12 mois après UMBC, Virginia entre dans la légende pour les bonnes raisons et remporte la March Madness.

Le 17 mars 2018, Virginia tombait face à UMBC dès le First Round de la March Madness et marquait l’histoire du basketball universitaire.

Une année plus tard, les Cavaliers inscrivent à nouveau leur nom dans les tablettes du sport, pour les bonnes raisons. Les hommes de Tony Bennett accomplissent la rédemption ultime, que tout le monde espérait secrètement pour la belle histoire, et soulèvent le trophée du NCAA Tournament pour la première fois dans l’existence de l’université.

Au terme d’une rencontre à l’intensité incroyable, qui s’est terminée après une séance de prolongations, Virginia s’adjuge la March Madness face à une équipe coriace de Texas Tech (85-77) et exorcise les démons du passé, par la même occasion.

L’upset tonitruant de UMBC devrait labelliser pour de bon les Cavaliers en tant qu’équipe sous-performante par excellence. Combien de fois ont-ils déçu au mois de mars ? Ce n’est pas une surprise que la qualification au Final Four était la première de l’école depuis 1984.

Une équipe psychologiquement faible aurait imploser à la suite de cette défaite. Il n’en a rien été. Tony Bennett a assemblé une véritable équipe de guerriers.

De retour sur les parquets de la March Madness pour la première fois après l’échec face aux Retrievers, les Cavaliers étaient visiblement nerveux. Gardner-Webb a pris une avance supérieure à 10 points lors du First Round, et l’on se disait que la sentence d’un seed #16 allait se reproduire pour une seconde saison consécutive.

Virginia a regardé, profondément, dans le vide. Mais l’équipe a sauté par-dessus le gouffre et a continué son chemin.

Les Cavaliers n’ont pas connu un NCAA Tournament de tout repos ; bien qu’ils deviennent les premiers champions nationaux depuis UNLV, en 1990, à n’avoir rencontré aucun seed #1 ou #2 tout au long du parcours. Mamadi Diakité a sauvé les siens in extremis face à Purdue du buzzer en finale de région. Kyle Guy y est allé de son coup de génie pour arracher une victoire sur une faute à 3 lancers-francs face à Auburn lors du Final Four.

A chaque fois que cette équipe a été poussée dans ses retranchements, elle a vaincu. Des accomplissements exceptionnels en sachant que le nucleus est inchangé depuis la bérézina face à UMBC.

Et elle a répondu présent lors du National Championship.

De’Andre Hunter, absent des combats en première période, se réveille après la pause (27pts à 8/16 et 4/5 de loin, 9 reb) et envoie les protagonistes en séance de prolongations, la première en finale depuis Kansas-Memphis en 2008, à l’aide d’une réussite à 3-points clutch dans la dernière minute.

Cela est intervenu après que 2 avantages supérieurs à 10 unités aient été comblés par Texas Tech au cours du temps réglementaire, notamment dans les 10 dernières minutes, avec Davide Moretti au sommet de son art (15pts à 3/6 de loin) et Jarrett Culver enfin au niveau de son talent (15pts à 9/22, 9reb, 5ast).

Jarrett Culver a donné un avantage d’un petit point aux Red Raiders à 35 secondes du terme de la rencontre, grâce à un magnifique spin move en percussion sur De’Andre Hunter. Mais ce fut l’une des rares fulgurances du leader texan, complètement annihilé par la défense adverse.

Les deux finalistes dépassent finalement les 75 points, à l’opposée des prédictions. Sauf que la pression défensive de Virginia a joué un rôle majeur dans l’obtention du titre.

Texas Tech aurait pu subir la rencontre, d’entrée de jeu, avec une entame exécrable. Les Red Raiders se sont repris et la seconde mi-temps s’est révélée être un échange d’amabilités offensives. Cependant, en prolongations, les Cavaliers ont replacé leur défense sur les bons rails et limitent leurs adversaires à 4/11 aux tirs.

Et, pendant ces temps-là, Virginia aligne un 12/12 sur la ligne de réparation pour empocher le titre.

Alors qu’ils pouvaient tout perdre, les Hoos n’ont pas tremblé. Alors qu’on attendait tous une défense formidable, leur attaque a permis l’acquisition du premier titre au NCAA Tournament de l’école.

Les coups ont été échangés à un rythme déstabilisant. Kyle Guy (24pts à 8/15, 4/9 de loin) répondait à Brandone Francis (17pts), qui donnait lui-même la réplique à Ty Jerome, qui lui s’empressait de répéter aux banderilles de Davide Moretti.

Virginia s’est servi de ses erreurs pour devenir plus fort. Tony Bennett a repris l’échec le plus cuisant de sa carrière afin d’en construire une motivation pour ses joueurs. Même dans les moments les plus noirs, les Cavaliers ont tiré du positif et ne se sont pas écroulés.

Puis, 365 et quelques jours plus tard, la maturation est arrivée à terme et la rédemption ultime peut ainsi se concrétiser : du plus grand looser, Virginia est devenu la meilleure équipe en basketball universitaire.