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(Crédit photo : University of San Francisco)

“Midnight Throwback” : quels sont les 7 champions invaincus de l’histoire en NCAA ?

Retour de “Midnight Throwback” afin de revivre les plus grands moments, les plus belles équipes, les meilleurs joueurs de l’histoire de la NCAA. Après l’épopée fantastique des Hoosiers d’Indiana en 1976, le deuxième “Throwback” revient sur l’ensemble des équipes couronnées championnes sans aucune défaite au compteur.

 

Après les défaites de Michigan et de Virginia, plus aucune équipe n’est invaincue dans le championnat universitaire masculin cette saison. Et depuis 1976, personne n’est parvenu à réaliser la saison parfaite menant vers le titre national. Un exploit rare qui a été réalisé seulement 7 fois dans l’histoire de la NCAA, dont quatre fois par la même université.

Retour sur les 7 équipes aux parcours légendaires, de San Francisco à Indiana, en passant par UCLA.

 

San Francisco (1956) : 29-0

 

Avant de régner sur les parquets de la NBA, Bill Russell marchait sur l’eau en NCAA.

Dès sa première saison, le pivot de l’Université de San Francisco signait un presque double double-double de moyenne avec 19.9 points et 19.2 rebonds par matchs. Lors de sa deuxième saison, il parvient à augmenter ses statistiques pour atteindre les 21.4 points et 20.5 rebonds par matchs et il remporte un titre universitaire avec une seule défaite.

L’année suivante ? Rebelote, Bill Russell continue sur sa lancée, (20.6 points, 21 rebonds) et mène son équipe à une saison sans défaite, ponctuée par un magnifique titre national pour son dernier match universitaire. Il signe même un double triple-double (26 points, 27 rebonds, 20 blocks) face à Iowa lors du NCAA Tournament.

Son meilleur lieutenant ? K.C. Jones, auteur de 9.8 points par match durant la saison. Dominateur, on vous dit.

 

 

North Carolina (1957) : 32-0

 

Le premier titre de la légendaire Université de Caroline du Nord est digne d’un scénario hollywoodien.

Jusqu’alors, comme toute les équipes de l’ACC, les Tar Heels étaient dans l’attente de leur premier titre universitaire. Emmené par Lennie Rosenbluth (28 points, 11.8 rebonds) et Pete Brennan (14.7 points, 10.4 rebonds), co-MVPs de leur conférence, UNC réalise la saison parfaite après avoir frôlée maintes fois la défaite.

En demi-finale du tournoi de conférence ACC, North Carolina s’en sort par miracle sur un « and-one » discutable qui aurait fait le tour des réseaux sociaux aujourd’hui ; en décembre, mené de deux points par South Carolina dans les trente dernières secondes, UNC arrache la prolongation et s’en sort par miracle.

 

https://www.youtube.com/watch?v=MZ4ijRdae24

 

D’ailleurs, des prolongations, les joueurs du légendaire Dean Smith en jouent 6 dans leurs deux dernières rencontres. Les trois premières pour se défaire de Michigan State lors du Final Four (74-70). Les 3 suivantes dès le lendemain, en finale contre Kansas et… Wilt Chamberlain (54-53). Un match de légende dans lequel Tommy Kearns (1m78) se charge de faire l’entre-deux pour déstabiliser l’échassier. Imperturbable, la légende signe 23 points et 14 rebonds, mais ne peut empêcher la défaite de son équipe.

Pour North Carolina, ce premier titre national a fondé les bases de l’excellence affichée depuis des années sur le campus de Chapel Hill avec une régularité impressionnante.

 

UCLA (1964) : 30-0

 

Comme pour North Carolina, le premier titre de UCLA survient après une épopée légendaire. Le premier des 10 succès nationaux de John Wooden et de l’Université de Westwood en 12 ans a lieu en 1964, après avoir survolé la finale du NCAA Tournament face à Duke (98-83)

Sous l’ère de John Wooden, nombreux sont les arrières qui ont performé. Les premiers étant Gail Goodrich (21.5 points, 5.2 rebonds) et Walth Hazzard (18.6 points, 4.7 rebonds). En fait, aucun joueur ne dépasse les 2 mètres dans le 5 de départ, mais grâce à une incroyable « zone-press » tout terrain, les bleus et or étouffent toutes les attaques du pays.

Dans ce jeu offensif (89 points par matchs) l’équipe s’éclate et ne laisse aucune chance à ses adversaires, même les mieux classés. Kansas, Kansas State, Michigan n’ont rien pu faire durant la saison. En finale nationale, Duke ne s’est pas montré à la mesure de son adversaire.

La légende était en marche.

 

UCLA (1967) : 30-0

 

Dans cette période faste (et c’est un euphémisme) pour UCLA, on peut difficilement oublier l’aventure de 1967.

A l’époque, Lew Alcindor (aussi connu sous le nom de Kareem Abdul-Jabbar) règne en maître sur les parquets pour sa première saison universitaire (29 points, 15.5 rebonds). La saison précédente, alors qu’il ne pouvait jouer en raison des règles de la NCAA (les freshmen n’avaient pas le droit de prendre part aux rencontres), il se disait que UCLA était l’équipe numéro 1 du pays, et la deuxième meilleure de l’Université, tant la domination du pivot était sans pareil.

Lew Alcindor a d’ailleurs terminé sa carrière universitaire avec plus de titres (3 en autant de saisons) que de défaites (2).

En 1966-67, en moyenne, les Bruins ont remporté leur match avec 26 points de différence. Personne n’était réellement en mesure de résister à l’armada des angelinos. Aux côtés de Lew Alcindor, Lucius Allen apportait 15.8 points et 5.8 rebonds, Mike Warren 12.7 points et Lynn Shackelford 11.4 points et 5.9 rebonds.

Houston en a notamment fait les frais lors du Final Four. Elvin Hayes, déterminé à prouver qu’il était meilleur que Lew Alcindor, survole la rencontre (25 points, 24 rebonds mais 38.7% de réussite aux tirs). Son engagement ne peut toutefois empêché la défaite des Cougars. Les hommes de John Wooden étaient trop forts.

En finale, Dayton est impuissant et UCLA engrange un 3ème titre en quatre saisons.

 

 

UCLA (1972) : 30-0

 

Pour ceux qui suivent la NCAA depuis peu, il est difficile d’imaginer que UCLA soit si légendaire de par son palmarès. Et pourtant, dans les années 60-70, personne ne pouvait rivaliser avec les Bruins.

En 1972, Lew Alcindor s’en est allé ravager les raquettes de la NBA, mais c’est un autre pivot, Bill Walton, qui a pris la relève pour écraser la concurrence. Les sept premières rencontres sont de véritables récitals offensifs.

Les Bruins ne marquent pas moins de 100 points à chaque occasion. En moyenne, sur la saison, UCLA marque plus de 94 points par matchs à 52 % de réussite aux tirs, et 30 points de plus que ses adversaires. Dans cette orgie offensive, Bill Walton s’amuse (20 points, 15 rebonds), bien secondé par Henry Bibby (15.7 points, 3.5 rebonds), futur père de Mike Bibby, et Jamaal Wilkes (13.5 points, 8.2 rebonds).

Même le NCAA Tournament est une promenade de santé avec de larges victoires jusqu’à la finale (+ 32, +16, +19). Florida State résiste tant bien que mal mais s’incline 81-76 dans un score qui ne reflète pas la domination californienne.

 

UCLA (1973) : 30-0

 

Evidemment, Bill Walton et sa bande n’allaient pas s’arrêter là, et en 1973, on recommence.

Bill Walton est élu AP Player Of The Year pour la deuxième année de suite et UCLA remporte sa septième couronne consécutive. De nouveau, les Bruins tirent à plus de 50 % de réussite et de nouveau, personne n’est à même de s’opposer à minima contre cette équipe légendaire.

 

 

Lors du tournoi national, John Wooden et ses joueurs affrontent quatre équipes classées dans le Top-25 des USA. Indiana et Memphis, lors du Final Four et de la finale, sont les deux seules à ne pas perdre par plus de onze points d’écart.

Imbattable !

 

Indiana (1976) : 32-0

 

Classé numéro 1 du pays lors du classement de présaison, Indiana n’a pas déçu et ne perd pas la moindre rencontre de la saison 1975-76. La première victime ? UCLA, champion en titre, repart avec une valise de 20 points face à la bande de Bobby Knight.

Et ne pensez pas qu’il s’agit de chance. Lors du Final Four, les deux équipes se croisent et les Hoosiers dominent les californiens pour la seconde fois de la saison (65-51).

Rien ne pouvait stopper ce collectif porté par Scott May, le meilleur joueur du pays (23.5 points, 7.7 rebonds, 2.1 passes), et à la fin, c’est un titre national obtenu sans perdre la moindre rencontre de la saison. Un exploit, le dernier en date depuis plus de 40 ans.

 

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