L’intersaison bat son plein en basketball universitaire avec un marché des transferts en pleine effervescence.

Mais dès le mois d’avril, le basketball en High School truste les premières pages des médias spécialisés au travers des divers circuits AAU ou des séances d’évaluation. L’occasion de voir les talents de demain face à de l’adversité, une bonne chose pour connaître l’étendue du talent d’un joueur.

Il s’agit bien évidemment du rendez-vous pour les scouts universitaires ; et de notre côté, Midnight on Campus aborde cette période avec une chronique aux (potentielles) stars de demain :

Des analyses de scouting seront publiés et serviront de rapport pour les prospects de la prochaine classe de recrutement. En plus de ceci, cette chronique permet de nous projeter plus loin, en parlant des prospects qui arriveront (si tout va bien) en NCAA dans deux, trois si ce n’est quatre ans.

Inaugurons ce nouveau rendez-vous avec la pépite de Phoenix (Arizona), Nico Mannion.

Qui est Nico Mannion ?

Niccolo “Nico” Mannion est né le 17 mars 2001 à Sienne, en Italie. Son père, Pace Mannion, est un ancien joueur professionnel qui a passé 6 saisons en NBA entre Utah, Golden State, New Jersey, Milwaukee, Detroit et Milwaukee.

Il s’envola plus tard pour le championnat italien, où il termine sa carrière avec 13 saisons au compteur. Sa mère, Gaia, est une ancienne joueuse professionnelle en volley-ball ; une famille de sportifs et ceci est très important dans le pedigree d’un joueur.

Le trio a récemment déménagé près de Phoenix (il était auparavant localisé à Salt Lake City) où Nico défend les couleurs de la Pinnacle High School. Il est pour le moment classé #26 de sa promotion, celle de 2020, mais ne cesse de grimper les échelons.

Un potentiel Top-10 ? C’est fort plausible.

Et sinon, que vaut-il sur le plan sportif ?

Nico Mannion est une pépite.

Il occupe le poste de meneur de jeu dans son lycée et c’est déjà un leader dans l’âme, malgré son “jeune” âge (cette saison, il était sophomore). C’est avant tout un meneur-créateur de jeu, qui possède une bonne vision et qui pense prioritairement à faire briller ses coéquipiers plutôt que lui-même.

Une qualité rare, surtout pour un prospect avec une belle hype sur la Côte Ouest des Etats-Unis.

Mais ce n’est pas tout. Nico peut dire merci à ses parents, surtout à sa mère, puisque son potentiel athlétique est très développé. Dès sa saison de freshman en High School, on le voyait monter au dunk en contre-attaque avec une telle férocité, c’était vraiment incroyable.

On se souvient de ce poster incroyable dès son deuxième match au lycée, qui a fait le tour de la toile (Brandon Jennings avait posté cette vidéo, entre autre) et qui lui a permis de se construire une base de supporters assez importante sur les réseaux sociaux.

Il aurait pu se contenter de cela et ne pas travailler les autres aspects de son jeu, dans un basket moderne qui privilégie ce genre de profil, surtout chez les extérieurs.

Mais c’est loin d’être son cas, grâce à son père, qui connaît le chemin pour devenir professionnel.

“Un jour, mon père m’a dit :

‘Fils, tu as les qualités athlétiques de ta mère. Mais cela ne fait pas de toi un joueur de basketball pour autant .Tu dois travailler dur, chaque jour, sur le vrai rôle de meneur de jeu, pour avoir une chance de réaliser ton rêve. Le chemin est encore long et il faut avoir une éthique de travail pour réussir dans ce milieu. Ne te contente pas de ce que tu sais faire. C’est comme ça que l’on devient un joueur lambda.’

C’est un mentor incroyable et j’ai de la chance d’avoir un père qui me soutient à 300% dans tout ce que je fais. Il me pousse à être meilleur, sans être extrême. Il a un juste milieu qui fait que cela se passe bien.

Depuis, je ne cesse de travailler sur mon tir, sur mes passes. Avant les cours, je vais au gymnase et je fais une séance de tir. Idem après les cours et après chaque entraînement.”

Au fur et à mesure des saisons au lycée, Nico Mannion gagne en maturité et pèse d’autant plus dans le jeu de son équipe. Mais la hype autour de son profil ne fait pas de lui une personne qui se croît au-dessus des autres.

Bien au contraire, il reste la même personne qu’avant et demeure très apprécié par ses professeurs et ses camarades. Là-aussi, cela prouve qu’il a la tête sur ses épaules, encore une chose rare malheureusement. Certains prospects peuvent en prendre de la graine.

Quels sont les universités intéressées à l’heure actuelle ?

La liste commence à être longue, très longue.

Avant même son premier match en High Scool, il comptait six offres de bourses, dont Grand Canyon, Utah, Utah State ou encore San Francisco. Ce n’est plus vraiment une surprise de voir des offres avant même qu’un joueur n’ait foulé le parquet lycéen, mais cela fait toujours une drôle de sensation.

Mais la règle reste la même : aucun entraîneur universitaire ne peut le recruter ou avoir un contact avec le joueur avant la fin de sa saison de sophomore. Il a désormais passé ce cap et les appels affluent en masse.

Son père a récemment révélé lors d’une interview que son fils “possède un téléphone portable juste pour son processus de recrutement. Chaque jour, on passe entre une et deux heures au téléphone avec des scouts, recruteurs et entraîneurs.”

Bien évidemment, les programmes majeurs de Côte Ouest sont au rendez-vous dans la course à Nico Mannion : on décompte des offres d’Arizona, Arizona State, California, Grand Canyon, Stanford, UCLA ou encore USC.

Mais il fait aussi parler de lui dans tous le pays : Jay Wright (Villanova) et Dan Hurley (UConn) se sont déplacés pour le voir jouer et les deux entraîneurs sont catégoriques : Nico Mannion est un joueur qui possède un QI basketball bien au-dessus de la moyenne et il est un potentiel joueur de NBA.

Depuis sa saison de sophomore, qui vient de se terminer avec à la clé un exercice assez impressionnant de facilité et un titre de champion de district, Kansas, Florida State, Virginia, Marquette et St John’s sont entrés dans la course.

Et mon petit doigt me dit que d’autres grosses écuries ne vont pas tarder à s’inviter, surtout lorsque l’on regarde le premier week-end du prospect dans le circuit AAU.

Certaines rumeurs font état que le prospect tente une reclassification au sein de la promotion de recrutement de 2019. La procédure est en cours et risque d’être autorisé à la vue de ses résultats scolaires.

Possède-t-il un avenir en NBA ?

Honnêtement, c’est un peu tôt et présomptueux de dire quoi que ce soit sur le futur professionnel de Nico Mannion.

On sait seulement une chose : le prospect est extrêmement talentueux et possède une telle éthique de travail et une telle marge de progression qu’on a hâte de le voir en basketball universitaire, dans un premier temps.

Forcément, quand on voit un joueur pareil, on rêve de le voir à Villanova sous les ordres de Jay Wright. Il serait comme un poisson dans l’eau dans le système des Wildcats avec un profil similaire à celui de Jalen Brunson. Mais ceci ne reste qu’un rêve puisque le joueur n’a rien communiqué quant à sa préférence d’université. Il veut juste se concentrer sur son été et sa future saison de junior avant de pouvoir réduire sa liste de candidats.

Nico Mannion est un nom qui résonnera dans le futur. Retenez bien ce nom, c’est peut-être le meneur-arrière du futur de votre franchise NBA préférée.