La March Madness, rendez-vous tant attendu des fans de basketball universitaire, a démarré. Stars en devenir, futur lottery pick ou facteur X, pour créer l’upset ou assurer une qualification, retrouvez le récit de la performance individuelle de la soirée dans In The Zone.

 

En difficulté au niveau de son adresse depuis quelques semaines, Carsen Edwards s’est réveillé au meilleur moment pour aider les Boilermakers de Purdue à faire tomber le champion national en titre, Villanova.

« Il y a des soirs avec et des soirs sans ».

Telle est la formule qui colle bien à ce que vit Carsen Edwards en ce moment. Si le meneur texan est bien à classer dans la catégorie des gros scoreurs, ses pourcentages de réussite au tir ne sont pas toujours au rendez-vous.

En effet, avant ce match du Second Round de la March Madness, le junior affichait un taux de réussite de seulement 32% sur les 10 derniers matchs.

Alors, hier, face aux Wildcats, il était bien déterminé à marquer la rencontre de son empreinte, qui emmènerait son équipe au Sweet 16. Il lui a fallu une minute pour démarrer sa série de 16 tentatives derrière l’arc, avec, au bout, un premier échec.

De quoi rappeler la spirale dans laquelle Carsen Edwards se trouvait à ce moment précis.

Mais les joueurs à l’instinct de tueur savent que la confiance vient rapidement s’ils insistent un peu et ils ont en général un crédit assez large accordé par leurs coéquipiers et leur entraîneur.

 

Carsen Edwards a activé le mode « micro-ondes »

 

Après ce premier échec, Carsen Edwards ne va mettre que quelques secondes avant de se tester à nouveau. Il est du genre à bénéficier de la pose d’écran de ses partenaires mais quand il s’agit d’aller chercher de la confiance, il agit seul. Avec un joueur sur lui ou démarqué, il n’hésite pas.

En moins de 3 minutes, le Boilermaker réalise un bouillonnant 4/4 à 3-points se retrouvant ainsi avec 12 points au compteur après 5 bonnes minutes de jeu. La soirée est bien lancée et Villanova vient de comprendre que Carsen Edwards a décidé de prendre ses responsabilités.

Mais il n’est pas seul pour autant.

Les coups de boutoir donnés par le meneur de Purdue ne doivent en revanche pas faire croire qu’il gagne ce match à lui-seul.

S’il reste « dans la zone » une bonne partie du match, il agit surtout par séquences. Après son coup de chaud du début de match, il ajoute certes un autre tir à 3-points mais c’est surtout avec l’aide de ses coéquipiers et notamment l’excellent Matt Haarms (18pts & 9reb) que les Wildcats se retrouvent la tête sous l’eau, avec 20 points de retard à la mi-temps.

Un écart qui, par ailleurs, résulte en grande partie de la discipline défensive de Purdue. Villanova s’est retrouvé sans réponse.

 

Bis repetita en seconde période

 

Les champions en titre sont en difficulté dans cette confrontation et le début de seconde période leur est fatal.

Sous l’impulsion à nouveau de Carsen Edwards, qui en profite pour marquer son 6ème tir à 3-points et atteindre les 20 points, les joueurs de l’Indiana infligent un 16-0 aux joueurs de Jay Wright.

Villanova tente alors de réagir en resserrant sa défense afin d’empêcher Carsen Edwards de se retrouver à nouveau ouvert derrière l’arc. Alors celui-ci procède autrement en mettant son dynamisme offensif à profit pour attaquer le cercle. Résultat : 4 points marqués dans la peinture et surtout un 7/7 aux lancers francs dans les 10 dernières minutes pour compléter le 9/9 sur la soirée.

Le champion est à terre. Fin de l’aventure pour Villanova.

42 points à 12/21 dont 9/16 à trois points : telle est l’énorme ligne de statistiques affichée par Carsen Edwards. Il s’offre par la même occasion un record en carrière et la 2ème meilleure performance du programme derrière les 44 points de Glenn « Big Dog » Robinson.

Purdue poursuit son chemin avec celui qui pourrait bien être choisi au second tour de la prochaine Draft NBA. Mais avant cela, il s’agit maintenant de réitérer l’exploit face à Iowa ou Tennessee lors du Sweet 16.