Soutenez Midnight on Campus avec Patreon !
(Crédit photo : Mitchell Leff-Getty Images)

Bilan de mi-saison : Michigan règne au sommet d’une excellente Big Ten

Alors que la première partie de saison se termine, on arrive au premier moment fort de la saison de basketball universitaire : le programme de conférence. Pour y voir un peu plus clair, on vous propose un récapitulatif à mi-saison pour une multitude de conférence, avec nos favoris, nos outsiders et nos pronostics pour le titre.

Huitième conférence : la Big Ten, qui propose une compétitivité inégalée depuis le début de saison.

 

Les favoris :

Michigan Wolverines (13 victoires – 0 défaite)

 

La fin de saison dernière, conclue au Final Four, semblait être le chant du cygne pour la dernière génération de Michigan. Et pourtant, les Wolverines sont arrivés à propulser cette dynamique et à s’installer comme un des favoris pour le titre national.

Comment en sont-ils arrivés à un tel stade ? La principale raison du succès actuel est la poursuite des miracles défensifs de John Beilein. Le head coach de Michigan a distillé l’une des meilleures défenses du pays (au même niveau que Texas Tech ou Virginia), n’autorisant par exemple que 5 équipes au-delà des 60 points marqués. L’éclosion du pivot Jon Teske (7.5 points, 6.3 rebonds, 2.1 blocks de moyenne) est l’élément principal de cette réussite, suppléé par un effort colossal de tous les joueurs en défense.

Et puis l’attaque des Wolverines a également continué sa progression malgré la perte de plusieurs leaders. Le départ de Moritz Wagner est remplacé par une des sensations du début de saison, le freshman Moritz Wagner (14.6 points, 7.1 rebonds), qui s’est révélé en tant que leader incontesté de Michigan dès ses premiers pas. Et puis Charles Matthews (13.9 points, 5.2 rebonds de moyenne) et Jordan Poole (13.5 points, 3.9 rebonds, 2.2 passes de moyenne) continuent leur progression et s’avancent comme des contributeurs majeurs.

La rotation des Wolverines n’est pas nécessairement la plus profonde de la conférence Big Ten. Toutefois, le cinq majeur développe une superbe connexion, en attaque et en défense, et cette alchimie complémentaire est capable de renverser n’importe quel adversaire.

 

Michigan State Spartans (12 victoires – 2 défaites)

 

La défaite contre Kansas en ouverture de saison cache largement l’excellent niveau développé par les Spartans. Depuis cette déconvenue, Michigan State peut se targuer d’être une des meilleures équipes du pays et seul un léger faux-pas sur le terrain de Louisville vient ternir leur tableau.

L’équipe de Tom Izzo a détruit UCLA, Texas, Iowa (ainsi que toutes les équipes des Mid-Majors affrontées entre temps) et a obtenu une victoire solide contre Florida, à l’extérieur. Comment les Spartans se sont-ils imposés en tant que force d’envergure nationale ? Ils dominent la raquette en gobant un nombre incalculable de rebonds (4ème meilleure équipe du pays en pourcentage de rebonds attrapés) tout en forçant leur chemin au sein de la peinture adverse.

Le junior Nick Ward s’impose petit à petit comme le leader naturel de Michigan State dans la peinture (16.4 points, 6.4 rebonds de moyenne) et est superbement épaulé par deux pivots, Xavier Tillman (8.6 points, 8.1 rebonds, 1.9 blocks de moyenne) et Kenny Goins (6.4 points, 9.4 rebonds).

Cette triplette compose une véritable muraille en défense et un atout considérable en attaque, puisque les guards se distinguent avec une vista hors-pair : quand ils ne drivent pas le ballon, Joshua Langford (15 points, 3.6 rebonds, 2.3 passes de moyenne) et surtout Cassius Winston (17.1 points, 7.8 passes de moyenne) distillent une multitude de passes vers leurs intérieurs pour des paniers à haut pourcentage de réussite.

Le collectif joue également un rôle crucial dans le succès de Michigan State : l’équipe est tout simplement la meilleure du pays en terme de pourcentage de passes décisives en un match (69.4%). Et quand on ajoute une expérience prononcée des leaders, les Spartans se positionnent en tant qu’une des équipes les plus dangereuses de la conférence Big Ten, mais également du pays.

 

L’outsider numéro un :

Ohio State Buckeyes (12 victoires – 1 défaite)

 

L’effectif des Buckeyes a souffert lors des dernières saisons de Thad Matta, et il semblait que le succès ne reviendrait pas du jour au lendemain sur le campus de Columbus. Pourtant, dès ses premiers matchs, Chris Holtmann arrive à montrer le contraire.

Une victoire convaincante dès l’ouverture de saison à Cincinnati, puis des succès à Creighton et face à UCLA : Ohio State est déjà revenu dans la cour des grands et n’a subi qu’une seule contre-performance, face à la défense de zone de Syracuse. Aucun succès n’a été très large, mais l’équipe a démontré une identité propre à son nouvel head coach : une véritable force mentale et une très bonne défense. Seulement 2 adversaires ont passé la barre de 70 points et les Buckeyes n’ont gagné de plus de 10 points (face à des adversaires de son niveau) qu’à 2 reprises.

L’intérieur sophomore Kaleb Wesson est devenu le leader de l’équipe sur le terrain (16.5 points, 6.8 rebonds de moyenne) et il est accompagné d’un effectif où tout le monde met la main au charbon, des deux côtés du parquet. Le guard senior C.J. Jackson (13.6 points, 4.3 rebonds, 3.8 passes) ajoute régulièrement sa pierre à l’édifice.

Ohio State sera sans aucun doute une équipe difficile à manœuvrer, et nombre d’adversaires devraient se casser les dents sur le physique et la résilience des Buckeyes. Mais de là à jouer un rôle pour le titre de conférence Big Ten ? Il manque encore de joueurs talentueux pour rivaliser avec les tous meilleurs.

 

En bref dans la conférence Big Ten :

 

La Big Ten se révèle comme la meilleure conférence du pays après deux mois de compétition et personne ne peut dire le contraire. C’est simple : 7 universités sont classées à l’AP Top 25 à l’ouverture de la deuxième partie de saison.

Wisconsin est revenu au premier plan de la conference après une saison manquée. Le senior Ethan Happ (19.2 points, 10.7 rebonds, 4.8 passes de moyenne) joue à un niveau All-American et le meneur D’Mitrik Trice (15.5 points de moyenne) est arrivé à s’imposer comme un vrai playmaker quand les Badgers ont besoin de lui. Ajoutez à cela une défense collective toujours aussi redoutable et les hommes de Greg Gard peuvent rentrer dans le lard de plus d’un adversaire.

Les Badgers se détachent légèrement du milieu de la conférence Big Ten, mais celui-ci est incroyablement dense et dangereux entre Indiana, Iowa, Maryland et Nebraska, qui possèdent un niveau à peu près identique.

Indiana peut se reposer sur les prouesses de Romeo Langford (17.5 points, 5.7 rebonds), Juwan Morgan (16.2 points, 7.6 rebonds de moyenne) et les qualités physiques d’une équipe entrainée par Archie Miller. Même chose pour Iowa, qui en plus d’une défense réputée, peut compter cette saison sur une attaque efficace grâce à Tyler Cook (16.8 points, 8.5 rebonds de moyenne).

Les équipes de Nebraska et de Maryland ne doivent pas non plus être mises de côté avec leurs attaques puissantes. Les Cornhuskers possèdent l’excellent James Palmer (20.1 points, 4.1 rebonds et 2.9 passes de moyenne) dans leurs rangs, tandis que les Terrapins peuvent se reposer sur une belle panoplie d’armes en Anthony Cowan (16.6 points, 3.9 rebonds, 4.4 passes de moyenne), Bruno Fernandes (14.8 points, 10.1 rebonds de moyenne) et Jalen Smith (12.2 points, 6.9 rebonds de moyenne).

 

Classement pour le titre – Big Ten
Classement Equipes
1. Michigan
2. Michigan State
3. Ohio State
4. Wisconsin
5. Maryland
6. Indiana
7. Nebraska
8. Iowa
9. Minnesota
10. Purdue
11. Northwestern
12. Rutgers
13. Penn State
14. Illinois

 

Plus de lecture ?
Stretching Evansville
“A day with Evansville” : la préparation physique continue en Europe