meneur sophomore Jahvon Quinerly tombe à pique.

L’ex McDonald’s All-Americain amène son talent du côté de l’Alabama. L’ancien de la Jelly Fam arrive sur transfert de Villanova, où il n’a pas su s’imposer et trouver sa place, en 2018-19. Après s’être assis une saison, il peut (enfin) retrouver les terrains et éclabousser la NCAA de son grand talent. Le jeune homme est entouré de beaucoup de hype et on a hâte de le voir rebondir pour, peut-être, confirmer son potentiel.

Anecdote : Jahvon Quinerly jouera cette saison avec son petit frère Jaden, qui ne devrait vraisemblablement pas avoir beaucoup de temps de jeu en tant que freshman.

Le backcourt est évidemment de qualité et sera bien complété par la venue de la recrue Josh Primo (#58). Le combo guard canadien a, lui aussi, beaucoup de talent et essayera de se développer dans un secteur extérieur déjà bien fourni.

Pour l’accompagner, le pivot français Daniel Tchikou (#59) aurait pu être l’un des éléments importants du Crimson Tide. Malheureusement, il ne pourra pas jouer de la saison. La faute à une rupture du tendon d’Achille qui nous prive d’un nouveau français en NCAA. Dommage, car, Alabama manque de taille. Un problème auquel le français aurait pu apporter un élément de réponse, avec ses quelques 210cm (6’11).

Les intérieurs seniors Alex Reese et Herbert Jones tenteront de régler un tel problème. Les deux joueurs devront progresser afin que l’équipe ne connaisse pas les mêmes soucis défensifs que lors de la dernière saison.

Nate Oats possède de beaux éléments entre ses mains, et, des petits points d’ombre. Il doit réussir à les faire fructifier afin de réussir sa deuxième saison à la tête du Crimson Tide. Un beau défi, intrigant, que l’on se languit de suivre.

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