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(Crédit photo : Hofstra Athletics)

NBA Draft 2019 : une nuit historique pour la conférence Colonial

La nuit dernière se déroulait la NBA Draft, l’un des moments phares de l’année et surtout, le dernier jour officiel de certains joueurs dans l’univers du basketball universitaire.

Nombre de joueurs en provenance des Mid-Majors ont entendu leur nom être appelé par Adam Silver lors de cette nouvelle cuvée, et oui, cela fait plaisir.

Surtout, un moment d’histoire a eu lieu, grâce à Utah, qui a sélectionné DEUX joueurs issus de la conférence Colonial : Justin Wright-Foreman (Hofstra) et Jarrell Brantley (Charleston). Une belle récompense pour cette ligue underground, même au sein des Mid-Majors.

Seulement 22 joueurs de la CAA ont été sélectionnés depuis la création de la conférence (1982). 9 noms de joueurs sont sortis à la grande messe depuis 1989. Preuve encore une fois que les Mid-Majors regorgent de pépites qui ne demandent qu’à avoir leur chance. C’est une petite victoire de voir 2 joueurs de la conférence en NBA la saison prochaine, surtout dans la même équipe (en sachant que Miye Oni, le leader de Yale, a lui-aussi été récupéré par Utah).

Il reste à voir quel rôle auront les deux joueurs, avec a minima, la G-League en ligne de mire.

 

La confirmation pour Justin Wright-Foreman

 

Justin Wright-Foreman était attendu au deuxième tour de cette NBA Draft, après des workouts productifs et une participation au tournoi “3 vs 3” réservé aux seniors de basketball universitaire. Celui-ci a mis en lumière les qualités du prospect, au cours duquel il a été nommé MVP.

Ses coéquipiers lors du tournoi ? Jarrell Brantley, Vasa Pusica (Northeastern) et Devontae Cacok (UNC Wilmington), qui se sont partagés la victoire et les $100.000 dollars à la clé.

2.327.

Le nombre de points que Justin Wright-Foreman a marqué durant son cursus à Hofstra, soit la deuxième meilleur marqueur de l’histoire du programme. Grand artisan de la suprématie de son équipe en Colonial, enfin, jusqu’à cette année. C’est donc en toute logique de le voir arriver en NBA.

Et c’est désormais officiel avec une 52ème position, grâce au Utah Jazz.

 

 

Justin Wright-Foreman est l’un des nombreux exemples qui montrent qu’un cursus complet est positif  dans la carrière d’un joueur. Il a connu une saison de freshmen fantomatique, avec moins de 5 minutes de moyenne. Sa saison de sophomore a été plus intéressante, notamment sur sa fin, où il brigue enfin une place de titulaire. La suite ? Deux saisons avec 24.4 et 27.1 points de moyenne, à plus de 37 minutes par match.

Son parcours atypique prouve qu’il possède un mental à tout épreuve, ce qui est un atout non-négligeable quand on pose pied en catimini en NBA.

 

 

En résumé, Justin Wright-Foreman est un fort scoreur, un leader vocal et un joueur assez intelligent pour comprendre son futur rôle, sans se plaindre. Il reste un scoreur de série, comme on a pu le voir cette saison : entre des gros coups de chauds à plus de 35 points (ou des buzzer beaters), et, deux matchs plus tard, difficilement passer la barre des 15 points.

Cependant, il devrait rester une belle option en sortie de banc dès ses débuts en NBA. Certes, son rendement sera plus faible, mais il peut se faire un petit trou dans la rotation avec son profil d’homme à tout faire. On a (déjà) hâte de le voir en Summer League.

 

Jarrell Brantley, sensation ou surprise de la NBA Draft ?

 

Je vais être honnête avec vous : je ne pensais pas que Jarrell Brantley serait sélectionné, tout court.

Le leader de Charleston a connu une petite hype dans les derniers jours précédents cette NBA Draft. Il a été sélectionné en 50ème position par le Utah Jazz, 3 positions devant Justin Wright-Foreman, devenant ainsi le premier joueur de la conférence Colonial à être drafté depuis Marcus Thornton en 2015 (45ème position).

C’est une énorme surprise, en sachant que Jarrell Brantley n’était pas l’attraction numéro une de Charleston cette saison (malgré un sacré buzzer-beater en début de saison). Le prospect le plus attractif, le junior Grant Riller, a volé la vedette au senior, surtout sur la fin de saison avec des performances offensives extraordinaires.

Mais Jarrell Brantley est avant tout un joueur “de l’ombre”.

 

 

Il a tendance à s’effacer pour laisser son leader prendre le jeu à son compte (et c’est assez frustrant par moment), mais rassurez-vous, il est prêt pour les exigences de la NBA. Poste 3-4 (il jouait plutôt 4 à Charleston mais il sera un ailier en NBA), on parle d’un joueur avec un panel offensif développé. Il est efficace en pick-and-roll, que ce soit à la création ou alors en déroulant après le pick.

Son physique lui permet surtout d’être agressif vers le cercle. Il peut aussi jouer poste bas lors d’un mismatch avec son adversaire, bien qu’il lui manque tout de même un premier pas efficace pour être productif au plus haut niveau.

Jarrell Brantley a été constant sur l’ensemble de sa saison de senior.

La saison de Charleston a été plutôt décevante, avec une défaite en demi-finale du tournoi de conférence Colonial, mais il a su se montrer à son meilleur niveau pour attirer les scouts. En tout cas, c’est une agréable surprise de voir son nom à la NBA Draft, (certainement) un an avant son coéquipier Grant Riller.

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