Julian Champagnie Posh Alexander St John's Red Storm Basketball 2020-21
(Crédit photo : AP Photo)

“CBB Preview” : quelles seront les belles équipes surprises en 2021-22 ?

Chaque année, de nombreuses équipes (surprises ou non) détonnent dans le paysage du basketball universitaire. Si certaines le font pour des raisons obscures, d’autres aspirent à la sympathie en proposant un jeu innovant qui réchauffe le coeur des spectateurs.

Alors, avant même le début de la saison, il faut souvent partir à la chasse de ces programmes, souvent méconnus du grand public, qui nous régaleront au cours de cette nouvelle saison universitaire.

Le mode “hipster” est activé.

Partons à la découverte de 7 programmes qui se révéleront être de belles surprises en 2021-22, sur le plan du jeu et des résultats.

Oral Roberts Golden Eagles (Summit League)

Les Golden Eagles sont de retour.

Après une saison épique, marquée par une fabuleuse March Madness échouée au Sweet Sixteen, Oral Roberts revient en force pour une seconde tournée. Sur le papier, il est difficile de voir les hommes de Paul Mills répéter un pareil exploit. Mais, qui aurait pu prédire que le petit programme de Tulsa réaliserait une si belle saison en 2020-21 ?

Heureusement, pour cette nouvelle aventure, Oral Roberts a conservé son joyau.

Véritable machine à scorer, Max Abmas (prononcé ACE-MISS) devrait nous gratifier de quelques cartons offensifs. Auteur de 24.5 points de moyenne par match l’an passé, il devrait une nouvelle fois figurer parmi les meilleurs scoreurs du pays.

À ses côtés, et pour remplacer le précieux Kevin Obanor (18.7 points de moyenne par match), Oral Roberts a pu tester sa cote de popularité sur le marché des transferts. 

Ainsi, Isaac McBride, recrue 3-étoiles en provenance de Vanderbilt, a rallié le campus de Tulsa. Combo guard de talent, le sophomore est adroit de loin puisqu’il convertissait 36 % de ses tentatives à 3-points. Il devrait être une arme de choix pour Paul Mills. Trey Phipps, autre recrue 3-étoiles, a choisi de quitter Oklahoma pour rentrer chez lui pour sa saison sophomore. Et il est également un bon shooteur extérieur. 

C’est donc une équipe tournée vers l’offensive, comme en témoigne les 81.1 points marqués en moyenne en 2020-21, qui avancera avec une cible dans le dos en Summit League.

Mais, on vous le promet, ça vaudra le détour. 

Colorado State Rams (Mountain West)

Un head coach rafraîchissant, un duo explosif et un programme qui sort d’une année faste. Pas de doute, Colorado State sera bien l’une des vraies belles surprises de la saison.

En l’espace de 3 petites années, Niko Medved a révolutionné un programme habitué à être moyen. Désormais, les Rams ont le potentiel pour être spécial grâce à David Roddy et Isaiah Stevens. Et, avec ses 2 leaders, Colorado State devrait être l’équipe à battre dans une séduisante Mountain West Conference.

Le premier, intérieur de petite taille au profil atypique, est un merveilleux joueur de basket qui progresse année après année. L’an passé, David Roddy tournait à 15.9 points et 9.4 rebonds de moyenne.

Sa tonicité, qui fait de lui un féroce défenseur, pourrait l’amener à faire encore mieux.

À ses côtés, Isaiah Stevens, meneur titulaire du programme depuis son année freshman, est un homme à tout faire. Bon scoreur, 15.3 points par match l’an passé, il est également un bon organisateur avec plus de 5 passes décisives par match.

Redoutable, le duo est une belle raison de regarder les Rams. 

Une équipe d’expérience, les 7 meilleurs scoreurs du programme sont de retours et un jeu agréable à regarder. Les Rams devraient aller loin au mois de mars prochain. 

Toledo Rockets (Mid-American)

L’an passé, Toledo s’est affirmé comme l’équipe à battre dans une relevée conférence MAC.

Avec 15 victoires pour seulement 4 défaites, les hommes de Tod Kowalczyk ont séduit les observateurs avec un jeu tourné vers l’offensive. Mais, Ohio et Jason Preston ont stoppé l’aventure des Rockets en demi-finale du tournoi de conférence.

Une élimination soudaine qui a, hélas, poussé Marreon Jackson à rejoindre Arizona State.

Une lourde perte… mais qui ne paraît pas être rédhibitoire tant l’état d’esprit offensif de l’équipe s’est révélé être communicatif. Pour remplacer l’impact de Marreon Jackson, Tod Kowalczyk pourra compter sur la progression interne. Ainsi, 3 titulaires, qui tournaient tous à plus de 11 points de moyenne, sont de retour pour assurer une certaine continuité.

Parmi eux, le sophomore Ryan Rollins paraît être le futur go-to-guy et le guard sera a minima le nouveau leader du backcourt des Rockets.

À ses côtés, on pourrait retrouver RayJ Dennis, arrivé en provenance de Boise State. Dans l’Idaho, le meneur a sorti une excellente saison au sein d’une conférence relevée. Il devrait donc logiquement s’imposer comme le meneur titulaire des Rockets cette saison. De quoi former un sacré duo dans le backcourt. 

Si le puzzle s’assemble rapidement, Toledo pourrait dominer sa conférence et en surprendre plus d’un au mois de mars prochain. À regarder de toute urgence pour admirer une équipe altruiste. 

St. Bonaventure Bonnies (Atlantic 10)

Cette fois, c’est pour la défense que St. Bonaventure est présent dans cette liste.

Et pour cause, depuis plusieurs années, la défense des Bonnies effraie de nombreux adversaires. Rien que l’an passé, les hommes de Mark Schmidt possédait la 7ème meilleure défense du pays. Une recette qui devrait rester la même en 2021-22 puisque les 5 titulaires sont revenus. 

À commencer par Osun Osunniyi, monstre athlétique et incroyable protecteur de cercle, qui fera de nouveau office de point d’ancrage du système défensif des Bonnies.

Pour amener des points, St. Bonaventure s’appuiera sur Kyle Lofton.

Auteur de 14.4 points et 5.5 passes décisives de moyenne par match, le meneur sera secondé par Jaren Holmes et Dominick Welch, deux shooteurs qui alimenteront la colonne des scores tous les soirs. 

Une défense de premier choix, un meneur de talent et des shooteurs, voilà la recette du succès de St. Bonaventure. Et c’est une recette plus que séduisante. 

Arizona Wildcats (Pac-12)

Il y avait besoin de changement sur le campus d’Arizona.

Après des années noires sur les plans sportifs et administratifs, Arizona avait besoin d’un vent de fraîcheur et pour tourner la page de Sean Miller, les Wildcats ont mis la main sur Tommy Lloyd, entraineur assistant de longue date à Gonzaga. Et, à Tucson, le nouveau coach aura un effectif jeune et talentueux. De quoi mettre en place un jeu séduisant. 

L’an passé, plusieurs freshmen ont eu du temps de jeu. Alors, avec une année dans les pattes, la classe biberon d’Arizona devrait encore nous réserver de belles choses.

Deux d’entres eux pourraient nous apporter énormément de bonheur lors du visionnage des rencontres.

En premier lieu, Bennedict Mathurin. L’ailier québécois sort d’une belle saison freshman et aura à coeur de poursuivre sa progression en vue de la NBA Draft 2022. Il devrait sortir quelques cartons offensifs. À ses côtés, Azuolas Tubelis, lituanien très talentueux, tentera de faire la loi à l’intérieur. Il devrait encore faire mieux que les 12.2 points de l’an passé.

Mieux, Arizona a réussi quelques jolis coups sur le marché des transferts à l’image d’Oumar Ballo, arrivé en provenance de Gonzaga, où il n’avait que peu joué. C’est donc une équipe pleine de fraîcheur qui se présente sur la ligne de départ.

Suffisant pour changer les mentalités et ramener le programme à la March Madness pour la première fois depuis 2018 ?

Belmont Bruins (Ohio Valley)

Une dernière danse.

Tel sera le mot d’ordre de la saison de Belmont.

Et pour cause, à l’issue de cette saison, Belmont quittera l’Ohio Valley Conference (OVC) pour rejoindre la Missouri Valley Conference (MVC). Dernière danse, ce sera également le mot d’ordre pour plusieurs joueurs de l’effectif. Alors, les Bruins voudront dominer cette saison et ils sont en capacité de le faire grâce à leur jeu séduisant.

Pour cela, la recette est claire : s’appuyer sur des upperclassmen.

À l’image du pivot Nick Muszynski.

Gaucher, l’intérieur est capable d’artiller de loin et de faire la loi au poste bas. Un intérieur très technique qui a tout de même ses limites en défense.

Heureusement, pour l’aider, toute l’équipe donne de sa personne.

À commencer par Grayson Murphy, un arrière qui prenait près de 8 rebonds par match au cours de la dernière saison. Une statistique hallucinante. Et c’est pour cet esprit collectif et ce dépassement de fonction que Belmont est si agréable à voir jouer.

En saison régulière, Casey Alexander devrait également donner du temps de jeu à ses jeunes loups avant de se repasser en mode rouleau compresseur à l’approche de la fin de saison. Une aventure à suivre jusqu’au mois de mars, c’est une certitude.

St. John’s Red Storm (Big East)

Le meilleur pour la fin, comme on a l’habitude de dire.

Julian Champagnie et Posh Alexander se sont révélés être 2 formidables raisons de regarder St. John’s. D’autant plus que d’autres leaders du Red Storm ne seront plus là cette saison. Le fantastique duo récupère donc les clés du camion.

Une bonne nouvelle pour Mike Anderson qui essaie, depuis 2 saisons, d’imposer sa patte offensive sur le jeu de l’université du Queens. 

Ainsi, il faudra sans doute un peu de temps pour que le puzzle prenne le temps de s’assembler.

Car derrière Julian Champagnie et Posh Alexander, St. John’s comptera sur de nombreux nouveaux venus, principalement, sur transfert. Tareq Coburn, shooteur reconnu qui tournait à plus de 15 points de moyenne à Hofstra, et Montez Mathis, titulaire durant 3 saisons à Rutgers, sont sans doute les pièces les plus intéressantes récupérées par le Red Storm à l’intersaison.

C’est donc un effectif avec beaucoup d’arrières dynamiques et quelques intérieurs athlétiques qu’est arrivé à assembler Mike Anderson. Si St. John’s aura fort à faire pour se frayer un chemin jusqu’à la March Madness, conférence Big East oblige, le Red Storm devrait, à coup sûr, nous régaler.

La hype est à son paroxysme.