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(Crédit photo : Rob Schumacher-The Republic)

Bilan de mi-saison : Arizona State sort (à peine) la Pac-12 du fond du trou

Alors que la première partie de saison se termine, on arrive au premier moment fort de la saison de basketball universitaire : le programme de conférence. Pour y voir un peu plus clair, on vous propose un récapitulatif à mi-saison pour une multitude de conférence, avec nos favoris, nos outsiders et nos pronostics pour le titre.

Septième conférence : la Pac-12, qui a connu un début de saison tellement mauvais qu’elle ne semble pas en mesure d’envoyer plusieurs équipes à la March Madness.

 

Les favoris :

Arizona State Sun Devils (9 victoires – 3 défaites)

 

Arizona State paraissait intouchable de la conférence Pac-12… jusqu’au dernier match du calendrier hors-conférence. Les Sun Devils se sont inclinés sur leur propre campus de Tempe face à Princeton, moins d’une semaine après avoir renversé superbement #1 Kansas sur le même parquet.

A l’image de chaque équipe de la Pac-12, Arizona State possède une défaite très moche avant d’entamer un calendrier de conférence où n’importe quelle école peut connaitre une bévue à n’importe quel moment. Mais les hommes de Bobby Hurley ont tout de même été les derniers à quitter l’AP Top 25, et outre l’impair face à Princeton, ils n’ont fauté que face à Nevada sur terrain neutre et à Vanderbilt, ce qui est plutôt solide.

Arizona State possède également le meilleur talent et la meilleure alchimie de la conférence. Le freshman canadien Luguentz Dort (18.1 points, 5.4 rebonds de moyenne) a déjà émergé comme le go-to-guy des Sun Devils, malgré un déchet important aux tirs. A ses côtés, le meneur de jeu Remy Martin (12.2 points, 3.4 passes) est une perle électrique et le transfert Zylan Cheatham fait office de “glue guy” (11.3 points, 10.1 rebonds, 3.8 passes de moyenne), capable de tout faire dans la peinture, en attaque et en défense.

Au-delà de ses trois leaders, plusieurs joueurs peut s’élever et contribuer à n’importe quel match : le transfert senior Rob Edwards à l’extérieur, le freshman Taeshon Cherry à l’aile ou le sophomore Romello White à l’intérieur. Dès que l’un d’entre eux ou plusieurs émergent, l’attaque des Sun Devils devient très difficile à contenir avec une multitude de profils talentueux.

Cette équipe est peut-être jeune, mais elle est talentueux et plus complète que toutes les autres équipes de la conférence Pac-12. La défense insufflée par Bobby Hurley fonctionne et ajoute un impact physique qui permet de faire la différence en seconde période.

Les Sun Devils ne sont pas parfaits mais ils demeurent les favoris d’une conférence qui patauge dans la semoule depuis le mois de novembre.

 

Washington Huskies (9 victoires – 4 défaites)

 

Même si Arizona State ne domine pas son sujet en conférence, il est difficile de dénicher une équipe capable de rivaliser pour le titre avec les Sun Devils. Et puis, sans faire de bruit, Washington entre dans la conversation.

Les Huskies enfilent un timide pas dans cette conversation. Ils ne possèdent pas de victoire signature à l’heure actuelle, mais, chose exceptionnelle, ils ne possèdent pas non plus de vilaines défaites à leur compteur. Les 4 revers ? Un blowout à Auburn, deux défaites d’une seule possession à Gonzaga et contre Minnesota (à Vancouver) et une autre défaite dans le New Jersey face à Virginia Tech. C’est plutôt solide, d’autant plus au sein de la conférence Pac-12 cette saison.

Le “one-two punch” entre le guard sophomore Jaylen Nowell (17.1 points, 4.5 rebonds, 3.2 passes de moyenne) et l’intérieur senior Noah Dickerson (15.3 points, 7.1 rebonds de moyenne) est l’un des plus efficaces de la ligue. Les deux piliers de Washington proposent un excellent niveau de jeu, surtout en attaque, et tractent les Huskies vers l’avant dès qu’ils l’entendent.

La superbe défense de zone apportée par Mike Hopkins peut devenir un atout redoutable, puisque seulement 4 équipes ont dépassé les 70 points marqués face aux Huskies. Le senior Matisse Thybulle est le patron de cette force défensive, qui peut causer la perte de tous les favoris de la Pac-12 en connaissant le déchet offensif de l’un (Arizona State) et le faible collectif des autres (Oregon et Arizona).

On attendait Washington au sommet ces dernières saisons, mais alors qu’ils retombent dans l’anonymat, leur moment est possiblement venu pour s’adjuger la conférence.

 

L’outsider numéro un :

Oregon Ducks (9 victoires – 4 défaites)

 

L’arrivée de Bol Bol devait propulser Oregon au sommet de la conférence Pac-12. Mais force est de constater que Dana Altman a besoin de plus de temps pour compenser les récentes vagues de départ.

Bol Bol est un phénomène, et il l’a prouvé en début de saison avec des statistiques folles (21 points, 9.6 rebonds, 2.7 blocks de moyenne), mais il possède aussi de véritables lacunes : il a manqué les quatre derniers matchs sur blessure et il possède la mauvaise habitude de concentrer les ballons. Et pourtant, tous les revers des Ducks ne sont pas à lui imputer.

Oregon tient une rotation assez profonde de 8-9 joueurs, mais parmi ceux-là, il est difficile de sortir des stars capables d’influer sur le cours d’une rencontre. Le meneur Payton Pritchard (12.3 points, 4.5 passes de moyenne) répond toujours aux rendez-vous, mais il se trouve souvent bien seul pour mener les Ducks. Paul White, Victor Bailey Jr., Ehab Amin et Kenny Wooten alternent tous les records en carrière avec des passages fantomatiques.

Une équipe peut survivre à une telle inconstance générale lors du calendrier hors-conférence, mais avec l’adversité de la conférence Pac-12, cette mauvaise habitude peut se retourner contre Oregon à n’importe quelle rencontre, avec ou sans Bol Bol.

 

En bref dans la conférence Pac-12 :

 

Il serait possible de composer le reste du classement de la conférence Pac-12 en fonction du nombre de mauvaises défaites subies depuis novembre.

Malgré les déboires causés par l’investigation du FBI, Arizona s’en sort plutôt bien et survit correctement à la foule de départs. Des victoires contre Iowa State et UConn… mais aussi une défaite à la maison contre Baylor. Les Wildcats performent plutôt bien et apprennent un peu plus à chaque rencontre. Ils doivent être considérés comme des outsiders avec un trio de guards très talentueux (Brandon Randolph, Brandon Williams et Justin Coleman), mais la faiblesse du secteur intérieur laisse de sérieux doutes sur le capacité à se battre face aux meilleures équipes de la conférence Pac-12.

Et puis, c’est le drame.

Au-delà des 4 équipes citées ci-dessus, aucune université n’offre un niveau de compétitivité digne d’une conférence du Power Six, clairement.

UCLA possède un des groupes les plus talentueux de la conférence Pac-1, mais l’implosion d’un vestiaire très jeune a mené à l’éviction de Steve Alford et à quatre défaites de suite contre Belmont, Cincinnati, Ohio State et Liberty. S’ils dénichent un head coach à même de remettre le groupe sur le droit chemin (et avec l’envie de défendre), les Bruins peuvent espérer des coups d’éclat.

USC détenait un calendrier relevé… et n’a réussi aucun test. Cerise sur le gâteau : la défaite de 10 points sur le parquet de Santa Clara. Avec le FBI sur leur dos, Andy Enfield peut commencer à douter de la sécurité de son poste de head coach.

Enfin, la deuxième partie de conférence est d’une médiocrité sans nom. Stanford ou Utah, voire même Colorado, peuvent réaliser quelques bons résultats, mais on peut s’arrêter à cela.

 

Classement pour le titre – Pac-12
Classement Equipes
1. Arizona State
2. Washington
3. Oregon
4. Arizona
5. UCLA
6. USC
7. Utah
8. Stanford
9. Colorado
10. Oregon State
11. Washington State
12. California

 

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