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Crédit photo via Omaha Athletics

“A la recherche de Cendrillon” : peut-on croire en Omaha (Summit League) ?

Au cours de cette deuxième partie de saison de basketball universitaire, Midnight on Campus présente les potentielles surprises de la prochaine March Madness. Aujourd’hui, coup d’oeil sur Omaha.

Les Mavericks n’arrivent pas à retranscrire tout le bien que l’on pensait d’eux dans notre liste des possibles surprises pour la March Madness. Mais, attention, Omaha reste un contender sérieux en Summit League, qu’il faudra surveiller de près jusqu’au mois de mars.

Enfin, Omaha a émergé en Summit League

Omaha (ou Nebraska-Omaha pour les intimes) est une équipe assez jeune en Division I. Le programme est arrivé de Division II au cours de la saison 2011-12, puis, intègre la Summit League un an plus tard.

Après une période de transition de 4 saisons où ils n’ont participé à aucun tournoi de fin de saison, les Mavericks ne comptent que 2 participations au CIT, la même saison où l’équipe était enfin éligible, et au CBI en 2016. Seul rayon de soleil dans cette transition qui s’est transformé en un dur apprentissage, alors que l’université était pourtant souvent dans le tournoi final à l’échelon inférieur.

Omaha a fait confiance à Derrin Hansen depuis le début de cette nouvelle aventure, malgré des saisons plus que délicates. Le travail a enfin porté ses fruits en 2018-19. Un bilan général plus qu’intéressant avec 21 victoires pour 11 défaites, une 2ème place en Summit League à l’issue de la saison régulière et une défaite en finale contre North Dakota State lors du tournoi de conférence.

Malheureusement, les Mavericks ne reçoivent aucune invitation pour les tournois de fin de saison. Le programme méritait au moins le NIT, même avec un seed élevé.

C’est avec un sentiment de revanche que Omaha débute cette saison.

Exit les patrons de l’équipe, Zach Jackson et Mitch Hah. Il est temps que la jeunesse prometteuse prenne la relève. Enfin, jeunesse, c’est un grand mot. Les jeunes sont devenus des cadres avec de l’expérience, ce qui est idéal pour encadrer les (vraies) jeunes pousses qui arrivent sur le campus.

Le backcourt porte Omaha, sur et en dehors du parquet

Les 2 seuls seniors de l’effectif, K.J. Robinson et J.T. Gibson, sont primordiaux avec une flopée de sophomore et freshmen dans l’effectif.

Il est nécessaire de posséder des joueurs d’expérience pour encadrer les jeunes talents. Et, sur le parquet, le jeu passe essentiellement au travers du backcourt senior, avec quasiment 50% des tirs tentés de l’équipe à chaque match.

K.J. Robinson est avant-tout un joueur très adroit à longue distance et surtout dans son domaine de prédilection, en catch-and-shoot. Il affiche 46% de réussite avec quasiment 6 tentatives par match. Il tourne actuellement à 15 points de moyenne, le tout en participant aussi dans le jeu, avec 2.5 passes et 2.2 rebonds. Mais cela reste un fort scoreur, qui aime avoir le ballon en main et qui excelle dans le jeu sans ballon.

K.J. Robinson Omaha Mavericks 2020
(Crédit photo : Omaha Athletics)

Vous voyez K.J. Robinson ? Son compère J.T. Gibson est le même profil de joueur.

Cependant, Gibson est plus un scoreur all-around, capable de prendre un tir à mi-distance (après prise d’écran ou via création avec dribble) ou d’agresser le cercle. Il est aussi adroit à 3-points, même si un cran en-dessous de son coéquipier.

Les deux joueurs n’ont cessé de progresser au cours de leur carrière à Omaha, avant de prendre le leadership cette saison. Le duo est complémentaire et quand un joueur passe au travers, l’autre prend le relais.

Et, vous savez, c’est toujours bien d’avoir une option n°2 viable en attaque.

Matt Pile, la force intérieure des Mavericks

Depuis son époque au lycée, Matt Pile était sur mes radars puisqu’ils vient de la plus belle ville de l’Etat du Kansas, Wichita. Machine à double-double en High School, supervisé plusieurs fois par Gregg Marshall (head coach des Shockers), il a connu une adaptation difficile au niveau universitaire sur sa première saison.

Mais il a continué de bosser et il explose sur sa saison de sophomore : 11.2 points et 7.9 rebonds de moyenne, avec une place de titulaire indiscutable.

Cette saison, le junior a encore plus de poids dans l’équipe et il tourne en double-double de moyenne (12.5 points et 10.1 rebonds). Mais, son impact va au-delà de cette (belle) ligne de statistiques.

Il est tellement important en défense, puisqu’il assure les rotations défensives en tant que dernier rempart. Et, quand votre backcourt ne défend pas sur un match entier (normal quand vous êtes responsables du scoring), il faut que vos intérieurs fassent le travail. Et c’est le cas avec Matt Pile, qui gomme les carences défensives de son équipe.

Matt Pile Omaha Mavericks 2020
(Crédit photo : Omaha Athletics)

Et Omaha a besoin d’un tel défenseur de l’ombre avec 5 freshmen et 5 sophomores (dont 3 avec un grand rôle et 2 titulaires) dans l’effectif.

Oui, les Mavericks vivent dans une saison de transition en 2019-20. Le coaching staff intègre petit à petit ces jeunes, avec en tête d’affiche, le duo composé de l’ailier Zach Thornhill et l’ailier-fort Marlon Ruffin. Deux belles surprises sur cette saison.

Zach Thornhill est actuellement le 4ème meilleur marqueur avec 8.9 points et 3.7 rebonds en moyenne. Après une première saison redshirt, il n’a eu que des miettes en tant que freshman. Seulement 10 matchs au compteur. Et, puis, avec une intersaison de folie et une progression incroyable, il obtient une place de titulaire.

De son côté, Marlon Ruffin est un joueur dit hybride, qui peut jouer poste 3 et 4. Il arrive de Junior College après une seule saison à Highland Community CC, où il affichait une moyenne de 13.6 points, 5.8 rebonds et 2.8 passes. Il pose ensuite ses valises à Omaha et glâne une place dans le cinq majeur en tant qu’intérieur polyvalent. Prospect longiligne, il aime agresser le cercle et se révèle être un fort défenseur sur l’homme.

Marlon Ruffin alterne entre deux postes, suivant l’opposition, mais il progresse au fil de la saison. Il faudra le surveiller de près, surtout avec Matt Pile en mentor.

Il ne faut pas oublier l’intérieur Wanjang Tut, qui en impose physiquement et qui rend des services aux postes 4 et 5 avec des minutes en sortie de banc. Le freshman Darrius Hughes, joueur très athlétique mais avec un corps de lycéen, est encore loin d’être terminé à 100%. Avec eux, vous tenez la future doublette prometteuse de Omaha dans 2 saisons.

La promesse de jours meilleurs en Summit League

Ce qui frappe le plus avec les Mavericks, c’est que l’équipe ne défend pas. Les chiffres de KenPom sont assez éloquents (et cela fait froid dans le dos).


Le backcourt ne défend pas beaucoup, ce qui explique beaucoup de choses. Mais, en Summit League, avec des puissances offensives comme South Dakota State, North Dakota State ou encore South Dakota, c’est délicat.

Les Mavericks ont lâché 5 matchs lors des matchs de conférence pour 5 succès.

Omaha a essuyé un sweep face à South Dakota, qui est actuellement derrière le duo de tête, North Dakota State et South Dakota State. Et, dans la suite, Omaha s’incline à domicile contre North Dakota State (86-78) dans un match qui reflète à merveille le profil des Mavericks. Une défense poreuse face à Vinnie Shahid, qui s’est amusé avec 24 points. Et c’est encore plus difficile quand J.T. Gibson passe au travers avec 8 points à 3/15 aux tirs.

Et, pour couronner le tout, Omaha succombe à South Dakota State (81-64) pour empocher un 3ème revers consécutif.

Ce n’est pas la bonne recette pour faire tomber les patrons de la conférence.

Que peut donner cette équipe d’Omaha quand son duo magique en forme ? Avec son intérieur de l’ombre qui nettoie le cercle et qui se rend utile en attaque ? Avec les jeunes qui apportent dans leurs domaines respectifs ?

Nous n’avons pas encore eu de réelle réponse à ces questions et on espère en avoir lors du mois de mars. Cela tombe bien, le dernier match de saison régulière se joue sur le parquet de North Dakota State. Pour le vrai visage des Mavericks ?

Une potentielle surprise lors du tournoi de conférence est toujours possible, même lors d’une saison de transition. Mais, comme on l’a vu en 2019, Omaha est capable d’assumer son statut en fin de saison.

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