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(Crédit photo : USC Athletics)

“A day with USC” : comment les recrues sont devenues des Trojans

Il est vêtu d’un t-shirt noir. Un simple t-shirt noir alors que ses coéquipiers de USC sont vêtus de leurs maillots bordeaux et or.

On comprend alors avec déception qu’il ne jouera pas. Lui, c’est Isaiah Mobley, la tête d’affiche de la dernière classe de recrutement des Trojans. Blessé au cours du voyage, la jeune recrue 5-étoiles effectue tout de même quelques exercices spécifiques pour renforcer sa cheville douloureuse.

Mais, dès qu’il prend quelques shoots, on remarque que le talent est indéniable.

(Crédit photo : Midnight on Campus)

Comme Isaiah Mobley, Onyeka Okongwu, Max Agbonkpolo et Ethan Anderson sont du voyage. Tous les quatre sont freshmen et si celle-ci relevait de la curiosité avant le match, on se rend bien vite compte que cette classe de recrutement est spéciale.

Et, pour cause, USC a réussi un véritable tour de force.

En engageant 2 recrues 5-étoiles, Mobley et Okongwu, la promotion de recrues de 2019 des Trojans se classe parmi les 10 meilleurs de tout le pays, une première depuis 2007.

Nous sommes très excités à l’idée de jouer avec des joueurs aussi talentueux. Dès les premiers entraînements, nous avons pu voir qu’ils jouaient intelligemment et avec intensité. Ce sera vraiment fun de jouer avec des joueurs de tels joueurs cette saison.

confie Jonah Mathews à notre micro.

California Love”… mais pas seulement

Si USC a eu la possibilité de recruter des jeunes joueurs d’un tel standing, l’université le doit en grande partie à sa situation géographique.

Je me sens simplement à la maison. J’ai visité les campus de Gonzaga, Utah, Washington, mais je viens de Los Angeles et USC était la meilleure opportunité pour moi.

ajoute Jonah Mathews.

USC était le meilleur fit pour moi, c’était vraiment proche de chez moi et je voulais vraiment jouer ici, pour un coaching staff qui me désirait ardemment. J’ai aussi visité UCLA mais j’étais déjà sûr de ma décision.

déclare pour sa part Onyeka Okongwu, 25ème meilleure recrue parmi les lycéens selon 247 Sports.
(Crédit photo : Midnight On Campus)

Le réservoir fourni de lycéens talentueux en Californie aide grandement USC à se construire un effectif de qualité et cela s’avère normal. Quoi de plus prestigieux pour un joueur ayant grandi en Californie de briller sous le maillot d’une université aussi mythique que USC.

Mais résumer le recrutement de USC aux joueurs locaux serait oublier le prestige que possède un programme de la trempe de USC et surtout oublier l’aura d’un head coach comme Andy Enfield.

Le coaching staff a bâti son équipe comme une famille, on se sent comme dans une famille. C’est pourquoi nous avons envie de tout donner pour un coach comme lui.

avoue Jonah Mathews.

J’ai trouvé des gens bien ici, un excellent coaching staff, toutes les personnes qui ont été impliquées dans mon recrutement ou même sur le plan académique sont de très bonnes personnes et je me sens ici comme chez moi.

raconte avec passion Nick Rakocevic, natif de Chicago.

Si de nombreuses recrues sont comme souvent originaire de Californie, cette année encore, Kyle Sturdivant (natif de l’Etat de Georgia) poursuit la lignée des recrues classées parmi les meilleurs lycéens venant des quatre coins du pays. Il rejoint ainsi Nick Rakocevic mais également le talentueux sophomore Elijah Weaver parmi les recrues hors de la Californie.

(Crédit photo : Midnight On Campus)

En plus d’être un excellent programme académique, c’est avant tout un excellent programme d’un point de vue basket. Ici, je savais que je pourrais y développer mon jeu et devenir ce que je suis aujourd’hui. C’était vraiment une décision facile pour moi.

conclue Nick Rakocevic.

Chaque joueur talentueux est une vitrine pour USC

Intégrer la fac de USC est un accomplissement pour quiconque souhaiterait rejoindre un programme de choix. Cependant, le recrutement des meilleurs lycéens n’est pas chose aisée pour les programmes et certaines universités établissent plusieurs lignes de conduites en matière de recrutement.

USC n’y fait pas exception.

Il n’y a pas de réelle philosophie de recrutement particulière [à USC]. En revanche, lorsque l’on recherche de nouveaux joueurs, nous cherchons avant toute chose des joueurs talentueux. Nous aimons lorsqu’un joueur arrive chez nous avec des acquis techniques.

Mais le recrutement ne se limite pas à cela, nous recherchons également des joueurs avec un certain QI basket, des joueurs qui peuvent comprendre le jeu et s’adapter à notre système pour faire briller le collectif.

explique Andy Enfield en toute simplicité.
(Crédit photo : Jennifer Stewart/ USA Today Sports)

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Andy Enfield sait y faire en matière de recrutement. Kevin Porter Jr., Chimezie Metu, Jordan McLaughlin ou encore De’Anthony Melton ont porté la tunique des Trojans ces dernières années.

C’était des joueurs très talentueux et ce sont nos vitrines en NBA. Ils représentent le but de tout head coach : de faire de ses jeunes talents de vrais joueurs NBA. Ils joueront probablement un rôle dans le recrutement de futurs jeunes à l’avenir.

De passage en Europe, il est également très intéressant d’aborder la question du recrutement de joueurs internationaux à l’heure où le basketball universitaire s’internationalise de plus en plus. Les Trojans ont connu plusieurs joueurs internationaux parmi lesquels l’égyptien Omar Oraby ou les serbes Nikola Jovanovic et Strahinja Gavrilovic.

On recrute en majorité aux Etats-Unis, surtout ces dernières années puisque de nombreux internationaux viennent aux Etats-Unis pour jouer en High School.

Malgré tout, il y a quelques années, nous avions Nikola Jovanovic qui venait de Serbie par exemple. A USC, nous regardons en priorité les américains. Mais le basketball se mondialise et c’est une nécessité pour chaque coach d’observer les compétitions internationales de jeunes.

conclut avec assurance Andy Enfield.

Comme pour flatter son interlocuteur, Andy Enfield termine en insistant sur la qualité du basketball français et sur l’excellence de la jeune génération de joueurs tricolores.

Un français à USC dans les prochaines années ? Cela ne relève plus forcément de l’univers onirique.

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