Si l'attaque est performante du côté de Los Angeles, la défense doit absolument élever son niveau de jeu pour espérer quoi que ce soit.

On le savait déjà avant que la saison ne débute, mais l’upset concédé face à Memphis (48-45) a révélé, une nouvelle fois, les lacunes défensives de UCLA. Avec 48 points et 559 yards encaissés contre les Tigers, les problèmes défensifs des hommes de Jim Mora se sont confirmés.

Déjà lors du comeback invraisemblable de la Week 1 face à Texas A&M (45-44), l’attaque menée par Josh Rosen avait quelque peu caché la piètre performance dans le secteur défensif.

Un défense aux abois

La rencontre de samedi dernier a empiré la situation dans laquelle se trouve le coordinateur défensif Tom Bradley. Si le front seven, et plus particulièrement la défense contre la course était une faiblesse connue depuis les deux premiers matchs, c’est bel et bien le secondary qui a le plus souffert, encaissant 398 yards (10,2 yards par passe) et 6 touchdowns.

Certes, deux interceptions ont été réalisées (dont une par les équipes spéciales), mais l’incapacité de stopper l’attaque explosive menée par le quarterback Riley Ferguson et le receveur Anthony Miller a été criante.

UCLA a eu quelques-uns des meilleurs secondaries depuis que Jim Mora a pris les rennes du programme. L’année dernière, l’équipe se classait 43ème au niveau national en terme de yards à la passe concédés (210,5) et septième dans le domaine du QB rating adverse concédé (105,86). Des statistiques plus que raisonnables. Avec des joueurs d’expériences tels que le cornerback Nate Meadors ou les safeties Adarius Pickett et Jaleel Wadood, le secondary revenait donc avec de la qualité, d’autant plus que de nombreux jeunes poussent derrière.

Cependant, ce secondary a réalisé un grand pas en arrière de façon inquiétante. Alors certes, UCLA se serait bien passé des blessures d’avant match de Jaleel Wadood, justement, du defensive tackle Boss Tagaloa et de l’outside linebacker Kenny Young, sans oublier la sortie en cours de match du defensive end Jaelan Phillips.

Et même avec ces absents de marque, le secondary a failli de manière anormale.

Quand vos meilleurs joueurs sont absents, il est évident que vous ne jouerez pas au même niveau que d’habitude, mais cela va au-delà de quelques joueurs blessés. Il a manqué de dureté dans les contacts, de nombreux plaquages ont été loupés et les sweep plays des runnings backs adverses ont mis trop de temps à être stoppés.

De plus, la défense dans le slot s’est révélé inexistante tout au long de la rencontre. Les receveurs des Tigers, auteurs de 23 réceptions au final, ont pu naviguer en toute liberté entre les lignes et avaient un espace monstre pour changer leurs directions. Des lacunes inimaginables lorsque l’on veut joueur les premiers rôles dans la conférence Pac-12.

Dans l’urgence de réagir

L’avantage des Bruins reste finalement qu’ils peuvent compter sur des jeunes prometteurs. Si ils ont clairement loupé leurs débuts contre Memphis, il serait difficile de faire pire dans un futur proche. Les diamants bruts doivent donc être taillés pour compléter l’expérience amenée par les seniors et les juniors.

Malheureusement, le temps presse déjà. Et souvent avec de jeunes joueurs, pression est synonyme d’échec.

Qui plus est, lors de la Week 4, UCLA se déplace à Stanford et va devoir régler ses lacunes défensives au plus vite et empêcher le Cardinal de se balader tel que l’ont fait les Tigers. Bien que Stanford ne soit pas aussi explosif que Memphis, le Cardinal est capable de stimuler son attaque et de faire reculer ses adversaires. Ce qu’ils ont fait aux Bruins les neuf dernières fois qu’ils se sont rencontrés (9-0 depuis 2009).

Ces soucis défensifs sont également à mettre à l’actif du coaching staff. Jim Mora et son équipe n’arrivent toujours pas à donner une identité à cette défense qui ne demande qu’à suivre une direction précise. Combien de fois les blitz ont été manqués à cause d’un manque de communication ? Combien de fois les couvertures ont été mal assurées à cause d’incertitude entre choisir le homme-à-homme ou la couverture à deux ?

Tant de questions qui doivent impérativement être résolues par Jim Mora si ce dernier ne veut pas se voir licencier avant la fin de la saison.

De plus, lorsque l’on compte sur l’un des meilleurs quarterbacks du pays en la personne de Josh Rosen, il serait malheureux de voir sa saison être gâchée à cause de problèmes défensifs qui peuvent être réglés, ou même limités, si un minimum d’attention est donné de la part de tout le collectif, que ce soit des joueurs présents sur le terrain ou du coaching staff.

Finalement, un sursaut d’orgueil de la défense sera attendue au tournant lors des prochaines semaines. Josh Rosen & co. ne seront pas toujours là pour réaliser des comebacks après avoir encaissé plus de 45 points. A bon entendeur.