Kyle Lofton Saint Bonaventure Bonnies vs Duquesne A-10 2021
(Crédit photo : Saint Bonaventure Bonnies Athletics)

“CBB Preview” : nos 10 meilleures équipes en Mid-Majors en 2021-22

Jacksonville State Gamecocks (18-9, 13-6 en OVC)

L’Ohio Valley Conference est l’une des meilleures conférences en Mid-Majors, avec un renouvellement depuis quelques temps et un nouveau quatuor qui se dispute le titre. Jacksonville State fait partie de ces 4 programmes qui offrent une lutte intense et acharnée.

Cependant, les Gamecocks quittent l’OVC dès cette saison et rejoignent l’Atlantic Sun… à mon plus grand regret.

Ceci dit, aucun départ à noter en cette nouvelle saison et un seul transfert majeur : Jalen Gibbs. L’ancien leader de Mount St Mary’s (16.5 points et 4.8 rebonds de moyenne) est un formidable attaquant, très complet, capable d’agresser le cercle ou de sanctionner une défense laxiste de loin. Un joueur qui risque de faire des étincelles dès ses premières minutes avec sa nouvelle équipe, et qui sera comme un poisson dans l’eau, en harmonie avec le style de jeu de Jacksonville State.

Il rejoint une équipe complète, avec du talent de partout. Et il formera un backcourt détonnant avec Darian Adams (15.7 points, 4.6 rebonds et 3.1 passes de moyenne). Aussi, Jalen Finch (11 points, 4.8 passes et 3.9 rebonds de moyenne) est un sniper qui peut sortir de son (simple) rôle au besoin. Vous possédez là l’un des meilleurs trios d’extérieurs en Mid-Majors.

Du talent, de la complémentarité, tout est réuni pour ce nouvel exercice.

On n’oublie pas le transfuge de North Carolina, le pivot Brandon Huffman, qui sera là à partir de janvier, qui peut apporter encore plus de solutions en sortie de banc et qui peut aussi espérer une place de titulaire.

L’effectif, sur le papier, est dantesque, n’ayons pas peur des mots !

Jacksonville State offrira une belle lutte à Liberty, FGCU et Lipscomb pour le titre en A-Sun. Enfin une vraie concurrence pour les Flames.

Louisiana Tech Bulldogs (24-8, 12-4 en C-USA)

La saison dernière, Louisiana Tech était l’une des meilleures équipes en Mid-Majors. Mais, voilà, quand on ne remporte pas son tournoi de conférence chez les Mid-Majors (sauf exception et cela reste rare, coucou messieurs du comité de sélection, je vous parle), pas de March Madness.

Les Bulldogs ont réalisé un joli run au NIT, en perdant en demi-finale, contre Mississippi State.

Cette intersaison a été plutôt bonne pour le programme, d’ailleurs. Seulement 3 départs dont celui de Kalob Ledoux (11.6 points, 4 rebonds)… mais des arrivées plus que prometteuses.

Le scoreur et leader d’Incanate Word, Keaston Willis (18.9 points, 4.5 rebonds) arrive sur le campus pour remplacer Ledoux numériquement (mais pas que). Ladamien Bradford, en provenance de Texas A&M et David Green, en provenance de Hofstra, apporteront leur expérience en sortie de banc. Mais, quand on parle de Louisiana Tech, on parle surtout de Kenneth Lofton Jr.

Le bourreau des jeunes français au cours de l’été dernier est de retour pour une saison de sophomore qui promet énormément sur le papier à Louisiana Tech.

Intérieur au physique atypique, Kenneth Lofton Jr. est un joueur soyeux ballon en mains et se présente comme l’un des meilleurs intérieurs du championnat universitaire. Un possible prospect qui ira en NBA après cette saison (ou qui aura une très belle carrière en Europe).

Loyola-Chicago Ramblers (26-5, 16-2 en MVC)

La meilleure équipe des Mid-Majors (après Gonzaga) depuis quelques saisons, Loyola-Chicago, a encore provoqué des sensations inégalées la saison dernière. Un run jusqu’au Sweet 16 et une défaite quelque peu surprise face à Oregon State surtout après une masterclass face à #1 Illinois au tour précédent.

Personnellement, je suis resté sur ma faim, mais on devient exigeant avec les Ramblers.

Cameron Krutwig n’est plus sur le campus (après avoir été l’un de mes joueurs préférés en NCAA) et il évolue aujourd’hui dans un club professionnel en Belgique. Aucun club en France n’a tenté le coup, dommage. Et, forcément, quand vous perdez votre meilleur joueur, leader, maestro en attaque et en défense, on se dit que la saison risque d’être plus délicate.

Sauf que l’on parle de Loyola-Chicago et de son réservoir de talents.

A l’inverse, Lucas Williamson joue toujours pour les Ramblers et il prendra le rôle numéro un en attaque. Tate Hall et Keith Clemons vont eux-aussi obtenir plus de responsabilités et j’ai hâte de voir cela. Aher Uguak est un prospect intéressant qui risque d’avoir quelques ballons supplémentaires en attaque cette saison, pour notre plus grand plaisir. 

Au rayon des arrivées, on note celle de Chris Knight (14.8 points, 6.4 rebonds à Dartmouth) ainsi que de Ryan Schwieger (10.7 points) en provenance de Princeton. Il y a aussi des freshmen qui arrivent sur le campus et on surveillera avec attention Saint Thomas, un ailier ultra polyvalent, qui correspond parfaitement à la philosophie des Ramblers. Une belle pioche pour le futur.

Le seul point d’interrogation concernant Loyola Chicago ? L’après Porter Moser.

Certes, le head coach a repris la direction de Oklahoma… mais le fait que son jeune (30 ans) assistant, Drew Valentine, prenne la relève, est une excellente chose. La solution interne était la meilleure et on continuera d’admirer le beau jeu des Ramblers en 2021-22.

Belmont Bruins (26-4, 18-2 en OVC)

Belmont a perdu son statut de patron dans l’Ohio Valley Conference, avec une saison précédente loin des standards habituels et une non-qualification pour la March Madness. Une défaite, un peu surprise en finale contre Morehead State, a fait mal aux têtes.

Pour la défense des Bruins, il faut dire que l’effectif était assez jeune.

Ce n’est plus vraiment le cas : l’axe 1-5 est le maillon fort de Belmont et le duo composé de Grayson Murphy (10.9 points, 8 rebonds, 5.8 passes et 2.3 interceptions de moyenne) et de Nick Muszynski (15 points, 5.6 rebonds et 1.6 contres de moyenne) ne bouge pas. Et des joueurs complémentaires entourent cette paire talentueuse. Luke Smith, l’autre senior, a réalisé une saison exceptionnelle pour sa première en Division I (après un cursus en Junior College) et il s’est révélé en tant que shooteur de loin prolifique.

N’oublions pas la belle surprise, le freshman Jacobi Wood. Troisième meilleur scoreur des Bruins au cours de la saison dernière, avec 11.3 points de moyenne, c’est un joueur complet offensivement, qui défend aussi. Il est le futur visage de Belmont, mais, il peut encore exploser cette saison.

Belmont est revanchard avec très peu de changements. Le noyau dur est de retour et le jeune groupe possède désormais une saison dans les jambes.

La March Madness en ligne de mire et rien d’autre.

St. Bonaventure Bonnies (16-5, 11-4 en A-10)

Le patron de l’Atlantic 10, messieurs dames, c’est St. Bonaventure bien sur. Et oui !

Les Bonnies sortent d’une saison plutôt “solide” avec une saison régulière rondement menée, un tournoi de conférence A-10 sans trembler et un upset tout proche face à LSU à la March Madness. Mais pourquoi Saint Bonaventure s’est hissé au rang de meilleur de la conférence ?

Grace au duo Kyle Lofton et Osun Osunniyi.

L’axe 1-5 de l’équipe était tout simplement l’un des tous meilleurs du championnat universitaire, c’est aussi simple que cela. Déjà, Kyle Lofton est un prospect extrêmement doué offensivement, capable de sanctionner dans n’importe quelle position sur le parquet. Puis, Osun Osunniyi est la tour de contrôle et protecteur de cercle qui n’hésite pas à finir fort près du cercle, tout en se rendant disponible avec des écrans. C’est fort, c’est complémentaire, on aime.

Toutefois, ce ne sont pas les deux seuls joueurs intéressants chez les Bonnies.

Vous avez des lieutenants de renom comme Jalen Holmes, Jalen Adaway et Dominick Welch. Et, en plus, Quandry Adams vient étoffer le banc en 2021-22 en provenance de Wake Forest après une saison de freshman fantomatique (8 minutes de jeu en moyenne). Le Malien Abdoul Kari Coulibaly arrive lui-aussi de Pittsburgh pour faire souffler Osun Osunniyi et le sophomore sera là pour faire le travail de l’ombre, une chose pour laquelle il excelle.

Très peu de changements et un banc avec plus d’options.

Oui, sur le papier, cette équipe de St. Bonaventure fait peur très peur !

Richmond Spiders (14-9, 6-5 en A-10)

Richmond était, pour moi, dans le Top-5 des meilleures équipes de Mid-Majors en début de saison dernière. Mais voilà, les blessures sont passées par là, et l’effectif n’a (quasiment) jamais été au complet. Difficile de construire quelque chose dans ces conditions.

Cependant, un seul départ notable pour cette saison : celui de Blake Francis… et ses 16 points de moyenne, tout de même.

Grant Golden, l’intérieur au look atypique, est quant à lui bien de retour avec le meneur de jeu Jacob Gilyard, Tyler Burton ainsi que Nathan Cayo. 4 joueurs du cinq majeur seront là. Et bonne nouvelle : Nick Sherod semble enfin en bonne santé (lui qui a connu une saison blanche suite à une blessure). Il remplacera le départ de Francis sur le terrain et au scoring sans l’ombre d’un doute. Une bonne chose pour les Spiders.

On surveillera les deux freshmen Malcolm Dread et Jason Nelson. Ils formeront le possible backcourt de la saison prochaine à Richmond.

Si les blessures restent loin des Spiders ?

Vous tenez là un candidat plus que crédible pour un ticket à la March Madness, c’est indéniable.

UAB Blazers (22-7, 13-5 en C-USA)

J’ai toujours eu de l’affection pour le programme de basketball de UAB, notamment, avec le passage du français Thomas Smallwood, qui a grandi au centre de formation de Pau.

On peut dire merci à Andy Kennedy pour les travaux réalisées dès sa première saison à la tête des Blazers (et merci à Ole Miss pour le licenciement). Il a redoré le blason de l’équipe en très peu de temps et a remis UAB dans les premières places de la conférence avec un niveau de jeu intéressant.

Et puis, quand vous avez un coach de ce calibre, le recrutement est plus facile…

6 transferts de choix arrivent sur le campus de Birmingham, attention les yeux. Tyreke Locure (13.5 points, 5 rebonds et 3.1 passes à South Alabama), Jordan Walker (13 points, 4.3 passes à Tulane), KJ Buffen (8.4 points et 4.5 rebonds à Ole Miss), Justin Brown (8.1 points à USF), Jamal Johnson (9.4 points à Auburn) et Josh LeBlanc (4.4 points à LSU).

Un recrutement digne d’une équipe de Power Six, mais, c’est bien UAB qui hérite de ces recrues.

De plus, les trois meilleurs marqueurs sont de retour dans l’équipe et les 2 meilleurs défenseurs (Trey Jamison et Quan Jackson) de la conférence composent toujours l’effectif.

Cette équipe adhère avec la philosophie du coaching staff et la C-USA est plus qu’abordable.

Vous aussi vous sentez cette bonne odeur de March Madness pour les Blazers ?

En tout cas, moi, oui.

Iona Gaels (12-6, 6-3 en MAAC)

Malgré tout l’amour que je porte pour Rick Pitino (et bien que le monsieur a investi dans mon club de coeur, l’Elan Béarnais), il n’en reste pas moins l’un des entraîneurs que je déteste le plus dans le paysage du basketball universitaire. Sauf que force est de constater qu’il a mené Iona à la qualification de la dernière March Madness, un peu, à la surprise générale.

Malgré tout, les Gaels perdent leur duo prolifique Isaiah Ross et Asante Gist (quasiment la moitié des points de l’équipe) au cours de cette intersaison.

Pour combler ce déficit, Tyson Jolly arrive de SMU tout comme Elijah Joiner de Tulsa. La nouvelle paire doit prendre, sur le papier, la relève de 2 patrons sur le départ. Il sera, certes, difficile de remplacer l’apport d’Isaiah Ross au scoring, mais Joiner est une réelle addition et apportera plus que Gist au poste de meneur de jeu (au niveau des « contraintes » du poste).

Quinn Slazinski, un stretch four par excellence, sort d’une belle saison de freshman à Louisville et arrive sur le campus avec une place de titulaire et de possible 3ème option offensive.

En parlant de freshman prometteur, Nelly Junior revient après un titre de freshman de la saison dernière en MAAC. Hâte de voir les progrès du prospect en tant que sophomore.

De quoi refaire le coup de l’an dernier avec une qualification à la grande danse de mars ?

Toledo Rockets (21-9, 15-4 en MAC)

Toledo était l’une des équipes les plus agréables sur le plan offensif en Mid-Majors au cours de la saison dernière. Un air de run and gun avec du spacing et des joueurs qui connaissent leur rôle au sein de l’équipe. De toute manière, un système qui laisse souvent place à la prise de responsabilité du joueur, j’adhère complètement.

Mais, les Rockets perdent leur leader, Marreon Jackson, ainsi que Spencer Littleson.

Soit plus de 31 points de moyenne lors du précédent exercice.

Le jeune Ryan Rollins devient donc le nouveau patron de Toledo et il sera suppléé par Keshaun Saunders, qui reçoit plus de responsabilités. Le coaching staff compte aussi sur le jeune Jamere Hill, qui n’a joué que 10 petits matchs avant une grosse blessure. C’est peut-être lui la belle surprise chez les Rockets.

Au niveau des nouveaux visages, RayJ Dennis arrive de Boise State pour prendre la place vacante de Marreon Jackson. On perd un peu au niveau du scoring, mais, on gagne dans les autres domaines… ce qui reste bénéfique.

J’ai hésité à inscrire Buffalo dans cette liste plutôt que Toledo.

Sauf qu’une chose est certaine : le duel dans la conférence MAC entre les 2 équipes s’annonce juste incroyable.

Colgate Raiders (14-2, 11-1 en Patriot League)

Colgate est le patron de la Patriot League depuis 3 saisons et j’ai comme l’impression que ce sera la même chose en 2021-22, encore.

Oui, Jordan Burns ne se trouve plus sur le campus après avoir récupéré une place en G-League. Mais, il est le seul départ notable de cette saison. La 2ème meilleure attaque du championnat (85.2 points de moyenne) perd quasiment 17 points de moyenne… mais, elle voit également le retour de Nelly Cummings, Tucker Richardson, Keegan Records ou encore Jack Ferguson.

Il y a pire quand même.

Certains devraient obtenir plus de responsabilités avec le départ de Burns (on pense notamment à Cummings), et je n’ai aucun doute là-dessus, cela va le faire aisément.

Le seul problème de Colgate et il est apparu face à Arkansas lors de la dernière March Madness : le secteur intérieur est « faible » sur le point de vue physique.

Dans la Patriot League, RAS. Mais sur le plan national, c’est plus compliqué.

On pourra recevoir un petit aperçu en décembre avec des matchs contre Pittsburgh, St John’s ou encore NC State (celui-là dès le 13 novembre). Et des réponses à la question : « est-ce que Colgate peut accomplir un run lors du NCAA Tournament ».

Car il s’agit de l’unique question que l’on se pose avec les Raiders en 2021-22.

Mentions honorables : Liberty, Missouri State, Saint Louis, Buffalo, Northeastern.